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 { And he ran, between the trees...

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MessageSujet: { And he ran, between the trees...   Dim 19 Oct - 23:50

{ Premier message réservé à Shawnou <3
    Cher Andrey, ça va? J’espère que ta famille se porte bien. Dis, tu veux bien me loger chez toi pendant–
Hum, non.
    Bonjour Andy! Comment vas-tu? Et ta famille? Qu’allez-vous faire pendant les vacances de Noël? Parce que je me demandais si–
Non, ça aussi, ça n’allait pas. Il avait trop l’air d’un mendiant.
    Andrey, s’il te plaît, sors-moi d’ici.
« Parfait ! » s’écria-il en signant son nom à la fin de la lettre. C’était un petit bout de parchemin, vieux et jauni; il y en avait une pile sur le sol, à côté de la table – déchirés, avec de grosses taches d’encre sur eux. Mais c’était tout naturel, ça. Il fallait faire quelques essais avant de trouver la façon la plus correcte de demander au fils de son parrain Roman Pavlyuchenko s’il pouvait venir chez eux durant les vacances de Noël. Oh, bien sûr, il y avait encore deux mois avant Noël – mais valait mieux prévenir que guérir. Il n’y avait que Maxim Arshavin qui était encore assis à minuit dans la Grande Salle de Gryffondor, tentant de finir devoirs et lettres. Il était assis à une petite table faite pour deux personnes au maximum, caché derrière une pile de livres – il les avait entassés là pour qu’on le croit en train de terminer ses trucs pour demain. Ah, les idiots, on leur faisait croire tout ce qu’ils voulaient. Ils étaient si faciles à tromper, à manipuler… Maxim plia la petite lettre et la fourra dans la poche de son vieux jean, qu’il prenait plaisir à porter lorsque c’était la fin de semaine et qu’ils étaient libres comme l’air – ou presque. Il prit ses manuels scolaires, son pot d’encre et sa plume d’encre, mais laissa les parchemins déchirés sur le sol. C’était aux Elfes de la Maison de ramasser ce bordel, pas lui. Il laissa ses pas le guider vers les dortoirs.

Les ronflements de John se faisaient entendre jusque dans les couloirs. Vous imaginez? Poussant la porte de son épaule, car ses mains n’étaient pas libres, il s’enfonça dans la noirceur de son dortoir et lâcha ses manuels, qui arrivèrent à ‘destination’ avec un grand ‘THUMP’. Son pot d’encre s’en suivit; il se cassa en deux, sa liquide noire s’écoulant sur le tapis rouge du plancher. Les trois gars qui dormaient se réveillèrent en sursaut : John hurla quelque chose d’inintelligible; Rufus se laissa tomber sur le sol; Oscar se redressa dans son lit comme un vampire dans son cercueil; mais Ackley resta endormi, sa tête sous son oreiller. Automatiquement, tout le monde commença à lui crier dessus, si bien que le dormant se vit dans l’obligation de se tirer lui-aussi de son sommeil profond. Les quatre voix différentes – l’une très aigüe, l’autre très rauque, un autre très basse, puis le dernier qui n’était qu’une sorte de murmure – engloutirent Maxim en entier.

« You fucking tart! » lâcha John. Il se leva et s’approcha du jeune Russe pour lui assener un violent coup dans les couilles – mais Ackley l’en empêcha en tentant de le calmer. « Whatdoya think y’re doin’, you cunt? Lâcha-moi, for fuck’s sake! »

« Du calme, John, du calme! » chuchota Ackley en le traînant vers son lit.

« Pourquoi t’as fais ça, hein, le Russe? » lui demanda Rufus avec un regard noir.

« Ça m’a échappé des mains. » Son innocence était dramatique, bien qu’il était intérieurement sur le point de s’éclater en rires incontrôlables. Il haussa les épaules, ouvrant grands les yeux.

« Attention la prochaine fois, idiot, »
lança Oscar en sautant dans son lit pour retrouver le sommeil.

« C’est ta mère l’idiote, fuckin’ chien. »

« Quoi ? »
s’écria Oscar en bondissant sur ses pieds. Il se rapprocha un peu trop près de Maxim que ce dernier le voulait. « Dis ça encore une fois, et c’est en bas – il pointa vers ‘la partie’, ahem – qui subira les conséquences. »

« C'est ta mère l'idiote, mec. Face it. »

Il n’attendit pas qu’Oscar réagisse. D’un mouvement rapide il fila vers les couloirs comme une flèche, sortant gracieusement de la porte entrouverte, alors que le pied de son camarade de classe heurta la porte avec un gros ‘BOUM’. Bien fait pour lui. Qui était-il pour ainsi l’appeler un idiot? Savait-il à qui il avait affaire? Sous Maxim se cachait un génie – d’après lui, hein –, un être magnifiquement doué que lui-seul comprenait pour le moment. Longeant les corridors il entra dans la Grande Salle, mais n’y traîna pas; il voulait aller dehors, prendre de l’air, peut-être y passer la nuit si ça l’enchantait. Demain, c’était dimanche, y’avait donc rien à craindre, et puis les animaux sauvages qui habitaient dans la Forêt Interdite pouvaient bien profiter d’une nouvelle présence parmi eux, non? Tout de même, il fallait être sur ses gardes pour que les surveillants ne le voient pas sortir du château et piquer vers la masse touffue d’arbres qui le jouxtait. Sur la pointe des pieds, il descendit dans le hall d’entrée et poussa en douceur la large porte que le bloquait de la liberté. L’air de la nuit frôla son corps et la brise fraîche caressa son visage tellement bien qu’il n’avait qu’une seule envie : que cette nuit ne finisse pas, qu’on ne le découvre pas en train de rôder dans l’interdit, qu’il baigne dans cet état de semi-liberté pour encore très longtemps. Il voulait aller retrouver un champs avec des blés hautes et blondes, et courir dedans comme lorsqu’il était un enfant et qu’on lui avait fait visiter une ferme dans la campagne. Soudainement il ressentit la mélancholie l’happer dans ses griffes serrées…

Dès qu’il fut dehors, il courut, courut comme il n’avait jamais couru dans toute sa vie. Le bruit de ses pas était étouffé par l’herbe douce qui couvrait cette partie des environs du château. Il s’engouffra entre les larges arbres, les feuilles mortes qui jonchaient le sol s’écrasant sous ses pas, ses cheveux en bataille, l’esprit libre. Il se fichait qu’on l’attaque, qu’un animal dangereux sort de sa cachette à se moment-là pour le manger tout cru; il se sentait bien, mieux qu’avant, meilleur que lorsqu’il prenait des drogues pour engourdir sa peine et son chagrin, sa malaise et sa tristesse, et le déchirement qui se faisait toutefois toujours aussi vive dans son esprit que si c’était encore aujourd’hui que son grand frère Artem était tombé dans les bras de la Mort par force. Tassant ce brin de pensée et de souvenirs de côté, il se laissa tomber dans l’herbe, près d’un arbre dont le tronc était plus large que lui-même lorsqu’il était étendu. Les feuilles firent ‘scronch’ sous son corps. Il ferma les yeux et se sentit en paix, malgré ce qu’il avait fait quelques minutes plus tôt en éveillant tout le dortoir, malgré qu’il avait enfreint un règlement important de l’école. ‘Scronch, scronch, scronch.’ Il leva les sourcils, les yeux toujours clos. Cette fois, ce n’était pas lui qui avait fait ce bruit. C’était un inconnu, de cela il en était sûr. Il se leva, ouvrit les cristaux bleus qui étaient ses yeux et regarda autour de lui. Derrière un arbre. Il vit quelque chose bouger, une ombre, la silhouette d’une personne – celle d’un homme, là il était sûr. Encore des mouvements, puis la personne s’exposa.

Il le reconnut.

« Shawn? »
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MessageSujet: Re: { And he ran, between the trees...   Dim 23 Nov - 21:52

Et voilà, il venait de mettre le point final à son devoir de potions. Il relut encore une fois le paragraphe consacré aux mélanges à risque, avança sa plume pour biffer une phrase, hésita, puis choisit de la laisser comme telle. Il aurait pu faire le travail en équipe avec un autre étudiant, mais Shawn préférait généralement travailler seul. Ainsi, il n'avait pas à faire de compromis entre sa méthode et celle de son partenaire. Pas qu'il soit un espèce de petit arrogant narcissique; bon, peut-être un petit peu arrogant sur les bords, à l'occasion, mais c'était surtout une question de perfectionnisme. C'était plus fort que lui, il ne pouvait se contenter de ne faire les choses qu'à moitié. Le mec intelligent quoi, studieux et un peu coincé, pas bien méchant mais qui peut parfois projeter une image de lui-même affreusement snob. De toute façon, il se débrouillait très bien seul pour ce genre de travail, et il savait d'avance qu'il obtiendrait une note très satisfaisante, si elle ne frôlait pas la perfection. Si certains auraient bien aimé profiter un peu de ses talents, d'autres étaient agacés par sa vantardise; eh oui, il lui arrive malheureusement d'avoir la tête un peu trop enflée. Comme quoi on a tous nos petits défauts.

Le jeune Serdaigle, promu préfet cette année, remballa parchemins et livres, plumes et pots d'encre, et se rendit sans presse jusqu'au dortoir. Il était déjà tard, mais il tenait à terminer ce travail. Quelques élèves traînaient encore dans les gros fauteuils près du feu, à moitié endormis pour la plupart. Dans le dortoir, ça ronflait depuis déjà longtemps, et Shawn tenta de ne pas trop faire de bruit. Il poussa néanmoins un profond soupir en tirant le rideau de son lit avant de se laisser aller sur le matelas qui l'accueillit avec un bruit étouffé. Ses nouvelles responsabilités de préfet le réjouissaient autant qu'elles l'effrayaient. C'était pourtant stupide, il aurait dû s'en douter; ils avaient tous passés l'été à le lui répéter, autant sa soeur et ses parents que Ben. Et même les autres étudiants, en juin, avant de partir pour les vacances. En fait il n'avait pas vraiment été surpris de voir sa nomination inscrite dans la lettre qu'il avait reçue cette année. Plutôt satisfait même. Mais en même temps, il se demandait s'il aurait l'autorité nécessaire à remplir une telle tâche. L'angoisse du perfectionniste, quoi.
    [ DREW ] EH, 'TONY, TU LES AS ?

    [ ANTHONY ] TOUT EST PRÊT, MANQUE PLUS QUE MARCUS.

    [ MARCUS ] NON MAIS VOUS ALLEZ LA FERMER ? VOUS T'NEZ À RÉVEILLER TOUT L'DORTOIR OU QUOI ? ON FOUT LE CAMP MAINTENANT, ET 'TONY SI T'EN PERS UNE SEULE J'TE JURE QUE J'TE FAIS LA PEAU.

Manquait plus que ça. Comme s'il avait besoin qu'une bande de troisième vienne le réveiller. Ce n'était évidemment pas leur intention, comme le leur avait gentiment rappellé l'apparemment très aimable élève répondant au nom de Marcus. En plus Shawn le connaissait pour avoir déjà eu à le réprimander à plusieurs reprises, que ce soit pour une stupide bagarre de couloir ou pour avoir encore foutu le bordel dans la salle commune. Il avait beau n'être qu'un insignifiant gamin de 13 ans, il surpassait déjà nombre de plus vieux dans le domaine du parfait casse-pieds de préfet. Shawn n'avait qu'une envie, se retourner sous sa couette et oublier les responsabilités qui venaient avec son petit insigne. Il l'aurait probablement fait si le dénommé Anthony ne s'était pas pris les pieds dans quelques livres qui traînaient dans le plancher, s'attirant à nouveau les foudres de Marcus. Voilà, il était complètement éveillé maintenant. Et il avait une furieuse envie de jeter par la fenêtre de la tour les trois garçons. Chose qu'il ne ferait jamais, évidemment. Ben lui répétait souvent qu'il était trop gentil. Pas de sa faute, il était comme ça.
    [ SHAWN ] MONTRES C'QUE TU AS DANS TA POCHE, MARCUS. J'COMPTE PAS TE LE REDIRE DEUX FOIS.

    [ MARCUS ] TU VAS M'ENLEVER DES POINTS PEUT-ÊTRE ? J'EN AI RIEN À FOUTRE DE VOS FICHUS SABLIERS.

Ce qu'il pouvait détester ce gamin, c'était pas croyable. Ce n'était pas la première fois qu'il lui répondait de la sorte, et Shawn avait l'impression que si la dernière fois qu'il l'avait apostrophé un enseignant n'était pas passé par là au même moment, ce petit diable se serait carrément foutu de sa gueule. Le Serdaigle ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Il avait toujours été un peu arrogant, hautain. Et voilà qu'il se faisait presque rembarrer par cet espèce de moucheron de second ordre. C'était pitoyable. Voilà ce qu'il était, lamentable. Sans colonne, mou, trop sensible; voilà qu'il remettait encore ça avec son hyper-émotivité. Le laissant à ses petits problèmes d'estime personnelle, les trois gamins s'enfuirent en rigolant, bien contents de leur coup. Marcus avait bien raison, leur préfet, il ne valait pas grand-chose. Une pauvre tapette tout juste capable d'étudier. Pour le reste... Shawn était maintenant debout au beau milieu du dortoir, les bras ballants, avec l'air hagard de celui qui a été réveillé à un mauvais moment. Voilà qu'en plus d'avoir les yeux cernés, il avait le moral à zéro. Il songea un instant à poursuivre les petits imbéciles, mais rejeta vite l'idée. À quoi bon ? Il retourna s'étendre sur son lit, tirant rageusement les rideaux. Les minutes s'écoulèrent lentement, perfides. C'était peine perdue, le sommeil ne reviendrait pas.

Et voilà que le gentil Serdaigle, Monsieur le préfet, se retrouva à vagabonder sur le terrain de l'école en pleine nuit. Direction la Forêt Interdite en plus; tant qu'à sortir, aussi bien que ça en vaille la peine. De toute façon, à peu près tout lui était égal en ce moment. Ben. Il avait erré un certain temps dans les couloirs avant de sortir, du côté des sous-sols, espérant le croiser. Après avoir faillit tomber sur le concierge pour la troisième fois, il s'était résigné à abandonner. Il était couché, évidemement. Shawn avait pourtant un besoin criant de le voir. Alors il s'était dirigé vers les portes et avait commencé à marcher dans l'air frais de la nuit. Ça lui faisait du bien, ça lui nettoyait l'esprit; il avait les idées si emmêlées. Les premiers arbres commencèrent à se dessiner devant lui. Il s'arrêta un instant, croyant avoir entendu d'autres pas, mais non. Plus rien. Mais quelques mètres plus loin une forme humaine attira son attention. Il y avait quelqu'un, juste là, au pied d'un énorme arbre. L'avait-il vu approcher ?
    [ MAXIM ] SHAWN ?
Oui. Et il l'avait même reconnu, qui plus est. Le Serdaigle cependant eut beau plisser les yeux, il n'arrivait pas à distinguer correctement la silhouette assise, caché par l'arbre. Ce n'était pas une fille, il le savait juste par la voix. Il le connaissait, de toute évidence. Son coeur fit un bond dans sa poitrine; se pouvait-il que... ? Un espoir fou, mais qui le poussa à s'avancer encore, d'un pas rapide maintenant. C'était lui, il l'attendait, mais oui. Dire qu'il avait perdu son temps à le chercher dans les couloirs des cachots... Et voilà, il était maintenant suffisamment près pour bien voir les traits de son visage tourné dans sa direction. Maxim. Shawn masqua avec peine sa déception. Pauvre idiot, pourquoi Benjamin se serait-il trouvé ici en pleine nuit ?
    [ SHAWN ] MAXIM... DÉSOLÉ, J'T'AI PRIS POUR QUELQU'UN D'AUTRE.
Il se sentait encore plus minable. Fixant un champignon qu'un couple de limaces achevait de réduire à néant, il se laissa tomber à son tour sur le tapis de feuilles mortes. [/color]
    [ SHAWN ] TU FAIS QUOI ICI ?
En voilà une question. Elle aurait très bien pu lui être adressée. L'ennui, c'est qu'il n'aurait su que répondre. Shawn releva lentement la tête, prenant la peine de vraiment regarder Maxim. Quand il avait réalisé que ce n'était pas Ben quelques instants plus tôt, il avait rapidement baissé les yeux, honteux. Maintenant il le regardait en pleine face, comme s'il cherchait à deviner ce qui l'avait poussé à venir ici.
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MessageSujet: Re: { And he ran, between the trees...   Ven 2 Jan - 6:13

Shawn Davis. Quelqu’un qu’il ne connaissait pas très bien mais qu’il avait eu l’habitude de croiser dans les couloirs quelques fois par semaine. Peut-être le fait qu’ils sont dans la même année aidait-il. Par contre, ils n’avaient pas de classe ensemble, ce que Maxim trouvait bien curieux – ou encore Max avait l’esprit embrouillé par une subtance qu’il avait prit la soirée d’avant et n’avait pas remarqué la présence du jeune Serdaigle. Hum… Maintenant qu’il y pensait, il croyait la deuxième possibilité plus probable. Il avait l’habitude de faire ça, n’est-ce seulement pour oublier et effacer le frêle souvenir d’Artem, son corps ensanglanté gisant sur le bois du plancher, son visage blême, le sang s’écoulant de ses plaies et de sa bouche comme une fontaine. Heureusement, de ce souvenir n’était resté qu’une fade image qui résistait tenacieusement au temps et à la drogue, mais jamais Maxim ne s’avouera vaincu. Il persisterait jusqu’à ce que même le souvenir transparent de son défunt frère disparaisse à tout jamais et qu’il se retrouve seul, en paix, dans son corps. Mais bon, que faisait Artem dans ce bordel? Il ne devrait pas y être puisque Max était supposé penser à la personne qui se tenait devant lui.

Il plissa le front en essayant de se rappeler tout ce dont il savait de lui. Il avait une sœur, peut-être. Oui, November ou un truc du genre… Débile comme prénom. Qui voudrait mettre le nom d’un mois à son enfant? M’enfin, passons. Et Shawn était proche d’un Serpentard d’après les filles de Gryffondor qui passaient leur temps dans la salle commune à papoter des beaux mecs aux corps d’Apollon. Même son nom y était passé. Et puis quoi d’autre? Shawn était un joli garçon aux yeux bleus. Et c’était à peu près tout ce que Maxim connaissait sur le Serdaigle. Minable n’est-ce pas? Mais bon, Maxim n’aimait pas se mêler à la vie des autres – c’était sûrement pourquoi il préférait se tenir seul et étudier seul et boire seul et aller en class seul. La solitude, ça lui plaisait et ça lui allait comme un gant sans jamais qu’il ne s’en plaigne. Peut-être parce qu’il ne voulait pas répandre sa douleur et son malaise sur les autres. Il n’y croyait pas et se disait que c’était une qualité trop digne de sa misérable personne, mais peut-être, oui, c’était possible. Dans la vie tout est possible, et c’était ce qu’il avait remarqué le plus dans ses pitoyables seize ans d’existence. Il se leva lentement, affichant sur son visage un sourire de dédain mêlé à un certain degré de bonté. Ah, ce vieux sourire, toujours là avec lui, toujours là pour tromper les autres et les faire croire qu’il était heureux et calme à l’intérieur.

« Maxim... Désolé, j't'ai pris pour quelqu’un d’autre. »


Maxim faillit rire mais se maîtrisa juste au moment où un petit rictus voulait franchir ses lèvres. Qui donc pouvait bien ressembler à Maxim dans cette détestable école?

« Qui donc, Shawn? Une petite copine peut-être? J’ne ressemble pourtant pas à une fille. »


Ses mots étaient touchés par un faible accent russe et étranger dont le résultat se voyait dans les r qu’il prononçait un peu trop fort pour être vu comme un Français parfait. Au moins gardait-il encore ce petit souvenir de la Russie et de la joie d’y être, gai et heureux avec ses frères et sa sœur et sa famille l’entourant, son père encore peu connu et sa mère aussi joyeuse que lui. Au moins, pensait-il, tout n’était pas perdu, au moins tout n’était pas donné en sacrifice pour engourdir sa mémoire des souvenirs d’un grand frère tué par une bande de salauds ivres. Une brise souffla sur eux, envoyant les feuilles mortes tournoyer dans les airs. Une réussit par tomber dans la tignasse sombre de Shawn. Toujours souriant, Maxim s’approcha avec douceur. À quelques centimètres de Shawn, qui s’était laissé tombé par terre, il avança une grande main et tira la feuille de ses cheveux. Le regardant de haut, ses yeux bleus rivés dans les siens, il laissa tomber la feuille au sol sans détourner le regard.

« Tu fais quoi ici? »

Shawn l’avait demandé quelques instants plus tôt, même avant que Maxim se rapproche de lui. Les rayons diaphanes de la lune donnaient un joli aspect au visage du Serdaigle, un aspect un peu dramatique et même serein. Son sourire s’effaçant un peu mais ses lèvres toujours étirés, Max détourna ses yeux et fixa la terre et les insects qui allaient et venaient sans que la conversation des deux élèves ne les dérange.

« Chuis venu ici... pour oublier. Parce qu’il y a des choses que je n’aime pas en souvenir. La question aurait bien pu se poser à toi, hein. Ta copine ne veux plus de toi ou quoi? »

Er... Je peux demander pardon pour mon message si pitoyable et mal-écrit? ^^'
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MessageSujet: Re: { And he ran, between the trees...   

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