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 Fallin' for You

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MessageSujet: Fallin' for You   Mar 1 Juil - 17:42

[Premier post réservé à Kenzô-kun.]

« I acted so distant then, didn’t say goodbye before you left… but I was listening. »

Encore une fois, toujours une fois de plus… Sa voix s’élevait au-dessus de chaque autre son perceptible. Un brin de colère empreignait malgré tout sa voix, cette voix qui avait pourtant tout de la paix intérieure quelques moments auparavant. Il n’y avait pourtant rien de blessant dans ses paroles, rien d’offensant… Et pourtant… Pourtant, elle, elle n’avait pu que rendre la chose pire. Encore une fois, elle revoyait cette mine déçue tout près d’elle, cette incompréhension. Tel une idiote de première, elle avait dit la première sottise qui lui était passée par la tête. Elle fermait les yeux afin de pousser un soupir, mais aucun soulagement ne venait de cet acte… Elle ne voyait que cette triste scène s’assombrir et devenir plus violente. La tourmente s’en était fait une amie, le remord… Un amant lors des nuits isolées dans ce dortoir de Serdaigle. À chaque fois, sa mémoire lui jouait des tours de plus en plus malins. Son cœur se resserrait à l’idée d’avoir perdu le soleil qui illuminait ses jours, le pont qui lui permettait de traverser le ravin profond. Dans un élan de désespoir, elle déployait tous ses efforts pour baisser les yeux et voir cet amas de papier qui ressemblait plus à une invitation en enfer plus qu’autre chose. Les images riaient d’elle à voix basse, ricanant de sa misère qui s’aggravait dès qu’elle avait le malheur de prendre la moindre inspiration. Soudain, son corps se mit à trembler sous des sanglots qui se voulaient silencieux. Passant une main sur ses paupières encore closes, craignant trop de les ouvrir et de s’apercevoir qu’elle était rendue dans les abysses, elle tentait de reprendre son souffle.

Encore une nuit s’était écoulée, une nuit habitée d’un sommeil agité. Se retournant sur le côté, la jeune demoiselle au regard bridé hésitait : devait-elle se lever pour affronter le jour? Ou, plutôt, ferait-elle mieux de croupir dans son lit en espérant qu’on l’oublie à tout jamais? Oh, mais le malheur n’oublie pas, lui… Il est toujours présent, toujours là pour nous rappeler que nous sommes vivants. Il n’abandonne pas, est la meilleure compagnie lorsque l’on ne veut point être seuls… Ou le pire, dépendamment de comment on voit la chose. Le temps, quant à lui, ne parvient jamais à s’ajuster aux désirs des pauvres mortels qui envahissent la Terre. Trop rapide lorsque l’on veut profiter du moment, il sait n’être que trop étiré quand il ne le faut pas. La jeune MiuraRei aurait bien voulu écrire un témoignage sur le sujet, mais elle jugea meilleur de se retourner sous ses chaudes couvertures. Elle n’avait pas le courage, ni la force, de sortir de cet endroit sur-le-champ. Sa tête était contre elle, comme toujours. Dernièrement, elle n’arrivait à faire autre chose que se remémorer sa dernière rencontre avec le meilleur de ses amis… Si elle avait encore la possibilité de l’appeler ainsi. Elle était venue à en douter. La pauvre ne se rendait nullement compte qu’elle aggravait la situation bien plus qu’il ne l’était nécessaire. Au lieu de se tenir loin de Lui un jour ou deux, elle avait préféré l’éviter du meilleur de ses compétences. Elle ne pouvait effacer ses remords, elle se sentait trop mal d’avoir agit de la façon dont elle l’avait fait… Si seulement elle connaîtrait un moyen de faire retour en arrière, un sort qui lui permettrait de tout effacer… Elle pourrait recommencer, revivre ce jour morbide autrement… Ou, elle redoutait un peu cette option, s’effacer elle-même de Sa vie… Il s’en porterait infiniment mieux, n’est-ce pas?

« You fight your battles so far from me… far too easily. »

Une vraie honte, voilà ce qu’elle était présentement. Tout ce qu’elle semblait savoir faire à la perfection était de se morfondre sur soi-même. Comme si son sort était si malheureux, comme si elle connaîtrait ce qu’est la misère. Quelle blague! Elle vivait dans le luxe, elle se pavanait dans des palais contemporains revêtue des plus belles tuniques modernes… Et elle osait se dire malheureuse? On lui avait enlevé la possibilité de faire des choix de sa vie, ainsi que la possibilité d’aimer, mais pourquoi? Pour lui assurer une vie dans la richesse. Elle ne manquait jamais de rien, puis n’avait que le meilleur. Un simple levé du petit doigt pouvait lui apporter l’objet de ses désirs et ce, avant que sa patience ne soit mise au test. Par-dessus tout, elle était dotée de pouvoirs magiques, chose peu commune dans ce monde. Malgré tout cela, malgré chaque chose nommée précédemment, elle osait se croire malheureuse? Elle pouvait bien se baffer elle-même! Lui, Lui connaissait la misère. Contrairement à elle, Il devait se battre pour survivre, profiter de chaque opportunité pour gagner son pain. On dépendait de sa personne et jamais, au grand jamais, Il s’était plaint de son état. Il affrontait le monde comme un homme brave, tel un héros qui n’a aucune faiblesse. Lui aurait plus le droit de se plaindre de son état qu’elle.

Un clignement de paupière… Puis la voilà, debout depuis des heures déjà. Elle avait finalement abandonné la lutte contre le dit abandon à la mort. Elle n’avait pu dire non à son corps qui réclamait de la nourriture, un peu de mouvement… L’ennui, quoi! Elle avait finalement ressentit le besoin de bouger. Non que ce fût une chose facile de se sortir du lit dans l’état dans lequel elle se trouvait. Elle avait patiemment attendu que chaque personne ait quitté le dortoir avant de se risquer à l’extérieur de ses couvertures. Elle craignait qu’on la voie dans ce piteux état et qu’on la questionne sur la raison de ce dernier. Elle n’aurait su que dire… Comment expliquer que l’on souhaite disparaître à cause que nous ne sommes bons qu’à apporter de la tristesse à ceux qui nous entourent? Elle n’avait aucunement voulu se retrouver dans ce pétrin. Bref, une fois sortie du lit, elle avait directement filé à son lieu de prédilection : la bibliothèque. C’était d’ailleurs à cet endroit qu’elle se trouvait en ce moment, soit au quatrième étage de Poudlard. Elle avait le regard perdu au loin, dans les rangées de ce lieu quasiment sacré à ses yeux. Il avait fallu plusieurs tentatives de la part de la bibliothécaire pour faire sortir l’asiatique de son univers imaginaire. Après de plates excuses, la demoiselle originaire du Japon sortit de la bibliothèque avec une tonne de bouquins entre les mains. Bien qu’elle avait trouvé en la bibliothèque un lieu de refuge, un endroit où se cacher de celui qu’elle tentait d’oublier mais qui parvenait tout de même à la hanter… Elle n’en pouvait plus d’être enfermée entre quatre murs sombres. Elle avait besoin d’air, de profiter de l’extérieur ne serait-ce qu’un bref instant où elle ne serait à l’aise par peur de Le croiser sans possibilité de se fondre dans le décor?

« I know that you’re hiding things, using gentle words to shelter me. »

Et elle poussa un soupir, un de ces soupirs qui est long, puis qui semble venir des tréfonds de son tout petit être. Elle avançait dans le corridor à une cadence des plus lentes. Pourquoi se presser quand notre seul désir est de retourner en arrière, non celui d’aller vers l’avant? Difficilement et à la suite de quelques prouesses dignes d’un rat de bibliothèque classique, le remord ambulant parvint à se libérer un bras. Étant incapable d’attendre, Rei avait prit un de ses mille et uns livres dans sa main gauche. Ce n’était peut-être pas las meilleure des idées, considérant que mademoiselle était une droitière, mais cela serait suffisant pour faire un brin de lecture en chemin, non? Elle avait bien le droit d’espérer qu’elle parviendrait à se changer les idées, cela faisait des semaines qu’elle tentait de changer le disque qui jouait en boucle entre ses deux oreilles. Qu’était le dit manuel qu’elle tenait dans ses mains? Oh, quelque chose de bien ridicule, comme à son habitude. Dans toute sa dépression, la pauvre avait eut le temps de lire une grande partie de la collection de Poudlard, ce pourquoi elle s’était tournée vers… Des sujets plus populaires, si on peut l’exprimer ainsi. Un faible sourire amusé au coin de ses lèvres, elle lisait les premières lignes de « Comment attirer les hommes dans ses filets. » Elle-même se demandait ce qu’elle faisait avec une telle absurdité entre les mains. Elle savait que son futur mari serait l’élu de son père, non de son cœur. De plus, même si ce ne serait pas ainsi, elle était la dernière femme sur la planète qui oserait approcher un garçon qui lui plaît avec l’intention de flirter avec lui. Elle ria à la simple idée de se mettre à la place des femmes dans les exemples de son bouquin, mais eut un mélange de consternation et de peine alors qu’elle ne cessait de Le mettre à la place des hommes. C’était comme un de ces mauvais souvenirs qui ne cessait jamais de revenir, ou une de ces idées farfelues impossible qui persistait plus que les mauvaises herbes dans un jardin. Ce n’était tout simplement pas naturel, comme quoi l’adolescente avait l’impression de commettre un péché, d’outrepasser les lois de la nature… Un sentiment étrange, en fait.

« Your words are like a dream, but dreams could never fool me… Not that easily. »

Absorbée par ce truc qui se voulait être un best-seller en Amérique, il y a de cela quelques années, la semi-coréenne fronçait les sourcils. Ses pupilles suivaient avidement les mots qui se suivaient l’un l’autre, ne portant aucunement attention au décor qui défilait autour de sa personne fragile. Ce qu’elle faisait était un automatisme, non une action issue d’un raisonnement quelconque. En d’autres mots, elle était absorbée par ce manuel qu’elle aurait mieux fait de laisser sur les tablettes. Pourtant, cette auteure la captivait plus que l’adolescente aurait pu croire. Elle était réellement restée prise dans le filet de ces absurdes lignes de conduites que personne, à part les cas désespérés, ne devait suivre. Bien qu’elle puisse entrer dans la dernière catégorie, elle avait encore assez d’intelligence pour ne pas prendre ces conseils en tant que Bible tel une fanatique finie. En plein dilemme, elle hésitait entre continuer sa lecture ou tenter de délivrer un autre bouquin sans faire tomber la tour de papier qui se logeait fragilement dans sa main droite. Eut-elle eut la chance de réfléchir quelques secondes supplémentaires, elle aurait probablement opté pour un troisième choix qui ne figurait point dans la liste alors qu’une silhouette venait de faire son apparition dans le corridor. Ses yeux refusaient de regarder autre chose que ces lettres qui s’enchaînent drôlement bien les unes à la suite des autres… Son corps, quant à lui, tentait inconsciemment d’éviter l’obstacle mouvant qui semblait se rapprocher. Le pauvre cerveau ne savait plus où donner de son attention… Ce qui résultat en une erreur de coordination qui se résume à la pauvre Rei qui ne déplaça pas un de ses pieds lorsqu’il l’aurait fallu… et qui s’enfargea [Beurk, je n’aime pas ce mot…] dans ses propres pattes. Cette fausse manœuvre envoya sa lecture du moment faire un vol plané vers l’avant, alors que les autres s’étendaient un peu partout sur le sol qui était à proximité…

« I could hear that you whispered as you walked through that door. But still, I swore to hide that pain when I turn back the pages. »

Se heurtant violemment sur le sol, la tête première sur le froid planché de l’institution magique, Rei laissa échapper une faible plainte de douleur… Après tout, cela avait été loin d’être plaisant comme chute. Elle pouvait entendre un bourdonnement entre ses oreilles, si fort qu’elle ne savait pas si cela était la cause de son étourdissement ou si elle devait blâmer la dite chute. Gémissant quelque peu à cause de la souffrance qu’elle subissait présentement, la Serdaigle fit une vaine tentative de se relever… Ce qui soutira un autre soupir de sa part. Elle déposa donc la tête sur le côté, les paupières closes, et maudit son sort teinté de malchance quotidienne. Un son brusque près de ses oreilles attira son attention, ainsi que sa curiosité, ce pourquoi elle posa son regard en direction du lieu où provenait le bruit. La surprise fut-elle qu’elle sentit son cœur cesser de battre pendant un instant et se serrer à un point où elle craignait manquer d’air. Non seulement elle ne s’attendait pas à ce que la source du bruit soit si près d’elle, mais la paire de pieds devant ses yeux la mettait mal à l’aise. Elle n’avait prit une fraction de secondes pour reconnaître à qui appartenaient ses chaussures et elle aurait bien aimé avoir le pouvoir de l’invisibilité présentement. La seule chose qu’elle était capable à faire présentement était de se mordre la lèvre inférieure… Craignant trop ce qu’elle pourrait voir pour lever la tête et affronter Son regard.

« Shouting might’ve been the answer then… What if I cried my eyes out and begged you not to depart? »

* Paroles de : FF X-2 – 1000 Words.
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MessageSujet: Re: Fallin' for You   Dim 6 Juil - 23:06


« We’ve never been so many
And we've never been so alone
»

Errer dans les couloirs… Ce n’était pas toujours aussi passionnant que ne l’aurait cru l’asiatique qui traînait des pieds de lassitude. Habituellement, il ne connaissait que des éclats de rire dans ce même endroit, des rires et bien des conneries aussi… Pourtant, tout ça, ce n’était guère tout seul qu’il les avaient connus. Au contraire, cela avait toujours été avec la seule et l’unique, la personne la plus importante dans sa vie -outre sa mère et ses sœurs-, soit sa meilleure amie. Ils étaient ou du moins, il avaient toujours été inséparables jusqu’à aujourd’hui. Pour une raison banale, si insignifiante et dont l’adolescent ne se souvenait même pas, son amie semblait le fuir comme s’il traînait la peste avec lui. Il avait beau réfléchir, creuser aussi loin qu’il le pouvait dans sa mémoire, il n’avait aucune hypothèse de ce qui pouvait bien se passer entre eux deux. Peut-être Kenzô avait dit quelque chose qui l’avait blesser? Après tout, cela ne serait pas la première fois que le garçon disait une stupidité. Il n’était bon qu’à cela, selon sa mère. Ça, et réduire les dettes de la famille qui pourtant, ne semblait jamais y voir de fin. Déjà, les mains du japonais étaient usée et vieillies par le travail manuel au chantier de construction l’été, sa peau plus basané que les autres, brûlées par le soleil après toutes les heures passer dehors à gagner son pain à la sueur de son front. L’été, aussi, on devait s’habituer à le voir nonchalant, fatigué, somnolent… Des cernes apparentes après se lever aux aurores pour se rendre au chantier, manger tout en courant pour ensuite se rendre à la piscine où il devait surveiller les baigneurs de la noyade, puis recourir jusqu’au petit restaurant où il livrait des mets chinois, avant de pouvoir aller se recoucher trop tard pour avoir au minimum ses huit heures de sommeil nécessaires. Heureusement pour lui, il y avait toujours Miura Rei, occidentalement parlant : Rei Miura. Elle allait et venait, faisant le trajet qui reliait Osaka et Kyoto pour pouvoir venir le voir durant les vacances. Elle était son seul réconfort durant ces deux mois atroces qu’il ne voyait même pas passer et qui pourtant, il ne voulait pas se voir raccourci au fil du temps. Non, il n’avait aucune envie de délaisser de nouveau le travail pour l’école, même si au grand étonnement des autres, il était un élève plus que brillant lors des épreuves. Il n’était pas non plus de ceux qui se devaient de trop étudier pour réussir… Kenzô n’était pas un élève modèle; il n’étudiait pas nécessairement lorsqu’il fallait, redoutait d’ailleurs les devoirs qu’il remettait au lendemain et pour finir, n’écoutait pas toujours en classe. Pourtant, il réussissait. Ce n’était pas non plus grâce à Rei, sa Serdaigle préférée!

Bref, Maeda commençait à se dire que le monde pouvait être surpeuplé -l’école aussi-, mais qu’il ne s’était jamais senti aussi seul de sa vie. Les couloirs étaient sombre à cette heure et plutôt vide. Kenzô croisait quelques fois un ou deux élèves qui marchaient d’une marche rapide… Tout le monde était dehors ou bien en cours; c’était normale après tout, c’était l’approche de l’été, encore une fois de plus. Pourtant, tandis qu’il essayait de tuer le temps au quatrième étage du château, l’adolescent aperçu une jeune femme entrée dans la bibliothèque… Une jeune femme beaucoup trop habillé pour ce temps-ci de l’année, une jeune femme qu’il connaissait que trop bien… Se précipitant derrière elle, le pauvre ne s’était pas douter une seconde qu’il allait recevoir la porte de la bibliothèque en pleine figure! Quelle impolitesse cette Rei, parfois! Visiblement, elle ne l’avait ni vu et encore moins remarqué après sa chute de l’autre côté de la porte. Elle l’avait ouverte pour entrer et l’avait laisser se refermer dans toute sa lourdeur -vous savez, ces vieilles portes de château avec un bon dix centimètres d’épaisseur et qui demande presque la force de deux ou trois hommes… Bon d’accord, là, j’exagère-. Le fait est que le Poufsouffle s’était retrouvé au sol, sur les fesses pour être exacte, une main sur son nez, même si la douleur se répandait sur le contour de son œil droit. Ça y était, il allait devoir prendre «rendez-vous» avec l’infirmier de l’école pour prévenir un joli maquillage naturel bleu noirâtre! Manifestement, il avait surement dû avoir fait ou dit quelque chose pour se mérite les foudres de son amie, non? Était-ce encore à cause de cette histoire de chips? Enfin, Rei était beaucoup plus mature que cela! Elle détestait peut-être le voir s’empiffrer, si cela se trouve, elle était jalouse de sa capacité à manger n’importe quoi sans prendre un gramme, mais elle n’était pas du genre à bouder pour ça… Qui d’ailleurs l’était? Bref, là n’était pas la question!

Se relevant vite fait, le nippon poussa la porte de la bibliothèque après s’être remis de la collision et aussi, après avoir lâcher quelques jurons en japonais. C’est que ça faisait un mal de chien, vous saviez? Repérant de nouveau sa meilleure amie qui le fuyait et qui, avant quelques minutes, fonctionnait à merveille puisque cela faisait maintenant des jours qu’ils ne s’étaient pas vus, Kenzô se mit à la suivre subtilement, souriant au personnel ainsi qu’aux élèves qui lui jetaient quelques regards soupçonneux ou encore d’incompréhension qui se demandaient ce à quoi il jouait. *Je m’appelle Maeda… Kenzô Maeda!… C’est à ça que je joue…*

Trop long… C’était trop long! Ma foi, qu’est-ce qu’elle faisait? Et puis, qu’est-ce qu’elle lisait, d’ailleurs? Il n’arrivait pas à lire le titre de là où il était, soit à l’épier, cacher derrière une étagère de livres poussiéreux qui allait sûrement le faire éternuer et trahir sa présence! M’enfin, assez jouer! Il allait faire un homme de lui et aller la voir, non? Se redressant, Kenzô tourna le coin et entra dans la rangé où se trouvait Rei qui… En fait, le japonais n’y compris plus grand-chose. Elle avait probablement voulu fuir, mais s’était enfargé dans ses pieds, ce qui expliquait sa chute soudaine… Enfin, elle était là, au sol tandis que le livre qu’elle avait dans les mains faisaient un de ces vols acrobatiques qui, ma foi, semblait vouloir heurter le second œil de Kenzô qui heureusement, eut le temps de le rattraper. C’est qu’il était épais, cet ouvrage! Jetant un coup d’œil sur la couverture, l’adolescent arqua un sourcil avant de lever le regard vers Rei, toujours au sol. « Hum… Comment attirer les hommes dans ses filets? » demanda-t-il, se retenant de ne pas rire, avant de retrouver son air nonchalant tout en haussant les épaules. « Si tu veux, je peux te servir de cobaye, mais… MAIS! Cesse donc de me fuir, tu veux bien? Qu’est-ce qu’il y a, qu’est-ce j’ai fais de mal cette fois-ci? » continua-t-il en survolant les pages du volume. D’ailleurs, il figea net sur une page, son air se renfrogna légèrement. « Un homme est comme un chien? Prêt à être dresser et soumis? C’est quoi ces bêtises? Quoi? Savoir l’amadouer et le faire manger dans votre main comme un oiseau? L’homme, créature crée pour servir la femme? Un bœuf qui tire le… Mais… C’est quoi ce livre de comparaison animale? Comment ça, être sans importance et dont l’intelligence réside uniquement dans le bassin, zone du corps à la meilleure coordination… BLASPHÈME!» Ma foi, Kenzô Maeda, poufsouffle de sixième année avait appris un nouveau mot de vocabulaire!


Dernière édition par Kenzô Maeda le Lun 7 Juil - 12:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Fallin' for You   Lun 7 Juil - 3:40

« Hyperventilation : Augmentation de la ventilation pulmonaire par anxiété, activité physique ou maladie. »

Hmm… Voilà un mot qui s’apparente très bien au sujet d’observation de cette brève présentation de phénomène de manque flagrant de communication. Bon, comme toute chose en ce bas monde, il faudrait faire le ménage des lettres totalement inutiles et de ces mots qui ne semblent être là que pour décoration. En réalité, un joli petit point, signe de ponctuation qu’affectionnent particulièrement les gens qui ne savent se servir de la virgule, aurait pu être placé immédiatement après «anxiété» puisque cela était la cause même de cet état de crise du rat de bibliothèque blessé. (Comme quoi, il sera impossible d’inscrire la mignonne notion qu’aucun animal ne fut blessé au courant de la composition de cet article… Dommage, il faut savoir sacrifier les bonnes choses dans la vie.) Ceci étant dit, il est possible de commencer un résumé des observations récentes de # 19890720. Un long moment de panique au réveil fut accompagné de quelques larmes, avec niveau de subtilité moyen. Ce n’est pas une façon excellente de commencer la journée, mais le désespoir ne vint tout de même pas à bout de l’humaine d’origine asiatique. Celle-ci choisit, après une longue attente qui aurait mérité une bonne tasse de café colombien équitable* sur le coin d’une petite table… Ah oui, tout ce charabia était pour en venir à notre sujet qui s’était finalement levé une fois que chaque âme dans les environs avait déserté le dortoir désigné. Une sortie s’était imposée et, manquant profondément d’originalité au point d’en être désespérante pour ceux qui mènent l’expérimentation, mademoiselle # 19890720 s’était rendue à la bibliothèque… Bravo, ça mériterait un yen en chocolat, vraiment.

De plus, comme ce n’était pas elle, par chance, qui était en charge de l’observation… Elle put entrer dans sa mine de simili-or en papier et gambader entre les rangées… En étant inconsciente qu’elle était suivie. Cette nipponne… Il n’aurait pas fallu qu’elle soit une belle petite gazelle qui sautait paisiblement ici et là dans les hautes herbes de la savane et son ami, un crocodile… Elle aurait pu continuer longtemps à tourner en rond alors que l’autre Truc-muche l’aurait suivit des heures durant, sans même être dans son élément! Loin de son étang où il est un maître à la gueule redoutable, il n’aurait même pas eut à se lever la patte que sa pauvre proie se serait jetée involontairement dans sa gueule! C’était ridicule à ce point! Réellement… Les gens présents auraient pu confirmer cette thèse sans problème, tous ayant remarqué ce jeune Maeda qui s’amusait à jouer au Colombo, ou au Bond, ou l’homme X qui fait Enquête Y en suivant Nana W pour but G. En somme : notre sujet avait un quelque chose de décevant ce matin… Dans ce cas-ci, il n’y a rien à faire qu’attendre, siroter notre café imaginaire et croiser nos orteils en espérant un revirement de situation… Ce qui fut, heureusement, le cas! Notre # 19890720, avec toute sa grande habileté et grâce d’un cygne, trébucha dans ses propres pieds… (Gnyah, le mot que je cherchais l’autre fois. XD) Une bonne main d’applaudissement aurait été sympa, mais cela aurait pu être dérangeant… Ce pourquoi on se contenta de combler le vide sonore avec les livres qui tombent un peu partout et un gros pouf pour la mademoiselle qui tombe tête première sur le sol.

Maintenant, les choses commençaient enfin à devenir intéressantes. Après tout, il s’agit de la rencontre avec notre sujet féminin avec antithèse, ma foi séduisante malgré l’œil qui vire au mauve, au masculin. Avant toute chose, il est primordial de s’assurer d’avoir un crayon aiguisé, ou un stylo qui a encore de l’encre et qui ne traîne pas sous le divan depuis la dernière visite de grand-maman il y a quatre ans, une efface (ou tout autre matériel qui sert à accomplir cette tâche de base), ainsi qu’un gros calepin. # 19890720 se remet tranquillement de sa chute… Et se mort la lèvre inférieure… Réaction stupide et douloureuse… Totalement insensée, elle qui vient de se faire mal, devait-elle recommencer de si tôt? Le sujet aurait-il développé un intérêt pour le masochisme alors que notre attention était distraite par les abdos cachés de monsieur Maeda? Ce serait matière à approfondissement, si seulement cela ne serait pas aussi traumatisant et n’empêcherait pas de poursuivre l’observation de la scène qui se déroule présentement. (À noter que Miura n’a aucunement de passion cachée dans le garde-robe pour tout élément masochiste quelconque… Je tenais à le préciser!) Son cœur battait à une vitesse folle, donc hors de question de lui laisser s’approcher de la moindre boisson énergisante… Cela équivaudrait à l’inviter à faire une crise cardiaque pour tuer le temps. Délaissant son occupation de morsure de lèvre inférieure, # 19890720 avait passé à sa nouvelle passion : fixer le plancher. Lentement, comme si cela aurait pu lui permettre de se fondre dans son environnement tel un caméléon de première classe, elle tentait de se relever en ne levant jamais le regard. C’est précisément à cet instant qu’entre en jeu notre magnifique, voire merveilleuse, définition de l’hyperventilation. C’est aussi là où l’observateur dépose ses pieds sur son pouf, penche sa chaise vers l’arrière et prie pour avoir un bol de pop corn entre les mains pour s’empiffrer en se laissant bercer au fil des péripéties de notre sujet : la Serdaigle du nom de Rei Miura, japonaise et fille unique d’une famille atrocement riche.

La pauvre, figurativement parlant, ne savait plus comment réagir. Elle qui avait toujours eut la vie facile, elle manquait d’expérience dans le monde réel pour savoir ce qui serait utile de faire dans une telle situation. Si son cœur aurait été ses jambes, elle serait déjà rendue à l’autre bout de la planète simplement à courant jusqu’à en perdre haleine. Si elle aurait pu être malade, elle aurait probablement vidé son estomac sur le plancher tant l’anxiété faisait effet sur sa gorge. Malheureusement, elle pouvait rayer ces deux options puisqu’elles étaient humainement impossibles. Respirant rapidement, elle fit un dernier effort pour se calmer… Ce qui ne fonctionna pas vraiment, mais qui lui permit de se relever et faire face à son interlocuteur… Car oui, la personne qui se tenait devant elle lui adressait la parole et semblait des plus imposantes en disant qu’elle pourrait servir de substitution aux hommes fictifs du bouquin idiot que lisait la nipponne. Enfin, la Serdaigle eut une réaction digne d’une adolescente de son ethnie : elle baissa la tête et secoua vivement la tête en répétant plusieurs « Iie. » de suite. Elle l’aimait bien, son cher ami qu’elle évitait comme si sa vie en dépendait, mais elle craignait de s’imaginer des situations absurdes de flirt américain. La simple idée de se risquer sur ce terrain dangereux, étrange et… Étrange résume bien le tout, en fait. On pouvait désormais oublier l’idée de lever le regard, ne serait-ce d’un centimètre. Qui était Rei pour mettre son héros ailleurs que sur un piédestal doré, là où elle ne pourrait jamais être à sa hauteur?

Oh, si seulement elle savait qu’elle n’était point à la fin de son malheur… N’ayant pas eut le temps d’approfondir sa lecture, elle n’avait aucune idée de ce que cachait la couverture de « Comment attirer les hommes dans ses filets. » Jamais n’aurait-elle cru que les hommes seraient comparés à des animaux, tout de même! L’humanité n’avait-elle pas évolué au cours des derniers millénaires? Son Kenzô-kun ne pouvait simplement pas être comparé à un chien, c’était une réelle insulte! Cette comparaison fut tout ce qu’il fallut pour que la mi-coréenne oublie entièrement qu’elle était devant un juri qui désirait savoir la raison de sa fuite continuelle qui aurait pu continuer alors que l’antithèse masculine était insultée profondément. La citation avec la coordination fut le coup de grâce. L’adolescente n’en pouvait plus, ce pourquoi elle arracha littéralement le livre des mains de son compagnon, regarda les pages avec des yeux si grand ouverts qu’elle en avait presque mal. Elle était également outrée que la victime de la guerre des sexes. Sans prononcer le moindre mot, elle récupéra chaque bouquin qui avait échappé à son contrôle de rat de laboratoire, puis repartit en direction de la bibliothèque. Toujours dans ce lourd silence, elle redonna tous les livres à la bibliothécaire et poussa la porte massive des lieux pour une dernière fois aujourd’hui. Par le temps qu’elle ait sorti à nouveau dans les corridors, elle était parvenue à oublier la source même de tous ses soucis… Jusqu’à ce qu’elle se heurte faiblement contre lui. Sursautant, et laissant échapper un petit cri de surprise, elle leva le regard par réflexe et rebaissa immédiatement la tête. Ce regard surpris, ce regard qui ne brillait plus de mille feux… Ce regard qu’elle trouvait jadis si beau lui pinçait désormais l’organe vital, soit le cœur. Elle était parvenue à rendre son cauchemar réalité, il y avait quelque chose qui clochait dans la vie de son copain (Pas petit copain, copain simplement... qu’on ne donne pas une mauvaise connotation à ma phrase!) et elle était la seule coupable. Non qu’elle se voie comme solution, elle savait qu’elle avait des explications à donner… Simplement… Elle ne savait pas comment admettre ce qui la tracassait. L’élève de Poudlard était comme un enfant que l’on vient de surprendre après qu’il ait cassé un objet de valeur sentimental et qui ne comprenait pas qu’il pouvait être pardonné s’il se risquait à sourire. MiuraRei tentait de sourire, mais elle sentait les larmes picoter ses yeux de plus en plus. Elle ne parvenait même pas à glisser un « Ano…», signe d’hésitation de sa langue maternelle.

« Je… Je suis désolée, Kenzô-k… Kenzô-kun. » fut tout ce qu’elle parvint à faire sortir de ses fines lèvres. Non seulement elle avait ruiné une de ses journées… Non, DEUX de ses journées, mais elle lui avait causé des blessures… Chose qu’elle tentait habituellement de lui éviter au meilleur de ses compétences. Et puis, si elle ne serait pas en si mauvaise situation avec le Poufsouffle, elle aurait probablement surmonté sa timidité pour l’enlacer et lui faire une excuse digne de ce nom. Elle voulu se retourner, s’éloigner et le laisser vivre une vie dans risquer de se faire mal par la maladresse d’une japonaise qui semble perdre de sa grâce de jour en jour, mais il y eut une barrière physique qui l’empêcha de s’évaporer tel de la vapeur… Cette barrière portait un nom, puis ce nom était Kenzô Maeda. La panique reprenait son emprise sur la Serdaigle qui se cherchait une issue. On reprend maintenant nos crayons, notre efface et notre calepin. Les notes, c’est en ce moment même qu’on doit les prendre. Sujet # 19890720 sentait ses mains devenir moite, enfin une réaction humaine normale! Le regard qui fuit, elle tentait de formuler sa phrase suivante. Elle ne concevait pas que Kenzô avait pu réellement oublier ce qui s’était passé… Et encore moins que ce dernier n’avait aucunement remarqué le drame qui s’était déroulé. Mouais… Il n’y a que cette petite demoiselle qui ne se rend pas compte que l’on ne fait habituellement pas de plat pour une revue pour adolescentes. Après un long (on précise que c’est pour notre sujet que c’est long) moment, Rei prit les mains de son compagnon entre les siennes en espérant ne pas faire un faux pas supplémentaire. « Kenzô-kun ne devrait pas s’en faire… Il n’a rien fait de mal, il n’en serait pas capable… C’est… C’est de ma faute, tu sais… J’ai une mauvaise influence sur toi… Regardes-toi, je ne sais pas ce qui s’est passé, mais tu t’es blessé à cause de moi… Sans compter que je ne cesse de ruiner tes journées! Je ne cesse de te réprimander, d’essayer de contrôler ton alimentation qui ne me concerne pas, de te trouver des petites amies alors que je ne suis même pas capable d’être une simple amie convenable, je ruine ton image à traîner avec toi alors que je ne suis que la petite intello qui tente de… Je m’excuse, je ne suis pas encore parfaite dans l’art de disparaître… mais je travaille là-dessus! C’est bien, non? »
*N.B. Je n’aime pas le café… J’oserais même dire que je me tiens très loin de ce brevage qui sent bon, mais goûte affreusement mauvais… Puis qui me tiendrais loin de mon *calcule* troisième amour : le sommeil.
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MessageSujet: Re: Fallin' for You   Lun 7 Juil - 14:44

« Mata heiki no furi wo shite
kanashimi no iro wo nuritsubushite
waratte shimau’n desu
»
[ Traduction du japonais: ]
« Encore prétendre que tout va bien
en couvrant avec de la peinture la couleur de la tristesse
en plaisantant »

Indignation, insulte… L’adolescent était bien au courant de toutes les conneries qu’il pouvait y avoir sur la terre, mais jamais il n’aurait cru sembler y avoir toucher le fond aujourd’hui. Un simple livre, oui, un simple bouquin d’une épaisseur incroyable pour le sujet qui ne pouvait intéresser que des âmes désespérés et qui se proposait seulement à une clientèle féminine; voilà, c’était le fond! Des pages et des pages dégradantes pour les garçons. C’était à ce demander comment les femmes, elles qui avaient vécus la misère entre les sexes, osaient faire vivre cela aux hommes aussi. Était-ce une vengeance? Il fallait pourtant apprendre de ses erreurs et ne pas faire à autrui ce que l’on ne voulait pas que l’on nous fasse! Kenzô avait toujours respecter les femmes et manquer de respect à une le rendrait honteux. Pourtant, il survolait des mots qui constituaient des phrases sans aucun sens réel. On aurait plutôt cru à un registre animalier plutôt qu’à un ouvrage à sensation… Simplement à fixer ces pages, le poufsouffle n’était plus certain de réellement vouloir servir de cobaye, même si déjà au départ, l’envie n’y était pas. Il avait dit cela tout bonnement afin que Rei ait une raison de traîner avec lui puisqu’elle semblait ne rien vouloir savoir de lui depuis quelques temps. D’ailleurs, Kenzô ignorait encore pourquoi… Il fallait avouer qu’il n’était pas très perspicace dans ces choses-là, mais cette fois-ci, il n’était pas à blâmer. En effet, il n’avait rien fait de mal; c’était Rei qui se croyait avoir commis une faute impardonnable, mais qui se résumait à n’être qu’un enfantillage. Ce n’était pas la peine d’être là où ils en étaient. Pourtant, c’était Rei Miura et qui disait Rei Miura, disait: complexe. D’ailleurs, pourquoi faire simple lorsque l’on peut faire compliqué? D’une gêne atroce et d’un manque de confiance en soi énorme, Rei était comme ça, maladroite dans à peu près tout les domaines. Elle avait aussi cette voix calme et douce, parfois trop basse, qui s’exprimait telle une gamine. Maeda avait fini par croire qu’un jour elle allait peut-être se mettre à parler d’elle à la troisième personne tellement sa façon de s’adresser était trop formelle, frôlant les limites de l’extrême respect. Cependant, il y avait une barrière qui empêchait cela. La Serdaigle ne se respectait pas assez, pour ne pas dire aucunement, pour parler d’elle d’une telle façon ou autre. De plus, elle parlait très peu d’elle-même. C’est aussi ce qui frappait le plus Kenzô; il connaissait très peu la jeune femme qu’il considérait comme sa meilleure amie, et cela malgré toutes les années ensemble. C’était étrange, mais c’était vrai. Outre le fait qu’elle était une fille -une chance qu’il avait remarqué- issue d’une riche famille, qu’elle était frileuse à l’extrême puisqu’elle portait parfois même des chandail en pleine canicule et qu’elle était très brillante malgré sa timidité, le garçon ignorait le reste. Il avait appris à connaître son caractère, ce qu’il appréciait aussi chez elle, mais même là encore il y avait des parties ombragées. Effectivement, l’adolescent ignorait la raison des chandails en pleine canicule; elle se faisait battre par un père indigne. C’était probablement mieux ainsi, sans quoi Maeda se serait précipité vers cet homme pour lui en flanquer une, deux, trois… ou même plus jusqu’à ce qu’il soit par terre et finisse par demandé grâce ou réclamer sa propre mère. Pourtant, Kenzô n’aurait pas pitié et continuerait certainement à frapper; aucun supplice ne serait suffisant pour venger Rei, mais de toute façon, le poufsouffle n’était pas au courant et ne se doutait de rien. Il était très peu observateur et perspicace, il fallait l’avouer. Il ne se posait jamais trop de questions qui finiraient par n’avoir aucune réponse ou qui lui donnerait une migraine. Paresseux mentalement? Vous n’auriez pas tout à fait tord…

Le japonais s’était laissé emporté dans ses protestations envers cet ouvrae ridicule d’une soit disante Lola Bumble, sexologue. Elle avait sûrement dû avoir son certificat de diplôme dans une boîte de céréale celle-là! Il n’y avait pas de doute… Une véritable honte à son métier, Kenzô en était persuadé. Bref, il était parti dans sa lancée, une lancée assez bruyante ce qui en étonnait plusieurs de ne pas le voir se faire pincer l’oreille par une «CCCCHHhhhhUUUUuuTTTT!!!!» de la bibliothécaire. Kenzô ne remarqua donc pas son amie lui prendre le livre soudainement et se mettre a se diriger à toute vitesse vers le comptoir de la dîtes bibliothécaire. Visiblement, la Serdaigle ne prenait pas le bouquin avec elle. Bombant le torse, le poufsouffle était fier de la décision de sa meilleure amie, ce pourquoi il affichait un sourire tout bête et plutôt drôle aux lèvres. Cependant, celui-ci disparut et son torse se relacha violemment lorsqu’il remarqua que Miura ne se dirigeait pas vers lui, mais bien vers la sortie. Ça non! Elle n’allait tout de même fuir encore! Le nippon n’allait aucunement laisser tomber sa prise de cette façon et encore moins se faire avoir par le truc de «je-passe-porter-les-livres-au-loin-là-bas-qui-sait-si-je-vais-revenir»!

Se précipitant vers la jeune femme, dérangeant plus ou moins quelques élèves au passage, il tendit un bras afin d’agripper celui de Rei qui s’apprêtait déjà à partir. D’un air sérieux et un peu vexé, il la retourna vers lui afin qu’elle lui fasse face. Kenzô était déçu et pas nécessairement de son comportement. Il était déçu de ne rien comprendre, de voir son amie qui n’avait même pas sembler une seule seconde être contente de le voir depuis tout ce temps. Il n’y avait rien de plus frustrant que de rester dans l’ignorance, en particulier lorsque le sujet était en lien étroit avec vous. « Arrête! Pourquoi tu pars encore une fois comme ça? Qu’est-ce que j’ai fait, dit-le moi! » [color=#d6d272]finit-il par dire d’un ton trop haut pour une bibliothèque. Quelques regards se tournèrent vers eux, rendant Kenzô mal à l’aise, sans compter la bibliothécaire qui lui faisait signe de se taire avec son index et une multitude de « Chut! » poussé à l’extrême. Baissant la tête légèrement, signe d’excuse de là où l’asiatique venait, il se retourna vers son amie. Elle avait commencé à parler ou du moins, semblait vouloir commencé, mais seul des « Ano… » ne sortaient de sa bouche. Elle s’excusait? Il était temps! C’est que Kenzô était inquiet! Il commençait à en perdre l’appétit, si ça peu vous dire à quel point la gravité du problème était grave, voire même dramatique [ XD Pas tragique, personne n‘est mort encore… Quoique, s‘il ne mange pas, ça le deviendra ]. Après un long moment, elle continua et reprit parole tandis que Kenzô ne semblait point l’écouter. En effet, il regardait autour, mais jamais Rei, jouait avec ses lèvres en les tendant vers l’avant, sur les côtés, etc. De temps en temps, il hochait la tête accentuée de «Hum…Hum» ou encore de «Hai!», soit le mot Oui dans sa langue maternelle. Il avait l’air niais, complètement idiot, mais c’était ses mimiques, il n’y pouvait rien. D’ailleurs, qui le connaissait bien pouvait savoir qu’il écoutait même s’il était ailleurs…


« shinjiru koto no taisetsusa
wakatteru no ni iza to iu toki
utagatte shimau yeah
»
[ Traduction du japonais: ]
« l’importance de croire
même si je la comprends
eh bien, il y a des fois où je doute encore »


Elle se critiquait encore? Kenzô continuait d’acquies l’air de rien jusqu’à ce qu’elle ait terminé avec ce qu’elle avait à dire. À ce moment-là, les yeux de l’asiatique s’ouvrir aussi grand qu’ils le leur étaient permi, après avoir sursauté et fait un bond vers l’arrière. Quoi? Prenant la peine de repenser et réfléchir à ce qu’elle venait de dire, Kenzô fit une grimace effrayé. Il venait d’acquies à tout ça? * Baka! Baka! Baka! * se répéta-t-il dans sa tête en se donnant des coups sur le front tout laissant tomber un petit «issssshhhhhhhhhh» qui prouvait manifestement son erreur.

« Bon, d’accord… Tu as raison pour ça… » dit-il soudainement en pointa son œil qui virait au mauve. « Mais! Pas pour le reste! Tu réfléchis trop, c’est ça que je vais te dire! Hai! Tu réfléchis trop, baka! C’est ça votre problème, vous, les serdaigles… Prend ça relax, Rei-chan! Est-ce que je me suis plaint? Iiè! Ano… Je me plaint juste quand tu me fuis et m’évites comme tu le fais depuis quelques jours! » Un bras finit par aller se poser sur les épaules de la jeune femme afin de l’entraîner dehors de la bibliothèque avant que le poufsouffle ne se fasse tuer par la bibliothécaire qui perdait patience et qui déjà, brandissait un mètre en bois. Elle faisait peur à voir, réellement. « Si tu tiens, ne serait-ce qu’un tout petit peu à moi, ne me laisse pas seul et quittons cette endroit, veux-tu? » finit-il par dire dans un rire jaune qui se manifestait plus il voyait la bibliothécaire s’approcher…
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MessageSujet: Re: Fallin' for You   Lun 7 Juil - 22:19

Enfin le retour de l’observation du sujet # 19890720, en espérant que tout le monde a encore tout son matériel afin de continuer l’expérimentation. Si ce n’est pas le cas, il serait important d’aller chercher les éléments manquants, sans oublier d’aller faire un tour au petit coin car cela ne sera plus possible une fois que l’on sera de retour dans le feu de l’action! Tout le monde est prêt? Et c’est parti! En résumé, la session précédente consistait en un bref retour sur le réveil atroce de mademoiselle Miura, suivit d’une description peu détaillée de ses activités matinales. Le tout s’était enchaîné avec la suite au quatrième étage… Là où s’était joint un second personnage… Vous savez, celui avec les abdos que l’on ne voit pas, mais que l’on se plait à imaginer pendant que notre sujet s’amuse à balbutier un mambo jumbo que l’on a omit de noter. S’en était suivit une confrontation entre les deux japonais avec l’un qui tentait d’éclaircir le mystère de la nipponne en voie de disparition volontaire, tandis que l’autre tentait de poursuivre sa route en se camouflant pour échapper aux griffes de son Poufsouffle favori. On avait eut la chance d’assister à une mince démonstration de courage venant de la mi-coréenne alors que celle-ci avait faiblement pris les mains de son meilleur ami, en plus de prendre la parole. Bon, elle n’avait toujours pas compris que le but de parler était de se faire entendre par les autres autour de nous, mais on pouvait voir ses lèvres bouger et un murmure s’échapper de sa bouche. C’est tout de même un point de départ et l’on peut se permettre d’espérer voir une amélioration au cours des prochaines minutes.

Malheureusement, notre sujet n’avait pas encore atteint le niveau d’aise pour vraiment tenir une main, donc ce qu’elle avait fait ressemblait plus à un frôlement qu’autre chose. Dommage, car il aurait été intéressant d’observer la réaction de monsieur Maeda. Il aurait pu avoir la confirmation que ce n’était pas un mirage qui se tenait devant lui, mais bien un être en chair et en os. Plus en os qu’en chair, mais cela est un détail très peu important que l’auteure tenait tout de même à incorporer à quelque part dans le coin. Bref, après s’être fait demander plusieurs fois pourquoi elle fuyait, pourquoi elle ne voulait expliquer ce qui la faisait éviter le Poufsouffle comme si ce dernier porterait le pire virus à frôler la planète… Cette MiuraRei s’était mise à trembler comme une feuille en plein vent de 100 km\h alors qu’elle «parlait». Il n’est pas nécessaire de parler de la bibliothécaire qui n’était pas très heureuse du vacarme que menait les adolescents qui avaient un gros problème de communication, mais cela n’avait pas un gros impact sur la japonaise. Elle était cent fois plus mal à l’aise de se retrouver devant celui qu’elle tentait de fuir que de déranger les pauvres lecteurs dans les environs. Bon, on peut tous s’entendre sur le fait que nous, femmes normales, ne nous sauverions pas de ce sauveteur à temps partiel qui a tout pour plaire, mais il faut prendre en ligne de compte que mademoiselle est aveugle et aurait besoin d’aller consulter. (Oui, je sais, j’aurais dû devenir psychologue. XD) Pour en revenir à nos deux moineaux, il y en avait un qui parlait dans le vent alors que l’autre acquiesçait… Rien pour aider # 19890720 à se sentir moins petite dans ses chaussures! C’était comme dire à une moufette qu’elle fait bien de se jeter en plein milieu de l’autoroute alors qu’un gigantesque camion arrive pour lui rouler dessus! Notre sujet croyait qu’elle serait difficile à faire partir, laisserait une sensation désagréable pendant quelques temps, mais le monde s’en porterait mieux une fois qu’elle aurait été ramassée et jetée à un endroit loin de la populace.

Un doute vint s’instaurer dans son esprit en même temps que la peur. Son interlocuteur venait de faire un bond en arrière… De quoi faire en sorte que Rei porte une main à son cœur, aussi effrayée qu’une autruche qui aurait voulu se creuser un trou dans la terre pour y mettre sa tête et espérer que le malheur passe à côté d’elle. Craintivement, elle avait avancé une main pour la déposer sur l’épaule de son compagnon, mais elle n’allait jamais jusqu’au bout de son acte puisque l’adolescent se frappait le front. Elle aurait bien fait d’apprendre le langage des signes, elle aurait peut-être comprit quelque chose aux simagrées de Maeda. Par chance, remercions la divinité de notre choix ici, elle comprit très bien le message de Kenzô qui pointait son œil couleur aubergine. Le baka, lui, par contre, fit ravaler sa salive à la Serdaigle. Elle savait qu’elle était stupide, mais au point de se le faire dire devant tout ces gens, dans un lieu public et aussi fort? Elle ne savait comment le prendre. Elle se contenta d’un sourire mal à l’aise, en plus d’un regard désolé. Son compatriote marquait des points dans la conversation : notre sujet pensait trop, bingo! Elle devait apprendre à se calmer, relaxer et vivre sa vie au jour le jour… Une seconde rangée! Enfin, la supposée victime de sa «méchanceté» ne s’était pas plaint… Et on crie donc une carte pleine pour notre japonais préféré! Tout cela avait été dur à entendre pour la riche demoiselle… Mais ce m’était rien face à la confession de son meilleur ami qui avait mal à la voir le fuir comme elle le faisait, sans ne jamais lui laisser la moindre chance de s’approcher d’elle et de recevoir ce sourire dont il était le seul à pouvoir en profiter aussi souvent.

Que fit notre sujet # 19890720 avec tout cela? Elle renifla alors qu’elle sentait un bras se poser sur ses épaules. Elle avait seulement voulu lui permettre de l’oublier quelques temps, de voir qu’il était mieux sans elle ou, en d’autres mots, avoir un moment de répit de ses bêtises qu’elle ne cessait de commettre. Comme quoi, elle se laissa entraîner par le Poufsouffle qui commençait à avoir une peur bleue de la bibliothécaire sanguinaire. Rei, quant à elle, tentait du mieux qu’elle pouvait de ne pas se mettre à pleurer alors qu’on se demandait si elle tenait ne serait-ce qu’un minimum à Mister Colombo bridé, pas vieux du tout. Au rire étrange qu’elle entendit, elle tourna lentement la tête en direction de la dame qui s’occupait de la bibliothèque. Non, elle n’avait plus envie de rester dans le coin. Sage décision, ma chère! Après avoir passé un rapide coup de manche sur ses yeux rougis, elle prit la main de Kenzô qui était sur son épaule, sans pour autant déplacer le bras, puis elle se mit à avancer d’un pas qui aurait pu sembler décidé… Mais nous ne serons point bernés par la supercherie! Elle était tel un pantin sans vie qui fait ce qu’on lui dit de faire, sans volonté de bouger, mais qui le fait tout de même. Sa marche ne s’arrêta qu’à quelques pas des escaliers… Endroit où elle se laissa choir sur le sol, les mains sur ses genoux. Ce n’était pas un choix judicieux, avait-elle au moins la moindre idée de la dernière fois où ce plancher avait été nettoyé? Elle aurait bien pu s’asseoir sur un crachat et elle ne l’aurait même pas su! Manque total de jugement, prenons cela en note.

Bon, elle était sortie de cet endroit infernal qui ne plaisait aucunement à son compagnon… Elle avait accepté sa demande de ne pas le laisser seul en preuve que oui, elle tenait bel et bien à lui. La nipponne frôlait encore une fois les larmes, ne sachant plus ce qu’elle devait faire de plus, ni comment elle devait réagir désormais… Elle voulait tant dire un nombre de choses, mais elle n’y parvenait jamais. Elle aurait aimé que Kenzô ait pu lire dans son regard, malgré que celui-ci soit rivé vers le sol et caché par des cheveux d’ébènes… Qu’il ait été capable de déchiffrer ce que ses pupilles criaient si fort depuis les dernières semaines… Si ce n’est depuis qu’ils s’étaient rencontrés, soit : «Reste avec moi, même si je ne suis pas capable de tout te dire… Même si je suis trop bête pour te le demander, tout simplement… De rester avec moi. Je ne suis peut-être pas digne de toi, mais laisse-moi une chance et je finirai par éclore dans tes mains.» Elle avait envie de craquer et de tout crier, non murmurer comme à son habitude, dévoiler chaque parcelle sombre de son cœur qu’elle refusait de laisser voir le soleil sous peur d’en ajouter sur le fardeau de son meilleur ami. Malheureusement, il y avait toujours ce je-ne-sais-quoi qui l’empêchait d’aller au bout de ses convictions. MiuraRei serait bien partie dans une longue liste d’excuse, mais elle savait qu’elle se ferait encore réprimander si elle recommençait. Puis elle était peut-être naïve, mais elle s’était bien rendue compte que ce comportement dénigrant déplaisait à tout le monde. Elle n’arrivait pas à se faire pardonner à la façon mignonne des japonaises qui semblaient toutes être nées pour faire fondre le cœur des garçons… Sauf elle, toujours sauf elle. Non que Rei n’ait point cette façon enfantine d’agir, mais elle semblait incapable d’embrasser ce qu’elle était et cela était l’obstacle majeur à sa liberté psychologique. Elle se perdait sous de nombreuses couches de tissus inutiles qui abritaient ses tourments les plus sombres… Sans compter qu’ils la faisaient mourir de chaleur, mais par obstination, elle les endurait pour ne pas avoir à s’expliquer.

Comment va se terminer ce chapitre d’observation du sujet # 19890720? Non, ça ne sera pas entièrement dans le prochain épisode puisqu’il reste encore une chose que notre dit sujet doit faire… Ce n’est pas non plus de se passer une main dans les cheveux, même si c’est ce qu’elle était en train de faire. En fait, ce qui lui restait à faire… Était justement de trouver quelque chose à faire. Kenzô n’endurerait pas éternellement ce silence qui ne devait absolument pas lui plaire… Mais elle ne savait pas quoi faire, elle n’avait aucune idée de comment se relever et retourner à ce qu’ils étaient auparavant. Elle avait beau chercher une solution, elle ne savait pas comment faire marche arrière, comment retrouver cette légèreté de cœur qu’elle avait habituellement en compagnie du Poufsouffle. Elle ne savait que dire, rien ne ferait justice à tout ce mal qu’elle avait engendré par son mauvais jugement. Elle fut poussé à l’extrême de ce qu’elle pouvait prendre et laissa son visage prendre de la couleur, se faire secouer par les sanglots qui l’avaient assaillis ce matin même. Elle leva à peine la tête et tendit ses bras en direction du seul réconfort qu’elle connaissait… en espérant qu’il comprendrait qu’elle essayait de revenir dans sa vie…
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MessageSujet: Re: Fallin' for You   Ven 18 Juil - 4:30

« Nagare yuku toki no naka ushina wanu youni
su re chigai butsu katta hontou no kimochi
kokoro ni shimiteku aitsu no omoi ni
deaeta koto ga motometa kiseki
»
[ Traduction du japonais: ]
« Malgré le temps qui passe je veux me souvenir
Quand nous nous sommes croisés quelle émotion
A envahi mon coeur, un sentiment chaleureux
Le miracle que j'attendais s'était produit »
[/color]


~~~~~ Extrait de Journal ~~~~~
20 avril 2027

[…]
Ils sont encore venus, aujourd’hui… Tu sais, ces affreux; ces bakas! Ils ont osé menacer ma mère que si elle ne payait pas 10 000 yens avant la fin du mois, ils allait réquisitionner nos effets personnels jusqu’à ce que la somme soit complète. C’est idiot. Plus baka que ma vie, il n’y a pas ou du moins, je n’en connais pas. À croire que nous en sommes là à cause d’un homme que mes sœurs appellent encore «papa». D’ailleurs, pourquoi souffrons-nous toujours à cause des erreurs des autres? Ne serait-ce pas possible, rien qu’une fois, d’être malheureux à cause de nous-même et le reconnaître pour enfin pouvoir se taire, arrêter de chialer? Cesser de blâmer quelqu’un pour ce que nous sommes; cessez simplement de détester, d’haïr profondément?

Oui. Des jours, j’envie Miura Rei. Cette fille qui, à la rentré, m’est tombé dessus et manqua me tuer sans le vouloir. Grâce à elle, j’ai pu constater que je tenais bien plus qu’une minute sous l’eau; extraordinaire, pas vrai? Bref, je l’envie, elle et son innoncence. En fait, dans sa fragilité, son respect mutuel à toute chose, son intelligence et ses gestes réfléchies. Elle a beau trop penser, ne pas croire en elle et tenter de se cacher, elle reste tout de même une personne que j’envie… Je me répète, je le sais, mais je ne le dirais jamais assez souvent. Rei-chan est ma meilleure amie, la seule personne qui me donne nécessairement de courage le matin lorsque je dois me lever pour aller travailler après trois heures de sommeil seulement. Je me dis qu’elle sera là à mon retour, elle qui aime tant venir nous visiter. Ou encore, je n’ai qu’à penser à elle, raccrocher le téléphone et composer les quelques chiffres qui me permet d’être près d’elle malgré la distance, entendre sa voix, sa voix simplement et rien d’autre… Alors, tout irait bien de nouveau, je le sais, c’est comme ça tout le temps! […]

~~~~~~~~~~~~~

Le Poufsouffle ne savait même plus si la jeune femme l’écoutait ou encore, si elle captait tout ce qu’il essayait de dire, de faire transmettre comme message. Peut-être était-ce simplement son silence qui devenait désagréable à force d’attendre qui le dérangeait et le rendait impatient? Pourtant, le jeune homme avait tout de même attente plus que quelques secondes! En réalité, cela faisaient maintenant quelques jours qu’il attendaient sagement une réponse. Maeda n’était pas même aussi demandant; un simple signe aurait très bien pu faire l’affaire. Qui plus est, lire dans les yeux foncés de la Serdaigle ne lui serait d’aucun recours… Jamais il n’avait réussit à lire en elle, sans quoi elle n’aurait plus aucun secret pour lui et cela, Dieu seul pouvait reconnaître tous ceux qu’elle dissimulait avec brio. Loin de tout et de tous, la nipponne avait caché sa situation plus que piteuse, se contentant de jouer les gosses de riches, mais sans suivre le stéréotypes serpentardistes. C’était peut-être mieux ainsi de toute façon. Malgré tout, en dehors de ses propres problèmes à lui, Kenzô était triste de la voir vivre sa vie comme elle le faisait. Il ne lui avait jamais dit, il ne le pouvait pas non plus; les mots justes ne viendraient pas. En fait, le japonais désirait la laisser rêver, mais cette dernière semblait dépourvue de la faculté de, justement, «rêver». C’était triste, pathétique et pitoyable. Cependant, Maeda désirait l’accompagné dans cette vie-là, plutôt qu’une autre. Tant pis si elle refusait de le laisser l’accompagner. Il finirait bien aussitôt par trouver un autre chemin. Ne disait-on pas que tout les chemins menaient à Rome, après tout? Alors ceux-ci le mèneraient à l’âme de Rei-chan. Cette même âme qui pleurait à l’instant même. Ce n’était pas des torrents de larmes, mais ses yeux étaient tout de même rougis par l’effort de se retenir de ne pas pleurer. Elle le faisait souvent, cela aussi. Elle ne riait pas, elle ne pleurait pas. Elle ne faisaient rien en fait, ne serait-ce que s’éloigner de lui pour une raison qu’elle refusait de lui expliquer. Du moins, jusqu’à il y a quelques instants. Pour être franc, Kenzô n’y comprenait pas grand-chose… C’était toujours le même discours, toujours le même problème. La vie était trop compliquée avec Rei… mais aussi très agréable, ce pourquoi il se plaisait avec elle et surtout, pourquoi il aurait volontiers courru la terre entière pour une réponse convenable venant de sa part. Après tout, était-ce trop demandé? Il voulait la comprendre, l’aider.

La jeune femme avait enfin réagit. Elle ne s’était pas égarée dans son esprit. D’un pas alors, faussement décidé, elle entraîna son compagnon avec elle sans quoi ce dernier allait se retrouver la tête tranché par une bibliothécaire hystériques aux lunettes plus épaisses que les fonds de bouteilles de verre. Kenzô n’avait donc pas riposté. À quoi bon, si c’était pour sauver sa peau? Il la suivit tranquillement, se taisant enfin. Malheureusement pour la vieille bibliothécaire, ils étaient déjà sortis de la gigantesques salle d’études aux milles et un milliards, voire trilions et plus de livres aux multiples sujets pouvant satisfaire les goûts de chacun. Cependant, pour ce qui était du livre de Lola «Machin», soit «Comment attraper les hommes dans ses filets», une ânerie de ce genre, peu de gens y seraient opter pour un tel choix. On pouvait être désespéré, certes, mais pas imbécile pour autant! Probablement que Rei-chan n’avait rien d’autre à faire de plus intéressant alors…?


« Ippo zutsu de iisa kono te wo hanasazuni
tomo ni ayunda kimi ga iki tsuzuketeru kara
boroboro ni narumade hikisakarete itemo
ano toki no ano basho kienai kono kizuna
»
[ Traduction du japonais: ]
« Il vaut mieux avancer un pas à la fois
Nous continuerons à vivre chaque jour ensemble
Même si nous nous perdons jusqu'à l'oubli
Ici et maintenant ce lien éternel nous unit »
[/color]


Kenzô n’avait pas tout à fait réaliser les larmes de la Serdaigle qui se faisaient plus difficile à garder prisonnières de son corps. Il ne l’aurait jamais pu, à dire vrai, en dehors du fait que le visage de Rei était baissé et que ses cheveux ébènes cachait tout de ses yeux. On aurait pu croire à une imitation de monstre tout droit sortie d’un de ces films d’horreur ou à suspens américain, tout particulièrement Le Cercle avec la jeune femme du puit… L’exception était que Rei était loin d’être affreuse et répugnante. En fait, elle était très mignonne, Kenzô pouvait le reconnaître très facilement, mais attention, loin était l’idée de le dire tout haut! Enfin, quoi? C’était un plan pour que sa mère annonce la nuit de noce! Tout de même, un peu de retenu, tout le monde, non? Ano… Bref, il ne fallait pas brusquer les choses et encore moins ce qui était inexistant! Kenzô Maeda n’aimait pas d’Amour, la jeune Miura… En fait, il l’aimait comme un frère pouvait aimé sa jeune sœur. Alors, inutile de sortie le livre de conte de fée pour nous énumérer tous les vieux classiques avec les amours forcés qui devinrent des: «… et vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants!». Pitié! Épargnez-nous les sottises dignes du livre de Lola! Nous étions aussi très loins des romans à savons et des dramas! Alors, éteignez quelques secondes cette vague d’imagination délirante, ce n’est pas bien pour votre cerveau…

C’est alors que des bras enlacèrent le jeune nippon qui ouvrit les yeux tout grand. Après un long silence plus que mortel, elle avait enfin réagit et cette réaction n’était pas désagréable. Enfin, cela lui prouvait qu’elle n’était plus fâché, n’est-ce pas? D’ailleurs, elle l’était pourquoi déjà? Hum… Lui avait-elle seulement dit un peu plus tôt? Peu importe, ne ramenons pas le problème sans quoi elle risquerait de devenir folle et le rejeter de nouveau!. Bon d’accord, ce n’était pas le genre de Rei-chan, mais ce n’était pas non plus son genre de lire des choses comme le livre de tout à l’heure, alors ne prenons pas de chance! Sans quoi, rien n’est impossible, alors, prudence!!! À moins bien sûr de ne pas tenir à sa vie. Alors là, rassurez-vous, je me propose même volontaire pour vous pousser en bas du quatrième étage de Poudlard, du côté du ravin, afin de vous aider. Après tout, mourir, c’était du dur labeur! Hum.. Ano.. Quoi? Je dis n’importe quoi?… Peut-être, mouais, vous avez raison…

« Ano… Tu sais, dans une autre vie, je devais soit être un panda touffu, soit un chimpanzé ou encore un poisson rouge des tropiques avec des lèvres aussi pulpeuses que les comiques à la télé… »

Où était le lien? En fait, il n’y en avait pas. Kenzô avait simplement voulu détendre l’athmosphère et c’était la première stupidité -et c’était le cas de le dire- qui lui avait traversé l’esprit. Constatant l’imbécillité de la chose, le Poufsouffle fini par rire jaune, se passant une main dans les cheveux, se les tirants subtilement tout en se disant à lui-même: «Baka janai!» Le panda avait surement été parce que cet animal passait ses journées entièrement a manger… bouffer?… avaler?… M’enfin, à gober tout le bambou de la planète -hum… de la Chine [ XD ]-. Puis, touffu parce que… Il n’en savait rien. C’était pour montrer son côté kawaii, probablement! Ensuite, il y avait le chimpanzé; même principe avec la nourriture… Cet bête-là pouvait tenir plus de cinq fruits dans une main tout en mangeant cinq autres dans l’autre main! [ O.o’ J’en ai vu.. XD ] Finalement, il y avait le poisson rouge, quoi de plus nul que ça, dite-moi? C’était probablement à cause de cela que Kenzô avait rajouté «des tropiques», soit pour mettre de la vie et de l’intérêt. Pour ce qui était des lèvres, et bien… Mieux vaut ne pas approfondir sur la chose, Kenzô s’en voulait déjà un peu d’avoir sortie une telle connerie.

« Sumimasen... Je... Rei-chan, arrête de pleurer... » finit-il par dire, légèrement mal à l'aise, sans toutefois déserrer le lien de ses bras qu'il avait enroulé autour de son corps à elle.


« Nagare yuku toki no naka ushina wanu youni
su re chigai butsu katta hontou no kimochi
kokoro ni shimiteku aitsu no omoi ni
deaeta koto ga motometa kiseki
»
[ Traduction du japonais: ]
« Malgré le temps qui passe je veux me souvenir
Quand nous nous sommes croisés quelle émotion
A envahi mon coeur, un sentiment chaleureux
Le miracle que j'attendais s'était produit »
[/color]

[ Pour une meilleure compréhension du post:
BAKA = En japonais, signifit “Idiot”
SUMIMASEN = Pardon, Excusez-moi
ANO = Montre l'hésitation, un peu comme le Euh...

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