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 La trinité nippone [Clos]

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MessageSujet: La trinité nippone [Clos]   Mar 4 Nov - 3:52

[Avant le bal]

Le ciel prenait une teinte grisâtre petit à petit, contrastant avec les feuilles des arbres qui gagnaient en couleur. D’un éventail d’un jaune maïs à un orange chaleureux, ces dites feuilles annonçaient la venue imminente de l’automne. La beauté du paysage naturel avait toujours su charmer la nippone, elle qui raffolait surtout de la rougeur des plantes. Il lui manquait d’errer sans réel but dans les jardins de sa somptueuse demeure, au gré de ses humeurs nostalgiques. Malgré cela, elle ne pouvait dire vouloir retourner à sa terre natale située en Asie. Elle était bien, ici, à Poudlard. Étaient offert à sa personne de nouvelles visions exotiques de cette saison où la nature s’endort tranquillement. De plus, la jeune Miura se trouvait choyée de pouvoir profiter de tels instants en bonne compagnie, notamment avec le fameux Kenzô-kun. Parlant de ce dernier, il était devenu un mystère ambulant pour la Serdaigle. Celle-ci était désormais déchirée entre l’attitude qu’elle avait habitude de prendre, soit celle d’une actrice de théâtre qui refuse de laisser sa vraie miséricorde retourner à la surface… Ainsi qu’avec son désir d’être franche et ce, dès ce jour près du lac de l’école magique… Jour qui changea à jamais la relation entre les deux meilleurs amis, ne serait-ce que dans la perception qu’avait la demoiselle envers son idole, si on peut le dire ainsi… Mais cela est s’éloigner du sujet principal.

Éloignée du reste de la population étudiante présente dans la grande salle, la japonaise semblait être seule dans son univers. Depuis très tôt au courant de la matinée, elle était assise au même endroit. Son regard était rivé devant elle, sur un bout de papier déposé sur la longue table. Il allait sans dire qu’elle était absorbée et déterminée à la tâche qu’elle s’était donnée en sortant du lit. Oh, ce n’était nullement une mission d’une importance ultime… On pourrait plutôt qualifier ce projet de plan de rechange, elle qui se retrouvait souvent sans compagnie ou activités de planifiées. En somme, on aurait pu croire que la belle adolescente était partie intégrale du décor de Poudlard. Tout comme elle était une élève assidue, elle était une artiste entièrement dévouée à son art… Car oui, elle avait entamé la réalisation d’une esquisse qui se transforma en un dessin délicat, encré avec précision. Bougeant autant qu’un arbre centenaire dont les racines s’étendaient à des mètres à la ronde, Rei restait assise au même endroit. Ses seuls mouvements, ou presque, venaient de ses mains qui vaquaient à faire avancer l’œuvre amateur. Un maigre repas maison, préparé avec attention, fut la seule distraction remarquable de la jouvencelle. Adroitement, elle s’était lancée dans l’application d’aquarelle. Le travail représentait un jardin à l’époque où les cerisiers étaient en fleurs, soit la période favorite de l’année pour bien des japonais. Quant à savoir si cette scène sortait tout droit de l’imaginaire de la Serdaigle ou non… Il fallait avoir été chez elle pour le savoir.

Approchant la finalisation de son passe-temps improvisé, l’élève dans la fleur de l’âge ne portait plus aucune attention à son environnement. De toute façon, ce n’était pas comme si le reste du monde ne lui rendait pas la pareille. Traçant les derniers détails clefs, la nippone laissait planer une faible expression de satisfaction sur son visage. Cet isolement psychologique causa un vif sursaut chez elle lorsqu’on lui adressa enfin la parole. Les yeux en amande grand ouverts, elle se tourna enfin vers son interlocuteur qui, par un heureux hasard, s’avéra être un compatriote japonais. En effet, Inoue Kazuhiro était fort probablement l’unique Serpentard d’origine asiatique (voire le seul Serpentard tout court) à se retrouver dans l’étroit cercle de connaissances de l’héritière des Miura. En bon Don Juan samaritain, à l’insu de la demoiselle qui se voyait être son amie, il complimenta l’adolescente sur son talent. Étant lui-même un artiste, en quelque sorte, il savait reconnaître la qualité d’un travail. D’ailleurs, il se gênait peu dans ses commentaires. Tout de même, il tirait habilement les ficelles de la conversation. Il demanda à la Serdaigle la raison pour laquelle elle n’avait pas peint une scène reliée à l’Halloween, fête qui approchait à une vitesse phénoménale. Celle-ci ne savait quoi répondre, elle qui n’avait peint que selon les émotions du moment. De fil en aiguille, l’adolescent des verts et argent broda en direction de ses vraies intentions… Qui se résumaient bêtement à une invitation au bal d’Halloween qui était organisé par l’établissement scolaire. Cela étant la dernière chose à laquelle s’attendait Rei, cette dernière ne cacha pas son étonnement d’une telle demande. Elle était, évidemment, heureuse d’avoir été considérée par un être respectable (pas de commentaire, Kenzô-chou, lol) tel que Kazuhiro. Souriante, elle répondit d’un : « Ii desu ne! » [Quelle bonne idée!] Elle ne put s’empêcher de demander confirmation plusieurs fois par la suite, c’était une nouveauté totale pour elle. Elle n’arrivait pas à comprendre ce qui avait fait d’elle le premier choix de quiconque pour un bal, même pour un ami proche. Elle s’aventura même à offrir un câlin amical avant de quitter la pièce, extrêmement joyeuse à l’idée de célébrer son tout premier Halloween dans la grande salle décorée de Poudlard.

Sur le chemin du retour à son dortoir, la nippone aux origines mixtes aperçut une autre figure familière un peu plus loin dans le corridor : le seul et unique Kenzô-kun. Affichant un sourire qui se serait volontairement étiré jusqu’à ses oreilles, elle couru jusqu’à lui. « Kenzô-kun! » Quelque peu essoufflée, elle se pencha pour reprendre son souffle à la suite d’un court sprint. Reprenant une position normale, elle tapa trois fois dans ses mains, excitée de la nouvelle qu’elle se devait de partager avec son héros. « Kenzô-kun ne devinera jamais ce qui s’est passé tout à l’heure! J’ai moi-même de la difficulté à y croire… Mais Inoue-kun m’a invité au bal d’Halloween! » disait-elle en se pointant le nez, se dandinant sur place. Aussi bénin une telle chose pouvait paraître aux yeux d’autres adolescents, elle était un événement monumental dans la vie de la Serdaigle. Celle-ci en tirait une grande fierté. « Anô… C’est génial, ne? C’est la toute première fois que je me fais inviter à un bal depuis que je suis à Poudlard! Oh, j’ai si hâte de voir à quoi cela ressemble… De passer la soirée avec un cavalier, de danser et s’amuser jusqu’à ne plus être capable de tenir debout! Oh, j’y pense… Kenzô-kun va-t-il y aller lui aussi? Hai? Sô desu ka? Je tâcherai de lui dire bonjour, alors! Ja! » Puis, de la même vitesse à laquelle elle était arrivée, la jouvencelle repartie en direction de sa maison. Elle avait maintenant une tonne de choses à faire au cours des prochains jours : préparer son accoutrement pour la dite soirée, entre autre!
- - -
[Au bal]

Cela faisait désormais plus d’une semaine que la candide Miura arrivait à peine à fermer l’œil. Loin de s’être transformée en zombie ambulant, elle était même beaucoup plus effervescente. Elle avait passé de longues heures à se creuser la tête pour se trouver une costume, ainsi qu’à le réaliser… Car oui, elle s’était investie à un point où elle avait mit sa touche sur chaque morceau qui allait lui servir de déguisement. Il fallait dire que sa mentalité asiatique jumelée à son idée d’être vouée à devenir une femme à la maison lui avaient fournis tous les talents nécessaires pour faire de la couture haute de gamme. Ce n’est donc pas pour rien que, dès qu’elle se décida sur ce qu’elle voulait, qu’elle avait entreprit de faire son propre déguisement. Le peu de gens qui l’avaient vu à l’œuvre n’avaient pu retenir leur surprise : on croirait à un costume sortit tout droit d’un magasin de luxe à Osaka! Et quel était ce dit costume? Rien de plus, ni de moins, qu’une copie d’ensemble traditionnel de théâtre coréen. Certes, ce n’est qu’un élément culturel de la jeune fille… Mais pour la plupart des gens, c’était quelque chose d’original et de peu commun. En somme, la riche héritière se pavanait habillée de soie rouge brodée de motifs décoratifs, le tout surmonté d’un chapeau à lequel étaient suspendus un bon nombre de perles.

Le fameux soir de l’Halloween arrivé, Rei enfila son déguisement, le cœur battant la chamade en plein centre de sa poitrine. (Oui, je sais, le cœur est plus à gauche. XD) Elle s’observait dans la glace, hésitant à appliquer son maquillage. Tout autant elle pouvait être emballée par la soirée à venir, autant elle était nerveuse à l’idée de ce que les gens penseraient. Elle qui osait à peine se mettre belle le matin avant d’entamer une journée… Elle ne savait pas comment on réagirait à la voir arriver accoutrée de la sorte. Et oui, la belle était victime d’anxiété des dernières minutes. Se faisant un peu de vent, elle parvint à se redonner le courage qu’il fallait pour déposer deux petits ronds rouges sur des joues. Elle s’était dit qu’elle ne serait pas seule, premièrement… Et que, secondement, elle allait suivre les conseils de son meilleur ami : ne pas trop penser. Ne lui avait-il justement pas reproché cela, justement, une fois, à la bibliothèque l’an dernier? Elle allait s’amuser, c’était tout ce qui devait lui traverser l’esprit. Ainsi, les touches finales furent mises, puis la Serdaigle se rendit au point de rendez-vous.

Regardant les gens défiler devant elle, dans un long corridor, elle esquissait un faible sourire. Comme à son habitude, elle était arrivé plus tôt qu’elle n’aurait du. Elle ne s’inquiétait donc pas du temps que cela prenait à son cavalier de la rejoindre. Les minutes passèrent, laissant l’adolescente à elle-même un moment. Cette occasion lui permit d’imaginer ce à quoi ressemblerait Kazuhiro : une star, un loup-garou, un joueur de sport quelconque, un détective, un samouraï… Tout y passa, en fait. MiuraRei s’amusait bien à imaginer son ami dans divers costumes, se demandant lequel lui irait le mieux. Elle ne pouvait dire le connaître assez pour savoir ce en quoi il se déguiserait, ni ce qui serait plus de son goût. Elle laissa échapper un soupire, cherchant quel serait le costume suivant qui aurait le charmant japonais comme hôte. De toute évidence, elle sursauta quand on lui tapota l’épaule en prononçant son nom. Une main sur le cœur, elle se retourna… pour faire face à une femme! Après le choc initial, la bouche de la Serdaigle s’ouvrit tout grand au moment où elle reconnu son partenaire pour la soirée : Kazuhiro. « KAWAII! » fut le premier mot à sortir de la bouche de l’asiatique. Elle souriait de plus belle et regardait son compagnon de la tête au pied. « Décidemment, Inoue-kun fait une très belle femme! De quoi me faire douter de ma propre féminité! Je vais devoir faire plus attention, à l’avenir… Si je veux rivaliser avec Inoue-kun! » Bien évidemment, elle rigolait. Il ne faut pas avoir la tête à Papineau pour savoir que le Serpentard ne s’habillerait pas comme une femme à l’avenir, ce n’était que pour le plaisir de l’activité qu’est l’Halloween! Prenant avec joie le bras que lui offrait son cavalier, Rei parti en direction de la salle de bal.

Aux yeux de la nippone, son aventure venait à peine de commencer. Les derniers jours qu’elle avait passé à préparer ce jour semblaient maintenant si loin… Comme s’ils n’avaient été d’un éclair qui, aussitôt apparut dans votre pupille, il s’ancre dans votre mémoire et n’est rien plus rien qu’une image. Elle n’y repensait pas plus qu’à la paire de chaussette qu’elle avait suspendue pour faire sécher. Après tout, il y avait tant de merveilles qui ne demandaient qu’à n’être découvertes dans cette salle de balle. Inconsciemment, elle serra le bras de son compagnon un peu plus fort alors qu’ils poussaient la porte d’entrée. Elle avait envie de fermer ses paupières… Pour seulement les rouvrir dans un univers différent, un monde de fantaisie dantesque. Pourtant, elle brava cette tentation soudaine, car elle ne voulait manquer la moindre seconde de son arrivée sur les lieux hautement décorés. Adonc, elle ne fut pas déçue! Il n’y avait rien pour décrire la scène qui s’offrait à sa petite personne insignifiante. Jamais n’aurait-elle pu s’imaginer un lieu de la sorte, bien qu’elle ait tenté. Elle ne put s’empêcher de remercier Kazuhiro, sans lui… Elle n’aurait pas eut cette chance. Cela étant sans savoir que la soirée aurait pu prendre une toute autre tournure, si son chevalier séduisant de Kyoto aurait eut une chance plus équitable…

[Premiers posts réservés à Kazuhiro Inoue et Kenzô Maeda.]


P.S. La mise en page est affreuse... Mais je vais la retravailler dans mon prochain post... Je veux aller faire dodo. T_T
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MessageSujet: Re: La trinité nippone [Clos]   Ven 14 Nov - 23:05

[Avant le bal]

Jouant avec sa plume contre la table, le poufsouffle s’efforçait du mieux qu’il pouvait à suivre son cours de potions. Peut-être aurait-il été plus attentif si l’approche d’un bal ne se faisait pas attendre et plus simplement encore, si la matière se pouvait d’être intéressante. Accoudé contre la table, son visage contre sa paume de main, l’élève était ailleurs. Quelques fois il griffonnait sur son parchemins et d’autres fois, il jetait des regards ici et là dans la classe, n’oubliant aucun recoins de cette dernière. Cependant, ses yeux et tous ses mouvements n’étaient pas pris en compte. Maeda réfléchissait sérieusement. D’ailleurs, il lui arrivait de réfléchir beaucoup depuis le fameux épisode du lac où le visage d’ange de son ami s’était laissé découvrir. De plus, le japonais ne comprenait plus vraiment ce qui se passait chez lui. Allait-il bien ou n’était-ce qu’un simple passage? Avait-il eu envie de sincèrement l’embrasser? Lui, Kenzô, celui qui se disait être son meilleur ami, parfois même son frère? Le cœur de l’adolescent était troublé depuis un petit moment. En fait, depuis la rentrée… Il en avait quelques fois perdu l’appétit. Ses nuits s’étaient résumées à regarder le lit au-dessus de lui, les bras sous sa nuque, en réfléchissant encore et encore. Ces réflexions n’étaient pas toujours les mêmes, mais cela n’empêchait en rien le fait que Miura Rei était dans celles-ci et ce, tout le temps, sans exceptions. Cette fille était omniprésente dans sa vie. Pourtant, il l’avait toujours su, mais pourquoi alors cela se manifestait plus précisément maintenant plutôt qu’autre fois? Kenzô se montrait nostalgique à chaque fois qu’il pensait à elle, à cette fois où elle l’avait entraîné dans les profondeurs du lac pour la première fois lors de leur entrée en première année, les fous rires dans les rangées de la bibliothèque, leurs réunions dans le parc et bien sûr leurs étés passés ensemble. Ainsi, avec tout cela et ses sentiments confus du moment, le garçon se demandait si il devait l’inviter au bal… Certes, il l’aurait fait en temps normal, mais cela aurait été par simple gentillesse, parce qu’ils étaient amis et qu’aucune gêne n’était présente entre eux. Toutefois, c’était différent aujourd’hui. Lui-même ne savait trop quoi faire et encore moins de quoi il s’agissait. Il était impossible d’avoir mangé quelque chose qui l’aurait rendu aussi mal à l’aise, du moins, pas pour aussi longtemps.

La cloche avait sonné, d’après ce que lui avait dit son partenaire qui avait déjà ramasser ses choses dans son sac. Sursautant légèrement, Kenzô le salua et resta un petit bout de temps à regarder vers la fenêtre à l’horizon… La classe était vide, même le professeur était parti. Il regardait d’un air presque sans vie et se disait que bientôt, les premières neiges tomberaient doucement sur le sol pour recouvrir l’herber verte du parc, gelant ainsi la terre pour encore de longs mois glacials. Soupirant, le nippon se mit enfin à ranger ses affaires dans son sac à bandoulière. Se levant doucement, faisant grincer la chaise contre le sol, le poufsouffle sortit de la salle de cours et alla monter les escaliers vers la grande salle. L’heure du déjeuner ce faisait sentir dans l’air à chaque pas qu’il faisait. Même l’activité dans les couloirs le prouvait. En temps normal, Kenzô aurait prit la peine de saluer tous les tableaux qu’il croisait, mais il ne le fit pas cette fois, ce qui surpris plusieurs personnages de ces derniers qui se demandaient qu’est-ce qui n’allait pas chez ce jeune homme. Il était tout simplement trop pensif depuis quelques temps. Cela pouvait d’ailleurs être inquiétants pour certains qui étaient habitués de voir un Kenzô plein de vie qui jouait l’idiot à tout bout de champ. Cette fois-ci, par contre, il avait une tête à faire peur. S’excusant aux élèves qui bloquaient l’entrée de la grande salle dans leur petite réunion, le japonais entra et se dirigea sur le champ vers la table de sa maison. Pourtant, s’était sans savoir que Inoue Kazuhiro semblait l’attendre depuis un bon bout de temps. Entendant son nom, le poufsouffle avait cru à ce que ce soit Rei, n’ayant pas pris compte le ton de la voix plus grave de la personne qui l’appelait. La mine ne fut que plus déçue en constatant que ce n’était que ce serpentard qui, depuis un bon bout de temps, tournait toujours autour de Rei. Si cela n’aurait pas été de cela, peut-être que Maeda aurait su l’apprécier… Toutefois, les serpents étaient fourbes et celui de la maison des jaunes ne lui faisait pas confiance. Cela ne l’empêchait tout de même pas de se montrer poli et bien élevé. À chaque question qu’il lui posait, Kenzô répondait du mieux qu’il pouvait. Cependant, comment devait-il s’y prendre avec une telle question, cette fois-ci? En effet, Kazuhiro l’avait prit par surprise. Comment pouvait-il venir lui demander si cela lui dérangeait si il invitait Rei? C’était sans compter qu’il le menaçait d’agir plus vite que lui si il ne voulait pas voir Miura Rei dans les bras d’un autre… Voulait-il seulement le rendre encore plus mal qu’il ne l’était déjà? Le prendre pour un véritable idiot, un vrai, en dehors de tout acte comme il le faisait d’habitude?

Maeda n’avait même pas eu le temps de dire quoique ce soit à ce Inoue Kazuhiro que ce dernier était déjà partie. Tant qu’au poufsouffle, il s’était laissé choir sur un banc de la table de sa maison, désespéré, s’accoudant les deux bras sur la table, les mains sur son visage et ses doigts entremêlés dans ses cheveux. Il n’avait même pas cherché Rei des yeux comme à l’accoutumé. Il n’avait pas envie de la voir tout de suite puisqu’il savait qu’il allait se faire poser des questions. La jeune femme s’inquiétait toujours de son état tout comme lui envers elle. Qui plus est, les mots du serpentard résonnaient toujours dans son esprit. Peut-être était-ce le temps qu’il lui demande à elle, avant que Kazuhiro ne le fasse avant? Cela prit quelques minutes afin que le jeune homme se convainque enfin que c’était la meilleure chose à faire, soit d’être honnête avec elle. Kenzô pouvait se contenter de son amitié, du moins, s’était ce qu’il pensait, mais il ne désirait pas perdre sa chance sans même avoir essayé. Si seulement il n’y avait pas cette peur de tout perdre en espace de quelques misérables mots… C’est alors que Kenzô reconnu la voix de sa meilleure amie; il allait pouvoir lui dire plus vite qu’il ne le pensait, finalement! « Rei, j’aurais quelque chose d’important à te… » dit-il en se levant, beaucoup plus grand que son amie, mais cette dernière était trop surexcité pour le laisser finir. Rei tapait des mains, son sourire, c’était un sourire que Kenzô n’avait jamais cru voir… Elle semblait incroyablement heureuse et c’était tant mieux vu ce qu’elle vivait -sa joie faisait sa joie à lui aussi-. Pourtant, jamais Kenzô ne réussit à sourire où à la féliciter à ce moment-là. La terre avait cessé de tourner dans le temps, les mots de Rei semblaient désormais lointains ainsi que le brouhaha de la salle. Les yeux rivés sur la serdaigle, l’expression morte sur le visage, l’adolescent n’arrivait plus à parler. Il n’avait plus envie non plus de le faire. Heureusement pour lui, bien que cela lui brisa encore plus le cœur, son amie était aussi vite repartie qu’elle n’était arrivée. Et tout cela pourquoi? Pour lui annoncer qu’elle allait au bal avec Inoue. C’était qu’il avait fait vite, celui-là! D’ailleurs, Rei lui avait demandé si il comptait venir comme si de rien était, trop aveugle par son petit bonheur personnel, et ne lui avait même pas laissé la chance de répondre. Visiblement, il ne pouvait plus faire ça place… Elle avait répondu à sa place, affirmant qu’il allait venir. Pour être franc, Kenzô n’en avait plus aucune envie du tout. Qui plus est, il resta longtemps, debout, après que Rei l’eut quitté… Puis, encore une fois, il passa un repas de plus avant de s’en retourner dans sa salle commune. C’était la première fois que Rei ne l’avait pas écouté, ne serait-ce qu’une seconde…

[Au bal]
[Costume = https://redcdn.net/ihimizer/img291/1399/normalyamapi05zm0.jpg]

Il lui avait été difficile de voir Miura Rei courir un peu partout pour son costume qui se voulait d’être extraordinaire vu le temps qu’elle y mettait. Le pauvre garçon s’en voulait toujours d’avoir échoué dans l’entreprise de sa demande et surtout, d’avoir été battu par un autre garçon qui était entré dans la vie de Rei bien plus après que lui. Depuis tous ce temps que la serdaigle ne cessait de dire que Kenzô était sa priorité, ce dernier avait envie de vomir, parfois même de mourir, à chaque fois qu’elle répétait un autre de ses mensonges stupides! Jaloux? Oui, beaucoup même. Comment un bout de tissu pouvait être plus important que son meilleur ami? Certes, ce même bout de tissu allait la rendre jolie à ce bal. En effet, elle s’efforçait d’être jolie pour CE garçon! Pour ce serpentard, ce Inoue Kazuhiro! Pourquoi lui, d’ailleurs? Rei ne s’était jamais forcée pour lui, ce n’était pas juste. Qui plus est, Maeda se rendait malade à force de trop y penser et l’envie de vomir lui vînt réellement lorsqu’il reçut le déguisement que sa mère lui avait envoyé du Japon. C’était quoi, ça? Dans une boîte, il y a avait une multitude de tissus qui ne voulait rien dire. Il avait donc entamer la recherche pour savoir quel morceau allait où et quand, pendant qu’il marmonnait contre Rei et Kazuhiro. Il se sentait mal et stupide d’agir ainsi, mais c’était beaucoup plus fort que lui. Ce n’était peut-être que de pures coïncidences, mais le nippon se sentait sincèrement délaissé par son amie depuis l’arrivé du serpent. Après tout, avait-elle oublié qui avait toujours été à ses côtés lorsque tout allait mal? Qui l’avait consoler dans le lac, après que son maquillage est laissé à découvert les traces haineuses de son père?

Cela lui avait été difficile de s’arranger convenablement dans tous ces morceaux de tissus, mais Kenzô y était arrivé à temps pour pouvoir arriver le premier en bas des escaliers afin de guetter la venue de sa meilleure amie. D’accord, il avait prit une semaine complète à se remettre du fait que Rei y allait avec le serpentard, mais cela ne voulait pas dire qu’il approuvait! En effet, le poufsouffle allait se faire discret, très très discret, et allait surveiller les faits et gestes de ce serpent. Il n’aurait qu’à oser une seule petite chose de trop envers sa Rei-chan et Maeda lui sauterait à la gorge! Bref, le japonais descendit donc les escaliers et comme il l’avait prévu, il y avait très peu de gens de prêts. Rei devait se pouponner à l’heure qu’il est. Soupirant, Kenzô arrangea sa ceinture et le veston qui y était attaché autour de sa taille. Le pauvre ne savait pas à quoi avait pensé sa mère, mais son costume ressemblait plus à un drag queen qu’à un cow-boy. À moins bien sûr que ce dernier était un cow-boy nouveau genre! Bref, le japonais se sentait très mal à l’aise; il fallait avouer que ce n’était pas dans ses habitudes de s’habiller de la sorte et encore moins de laissé son col de chemise aussi ouvert! Les professeurs auraient pu volontiers critiquer son « décolleté » si seulement il avait été une fille. C’est au même moment, pendant que Kenzô toisait son propre ouverture au niveau de la poitrine en rougissant, qu’il aperçut Rei au loin. Pris d’un soubresaut, Kenzô eut le réflexe de se cacher comme une proie se cache de son prédateur, derrière une statue du hall d’entrée. Elle attendait? Cela voulait donc dire que l’autre garçon osait faire attendre sa partenaire? Il n’avait même pas osé monter les escaliers pour aller la chercher à la porte de sa chambre commune? Et bien, le peu de galanterie que connaissais Kenzô l’avait au moins initié à de telles choses, lui! Un point de moins pour Inoue!

Kenzô aurait pu s’endormir à espionné l’attente de son amie, mais la vision d’une femme extrêmement laide lui fit ouvrir grande les yeux même si en réalité, le nippon aurait voulu les fermer et ne plus jamais les rouvrir! C’était pour finalement se rendre compte que c’était Kazuhiro. Essayant de se retenir pour ne pas pouffer de rire, Kenzô était maintenant fier de son costume. Du moins, jusqu’à ce qu’il entende un énorme « KAWAIII !» provenant de la bouche de Rei. Ça y était, Kenzô venait de se faire achever. Le point que Kazu venait de perdre venait de lui retourner! Ainsi, doucement, tranquillement, SUBTILEMENT, Kenzô Maeda les suivit, se camouflant dans les alentours du buffet, tout en profitant bien de goûter à tout … Du moins, jusqu’à ce qu’il se fasse repérer!
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MessageSujet: Re: La trinité nippone [Clos]   Dim 23 Nov - 3:41

[Comme ce cher Inoue-kun se fait attendre... ;P Allez, ye vous aimes.]

Comment décrire le raz-de-marée de marrée qui venait d’engouffrer l’héritière des Miura? Il s’agissait d’un de ces événements auxquels elle était habituée, mais après avoir subit une transformation totale. C’était cette excitation nouvelle qu’elle n’avait jamais pu partager ni ressentir. Il était question d’une reconnaissance joyeuse envers celui qui lui tenait aimablement le bras, de ce garçon qui l’avait surpris en faisant ce qu’aucun autre n’avait voulu faire. Parmi la panoplie de circonstances, il s’agissait également de l’émerveillement face à la magie du moment, de la pièce même qui était méconnaissable… Différente, mais ô combien enchanteresse. C’était l’euphorie de devenir une autre personne pour l’espace d’une soirée, d’être libre l’espace de quelques heures… Et comment oublier l’égoïsme naturel de croire que c’était entièrement pour soi, que la soirée existait pour ne lui faire plaisir qu’à elle, puis que toute cette exaltation tournait autour de son plaisir personnel. Qui aurait cru que la petite Serdaigle qui parvenait à oublier sa propre importance arriverait, un jour, à cesser de s’inquiéter pour tout? Enfin, elle ne croulait sous le fardeau du secret familial. Finalement, elle était capable de suivre le conseil de son meilleur ami qui consistait à ne trop penser, pour une fois. Elle ne se concentrait que sur ses émotions, ainsi que celui qui l’accompagnait avec les meilleures intentions. Tout ce qu’elle avait été antérieurement… Elle n’y pensait plus. Sa mémoire avait enfermé sa vie à double-tour et en avait jeté la clef et n’avait l’intention de retourner la chercher avant que ce ne soit la fin de cette journée d’Halloween.

Parvenant à peine à être assez consciente de ses actions pour sourire à Kazuhiro, les pas de la nippone semblait la guider instinctivement. Ses yeux scintillants se posaient sur chacun des élèves, ne retenant que la gamme extraordinaire de couleurs qui donnait toute l’effervescence à la grande salle. Aussi étrange que cela était pour elle, c’était trop et pas assez à la fois. Elle ne savait plus où donner de la tête tant elle se laissait spontanément emporter par l’énergie de l’Halloween. Si elle n’aurait pas été escortée, sans nul doute elle se serait étourdie à tourner telle une toupie en espérant ne louper aucun détail. Le bras du garçon originaire de Kobe agissait à l’image d’une bouée… Évitant à l’égarée de s’étouffer dans la mer de révolutions et cela, sans même que la concernée n’en soit consciente. Quitte à savoir si cela l’offusquait ou lui amenait satisfaction d’avoir réussit un tel coup de maître… Il n’y avait que lui pour dispenser une réponse. Toutefois, il brisa momentanément la chaîne de rêve de la jouvencelle en rouge en laissant glisser sa main le long du bras de la japonaise. Celle-ci suivit la sensation du regard jusqu’à sa main, pour ensuite remonter celui-là en direction de son compatriote. Bien que ce fût l’ordre naturel des choses que de se faire inviter à danser par son partenaire, Rei se voyait médusée par l’invitation. Par habitude du protocole social, elle ne se fit point du tout prier avant de déposer sa main droite sur l’épaule de son ami, sa gauche se plaçant directement au creux de celle à l’asiatique.

Son imagination s’envola une fois supplémentaire en direction d’exquis souvenirs des douze ans de la jeune femme. Elle se revoyait à l’écart d’une foule d’inconnus qui se prenaient pour d’autres, soupirant puisqu’elle était en proie à un de ces ennuis mortels… Elle avait déjà, à cette époque, abandonné l’idée de se retrouver à l’aise entourée de gens qui étaient supposément comme elle. Quelle ne fut pas sa surprise de se faire aborder par en gentil garçon de son âge! Certes, il ne lui avait jamais réellement laissé de choix à l’accompagner… Mais il ne fallait pas chercher loin afin de voir le bien qui roupillait en lui. Étant de nature à toujours vouloir donner une chance, la japonaise fut enchantée de se faire une connaissance qui ne tarda à se transformer en un excellent ami. Pourtant, le moment présent avait un je-ne-sais-quoi de différent… Évidemment, les enfants avaient vieillis et se dirigeaient de bon train vers l’âge adulte… Néanmoins, ce n’était pas l’incohérence que cherchait la Serdaigle. Un élément se tiraillait en elle, puis elle ne pouvait dire s’il s’agissait d’une allégresse ou de papillons noirs. De quoi la laisser dubitative un certain temps…

La musique laissa tout à coup place à une mélodie plus posée et tranquille. Vivant une panique intérieure sans savoir la cause de celle-ci, Miura se laissa transporter plus près de son accompagnateur au déguisement féminin. La féérie ensorceleuse s’était évaporée sans crier garde… Laissant derrière elle une adolescente qui se remémorait ce qu’était la réalité. De fait, la pauvre faisait bilan de la situation dans laquelle elle s’était engagée. Elle qui aurait ordinairement trouvé cela normal de valser avec un homme, rien n’aurait pu lui paraître plus anormal que d’être aussi près d’Inoue. En prime, elle se faisait assaillir par sa compagne la nostalgie. La nippone en était venue, avec la routine de côtoyer un être cher plus souvent que les autres, à associer la sensation d’être confortablement blottie à cette dite personne. Non que cela signifiait qu’elle n’appréciait pas son cavalier, simplement… Comment ne pas penser à la chaleur qu’elle avait ressentie à l’intérieur d’elle lors de l’illustre incident près du lac à son retour du Japon? Ce confort qui était un élément habituel de son existence depuis quelques temps…Pour résumer, Kenzô Maeda venait de faire un retour triomphant à l’intérieur de la conscience de sa protégée qui l’avait, il faut être honnête, entièrement ignoré ces derniers temps.

Ce que la nipponne ne savait pas, c’est qu’il y avait un second ange gardien qui veillait sur elle. Habilement, il avait œuvré en toute transparence afin de l’amener près de sa rédemption. Ce séraphin était loin d’être dupe ; il était conscient qu’il allait devoir forcer la bonne fortune de ses vieilles connaissances. Prenant délicatement les épaules de son amie l’actrice de théâtre coréen, cet envoyé du ciel défit peu à peu leur étreinte. Il joua son rôle à la perfection en mimant la surprise d’apercevoir le Poufsouffle qui se tenait à peine à un mètre du couple de danseurs. Il s’avança de son ami avec une démarche des plus efféminées, renforçant l’idée de sa compatriote qu’il aurait pu naître femme sans qu’on ne s’en rende compte. Il la prit d’ailleurs par surprise lorsqu’il s’éloigna par elle ne savait quel miracle avec celui qu’elle avait si souvent considéré comme son grand frère. Ébahie, elle regardait les deux hommes de sa vie valser en affichant tout de même un sourire amusé. Il n’était pas coutume de voir Kazuhiro faire de beaux yeux alors que son cavalier grimaçait drôlement. La demoiselle abandonnée en profita pour se tourner et goûter à ce buffet duquel elle ne s’était pas encore approchée. Ses papilles gustatives ne s’en plaignirent pas! Il y avait plus qu’assez de délices qui reposaient sur la longue table disposée à cet effet. Elle se fit interrompre par son partenaire officiel pour ce soir d’Halloween qui avait, visiblement, terminé d’emprunter sa pauvre victime probablement marquée à vie par cette dernière valse. Cependant, il ne pouvait revenir lui garder compagnie immédiatement : il devait aller se refaire une beauté… Laissant son chrysanthème seul avec le jeune homme paré de fourrures et autres pièces composant son déguisement.

Un malaise s’installa confortablement entre les confidents ; d’une part à cause de la gêne face à un décolleté laissant transparaître un corps adroitement sculpté, d’autre en raison d’un mystère. Le silence entre les deux devenant lourd, malgré le brouhaha ambiant, donc la Serdaigle fit ce qui était tout naturel chez elle dans de telles situations : glisser un compliment simplet. « Le costume de Kenzô-kun est sympa… Ne? » Au fond, la riche héritière était plutôt intimidée par l’accoutrement dégarni du nippon. Elle n’avait jamais été à l’aise devant ce torse et n’était pas près de l’être. Malencontreusement, il n’y avait pas de journal à portée de main qui aurait pu lui servir d’issue… La coupant dans sa recherche d’une possible échappatoire, l’élève des jaunes invita sa comparse à danser. Cette dernière le regarda, incrédule, incertaine qu’il lui posait bel et bien la question à elle. «Kenzô-kun veut-il… Veut-il vraiment danser avec moi? » Elle déglutit à l’idée qu’il ne change d’avis et lui réponde qu’il ne faisait que blaguer pour détendre l’atmosphère… Ce pourquoi elle se mit à fixer le sol, jusqu’à ce qu’une main tendue ne surgisse dans son champ de vision. Mordillant sa lèvre inférieure, elle releva son visage de porcelaine tout en acceptant l’invitation. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, ce n’était pas n’importe quel nigaud qui venait de la solliciter… Non, c’était par nul autre que son Kenzô-kun qu’elle se laissait ramener avec joie sur la piste de danse. Marchant derrière lui, cachant de son mieux son optimisme démesuré, elle admirait le petit côté mystérieux de cowboy Maeda!

Une fois en plein centre de la salle, Rei sembla retrouver une partie de son entrain puisqu’elle replaça adéquatement les mains de son cavalier en riant. Elle avait clairement une plus grande expérience en ce qui avait trait à la valse. Elle lui laissa malgré tout l’honneur de faire le premier pas, il devait garder sa dignité. Eurent-ils à peine la chance de se mettre à danser dans la populeuse foule autour d’eux qu’un maladroit vint bousculer la Serdaigle… qui évita la chute en fondant sur le Poufsouffle. Si cela n’aurait été de la fille qui se tenait trop près derrière elle, l’asiatique aurait probablement reprit un peu de distance envers son partenaire. Les choses étant ce qu’elles étaient, elle se voyait contrainte à restée pressée contre son gentilhomme. Quelle bourde, c’était quand même contre son meilleur ami qu’elle était en train de se languir! Elle évitait le regard de ce dernier comme s’il s’agissait de l’apocalypse… Si elle n’aurait eut ces décorations en forme de cercle rouge sur ces joues, il va sans dire que Kenzô aurait remarqué qu’elle était devenue plus vive qu’une tomate! Oui, elle était habituée de se retrouver dans ses bras… mais elle était immobile pour la plupart du temps. Ce n’était pas pareillement à se mouvoir blottie dans ses bras, dans une soirée magique qui était parsemée de primeurs, accompagnée d’une douce musique apaisante… À virevolter sur elle-même en oubliant graduellement les autres dans les alentours, se laissant progressivement bercer par les mains qui dirigeait sans difficulté son corps… Pénétrant dans une transe insolite, elle s’accoutuma à la proximité… Si tout à l’heure elle s’était régalée de nourriture, elle se délectait d’ores et déjà à revoir le visage attendrit du Poufsouffle. Lui qui avait à tant de reprises agit en tant que baume sur les blessures émotionnelles de sa poupée de porcelaine ; il envahissait de plus belle la réminiscence de la ravissante Miura. Celle-ci le revoyait à tant d’occasions, mais revenait toujours à la voix mielleuse de son brave qui…

Elle venait de prendre sa décision alors qu’elle avait inconsciemment passé sa main dans le dos du nippon. D’un geste alangui, elle approcha sa bouche des oreilles de Maeda qu’elle frôla sans vraiment le vouloir et lui murmura : « J’ai peut-être délaissé Kenzô-kun dernièrement, mais j’ai quand même réfléchit à sa proposition… S’il veut bien encore de moi, j’irai avec joie m’imposer dans sa demeure durant le congé de Noël… À la condition qu’il ne passe pas ses nuits sur le canapé… » La tête de la Serdaigle termina son chemin sur les épaules de son meilleur ami, son visage illuminé par un sincère sourire malgré ses paupières fermées. Elle le laissait mener en totalité la valse qui ne tarderait à se terminer…
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La trinité nippone [Clos]

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