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 Automn's light & Serpy's girl [pv Alice M. Ewing]

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MessageSujet: Automn's light & Serpy's girl [pv Alice M. Ewing]   Sam 22 Nov - 14:11


Le soleil au dehors ignore l’heure qu’il est et le jour que l’on est chez les humains. Ainsi il frappe à l’œil de Sally comme si on n’était pas dimanche… Sally fronce les sourcils et se retourne, mais le soleil élargit ses rayons. Illuminée, la chambre resplendit et plusieurs autres 5ème années grognent dans leur sommeil. Sally ouvre les yeux et la lumière d’automne qui réchauffe la pièce, lui décroche un sourire. Elle se glisse hors des couvertures et tire les rideaux pour que les autres ne se réveillent pas. Oui cette lumière est à elle, et à elle seule… Elle s’habille dans un silence total et descend dans la grande salle, ses bottes à talons à la main pour ne réveiller aucune de ses camarades…



La salle est vide. Normal, nous sommes bien trop tôt pour que les gens descendent… Elle se glisse comme un fantôme jusqu’à une fenêtre, elle en tire les rideaux et regarde le soleil illuminer le parc et le lac. Bientôt se sera la lumière d’hiver, froide et blanche… Oui, Sally connaissait les lumières et les couleurs des saisons, c’était une des seules occupations qui lui étaient permises chez elle, elle en avait tiré le plus de partie possible… Elle s’assit, le dos contre les pierres fraîches du mur et continua de regarder cette lumière qui n’appartenait qu’à elle… Elle se voyait descendre le parc dans la rosée, allant effleurer du bout des doigts la surface lisse du lac. Elle rêva ainsi pendant une demi heure, puis un bruit se fit entendre dans le dortoir des garçons. Ne voulant voire personne avant de goûter à la chaleur de cette lumière sur sa peau, Sally tira rapidement les rideaux, enfila ses bottes par-dessus ses collants, remit les plis de sa robe blanche et sortit en vitesse par la salle commune.



Dehors, le château était désert, Sally s’imagina seule dans ce grand château, grande dame, princesse fabuleuse rejoignant son prince qui l’attendrait sur le perron. Elle posa une main sur la rampe de l’escalier et descendit comme si cette rampe était la main d’un doux cavalier qui lui proposait son bras pour l’accompagner… Elle se passa une main dans les cheveux, et réajusta avec grâce la fleur qui était glissée dans son chignon d’où s’échappait des mèches ondulées… Elle marcha ainsi dans le château, son cœur battant au rythme de ses talons frappant le sol. Elle arrivait à présent dans le hall. Elle posa un pied sur la première marche, un sourire aux lèvres et descendit de manière enjouée les marches de marbre… Cette matinée était un vrai rêve…



Les portes n’étaient plus très loin, quelques pas et elle goûterait à la douceur de la lumière d’automne… Mais le destin sembla en décider autrement… La porte des cachots s’ouvrit brusquement. Un courant d’air froid s’engouffra dans le hall et ramena Sally sur terre. Sally s’arrêta net au milieu du hall. Une serpentard avait fait son apparition, c’était Alice Ewing ! Sally s’en souvenait comme hier, une pimbêche, prétentieuse, qui la martyrisait depuis ses débuts ici. Mais toujours dans les règles et de façon très féminines, une garce comme on en fait peu ! Pas de violence physique, juste un dédain de tout ce qui vit sur terre et même ailleurs ! Sally la regarda un instant, la serpentard semblait ne pas l’avoir vue. Elle reprit sa marche vers les portes mais ces talons durent attirer son attention car sa voix si reconnaissable raisonna dans le hall…



Sally se figea, elle n’était pas de taille à rivaliser avec une Serpentard qui avait autant d’assurance… Non Sally était une jeune fille naïve et légère, loin de la réalité, pas une fille qui se tourne autour du nombril… Elle baissa les yeux vers le marbre du sol, hésitant à franchir la porte contre le grès d’Alice. Mais cette dernière dans tout les cas la suivraient et ce jusqu’à ce que son humeur lui dise d’aller ailleurs… La porte était entrouverte et la lumière qui avait fait rêver Sally lui tendait les bras. Mais Sally referma la porte, si elle ne répondait pas à Alice, cette dernière lui ferait payer le prix fort dans peu de temps… Elle se retourna, avec ce petit air ailleurs et esquissa un sourire maladroit :



-Bonjour Alice…



Mieux valait être polie avec cette demoiselle… C’était ce qui avait signé l’arrêt de mort de Sally quelques années plus tôt… Un simple « excuse moi » que la demoiselle n’avait pas entendu, où avait feint de ne pas entendre et voila où elle se trouvait aujourd’hui…
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▌Citation :
Il n'y a qu'un seul monde et il est faux, cruel, contradictoire, séduisant et dépourvu de sens. Un monde ainsi constitué est le monde réel. Nous avons besoin de mensonges pour conquérir cette réalité, cette "vérité".NIETZSCHE

▌Clan : Avec moi-même, ça en fait moins à trahir.
▌Âge : 18 ans
▌Année : Huitième
▌Maison : Serpentard
▌Sang : Impur
▌Humeur : lost.
▌Crédit(s) : Ava (c) texas-flood & icon (c) Fox

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MessageSujet: Re: Automn's light & Serpy's girl [pv Alice M. Ewing]   Sam 22 Nov - 16:36

Quel jour est-on? Alice n’en avait aucune idée non plus. Une chose est-il, c’est que c’était un jour sans cacophonie de réveils débiles qui sonnaient à plusieurs minutes d’intervalle l’un de l’autre. Comme si ils ne pouvaient pas s’arranger pour mettre les réveils à sonner à la même heure…Bah non, il y avait toujours quelque chose pour emmerder le monde. Alice, ce matin là, s’était réveillée bien tôt. Pour quelqu’un qui ne dormait jamais la nuit et qui n’était jamais fatiguée, elle s’en sortait plutôt bien. Alice de toute façon n’aimait pas dormir. C’était une perte de temps, purement et simplement. Autant dire que les grasses matinées, ce n’était pas son truc. Elle ouvrit donc les yeux, se demandant un instant où elle était. La voilà maintenant en train de présenter un cas d’amnésie momentanée…Tss. Alice se retourna, et ouvrit complètement les yeux, confrontée à l’obscurité humide des Cachots aux heures matinales. La salle commune étant située dans les cachots, sous le lac, autant dire que le soleil ne filtrait pas par ici et c’était…Potentiellement humide. Bah. La Serpentarde n’allait pas s’en plaindre. Elle détestait le soleil. Surtout quand ça avait la fâcheuse manie de se pointer à travers une fenêtre très tôt le matin. Quand il s’agissait de noir total, Alice dormait mieux. Si il y avait ne serait-ce qu’un seul rai de lumière, c’était impossible. Et quand on pense que certaines crétines de son dortoir s’amusaient à lire jusqu’à des heures indues, c’est une Alice de fort méchante humeur qu’on trouva ce matin là. Ce matin là…La bonne blague! Car quiconque connaissant Alice, de près où de loin, savait que la jeune femme n’était jamais de bonne humeur. Plutôt du genre à mordre dans tout ce qui bouge, en fait. Elle était passablement hargneuse. Quel euphémisme. Alice se passa une main dans les cheveux, et se colla la tête sous l’oreiller, roulée en boule sous les couvertures. Elle renonça bientôt à sa nuit écourtée. Morphée ne voulait plus d’elle. Tant pis pour lui.

Alice étouffa un bâillement, puis elle repoussa les couvertures. Son débardeur blanc lui collait désagréablement au corps, la sueur trempait son front blême. Elle repoussa une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle passa sa main sur sa nuque, puis descendit sur son cou et sur ses épaules. Elle repoussa ensuite les oreillers, avant de s’extirper de son lit, à pas de loup. Non pas parce qu’elle se préoccupait d’une quelconque façon du sommeil de ses camarades -ça lui passait au dessus de la tête- mais elle n’a pas été croisée avec un pachyderme. Donc les réveils en fanfare parce qu’elle se déplaçait, très peu pour elle. Elle n’était pas non plus comme ces boulets qui ne pouvaient pas faire un pas sans se prendre un meuble ou autres. Alice était Alice, quoi. Et elle prit ses affaires, nonchalamment roulées en boule au pied de son lit, et se rendit dans la salle de bains. Là, elle fit couler l’eau de la douche. Alice adorait passer des heures sous la douche brûlante. Elle posa ses affaires au sol, avant de se dépêtrait de son pyjama, tout du moins ce qui lui faisait office de pyjama. Elle portait en fait juste un débardeur blanc et une petite-culotte noire. Elle n’avait jamais pensé à investir dans un pyjama parce qu’elle avait horreur de ça. Quand elle voyait ce que portaient ses camarades -pyjamas avec des nounours dessus ou des grosses têtes de Mickey par exemple- elle avait sincèrement envie de se marrer. De toute façon, Alice se moquait toujours de tout et de tout le monde, alors pourquoi changer ses habitudes? Elle resta un long moment sous le jet d’eau chaude. Et elle se regarda dans le miroir avant de s’enrouler dans une serviette beaucoup trop courte. Elle n’avait pas grand-chose à redire, car elle n’avait pas de complexes. Hormis le peu de poitrine qu’elle avait, ce qui lui a valu pendant un moment le surnom de planche à pain, et ce jusqu’à ce qu’Alice soit à même de dissuader les autres de l’appeler ainsi. Parce que si Alice pouvait persuader les gens, elle pouvait aussi d’un regard ou d’un air féroce détruire toutes leurs résolutions. Mais quand on voyait le nombre de garçons qu’Alice arrivait à avoir dans son lit, elle était rassurée, question physique. Et de toute façon, on est comme on est, non?

Alice, ce matin là, enfila donc une robe d’un bleu ciel, un dos nu et qui lui arrivait aux genoux. Avec ses bottes noires, ça faisait un drôle d’effet, mais qu’importe, Alice allait se promener dans le château, elle ne se rendait pas à un défilé de mode. Elle posa sur ses épaules un châle en laine noire, puis elle sortit à son tour de la salle commune, ses cheveux mouillés gouttant sur ses vêtements. Qu’allait-elle faire? Bah…Pas grand-chose en fait. A des heures aussi matinales que celle là, il n’y avait rien à faire, sinon à part s’emmerder. Connaissant certains intellos notoires, certains devaient être à la bibliothèque, déjà en train de trimer sur elle ne savait quel devoir important à rendre dans trois semaines. Alice, si elle se décidait à faire son devoir, allait le faire à la dernière minute, soit le matin même ou juste devant le nez(crochu) du prof pendant le cours en question, pendant qu’il faisait un topo sur quelque chose qui semblait capital mais qui, aux yeux d’Alice, ne revêtait pas la moindre espèce d’importance. Alice se prépara donc à une journée mortellement ennuyeuse, qui se suivait et qui se ressemblait. Seulement, la jeune femme sourit intérieurement lorsqu’elle vit une silhouette étrangement familière jaillir devant la porte, non loin de là où elle était. Elle afficha un rictus, alors que ses yeux ambrés vrillaient le dos de l’infortunée Gryffondor qui ne semblait pas avoir pris conscience du danger qui l’attendait à quelques mètres de là. Un danger? Oh, tout était relatif. La jeune femme semblait avoir pris cette fille pour souffre-douleur. Sally Cohen. Ca s’annonçait intéressant, tout à coup. Comprenez par là que l’infortunée Sally allait morfler, et pas qu’un peu. Alice n’était pas du genre à tirer les cheveux -quoique, elle aimerait bien essayer sur elle pour voir si ce sont des vrais, car ce qui faisait office de cheveux chez Cohen ne pouvait être qu’un postiche- mais elle allait, clairement, distiller son venin sur sa victime préférée. Excusez du peu! Alice s’appuya nonchalamment contre une colonne de pierre, les bras croisés, puis elle lança, à tout hasard.


Alors Cohen? On a peur de moi maintenant?

Le hall serait son nouveau terrain de jeu, et l’infortunée Sally serait sa partenaire. Enfin, son cobaye serait un terme plus approprié. Quoique, victime, ça lui allait encore plus. Si Sally se carapatait, Alice y verrait là comme une marque de lâcheté. C’était contraire aux valeurs de Gryffondor, si elle ne s’abusait. Alors qu’elle fasse un peu montre de courage, pour une fois! Ca ne lui ferait pas de mal. Alice suivit des yeux sa cible, d’ores et déjà verrouillée. Si son regard pouvait tuer, son ennemie serait sans doute étalée au sol, criblée de balles. Sally referma finalement la porte, résistant à l’appel de la lumière. L’endroit replongea dans la pénombre, et Alice se décolla de sa colonne, marchant nonchalamment vers sa victime, foutant en l’air joyeusement la distance minimum de sécurité. Elle sourit. Qu’Est-ce qu’elle avait l’air tarte, parfois. Alice lui décocha un sourire étincelant, et répondit à son salut.

Bonjour Sally. Ravie de te voir ici.

Ou pas. Mais nul ne pouvait deviner ce qui se passait dans la tête d’Alice. Si on se fiait à son regard narquois et à son sourire qui l’était tout autant, tout ça ne laissait présager rien de bon.

Je vois. On t’a enfin appris la politesse…Il était temps.

_____________________________________

Alice M. Ewing
Mais je vois à cet œil tout chargé de tempêtes, que ton cœur n’est pas fait pour les paisibles fêtes, et que cette beauté, sombre comme le fer, est de celles que forge et que polit l’Enfer, pour accomplir un jour d’effroyables luxures,et contrister le cœur des humbles créatures. BAUDELAIRE.
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MessageSujet: Re: Automn's light & Serpy's girl [pv Alice M. Ewing]   Sam 22 Nov - 17:32

Douce journée en perspective… Quand on commence avec Alice, votre journée est littéralement coulée à pics… Sally regarda la Serpentarde s’avançais vers elle… Sally la comparait aux princesses des royaumes voisins jalouses de l’héroïne du conte. Oui, Sally croyait sincèrement que quelque chose de palpable entraînait ce comportement gratuit… Encore naïve, elle concevait mal que le mal soit juste un état d’esprit. Cependant, ses 5 années à poudlard l’avaient rodé sur le sujet « Alice Ewing ». Son dossier classé définitivement dans la case « cas désespéré ». Sally la fixa. Elle avait beau être qualifiée de « rêveuse éternelle », « d’à coté de la plaque perpétuelle », Sally avait son caractère complexe qui comptait une facette qui était l’obstination. Depuis sa première année, les deux filles se crêpaient le chignon. La perfidie d’une serpentarde contre l’honneur d’une gryffondor, autant vous dire que le combat était médiatisé…

Sally la regarda venir, une fille de cette popularité pourrait au moins se donner la peine de s’habiller correctement. Sally eu malgré elle un regard dénigrant quand à la tenue de la jeune prétentieuse. Plusieurs fois, on lui avait dit de laisser tomber avec Alice, que c’était perdu d’avance mais non … Sally s’obstinait à lui tenir tête ! Pourquoi ? Mais voyons, elle est comme çà, et depuis quand parce que Madame est l’une des « it girl » de l’école, devrait-elle écraser les autres ? Vous me direz bien sur qu’elle aurait due abandonner et qu’Alice se serait lassée. Sûrement, mais Sally n’était pas à Gryffondor pour rien, ce fichu caractère faisait souvent des étincelles…

Elle la fixa droit dans les yeux. Sally lui tenait mais éviter de la provoquer. Bien évident, sinon la faute retombait sur elle… Et puis, elle espérait encore qu’un jour, Alice se lasse et passe son chemin une fois pour toute…

-Oui, mais elle ne me vient pas de toi…

Le regard de Sally était assez déterminé, un petit contraste avec l’effet léger qu’elle donnait en permanence avec ses vêtements toujours ultra soignés et ses gestes un peu théâtraux…
Le hall était plongé dans une pénombre qui rappelait à Sally combien il ferait bon d’être dehors… Mais elle attendrait d’en avoir finit avec Alice pour profiter seule du parc. Elle croisa les bras, son visage n’affichait plus aucune expression. Elle soupira et regarda ailleurs :

-Que me vaut l’honneur de ta présence ?

Ironique, la gryffondor ! dit donc ! Mais Alice le lui rendrait alors elle n’en avait que faire. Le ton sarcastique de sa voix avait raisonnée dans tout le hall. L’air semblait se refroidir comme si les querelles entre les deux jeunes filles se propager dans l’air… A cette vitesse, on suffoquerais bientôt ! Sally restait toujours calme face à Alice, surtout il ne fallait pas s’énerver, c’était exactement ce qu’elle recherchait… La haine de leur deux maisons devaient vraiment avoir une signification. Si quelqu’un était passé dans le hall, il se serais demandé pourquoi il y avait des tensions dans l’air, et si il avait vu leur regard et entendu leur dires, alors là, il se serez dit sans hésitation qu’une gryffondor et une serpentard, un dimanche matin dans le hall, ce n’était pas bon signe du tout et aurait déguerpit en vitesse…

Après tout, si elle avait vu Alice au loin, seule ou pas, Sally aussi aurait déguerpit !
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MessageSujet: Re: Automn's light & Serpy's girl [pv Alice M. Ewing]   Dim 23 Nov - 17:31

Plaît-il? Où y avait-il une mauvaise journée dans le coin? Nulle part, voyons! Bon, c’est vrai, comme disait le proverbe, quand Alice passe, Sally trépasse. Quoi? Vous ne connaissez pas? Eh bien…Vous irez vous coucher moins bêtes ce soir. Ce n’était pas une vérité générale, car il y avait des exceptions. Des fois, Alice apercevait Sally quelque part, mais elle ne lui cherchait pas de noises. Elle n’était pas de ceux qui attaquaient en public, elle n’était pas partisane de l’humiliation en public. Ca pouvait être amusant à regarder, mais pas à faire. Alice, elle, était beaucoup plus sournoise. Elle agissait par derrière, et sans témoins. Justement, ce matin là, il n’y avait personne dans les parages, les conditions idéales d’une bonne esclandre réussie, quoi! Et dans une autre vie, Alice aurait été un vautour. Cela se voyait dans sa façon de tourner autour de la pauvre Gryffondor, prise en embuscade, alors que la Serpentarde affichait un air de ceux qui préparaient un mauvais coup. C’est une expression classique chez Alice, qui avait l’air fier en plus d’être sournoise, avec toujours ce sempiternel air supérieur qui irritait tant…Et aussi, ces manies et moues méprisantes faites à l’encontre de 95% des étudiants résidant dans ce château. Alice était Alice, et on ne la refera jamais. Alice n’éprouvait pas de jalousie. Sauf peut être envers ceux qui avaient tout ce qu’elle n’avait pas. C’est-à-dire une famille. Elle avait toujours un pincement au cœur quand elle entendait untel évoquer le cadeau envoyé par sa mère et le mot affectueux qu’il a reçu avec, le sommant de revenir à la maison à Noël, car, disait-elle, il lui manquait. Alice ne manquait à personne. Elle n’avait pas de foyer où elle rentrerait à Noël, elle serait condamnée à rester ici. Car il allait de soi qu’elle ne retournerait pas à l’Orphelinat, autre que pour faire pousser des cornes de cerf au premier qui viendrait l’embêter afin de le faire ressembler à Rudolph le petit renne au nez rouge…Ca avait parfois ses avantages, d’être une sorcière dans un monde de Moldus. Je disais donc. Aucun foyer n’attendait Alice, aucun père pour la remettre sur le droit chemin, aucune mère pour lui prodiguer amour et affection. Aucun frère à embêter, aucune sœur à qui piquer ses fringues. Alice n’avait qu’elle-même pour se consoler, et son seul moyen d’accéder à tout ça, c’est par procuration. Seulement, qui souhaiterait partager quelque chose avec Alice, franchement? Elle qui à la base gardait toujours tout pour elle, en grande égoïste qu’elle était. Qui donnerait sans rien attendre en retour? Peu de gens, assurément. C’était peut être une raison de son comportement. Pourquoi elle prenait un malin plaisir à détruire le Pays des Merveilles des jeunes cruches genre Sally. Parce que cette fille était vraiment niaise, et Alice adorait se payer sa tête. Franchement, Cohen était jolie, mais pas de quoi pour qu’Alice en soit jalouse. Une famille alors? Nul, comme argument. Car à ce train là, elle détesterait tous ceux qui ont une famille belle et unie. Ou un membre de la famille qui vivrait encore. Elle n’aurait pas fini, en somme.

Alors, Alice, populaire? Sûrement. En tout cas, elle était plus connue pour ses frasques plus que ses bonnes actions. Zéro était l’équivalent exact des preuves de ses bonnes intentions. Autrement dit que le score était plutôt naze. Alice ne jouait pas pour le score. Elle jouait pour gagner, et uniquement pour cela. C’est comme au Quidditch…On avait beau mener de cinquante points, si l’équipe adverse attrapait le vif d’or elle gagnait. Alice avait beau être populaire, elle n’en avait pas moins mauvaise réputation. Eh oui, elle voyait ces regards quand elle passait, les ragots qui circulaient sur elle. Alice, soit on l’adorait, soit on la détestait, il n’y avait jamais d’entre deux. Ceux qui étaient neutres, c’étaient ceux qu’elle n’avait jamais rencontrés, et même ceux là avaient leur opinion sur Alice. Forgé à partir des racontars, cela va de soi. C’était ça, d’être populaire. Et a contrario des autres filles populaires, Alice avait le mérite d’avoir une intelligence machiavélique et de ne pas toujours être flanquée de deux greluches qui disaient amen à tout ce qu’elle pouvait dire ou faire. Alice agissait souvent en cavalier seul. La solitude ne la dérangeait pas, car trop de compagnie tue la compagnie. Alice se fichait bien de ce qu’on pensait d’elle. Elle ne verra plus ces gens l’an prochain, pour la plupart, alors à quoi bon se biler? Alice avait surpris le regard méprisant de Sally quant à sa tenue. Bah, ça pouvait pas être pire que les trucs horribles que certaines portaient. Au moins, son mérite, c’est d’avoir banni de sa garde-robe les trucs roses-bonbons. La pompom fixa sa victime d’un air mauvais, lui retournant son mépris. Son visage ne trahissait absolument rien, mais son regard s’exprimait pour elle. Implacable et méprisant. Un regard qui aurait pu tuer Sally si les regards tuaient. C’était toujours comme ça, dans un premier temps. Elles se défiaient du regard. Et après…Place à la joute verbale. Ca n’allait jamais plus loin. Que des mots. Alice savait ce que les mots pouvaient faire comme ravages. Un mot pouvait obliger quelqu’un à y répondre ou donner envie de l’ignorer. Sally n’avait encore rien compris au truc. Ce n’est pas en la regardant droit dans les yeux qu’elle allait voir ailleurs. Elle se défoulait sur Sally parce qu’elle était un peu nunuche sur les bords. Et cette idiote se trompait en pensant qu’Alice allait se détourner d’elle parce que Sally l’ignorait. La Serpentard malheureusement pour elle n’était pas du genre à lâcher prise. Alice ricana quand Sally répliqua que la politesse ne venait pas de ses leçons. Elle darda sur Sally un regard venimeux, puis elle afficha un sourire sardonique.

Brave bête. On va enfin pouvoir faire quelque chose de toi…Tu n’es pas irrécupérable, c’est rassurant.

Le Serpent se rapprocha de la lionne, qui avait plutôt l’air d’un lionceau en ce moment. Et ce malgré toute la détermination qu’elle pourrait mettre dans son regard. L’habit ne fait pas le moine, dit-on. Ce n’est pas parce qu’elle voulait avoir l’air déterminée qu’elle le serait forcément. Sally, actuellement, avait l’air d’une poupée, avec ses tenues de mijaurée et ses fanfreluches. Et ça tombait bien, Alice avait envie de jouer à la poupée. Sally regardait ostensiblement ailleurs quand elle s’approcha, et pire encore, elle lui adressait la parole. Alice se rapprocha encore, réduisant de plus en plus la distance la séparant de la Gryffondor, son ombre se rapprochant comme un mauvais présage. Alice toisa Sally, puis elle minauda, l’air sarcastique.

En fait…Tu mérites un zéro pointé..;On ne t’a jamais appris que quand on est vraiment poli, on regarde les gens quand on leur parle?

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Alice M. Ewing
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MessageSujet: Re: Automn's light & Serpy's girl [pv Alice M. Ewing]   Dim 23 Nov - 19:09

Raaa saleté de serpentards !! De nature calme, si çà ne tenait qu’à elle Sally t’aurait envoyé tout çà hors de poudlard illico presto !! Toujours à chercher querelle avec les Gryffons, Sally au départ ne connaissait pas cette hargne éternelle existante entre ses deux maisons. Mais elle avait bien vite comprit que rien n’était simple. Elle avait une de ses amies qui sortaient avec un Serpentard, elle en avait quasiment perdue toute loyauté aux yeux des Gryffondors. Sally était plus attristée de cette guerre qu’autre chose, enfin attristée, quand bien évidemment on ne parle pas de Miss Ewing, car dans ce cas c’est plutôt ulcéré ! D’ailleurs pour en revenir à elle, cette grande perche se rapprochait irrémédiablement de Sally, et dire que dans 20 minutes tout sera finie, une fois qu’elle se sera lassée pour la journée… Sally leva les yeux au ciel, d’un air complètement dépassée. Elle s’adossa au mur et attendit que la serpy commence son théâtre. En effet, toujours de bien jolies phrases et de doux sous-entendus, mais toujours avec la classe qu’on les serpentards qui s’essayent à l’ironie… Sally, elle ne connaissait que le courage… Sa seule arme face à cette fille sûre d’elle et toujours sur son dos…

Sally savait pertinemment pourquoi cette pimbêche d’Alice lui en faisait voire de toutes les couleurs… Oui, elle le savait. Tout bonnement parce que Sally fait partie de ses filles qui ne sont pas dans le moule, ni de celle qui s’impose… Sally était elle aussi contestée dans l’école. On la croyait superficielle et cruche, çà c’était le mouvement mené par Alice, d’autre encore disait qu’elle était « originale », ceux là Sally prenait leur propos avec recul, l’ironie est vite passée inaperçue dans ce genre de phrase, puis enfin il y avait ceux qui l’aimait justement pour çà… Ceux là était rares, je vous l’avoue, mais ils savaient quelque chose que tout les autres avaient oublié : la tolérance… Alice la première d’ailleurs ! Vivre avec les autres devaient lui être un supplice à tel points qu’elle se vexa presque que Sally ai répliqué sans la regarder. Sally esquissa un sourire et dit avec sa légèreté bien connue :

-Et toi on ne t’a jamais appris à répondre aux questions ?

Elle l’avait fixé dans les yeux pendant toutes la questions. Pour lui montrer que ce n’était plus la peine d’être impressionnante, qu’au bout de 5 ans, Sally connaissait la musique par cœur… D’ailleurs la serpy aussi la connaissait, et au fond, il fallait admettre que c’était plus elle qui menait la danse que Sally… Il faut dire que Sally se contentait de répondre, ne jugeant pas utile d’entamer une discussion avec une fille de ce type. Elle l’avait côtoyé trop longtemps pour ignorer les facettes détestables d’Alice. Sally concevait largement que tout le monde puisse avoir ces défauts. Mais Alice en avait tellement que c’était terrifiant ! C’est pourquoi la jeune Gryffy avait abandonner l’idée de la faire changer, ou ne serais-ce que l’en dissuader…

Le jeu était orchestré quasiment toujours de la même façon, au détour d’une couloir, quand sally s’y attend le moins, Alice lui saute dessus et commence à la provoquer. Sally essaye de ne rien envenimer mais Alice envenime pour deux alors c’est peine perdue… Mais Sally peut être sûre d’une chose, si elle passe seule, dans un périmètre de 30 mètres autour d’Alice, cette dernière viendra s’amuser un peu. Comme si le monde de la serpy s’arrêtait de tourner quand Sally était là… Une certaine forme de compliments que Sally ne put s’empêcher de lui faire remarquer :

-Je te suis donc à ce point indispensable que tu ne puisses passer ton chemin sans m’adresser la parole ?

Alice reprochait à Sally quelque chose que même elle ne savait pas. Sally mettait sa sur le dos de sa façon d’être un peu bizarre, disons différente. Mais il fallait noter quand même que Sally avait vécue recluse pendant 11 ans ! A son arrivée, alors que le monde lui était inconnu, elle avait eu le malheur de tomber sur Alice, qui ne lui avait pas fait de cadeau. Sally se mordait souvent les doigts de cette journée dans le train, mais il était bien trop tard pour y faire quelque chose maintenant…
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MessageSujet: Re: Automn's light & Serpy's girl [pv Alice M. Ewing]   Mar 25 Nov - 21:24

…Et Alice détestait la vermine. Les Gryffondor bouffis d’orgueil et stupides la plupart du temps, les Pouffys -les pires pour elle, mais heureusement il y avait des exceptions- toujours idiots comme pas deux. Elle n’avait de l’estime que pour les Serdaigle, et encore, quand elle avait le temps de se préoccuper d’autrui. Autrement dit, jamais. Alors si quelqu’un devait dégager d’ici, c’était eux, et non les Serpentard. Quoique, il y aurait du ménage à faire là dedans aussi. Parce que la saloperie humaine était partout. Et surtout là où on ne s’attendait plus. Alice était en relation conflictuelle avec à peu près tout le monde, ainsi que ce soit Gryffondor ou autre, elle ne voyait pas beaucoup la différence. Seulement, au départ, elle avait été mise au parfum à propos des Gryffondor, sempiternels rivaux des Serpentard. Et déjà à la base, à cause de ce briefing, Alice partait avec des préjugés qui jusque là n’ont jamais été démentis. A qui la faute? C’est quand même pas de sa faute si il y avait des boulets qui ternissaient le blason de sa maison, quand même? Alors, Alice avait beaucoup de relations défectueuses. Y compris chez les Serpentard…Illogique, non? Eh bien, figurez vous que quand on parle d’Alice, la logique n’est jamais telle qu’on l’entend. Mais on aime les gens ou on ne les aime pas. Là où certains verront dans cette assertion une évidence folle, d’autres y verront quelque chose sans nuance, loin du caractère subtil d’Alice. Oubliez la subtilité dans le sens raffiné, ou encore faut être connaisseur. Alice est en effet parfois trop brutale, bien qu’elle ne soit pas spécialement violente. Elle est subtile dans le sens où elle est compliquée, démesurément compliquée, et même ses proches ne la comprennent pas toujours. On se perdait souvent dans les méandres se son esprit à elle et dans ses divagations complexes. On se perdait aussi dans ses contradictions. C’était sans doute ça qui faisait qu’elle était complexe. Néanmoins, on pouvait la féliciter pour son sens du sarcasme, car c’est là son arme favorite. Là où d’autres préféreront le coup de poing en pleine face, Alice préférera cela. C’était mieux, d’un autre côté, plutôt que de se retrouver avec un beau bleu sur le visage. Seulement, Alice avait envie de secouer Sally pour lui faire reprendre pied avec le vrai monde, comprendre ce qu’est la vraie vie, et non se corrompre l’esprit avec ces conneries de prince charmant, de princesses et d’autres choses toutes aussi mièvres les unes que les autres.

Car Sally était une cruche. Et excusez du peu. Le monde rose bonbon dans lequel elle vivait était étouffant, et les mièvreries qui en dégoulinaient était encore pire. Et Alice, dans tout ça, prenait un malin plaisir à essayer de détruire ce monde d’insouciance, à coup de piques, d’emmerdements divers et de coups bas. Par comparaison, Sally était Blanche Neige -aussi cruche et naïve qu’elle- et Alice était la sorcière qui offrait la pomme empoisonnée. Sally était parfaitement du genre à faire entrer une telle personne dans la chaumière malgré l’interdiction de faire entrer les inconnus. De telles situations avaient été fatales. Et devant Blanche Neige, Alice était comment dire…Moqueuse, et pas du tout d’humeur à vouloir lui offrir une pomme. Plutôt à la lui jeter dessus, en fait. Et là, Alice était en train de serrer les poings pour ne pas l’envoyer dans la figure de Sally. Ca serait dommage de devoir déformer son joli minois. Et Oui, Alice n’avait aucune honte à propager des vilaines rumeurs. Surtout sur Sally. Elle avouait sans honte être l’instigatrice du mouvement qui disait qu’Alice était une cruche, une nana naïve et facile. Le genre de personnes faciles à ennuyer, quoi. Mais à dire vrai, les rumeurs d’Alice n’étaient pas toujours de celles qu’on écoute et de celles qui finissent par faire leur chemin. Car tout le monde savait qu’Alice était une menteuse. Et qui, à la longue, finissent par croire un menteur? Personne. Hormis les amis proches d’Alice, qui savent que tout cet écran sadique et garce au possible n’était qu’une façade. Comme tout le monde, elle avait ses faiblesses, mais elles étaient tellement bien cachées qu’Alice paraissait une fois de plus sans fragilité apparente. Beaucoup en somme la côtoyaient sans vraiment la connaître. Mais Alice n’avait pas envie qu’on la voie en tant qu’Alice, cette pauvre fille sans passé, le Chapelier Fou d’Alice au Pays des Merveilles, la reine de Cœur qui décapitera Chester, un amalgame des personnages complexes et tous aussi tarés les uns que les autres. Alice ne voulait pas que son image d’Alice-la-peste se lézarde de part en part, et finalement, ne révèle qu’une part d’elle-même, fragile et accessible. Elle voulait montrer qu’elle ne l’était pas. Et ce, même si elle devait, pour cela, y aller à coup de griffes et de perfidies. D’ailleurs, Sally lui déclara vraiment la guerre pour cette fois quand elle lui demanda si on lui avait appris à répondre aux questions. Un rictus méprisant étira les lèvres de la jeune femme, et elle répondit, glaciale.

Je réponds à qui je veux, point. Et si tu veux caqueter dans ton coin, eh bien, caquète, je ne t’en tiendrai pas rigueur.

Le regard ambré de la jeune fille fixait Sally, ses yeux lançaient des éclairs et la tension émanant d’elle était palpable. Alice était en train de redéfinir les règles du jeu, et Sally sera obligée de s’y conformer. Il n’y avait pas d’autre alternative. De toute façon, Alice savait très bien qu’en ce moment même, elle était en train de mener le jeu. Mais il fallait reconnaître qu’au bout de cinq ans, Sally n’était même plus drôle à embêter, et Alice la provoquait pour susciter une réaction chez elle. L’astuce du mur ne valait rien à ses yeux, le mur de Sally n’était en aucun cas efficace contre les attaques de la verte & argent. Sally ne pouvait s’empêcher de répondre à ses attaques, signe évident que son impassibilité n’était pas si impassible que ça. A croire que quelque part, elle y prenait son pied. Alice s’approcha d’elle, ses semelles crissant mollement sur le sol, puis elle se trouvait à environ cinquante centimètres de Sally, qui était coincée entre elle, le mur, et une colonne qu’il y avait juste à côté. Elle ne pouvait pas fuir. Et agir ainsi serait faire preuve d’une lâcheté effrayante. Une honte pour un Gryffondor. Alice posa sa main contre le mur, et menaçante, elle siffla:

Oh, bien sûr ma chérie, tu m’es indispensable. Je ne peux pas me passer de ta présence…

Du bluff, il fallait l’avouer. Alice n’était pas du genre à se dégonfler. Elle était proche, trop proche. Elle afficha un rictus méprisant, puis elle souffla, perfide.

Voyons…Tu croyais que j’étais sérieuse quand je disais ça? Faut un peu arrêter d’être naïve, ça te jouera des tours.

_____________________________________

Alice M. Ewing
Mais je vois à cet œil tout chargé de tempêtes, que ton cœur n’est pas fait pour les paisibles fêtes, et que cette beauté, sombre comme le fer, est de celles que forge et que polit l’Enfer, pour accomplir un jour d’effroyables luxures,et contrister le cœur des humbles créatures. BAUDELAIRE.
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MessageSujet: Re: Automn's light & Serpy's girl [pv Alice M. Ewing]   Mer 3 Déc - 19:07

Ce qui est le plus blasant chez Alice selon Sally, c’est son côté prévisible… Ben oui, Sally savait d’avance que la Serpentarde lui répondrait qu’elle pourrait aller se faire fou**e… Mais Sally continuait de regarder fixement et avec insistance la grande serpent. Elle ne détournera pas le regard, c’est un code chez les Lions, impossible de se soumettre. Le feu au sang, et le courage au bord des yeux. Même le plus désespéré, un peu comme celui auquel s’accrochait Sally à ce moment là. Pas celui de détruire Ewing une bonne fois pour toute, mais juste de la faire passer son chemin…

Blanche neige entendit la sorcière lui dire de caqueter, elle ne prit même pas la peine de relever. Ewing n’était pas en forme pour en venir à de si mauvaises répliques. Non vraiment cela ne lui ressemblait guère ! Le niveau était rabaissé avec l’heure de la journée ? Haa bon, peut être après tout que chez les serpents, cela marchait comme çà. Sally esquissa un sourire à cette pensée et reporta son regard vers Alice qui jouait son rôle a merveille sauf ce faux pas, même pas d’ironie froide, ni de pique aiguisée, juste de la froideur et encore de la froideur..

Sally n’était pas de nature querelleuse, voire même je vous dirai qu’elle était pacifiste. Ewing l’art et la manière de briser ses rêves qui passaient continuellement dans son esprit avec une aisance parfois désarçonnante… Des répliques qui se ressemblent mais ne se correspondent pas, des gestes similaires mais jamais les mêmes, des angles d’attaques privilégiés mais pas obligatoires, bref, Ewing était une pro, Sally devait le reconnaître. D’ailleurs elle avait l’art de faire peur. S’approcher de vous comme çà, pourrez faire partir en courant une première année, oui mais Sally, est en 5ème, et qui plus est, elle connaît bien Alice…
Alice, quel doux prénom pour une fille pareille ! D’ailleurs la voilà qui parle. Elle joue des tons mielleux et sucrés, un rôle qui ne lui va pas même quand elle essaye d’être convaincante. Sally ne riposte pas, elle sait parfaitement que la suite va venir dans pas longtemps. Trois pas de la Serpy et hop, la voilà la seconde réplique « made in Alice », une bonne vraie, pleine de sarcasme et de dédain. Sally hausse les épaules au son de ses rêves qu’il faut qu’elle abandonne… Pauvre Ewing, si seulement elle ne l’avait pas martyrisée pendant toutes ses années, Sally lui aurait bien donné un peu de ses rêves pour l’adoucir. Mais aujourd’hui qu’elle aille au diable ! Ses rêves sont à elle seule ! Elle fixe toujours le serpent avec ce regard sans émotion et lâche avec légèreté, celle exactement qui a le don d’énerver Alice :

-Je ne te croirais jamais Ewing, quand bien même tu m’avouerais me détester je ne te croirais pas… Alors si tu m’avoues de l’affection, tu dois être bien sotte de penser que je puisse te croire…

Elle haussa lestement les épaules et fit mine de n’avoir rien dit… Alice répondrait dans moins de deux millièmes de secondes. Le mot « sotte » était sortit, ben oui, Sally sentait Alice peu en forme aujourd’hui, alors elle n’allait pas lui faire de cadeau. Pacifiste mais pas masochiste notre petite rêveuse… Sally refixa au bout de quelques secondes la serpent avec ce regard déterminé qu’ont les Lions…
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Il n'y a qu'un seul monde et il est faux, cruel, contradictoire, séduisant et dépourvu de sens. Un monde ainsi constitué est le monde réel. Nous avons besoin de mensonges pour conquérir cette réalité, cette "vérité".NIETZSCHE

▌Clan : Avec moi-même, ça en fait moins à trahir.
▌Âge : 18 ans
▌Année : Huitième
▌Maison : Serpentard
▌Sang : Impur
▌Humeur : lost.
▌Crédit(s) : Ava (c) texas-flood & icon (c) Fox

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MessageSujet: Re: Automn's light & Serpy's girl [pv Alice M. Ewing]   Sam 13 Déc - 8:26

Alice est prévisible? Peut-être. A force d’être confronté sans cesse à une personne, on finissait forcément par en comprendre les complexes mécanismes. En théorie. Car des fois, on ne pouvait pas deviner. Parce que l’être humain était des plus…Imprévisibles. Et ne réagissait pas toujours comme on pensait qu’il réagirait. Parce qu’un humain, c’est complexe. En plus d’être passablement stupide. La stupidité? Pas besoin de s’étendre trois plombes sur le sujet. Alice en voyait toujours, des cas de stupidité. L’humain était par nature stupide, en plus d’être sujet aux erreurs. Si ce n’est pas beau ça. Blague à part. Sally savait certes qu’Alice allait l’envoyer voir ailleurs si elle y était -pour rester polie, bien que ce genre de filles ne lui donnaient pas du tout l’envie d’être polie- mais qui lui dit qu’effectivement, elle était prévisible? Que sa réaction n’allait pas changer? Elle avait une réputation à tenir, et des coups tordus, elle en faisait à la pelle. Sally était malheureusement sa victime, son pantin, sa poupée vaudou. Vous savez, ces poupées qui représentaient quelqu’un et qu’on piquait avec des aiguilles pour lui faire mal? Sally était la personne visée. Et son monde rose et enchanté était la poupée. Et en détruisant ce monde, Alice détruisait en même temps Sally. Bah. On faisait bien les choses ou on s’en abstenait. Un truc à savoir aussi, quand Alice faisait quelque chose, elle ne le faisait jamais à moitié. Non pas parce qu’elle était pointilleuse -c’était tout le contraire-, mais dans ce qui s’agissait de jouer les pires garces, c’était tellement plus drôle de tout déballer, même si à la longue, les réactions pouvaient être certes…Prévisibles. On en revenait toujours au même point. Finalement, la plus prévisible des deux, c’était Sally. C’était drôle de la voir se montrer impassible en premier lieu, puis de répondre à ses attaques suite à ses tentatives de déstabilisation. C’était toujours pareil, et Alice agissait toujours pareil parce qu’elle savait que Sally agissait ainsi. Vous savez, dans les relations emmerdeur/emmerdé, l’emmerdeur finit toujours par se lasser parce que l’emmerdé reste imperméable à toute attaque. Seulement, Alice, si elle voyait Sally manifester trop d’indifférence à son égard elle changerait tout simplement de tactique. Il ne suffisait pas d’être à Gryffondor pour se montrer obstinée. Alice savait très bien le faire, et généralement, quand elle avait un souffre-douleur, malheureusement pour ce dernier, elle était loin de l’oublier.

Alors comme ça, la réplique d’Alice manquait cruellement de fond. Bah. Chacun avait ses faiblesses. Y compris Alice. Et des fois, elle n’était pas aussi excellente dans ses répliques que d’habitude. Généralement, elle se reprenait vite, son cynisme mordant ne se perdant pas dans les méandres -parfois- compliqués de son esprit et de sa réflexion. Et puis, on ne pouvait pas être bon tout le temps. Avoir ses faiblesses, ça arrivait à tout le monde, même aux meilleurs. Et des fois, jouer un rôle, c’était dangereux. Car des fois tout peut se casser la gueule, comme ça, lézardant du même coup la carapace qu’elle avait judicieusement -ou pas- formé autour d’elle, la rendant inatteignable aux yeux autrui. Et passablement garce. Alice avait un caractère très compliqué. Mais serait-il possible de le détailler en long, en large, et en travers? Sally pouvait bien se permettre l’ironie sur Alice, cela ne l’atteindra pas outre-mesure. L’odieuse Serpentarde était vaccinée contre ces trucs là. Vous savez d’où ça vient, ce besoin compulsif d’embêter les gens? Simplement, Alice a toujours vécu à l’orphelinat. Parmi d’autres enfants sans famille, qui étaient là eux aussi. Alice les détestait. Et elle leur rendait bien. Certains avaient fini par partir, ayant trouvé des parents potentiels. Alice a toujours été là. Elle n’avait plus l’espoir d’être adoptée, de toute façons. Après tout, qui voudrait d’une ado difficile, et sorcière en plus de ça? A l’orphelinat, Mme Mason savait ce qu’elle était, et ça a été difficile de laisser partir sa pupille au loin, à Poudlard. Alice ne reviendrait pas à l’orphelinat à la fin de l’année. Peut être que si, pour dire au revoir aux gens et récupérer ses quelques possessions. Mais pas pour partir dans une famille, ça non. Plutôt pour vagabonder où bon lui semble-t-il. Alice n’a jamais connu l’affection d’un père, l’amour d’une mère. Les chamailleries entre frères et sœurs. Cela, quelque part, l’avait frustrée. C’était injuste, certes, mais il en était ainsi. Alice était une indépendante. Là où les autres avaient besoin d’une cour pour se pavaner à leur aise, Alice, elle, agissait seule. Cette solitude pouvait être chiante à la longue, mais Alice s’en fichait un peu beaucoup. Elle n’a pas besoin des autres. A plusieurs, on se sentait plus forts. C’était peut être pour ça qu’Alice, des fois, flanchait. Mais quoiqu’elle fasse, si elle tombait, elle se relevait toujours, plus forte et avec l’envie d’aller toujours plus loin.

Alice était une battante. Quand elle voulait quelque-chose, elle l’avait. En plus de foncer à la moindre occasion qui se présentait à elle, elle était jusqu’au-boutiste. Des fois, elle fonçait droit dans le mur, et c’est là que ça faisait mal. Elle se relevait néanmoins, plus forte et plus fière. Elle ne pliait jamais l’échine. Mais le jour où elle chutera, où ça sera, comme dirait l’autre, la goutte qui fait déborder le vase, Alice tombera dans un puits sans fin, un gouffre béant qui happera toutes ses belles certitudes, remettant en question sa nature même. Qui était-elle? Ca, Alice le savait très bien, du moins le pensait-elle. Mais qu’en adviendra-t-il quand elle ne saura plus? Quand elle sera aussi fragile qu’un oisillon sorti du nid, blessé par la vie? Quand les poules auront des dents, dirait-elle, de sa voix sèche et grinçante. Seulement, ce jour pourrait arriver plus tôt que prévu. C’est humainement impossible de continuer à vivre ainsi, au même rythme, sans sa casser la gueule qui de plus est. Alice le savait. Et sa chute n’était pas encore arrivée. Vous savez, pendant des siècles, les tsars ont régné en Russie. Arriva alors la révolution de 1917 qui anéantit pas mal de membres de la famille royale. Tout changea alors, ce qui stigmatisa en quelques sortes la Russie. La révolution n’avait pas eu les effets escomptés. Le rapport? Aucun, si ce n’est que tout ce qui avait été fait jusque lors peut être détruit d’un seul coup, comme ça, en un clin d’œil. Pour l’instant, Alice était irréprochable dans son masque, dans son rôle, mais petit à petit, sous le coup des diverses émotions qui l’habitent, son costume impeccable et rayonnant commençait sérieusement à se découdre. Pour le moment, la fissure était imperceptible. Mais qu’en adviendrait-il quand la fissure deviendra un gouffre, et quand tout s’effondrera, comme ça? Il ne resta plus rien, juste quelques bribes de ce qu’elle avait pu être avant. Peut être que là, Alice lâchera Sally. Pour l’instant, la Serpentarde était plutôt en forme et se plaisait à détruire le monde de Sally. Celui d’Alice était certes plus sombre, plus morbide. Un peu comme dans Alice au Pays des Merveilles, ce conte qui pouvait parfois être tendancieux. Alice qui semble être un peu schizo à se parler à elle-même. Et qui disjoncte en rencontrant la reine de Cœur et le chat de Chester. Vous savez, il existe plus de similitudes entre l’héroïne de Carroll et Alice Ewing, la Serpentarde dont il était question depuis le début.

Alice savait s’y faire, il n’y avait aucun doute possible. Que ce soit au niveau de ses répliques acides ou de son ton aigre-doux. Alice était à la fois le miel et le venin, faisant parfois preuve d’une grande hypocrisie. Elle n’était pas toujours comme ça. Il y avait des fois où elle paraissait presque normale, plus humaine, tenant moins du monstre qu’elle était d’habitude. Qui la voyaient ainsi? Les amants qu’elle a eus, bien sûr. Elle couchait, certes, mais dans ces moments là, la femme qu’elle était réapparaissait. Ils avaient eu l’occasion d’expérimenter la douceur de sa peau, son goût sucré, la volupté de son toucher. La sensualité réapparaissait dans ses soupirs épars et parfois ses faibles gémissements, qui étaient comme un murmure, un message destiné à celui là, celui du moment. Alice savait se montrer plus femme que harpie quand elle le voulait. Dans ces moments là, elle était elle-même. Elle ne trichait pas, elle s’offrait. Même si entre elle et son partenaire, il n’y avait pas la moindre trace d’amour ou de sentiments. Il fallait juste…La regarder. D’habitude, Alice avait le teint blafard, et un peu mauvaise mine, bien qu’elle soit loin d’être laide. Seulement, après l’amour, elle avait les joues légèrement rosies, le visage calme, tranquille, serein, elle était douce en se blottissant dans les bras de celui qui l’avait séduite un peu plus tôt. Méconnaissable. L’amour pouvait changer l’humain. Et transformer la pire des saloperies en une créature tout à fait charmante. Alice n’avait pas encore connu cet amour qui l’adoucirait et qui la rendrait presque gentille. Elle n’avait eu que des amourettes, des flirts, qui ne comptaient pas vraiment. Et des conquêtes. Beaucoup de conquêtes. Alice avait connu des partenaires plus âgés qu’elle pour la plupart, mais aussi des femmes. Quoi donc? La bisexualité est répréhensible à vos yeux? Alice est bisexuelle et ne s’en cache pas. Quant-à dire si elle préférait faire l’amour avec un homme ou une femme, Alice sortait le joker. Chaque expérience était intéressante en sa manière. Mh. Superbe digression, non? Où en étions nous, déjà? Sa normalité, le cœur qui battait sous sa carapace, donc. Non, vraiment pas. Alice se préférait telle qu’elle était, même si elle faisait peur avec ses jeux parfois morbides. Alice n’épargnerait pas Sally. L’innocence était quelque chose qu’elle adorait flinguer. Peut être parce qu’elle a perdu la sienne depuis bien longtemps. D’ailleurs, Sally venait de balancer une réplique des plus…idiotes. La septième année ricana, et s’approcha encore plus de la cinquième année. Son ton coupant comme une lame de rasoir bien affûtée entamant la chair tendre et pâle:

Tu as raison de ne pas me croire. Car si je t’avais cru, je me serais rabaissée à ton niveau. Tu sais, Cohen, tout le monde n’est pas idiot et naïf. Heureusement d’ailleurs, car le monde serait bien triste!

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Alice M. Ewing
Mais je vois à cet œil tout chargé de tempêtes, que ton cœur n’est pas fait pour les paisibles fêtes, et que cette beauté, sombre comme le fer, est de celles que forge et que polit l’Enfer, pour accomplir un jour d’effroyables luxures,et contrister le cœur des humbles créatures. BAUDELAIRE.
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Automn's light & Serpy's girl [pv Alice M. Ewing]

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