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 synthia Ϟ bulle de chagrin, boule d'incertitude

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    synthia; disturbed
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▌Citation :
«Méfiez-vous de tous ceux en qui l'instinct de punir est puissant»
Nietzsche

▌Clan : Le pouvoir mène au succès.
▌Âge : 19 ans. (7 août)
▌Année : 9ème année
▌Maison : Slytherin
▌Sang : Mélé
▌Humeur : Solitaire
▌Poste au Quidditch : Poursuiveuse.

▌Crédit(s) : (c) fae

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▌Relations:

MessageSujet: synthia Ϟ bulle de chagrin, boule d'incertitude   Lun 28 Jan - 17:00

Tant de matins que rien ne dissimule, je veux mon hiver, m'endormir loin de tes chimères.

Synthia Aemilya Silva Grey
Je sais bien que je mens, je sais bien que j'ai froid dedans.
« Ce n’est pas du chagrin qui coule sur ma joue. C’est le soleil qui abuse tes yeux. Ce n’est pas des bleus que tu vois sur mes poignets. C’est l’ombre de cet arbre qui te joue un tour. Ce ne sont pas des larmes de douleur qui s’apprêtent à tomber de mes yeux. C‘est l‘éclat de mes yeux qui te trouble ou bien des perles d‘émotions parce que je suis heureuse de te voir. Ce n’est pas un frisson de peur qui m’a parcouru quand il est venu. C’est juste qu’il fait froid ici. Ce ne sont pas des ongles rongés par l’appréhension. Ce sont des ongles cassés parce que je suis tombée. Ce n’est pas un réflexe d’enfant battu. C’est juste que je ne te prêtais pas attention, je ne t’ai pas vu. Ce n’est pas ma lèvre qui saigne. C’est du rouge mal effacé. Ce n’est pas moi que tu vois. C’est juste une poupée brisée sans intérêt, repose-la dans sa malle. Dans son obscurité. »

Ϟ CARTE D'IDENTITÉ

C’est durant le mois d’août deux mille treize, le sept, que vit le jour Synthia Grey, tel est son nom pour la plupart des personnes. Pour les plus pointilleux, elle sera Synthia Aemilya Silva Grey. Des consonances latines. A l’origine de cette bizarrerie une famille complète de mages noirs ayant voulu marquer à jamais cette enfant qui n’aurait pas dû naître parmi eux. Aemilya pour la rivalité, et Silva pour le mystère de la forêt. Pourquoi n’aurait-elle pas dû naître ? Celle qui l’a enfanté n’est qu’une ignoble sang-de-bourbe : Anne-Sophie Eden Grey. Synthia devint ainsi une progéniture souillant une illustre famille de sang-pur. Une sang-mêlé donc. Mais pour les intimes uniquement. La valeur du sang tient une place très importante chez les Grey. Bien plus importante qu’il n’y paraît. C’est contre toutes attentes, qu’une fois l’âge venu d’entrer à Poudlard, que Synthia trouva place en la maison de Serpentard. Oh une surprise qui aurait vraiment pu en être une si la vie ne s’était pas acharnée sur elle. Si la porte de cette maison lui a été ouverte, c'est pour son ambition la rongeant de l'intérieur, mais la porte des rouges et ors aurait pu lui être dévoilée si elle n'avait pas été si fausse non pas envers les autres, mais vis-à-vis d'elle-même.


DÉTAILS Ϟ

Orientation sexuelle ▬ Si l'on s'en tient au passé peu glorieux de la verte et argent en matière d'aventures ou de relations plus ou moins suivies, le doute ne peut subsister. Elle est hétérosexuelle. Largement attirée par les charmes des êtres masculins. Jusqu'à présent elle n'a jamais succombé à des charmes plus proches des siens. Cependant, il n'est pas dit que si l'amour lui tombe dessus et qu'il porte des talons et des longs cils qu'elle le laisse passer. Mais jamais elle ne sera automatiquement attirée par une demoiselle d'elle-même. Elle croit en l'amour, mais se ment à elle-même. D'où le nombre de ses conquêtes masculines.
Baguette magique ▬ Sa baguette est faite en bois de sapin. Le roi de le forêt comme on l'appelle vulgairement. Un arbre pouvant vivre au sommet des montagnes, profondément ancré à la terre il ne faiblit pas. Pour comprendre tout le charme d'un sapin, il faut le voir avec d'autres congénères en forêt. Les forêts de sapins sont mystérieuses, magiques, dans ces forêts l'impression qu'un secret s'y trouve est omniprésente. Arbre longévif et résistant, il demeure présent malgré les intempéries. La baguette de Synthia mesure exactement 20,5 centimètres, elle est de ce fait facilement maniable en plus de sa légèreté. A l'intérieur de la baguette s'y trouve la crinière d'une animal représentant l'innocence à l'état pur. Il s'agit d'un crin de poulain de licorne.
Là où, justement, le mystère se fait, c'est que la baguette de la mère de Synthia contient un crin de licorne adulte.
Balai ▬ De balais elle en possède constamment deux. Un qui est cher à son cœur, l'autre qui lui sert lors des matchs Quidditch, car il faut savoir que depuis qu'elle a le niveau pour faire partie de l'équipe de sa maison, elle occupe le poste de poursuiveuse. Le second est généralement à la pointe de la perfection, ou bien alors suffisant pour ne pas faire partie de ce que l'on appelle des vieux coucous. Quant à l'autre balai qu'elle garde, elle ne l'utilise plus. Ce balai est un cadeau qui lui y a été fait par une personne qui lui demeura longtemps inconnue : Sean Evans.
Animaux ▬ Lorsqu'elle entra à Poudlard, Synthia ne possédait aucun animal. Elle n'en voulait pas, de peur qu'eux aussi souffrent de la même manière qu'elle. Mais avec le temps, et en grandissant, en s'affirmant également, elle finit par acquérir une chouette effraie dont le caractère adorable fini par virer à l'exécrable. Une chouette mordeuse dans sa splendeur portant le nom initial d'AnneSo mais qui pour des raisons qui paraîtront évidentes dans le futur sera rebaptisée So. Plus tardivement encore, elle fut l'heureuse propriétaire d'un chaton bleu-gris, un mâle qu'elle nomma Eden. En grandissant Eden affirma un caractère plutôt doux, sauf envers les filles du dortoir du Synthia, et certaines autres personnes. Disons que le chat à ses têtes.
Patronus ▬ Comme quoi les baguettes ne choisissent pas vraiment au hasard, le patronus de Synthia est une jeune licorne, avec un détail assez surprenant pour être précisé : une crinière totalement ébouriffée. Là encore on retrouve une similitude entre la mère et la fille.
Epouventard ▬ On aurait pu croire que la plus grande peur de Synthia revêtirait l'apparence de son oncle dont elle a réellement une peur bleue, mais c'est bien cette peur qui est à l'origine de sa détermination. En fait, ce qui lui fait hérisser les poils de manière plus accrue, c'est le vide. L'oubli. Le rien. Toutes les souffrance du monde ne sont rien comparées au trou noir comme elle se l'imagine. La mort en elle-même l'effraie. voilà pourquoi un épouventard prendra l'apparence d'un Détraqueur.
Futur envisagé ▬ Très longtemps, elle a suivi un but précis : celui de marcher sur les traces de sa mère morte. Sauf que voilà, elle ne savait rien, ni son métier, ni sa vie. Des notes qu'elle déroba dans le bureau de son oncle lui permit de remédier à cette absence d'informations : elle était auror. Ainsi donc Synthia se prédestina à embrasser cette carrière. Malgré les différents évènements qui survinrent, son ambition demeura intacte, car en plus de suivre les pas de cette mère pas aussi morte qu'elle ne l'avait pensé, devenir auror lui permettrait d'éradiquer de la surface de la terre toute personnes similaires à Rafael Grey, son oncle. Finalement, il faut préciser que dans son futur il y a autre chose qui est très précis dans son esprit : elle tuera Rafael.


Ϟ

après plus de trois de vie commune avec synthia j'ai décidé de lui faire une présentation digne du personnage que j'ai fait d'elle, et surtout plus à l'image de mon écriture actuelle. c'est aussi après 3 ans de vie commune que j'ai décidé de quitter hayden panettiere qui a incarné ma synthia à merveilles durant toute cette période, mais comme il me fallait une évolution que cette actrice n'était plus en mesure de m'offrir voilà pourquoi désormais synthia sera jouée sous les traits de l'actrice juno temple. j'avais tout de même fini par m'attacher à l'actrice initiale, voire même à l'apprécier car ce n'était pas tellement le cas au début de la création de synthia, je l'avais même choisi au hasard, il me fallait un petite blonde arrogante. changer pour juno ne s'est pas fait sans longues discussions internes et externes. juno a finit par me convaincre, qui plus est c'est une actrice que pour le coup j'affectionne énormément, et le mot est faible.

fae ▬ syn' ▬ fondatrice ▬ 22 ans ▬ le tout premier compte avant les autres ▬ hayden panettiere pendant 3 ans, maintenant juno temple ▬ activité 5-7/7
chanson du titre et du début de présentation ▬ ainsi sois je • mylène farmer



NE PAS POSTER A LA SUITE. MERCI. hug
enfin vous pouvez mais il risque fort d'être supprimé par manque de place =p


Dernière édition par Synthia Grey le Mer 23 Nov - 20:12, édité 17 fois
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MessageSujet: Re: synthia Ϟ bulle de chagrin, boule d'incertitude   Mer 8 Juin - 21:05


Ϟ L'histoire désenchantée Ϟ

« Les contes de fées n'apprennent pas aux enfants que les dragons existent; ils leur montrent qu'on peut tuer les dragons.
Fairy Tales are more than true; not because they tell us that dragons exist, but because they tell us that dragons can be beaten »
Ϟ G. K. Chesterton
Ϟ
Croyez-vous au destin ? Croyez-vous à toutes ses balivernes ? Croyez-vous vraiment que tout est écrit ? Que nous avons un chemin déjà tout tracé ? Que tout est prévu ?
Et bien pas moi. J’ai surtout arrêté d’y croire. Je ne crois plus. Sauf en la vengeance. J’y crois dur comme fer. Vous savez pourquoi ? Parce que c’est moi, uniquement moi qui décide du moment, de la manière, du pourquoi, du comment, des conditions, du temps, du jour, de l’heure. C’est moi. Pas une saloperie de destin, d’entité supérieure qui a décidé qu’il en sera ainsi et pas autrement. Parce si ça existait ce genre de choses, est-ce qu’il serait normal que l’on arrache à une gamine innocente ses deux parents alors qu’elle a tout juste cinq ans ? Vous pensez vraiment que c’est normal. Pas moi. J’ai beau y penser, y repenser, retourner des milliers de fois le problème dans ma tête, je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi tout cela. Pourquoi s’acharner comme ça. Ce n’est pas humain une telle ironie du sort. Parfois, voire souvent, je me demande qui je serais devenue si je ne m’étais pas retrouvée dans ce rôle. Tout le monde doit bien se le demander au moins une fois dans sa vie. Mais pas durant l’adolescence non ? Plus tard, après avoir vécu, avoir vu, avoir senti le goût amer et sucré de la vie. Et bien parfois j’ai l’impression, j’en suis même persuadée, que toutes les saveurs de cette foutue vie je vais les ressentir. Les bonnes, comme les mauvaises. Quand je regarde en arrière, et Dieu sait combien les années sont peu nombreuses, je ne vois qu’un parcours en dents de scie. Atteindre les sommets. Chuter. Se relever. Retomber de plus belle. Il paraît que cela forge le caractère. Il paraît bien. Cela vous change un monde, surtout lorsque vous savez par avance qu’une merde vous attend au tournant. Cela fait naître en vous des automatismes, des réactions, des modes de vie qui n’étaient initialement pas les vôtres. Si vous saviez que vous allez forcément finir par souffrir, vous ne chercheriez pas à vous en protéger ? Bien sûr que si. Quiconque saurait avec précision son futur voudrait s’en préserver s’il est néfaste. Alors moi j’ai fini par prendre cette habitude dès la première chute. Je me protège. On appelle ça l’instinct de survie. Je ne suis pas moi-même. Parce que moi est trop sensible. Moi est fragile. Moi est vrai. Alors je ne suis pas moi. Je me falsifie. Je me fais nouvelle. Je suis une fourberie de l‘esprit, rien de moins, peut-être rien de plus. Je me mens. Et j’aime ça. Avant même d’avoir le temps de me rendre compte que je me suis perdue, j’aime déjà. Je me mens et je mens. Je joue un jeu. Celui de la comédie. Jouer vous empêche alors de souffrir. Parce que ce n’est pas vous qui prenez les coups, non c’est l’autre, le personnage, le masque. J’ai ma carapace. Je me recroqueville à l’intérieur. On y est bien. Trop bien peut-être. Si bien que je me suis peut-être oubliée dans l’histoire. C’est même sûr. Alors finalement on joue un jeu, se laisse prendre au jeu, on pense gagner la partie. Mais non. En fait à partir du moment où l’on aime le jeu, on a perdu. Alors quitte à avoir perdu depuis le début, pourquoi ne pas continuer ainsi. Le mal est fait. C’est plus simple de ne pas revenir en arrière. On se complait dans la situation. Parce qu’elle est pérenne, presque sécurisante. De plus, elle est devenue la routine. Comme on le dit, c’est la solution de facilité. L’être humain a tendance à choisir ce qui est le plus facile pour lui. Pour cela, faut-il être encore capable de faire des choix. Ce n’est pas mon cas. Je laisse les autres et les aléas de la vie s’en charger à ma place. Peut-être qu’en agissant de la sorte j’avais d’abord pensé trouver un bon moyen de me protéger, me préserver. Je pensais que ainsi, je ne pourrais jamais m’en vouloir d’avoir été dans la mauvaise direction, puisque rien n’était de mon fait. Comme toujours, cela fonctionne très bien au début. Sauf que voilà papillonner cela va bien un temps et quand vient le moment de la prise de conscience. Le temps de prendre les décisions, on se rend compte que l’on ne sait pas ce que l’on veut. Voulais-je vraiment dire ceci, ou bien alors participer à cela ? Le voulais-je vraiment ? Pourquoi faire ceci et pas cela ? Des choix. Des choix. Encore des choix. Comment voulez vous avancer dignement quand vous ne pouvez pas prendre de décisions. Quand vous ne savez absolument pas ce que vous voulez. Si je devais un jour me confesser, mon pêché capital, n’en vous en déplaise, serait celui de l’envie. C’est elle qui me constitue. Il n’y a pas de destin qui me guide. Juste mes envies. Mon envie. Mon ambition. Celle qui me ronge de l’intérieur. Celle qui m’a permit de surmonter toutes les épreuves. La mort d’une mère. La disparition d’un père. La violence d’un oncle. Cette ambition s’est infiltrée en moi dès les premières larmes de douleur. Et comme tout, au début, on ne sent pas le changement s’opérer. On ne sent pas un sentiment prendre le contrôle sur les autres. Alors on grandit, avec cette ambition dans le cœur, et puis on comprend aussi. Terrible malédiction que celle de la connaissance. Nous devrions éternellement rester des enfants. Pleurer pour un genou écorché. Rire pour un regard échangé. Le savoir tue à petit feu. Savoir m’a fait perdre les seules parcelles d’innocence que ma mémoire avait bien voulu garder. Ces cinq années de naïveté, je les ai oublié. Je n’ai plus d’enfance. Je n’ai plus d’histoire avec mes parents, ni même d’autres enfants. Je n’ai plus toute cette pléiade de jeux d’enfants qui nous rappelle que, au final, nous sommes tous les mêmes. Tous les mêmes avant de savoir. Ma vie à moi, elle commence à cinq ans, sans parent dans le mutisme, recroquevillée sur le sol. Pas même un pleur pour affirmer que le nouveau né est bien en vie. Paraît que pour certains c’est un mauvais présage. Pourtant de ce bonheur oublié des brides semblent me revenir. Mais je ne les cherche pas. Je ne veux pas me souvenir comment c’était avant pour me rendre compte du désastre actuel. Rien n’est comme cela aurait dû l’être. Je suis la petite fille qui a grandi dans la peur, dans l’adversité et la vengeance comme unique leitmotiv. Qui sait ce que j’aurais pu être. Sûre de moi ? Avec des valeurs irréprochables ? Ressembler pour de bon à cette mère que j’avais idéalisé pour me servir de bouée de sauvetage ? Peut-être. Peut-être pas. Et vous savez quoi ? Si vous vous posez des questions, si vous vous demandez encore pourquoi; Et bien faite comme tout le monde. Choisissez la solution de facilité. Dites vous juste que c’est la faute à cette chose que l’on a inventé pour se soulager. Cette chose immonde à qui l’on donne tous les maux de la planète. Pour moi ce n’est pas, ce n’est plus suffisant.
Mais dites juste vous que… c’est le destin.

Les acteurs (par ordre d'apparence)
ㄨ Synthia Aemilya Silva Grey jouée par Juno Temple.

ㄨ Sofia Gillian Lohman : cousine, jouée par Tamsin Egerton.
ㄨ Jason Lohman : oncle maternel par alliance, père de Sofia, joué par Gérard Butler.
ㄨ Charlotte Eden Lohman : tante maternelle, père de Sofia, jouée par Diane Kruger.
ㄨ Aerthur Gabriel Grey : père, joué par Joseph Fiennes.
ㄨ Anne-Sophie Eden Grey : mère, jouée par Nicole Kidman.

ㄨ Lily-Rose Turner : amie de la mère, mère de Damian, jouée par Naomie Watts.
ㄨ Damian James Turner : ami d'enfance, joué par Cam Gigandet.
ㄨ Appoline Russelow : amie de la mère, mère d'Alphaïce, jouée par Rachel McAdams.
ㄨ Alphaïce Russelow : ami d'enfance, joué par Ian Somerhalder.
ㄨ Muse April Steadworthy : amie d'enfance, jouée par Shenae Grimes.

ㄨ Rafael Grey : oncle paternel, père de Owen, joué par Zachary Quinto.
ㄨ Owen Grey : cousin, joué par Jake Gyllenhaal.


Dernière édition par Synthia Grey le Mer 23 Nov - 19:52, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: synthia Ϟ bulle de chagrin, boule d'incertitude   Dim 9 Oct - 12:50


01. Dancing bears, painted wings

« Des images me reviennent, comme un souvenir tendre, une ancienne ritournelle, autrefois en décembre. »
Ϟ Loin du froid de décembre - Anastasia
Ϟ
Ce soir-là c’était le premier Noël que j’allais passer chez ma tante. Mais ce n’était pas la première fois que j’allais chez elle. D’ailleurs je connaissais déjà tous les recoins de leur immense maison par cœur, ma cousine et moi nous nous y amusions comme des petites folles. Nous étions vraiment très jeunes à cette époque, proches des trois ans, peut-être des quatre ans, je ne saurais réellement le dire. Ce qui importe c’est le souvenir. Et des souvenirs c’est bien tout ce qui reste de ma cousine, car depuis que ma mère a voulu que l’on déménage en Amérique, retrouver Synthia n’est plus dans mes espérances, surtout avec tout ce qui s’est passée autour d’elle. Je ne sais même pas si elle serait en mesure de me reconnaître, ou bien même si elle se souvient de moi. Alors parfois j’aime me replonger dans certains souvenirs où elle y apparait, parce que mine de rien c’était le bon temps. Mes meilleurs souvenirs d’Angleterre je pense bien. Ceux où Sofia Lohman et Synthia Grey les deux cousines terribles en faisaient voir de toutes les couleurs à leurs parents. Nous avions l’imagination débordante et beaucoup de ressources. Un peu trop peut-être. Comme ce fameux vingt-cinq décembre.

Je me souviens combien j’étais impatiente derrière la porte, combien j’aurais voulu ce soir-là être plus grande pour actionner sans relâche la cloche du manoir, et combien j’ai maudit mon oncle Aerthur d’être aussi lent à venir à nous accueillir. Dès que la porte s’ouvrit, je m’engouffrais dès l’espace suffisant, glissant un empressé mais très poli, « Bonsoir oncle Aerthur », gambadait dans le hall d’entrée, passais dans la salle à manger où j’ouvrais à nouveau la bouche pour un « Bonsoir tante Anne-Sophie. », et courrais vers la bibliothèque tandis que dans mon dos j’entendais le sempiternelle « AnneSo, appelle-moi AnneSo ! » de ma tante, un sourire amusé aux lèvres. Sofia : un, Synthia: zéro.
C’était un jeu entre nous.
Et puis brusquement que m’étais arrêtée sur le pas de la porte, elle était là rigoureusement assise au centre de la salle des livres, ses yeux clairs posés sur moi. « Neuf secondes. », me dit-elle dans un sourire triomphant tandis que je baissais les épaules. Synthia : un, Sofia : un, et en plus c’était toujours elle qui détenait de le record de « celle qui rejoint l’autre la plus vite tout en pensant à saluer les parents » qui était de six secondes. Puis je finis par m’installer à côté d’elle, et elle commença : « Bon cette année, le Père Noël ne pourra pas nous échapper. Nous allons l’enlever, tous les objets sont répartis aux endroits stratégiques de la maison. La corde sous le canapé qu’il faudra tirer entre les deux fauteuils en face de la cheminé. Le bois et les allumettes pour rallumer le feu à proximité. Le verre de lait dans la cuisine avec des gâteaux pour se faire pardonner. » A cet âge là notre plan était sans faille. En un mot parfait. Nous avions mis plusieurs jours à le mettre en œuvre, car il nous avait fallu nous renseigner auprès de nos parents pour savoir exactement quel était le chemin que le Père Noël allait emprunter. Nous avons voulu qu’ils nous confirment l’arrivée et la sortie par la cheminée, et le fait qu’il n’aille que le salon, là où se trouvait bien entendu l’immense sapin des Grey. J’étais satisfaite de cette explication et attendais désormais avec impatience le moment où nous nous glisserions hors de nos lit pour tendre un piège au Père Noël. Une satisfaction telle qu’elle s’empara de ma gorge puis de celle de ma cousine et nous rîmes de bon cœur un certain temps, jusqu’à ce que mon père passe la tête pour voir ce que nous faisions. Il s’assura que nous allions bien et pour le conforter nous nous calmâmes le regardant de nos grands yeux ronds innocents. Impossible de nous résister. Déjà à cet âge nous avions vite compris ce potentiel qui était le notre. Deux petits anges blonds et malicieux. Rien n’aurait pu nous arrêter.
Même à table nous n’avions pu cacher notre empressement. Si bien que pour nous occuper nous avions fini par nous lancer dans une véritable guerre de lancé de petit pois. Un manège qui dura un certain temps dans la mesure où cela ne semblait pas déranger les adultes. Néanmoins lorsque nous croisâmes le regard rempli de reproches de tante Anne-Sophie suivi du regard amusé de son mari, je sentis bien Synthia hésiter un instant. En fait, ce n’était pas de l’hésitation, elle avait juste fait dévier la trajectoire de ses projectiles histoire que sa mère soit le moins touchée possible par ses attaques. Une stratégie qui sembla porter ses fruits, nous pûmes nous amuser à coups de poings sur nos cuillères retournées jusqu’au moment de l’arrivée du dessert. Bûche de Noël. Chocolat. Nous étions à ce moment là sages comme des images, bien que presque sautillantes sur nos chaises.
Le repas touchant à sa fin, nous jouâmes aux enfants fatiguées, nous étirant de tout notre long avec à la clef quelques bâillements. Les parents ne tardèrent à nous envoyer au lit, perplexes, mais cela leur laissait le temps savourer les bouteilles encore bien remplies disposées sur la table. Pas d’enfants pour vous forcer à vous modérer. Ils nous virent quitter la table avec soulagement, et nous avec excitation, car bien évidemment le début de notre plan était pleine action. Ca y est les rouages venaient de se mettre en marche. Le Père Noël n’allait pas tarder à vivre chez nous.

Comme des professionnelles nous enfilâmes notre costume d’aventurière de la nuit avec fierté. Il ne s’agissait ni plus moins que de nos chemises de nuits, des pyjamas qui prenaient une toute autre allure en cette occasion. L’une comme l’autre nous étions pieds nus, et nous attendions patiemment que le bruit venant de la salle à manger commence à s’estomper, c’était le signal de l’arrivée du père Noël. Je me souviens que pendant que j’écoutais attentivement à la porte, Synthia escaladait pour la seconde fois la commode pour aller tendre la main vers un bougeoir. Cette fois elle ne tomba pas et lorsqu’elle retoucha le sol ce fut une bougie dans une main, une tablette de chocolat dans l’autre. « Je n’allais tout de même pas oublier l’essentiel », me dit-elle blasée en passant à côté de moi me donnant nonchalamment la tablette au passage. Quand j’y repense je dois dire qu’elle avait le don de penser à des détails déroutants parfois. Il y avait quelques minutes à peine elle venait de faire preuve d’une très grande maladresse en posant son pied sur une broderie la faisant ainsi glisser, et pourtant elle avait été en mesure de mettre au point ce plan sans rien oublier, sans que rien ne soit du fait du hasard. Je ne sais pas si elle a fini par garder cette manière de procéder, mais en tout cas à cet âge là, elle était très sélective dans ce qui en valait la peine. Kidnapper le Père Noël en valait de toutes évidences la peine.
Le temps passa et les provisions gourmandes vinrent à manquer. Je crois même que j’avais commencé à piquer du nez lorsque Synthia me secoua par les épaules pour me dire qu’il fallait se dépêcher. IL était là. C’était LE grand moment de la soirée. Nous nous faufilâmes dans le couloir et puis à travers les escaliers. Je me souviens avoir pris la précaution de laisser Synthia passer devant histoire d’être en mesure de la rattraper en cas de chute, juste au cas où, quitte à l’attraper par les tresses pour qu’elle ne dégringole pas. Une fois dans le salon nous nous positionnâmes à toute vitesse, consciente d’une présence humaine dans le coin, mais pas dans cette pièce, la voisine. Ce qui laissa le temps à Synthia de me lancer l’autre bout de la corde, qui gisait désormais au sol au travers des deux fauteuils derrière lesquels nous nous trouvions, persuadée d‘être totalement invisibles. Mon cœur battait la chamade et dans le noir j’étais persuadé de voir briller les yeux de ma cousine, je me souviens même avoir parié sur la couleur ces derniers. Je les imaginais profondément bleus. Puis IL fit son entrée dans le salon. IL avança des paquets à la main vers le sapin. IL enjamba notre piège. IL était à nous. Sans avoir besoin de nous concerter nous tirâmes sur la corde en même temps, faisant choir le Père Noël. C’était l’accomplissement d’un an de frustration et de travail. J’entendis alors Synthia se relever d’un bond une exclamation de joie et de fierté à la bouche. Moi je regardais la tête du Père Noël, qui m’étais étrangement familière même dans la pénombre. Pendant que Synthia sautait par-dessus notre capturé pour fêter sa victoire avec moi, la lumière se fit dans le salon.
La lumière dans nos esprits aussi.
Bouche bée se trouvaient debout devant nous les parents de Synthia et ma mère, des cadeaux sous les bras. Et au sol, celui que nous avions pris pour le Père Noël, « Mais Oncle Jason qu'est-ce que tu fais là?! », n’était autre que mon père, comme le traduisait la surprise qui se lisait dans les grandes billes rondes de Synthia.

Voilà comment avec notre imagination et en voulant égoïstement garder le Père Noël pour nous, nous avons levé le voile sur cette antique tradition enfantine.

Ϟ

to be continued;

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MessageSujet: Re: synthia Ϟ bulle de chagrin, boule d'incertitude   Lun 10 Oct - 19:24


02. The forgotten childhood

« Les jeux des enfants ne sont pas des jeux, et les faut juger en eux comme leurs plus sérieuses actions. »
Ϟ Essais - Montaigne
Ϟ

« Allez chéri va jouer avec eux. »
« Ton gamin devient muet dès que la blondinette se pointe, si j‘étais toi je me méfierais. »
« Je suis là tu sais. »
« Où serait l’intérêt sinon ? »
, avais-je dû glisser doucement à l’intention d’Anne-Sophie, tandis qu’elle prenait faussement la défense de sa fille. De la même manière que Synthia s’en prenait à mon fils je m’en prenais à la mère. Même s’il était vrai que moi je ne faisais pas manger le sable à ma voisine et n’essayais pas de la faire tomber à tous va. Il n’y avait pas à dire déjà petite cette gamine avait su nous montrer tout son potentiel. Le fait qu’elle ait mal tourné n’a pas été pour moi une grande surprise. Anne-Sophie n’a pas dû le voir du même angle que moi vu sa retraite forcée, quant à Lily, oh Lily et bien qu’elle repose en paix.
« Synthia est adorable. », c’était bien ainsi que Lily-Rose avait d’ailleurs l’habitude de qualifier la petite. C’était à voir. Premièrement, elle était la fille de Grey. Elle était ancrée dans ce monde et avait de la mauvaise graine en elle. Deuxièmement, elle était aussi la fille d’AnneSo. Bien sûr AnneSo je t’adore, mais tu es loin d’être un cadeau. Alors concernant sa fille elle était déjà mal partie. Sans parler de son air innocent. De la blondeur de ses cheveux. Et de la couleur de ses yeux. Un jour bleu, l’autre vert, comme si même son corps voulait nous montrer combien elle pouvait être changeante. Combien ce serait une enfant à laquelle il ne faudrait pas de fier. Bien sûr je dis pas cela parce que les seuls souvenirs que je garde d’elle petite sont ceux où elle enfonce la tête de mon grand dadet de fils dans le bac à sable…

Ϟ

« Alphaïce relèves toi et ne te laisse pas faire ! », hurla presque Appoline qui pour le coup gesticulait sur le banc comme une anguille. Une scène qui était devenue une habitude depuis que nous venions toutes trois au parc avec les enfants. Cela ne faisait pas très longtemps que nous avions décidé de nous fixer de tels rendez-vous. Il fallait dire que si Appoline pouvait se permettre n’importe quelle sortie, concernant AnneSo et moi-même ce n’était pas le même combat. Et c’était bien le cas de le dire. Auror toutes deux, il était compliqué de conjuguer à l’unisson nos emplois du temps. Parfois seuls Alphaïce et mon fils étaient présents. Ils s’entendaient d’ailleurs très bien, dans un monde parfait j’aimerais que cette entente perdure dans le temps. Pour le reste, j’avais cru que les liens se créeraient aussi facilement avec Synthia. Force fut de constater que non, et Damian devient rapidement la cible des douces moqueries d’Appoline.
J’avais beau le presser vers le bac à sable, l’y porter même, il revenait tout le temps, les mains presque jointes dans le dos ou derrière la nuque. Comme si la peur le saisissait instantanément.
« Il est peut-être amoureux le petit Turner ? », avait finit par lancer un jour Appoline. Cette pensée m’a longuement fait sourire, je dois même dire qu’elle me plaisait, tout en semblant être la plus raisonnable. Maintes fois dois nous avions vu la petite Synthia venir vers nous pour essayer de lui demander s’il ne voulait pas s’amuser avec elle ou à la limite avec elle et Alphaïce. Il y avait fallut plusieurs tentatives pour qu’elle réussisse à l’attraper par la main et le tirer derrière elle. Même si la première fois, il ne la suivit que sur deux mètres et vint par la suite se cacher dans les jupons. Il était timide. Et elle, elle était adorable, un véritable petit ange. J’aimais cette petite quand elle riait aux éclats, j’aimais quand elle parlait à mon fils, j’aimais ses airs dégourdis quand elle s’en prenait à Alphaïce. Synthia était une enfant pleine de ressources et d’énergie, peut-être un peu trop taquine vous dira-t-on. Mais elle allait être une belle personne. J’en étais certaine. Elle me faisait craquer.

Ϟ

« Il a mis moins de temps aujourd’hui pour les rejoindre. »
« Forcément, la petite n’a pas arrêté de le séduire dès qu’elle la vu. »
« Hum… elle a quatre ans, quand même c'est pas exagéré ? »
« Justement. »
« Toi tu n’as pas digéré l’œil au beurre noir de ton fils c’est ça ? »
« Je ne vois pas pourquoi tu dis ça AnneSo »
« Il faut dire qu’elle a un bon crochet du gauche. »
« Je croyais que tu étais neutre Rose ? »
« C’est pour l’honneur de mon fils. »
« Allez-y riez, riez… ALPHAÏCE ! ICI … Les tresses… Hop tu files. »
« Oh ! »
« Là, tu exagères. »
« Je le conditionne. Il n’est pas question qu’il me ramène une blonde à la maison, elle me ferait de la concurrence vis à vis de son père. Je lui apprend la vie.  »
« Et voilà elle est tombée… pfff. »
« Vengeance !  Et Lily, comme ton Damian ne sait rien faire d‘autre que la suivre des yeux, il faut bien qu‘on lui résiste à la petite, d‘autant plus que cela ne peut pas lui faire de mal. »


Ϟ

Parfois lorsque je ferme les yeux, des souvenirs viennent me hanter. Des ombres dansent autour de moi. Parmi les scènes récurrentes il y a celle où je suis debout au milieu de ce qui semble être un parc. En y regardant de plus près je crois même que j’ai les pieds dans le sable. Autour de moi, j’entends des rires de femmes, j’entends des enfants. Je vois deux silhouettes dans mon sillage, et je sens que je les apprécie. Je sens qu’ils sont mes amis. Mais je ne les connais pas. Je n’arrive pas à savoir qui ils sont. Ils restent des fantômes de mon enfance. Des fantômes que ma mère garde avec elle, car je sais que parmi les rires des femmes j’entends le sien. Je sais qu’elle est là. Qu’elle n’est pas loin. Mais je ne lui demanderais pas. Je veux garder mes fantômes. Je les préfère comme ça.

Ϟ

« Mais.. Mais… Alphaïce ?! Oh la garce… »
« Laisse-le il adore être couché ton gamin. »
« La garce… »
« Ne me dis pas que tu as osé ? »
« Donner un surplus d’électricité statique aux cheveux de ma fille pour que mini Russelow se prenne un coup de jus ? »
« Je n’aurais pas dis mieux. »
« AnneSo tu vas le regretter ! »
« J’adore le spectacle pas toi ? »
« Moi je suis neutre je te rappelle. »
« Alors caches mieux ce sourire, elle revient. »


Ϟ

Grey ? Synthia Grey ? Vous voulez vraiment que je vous parle d’elle ? Je ne suis pas sûre d’être la mieux placée pour le faire pourtant. Je préfère me tenir loin d’elle. C’est bien simple, elle me met hors de moi. Cette fille se gâche, et je ne peux pas le supporter, sans compter les piques désagréables qu‘elle me lance à chaque rencontre. Enfin… Mais tout le monde le sait ça, si je me m’abuse et en plus j’ai un cours particulier qui m‘attend avec impatience, je dois traverser les sept étages, alors… Lorsqu’elle était enfant ? Tiens c’est étrange que vous m’en parliez. Personne ne semble y faire attention ici, pas même elle c’est pour dire. Mais je crois que ça, c’est dû au choc de la perte de ses parents, elle a tout oublié. Du coup, elle a oublié que nous étions amies à cette époque. Incroyable, je le sais bien. J’ai bien essayé de laisser passer son comportement en mémoire de ses rares journées dans le parc, mais rien n’y fait je ne peux pas. En tout cas, si vous voulez mon avis, déjà petite elle cachait très bien son jeu cette chère demoiselle. Elle obtenait ce qu’elle voulait avec ses grands yeux bleus et son visage arrondis. Ce qui est amusant c’est de voir que finalement, avec les années passées et la perte de mémoire, elle a bien finit par l’avoir Damian. Façon de parler bien sûr. Même si j’ai l’impression qu’elle était bien plus sincère enfant qu’il y a quelques mois. Mais ça encore je crois que je suis une des rares personnes à pouvoir vous le dire. Ils ont tous oubliés. Dam’ très certainement pour les mêmes raisons que Synthia, il faut dire que la vie n’a été très tendre avec lui non plus. Le pauvre. Quant à Alpha, je ne saurais dire. Il aurait pu oublier parce que c’était chiant de se souvenir ? Je reprends juste ses mots, quoique cela ne m’étonnerais pas. Sacré Alpha ! Si j’en ai déjà parlé à quelqu’un ? Mais non. Bien sûr que non. Je ne suis pas comme ça qu’est-ce que vous croyez. Et si vous vous le demandez je n’irais pas lui en parler. Si elle veut parler du passé, elle viendra me trouver. De même pour Dam’ ou Alpha, et puis rien ne dit qu’ils ont tout oublié. Si cela se trouve ils sont tous très au courant du lien qui les unit enfants et on décidé d’en faire fi. Après tout, Synthia et Damian ont été ensemble, et avec Alphaïce, il y a toujours cette relation comme chiens et chats. Alors pourquoi se poser tant de questions ? Les choses ne sont-elles pas telles auraient dû être ? Comment ça entre mon Alpha et Grey ça n’a pas toujours été comme chiens et chats ? Hum. J’ai cours là. Ca vous dérange qu’on en reparle après ? Ca m’intéresse. Foi de Steadworthy je ferais la lumière sur cette histoire !

Ϟ

to be continued




Dernière édition par Synthia Grey le Mer 23 Nov - 19:44, édité 7 fois
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▌Citation :
«Méfiez-vous de tous ceux en qui l'instinct de punir est puissant»
Nietzsche

▌Clan : Le pouvoir mène au succès.
▌Âge : 19 ans. (7 août)
▌Année : 9ème année
▌Maison : Slytherin
▌Sang : Mélé
▌Humeur : Solitaire
▌Poste au Quidditch : Poursuiveuse.

▌Crédit(s) : (c) fae

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MessageSujet: Re: synthia Ϟ bulle de chagrin, boule d'incertitude   Dim 20 Nov - 22:21


11. These mysterious cogs.

« Some days I feel broke inside but I won't admit. Sometimes I just wanna hide cause it's you I miss. And it's too hard to say goodbye, when it comes to this. »
Ϟ Hurt - Christina Aguilera
Ϟ


« Dam’ », hum non c’est déjà trop intime, « Damian », je l’ai jamais appelé par son prénom complet sauf lors de disputes, pas le bon emploi pour démarrer une lettre. Bon donc, « Dam’, je sais que cette lettre va te surprendre. ». Et cette entrée en matière aussi. « Dam’, j’ai décidé de prendre la plume », c’est un début, « pour », ça se corse, « pour te dire toutes ces choses qu’on s’est pas dites », voilà que ça fait titre de roman maintenant, « pour t’ouvrir mon cœur. », génial avec ça je reste enfermée jusqu’à la fin de mes jours incapable d’assumer autant de mièvreries. Pour… Pour… Et si je mettais « parce que ». C’est mieux ça non ? « parce que j’éprouvais le besoin de te parler sans te que tu sois en face de moi pour me donner envie de prendre mes jambes à cou. » Au moins c’est direct, cela me ressemble beaucoup plus. Il me reconnaîtra bien mieux là -dedans. Il ne me reste plus qu’à me lancer dans la suite et surtout, surtout ne plus m’arrêter. Allez Synthia tu peux le faire. Il est tard, tu es en vacances, tu es seule dans ton appartement et la cheminée te réchauffe. Tu peux le faire.
Je vais à la ligne et je repends. « En fait, je pense que nous nous sommes jamais vraiment donné le temps de parler. Je veux dire parler sans vouloir prendre l’ascendant sur l’autre. Enfin pas que ce soit une guerre permanente entre nous deux, mais c’était assez conflictuel. C’est assez conflictuel ? Bref. Ce que je veux dire c’est que depuis que tu es parti je ressens le besoin de parler, mais bien évidemment tu n’es pas là. Il est vrai que nos derniers échanges n’ont pas été très amicaux. Ceux là et les autres. Quand j’y repense je me demande comment nous avons fait pour en arriver là. Je veux dire… Ouais non, je ne sais pas ce que je veux dire. En fait, là je suis seule dans mon nouveau chez moi. Je me sens bien ici. Mais je suis seule, et quand je suis seule je pense. Et tu sais très bien que quand je pense j’ai besoin de parler. Surtout quand je pense à moi. Tu sais aussi que lorsque que je parles de moi je me lance dans un énorme monologue et je ne m’arrêtes plus pour ensuite filer sans demander mon reste. Parce que je n’aime pas parler de moi, j’ai l’impression de trop en dévoiler. Voilà pourquoi cette lettre, tu seras loin quand tu la liras. Loin de moi.
Loin de moi. Une situation que tu as voulu si je me rappelle bien tes propos. Certains abandonne la partie pour passer à autre chose, toi tu as choisi d’aller dans un autre pays. Une chose que je peux comprendre. Crois moi, j’ai vraiment fait un effort, un travail sur ce fait là. Il n’empêche que je ne peux m’empêcher de t’en vouloir. A moins que ce ne soit à moi. Oui, quelque part, je dois bien m’en vouloir un peu plus qu’à toi. C’est pour te dire combien j’y ai réfléchi. Oh ne va pas croire que j’y pense et j’y repense. Ne crois surtout pas non plus que tu es souvent dans mon esprit, et qu’il m’arrive de rester assise dans un fauteuil les bras autour de mes genoux en pensant à toi. Oh et puis penses-y ça m’est égal après tout. Culpabilise dans ton coin, avec tes nouveaux amis français. J’espère que ça te sert au moins d’être parti là-bas, et si ce n’est pas le cas ne me le dis jamais sinon tu en entendras encore parler un sacré bout de temps. L’esprit du contradiction tu vois.
En écrivant, j’ai l’impression de parler un vieil ami. Un peu comme si ne restaient à la surface que les excellents souvenirs. Si je devais être honnête, je te dirais que je regrette beaucoup de choses, je regrette les moments où je t’ai demandé de me pardonner et les moments où je t’ai au contraire demandé de ne pas le faire. Je n’aurais rien dû te demander. C’est toi qui aurait dû le faire et pour une fois j‘aurais dû accepter. J’ai l’impression, encore une je sais, que tu t’es effacé petit à petit. Tu me semblais moins présent, et pourtant l’étau se resserrait autour de moi. C’était presque étouffant. Je crois en fait, c’est allé beaucoup trop vite pour moi. Je me suis toujours sentie dépassée par les choses, depuis que je suis toute petite. Je ne les façonne pas, je les subi. Je pense que j’ai pris notre histoire comme une attaque. Je pense que j’ai pris peur. J’ai réellement pris peur. De ces sentiments, de toi qui t’attachais à moi, de cette bague toujours autour de mon cou, des ces plans sur la comète. Alors j’ai fais ce que je fais le mieux depuis des années. J’ai fuis. J’ai pris la tangente. J’ai choisi la confrontation comme unique voie de sortie, et pendant que tu faisais les pas te ramenant à moi, je reculais volontairement, ne voulant te laisser aucune chances de revenir. Toute cette nouveauté m’a fait peur. Tu étais nouveau dans ma vie, nouveau dans mes habitudes. Elles ont été brusquées et j’ai agis par instinct. Très mauvais instinct je te l’accorde. Je ne suis même pas sûre que tu puisses comprendre mes états d’âmes à travers cette lettre. Tu le sais depuis cette rencontre dans le forêt interdite, je n’entre dans aucune catégorie, parce que je ne veux pas.
J’espère juste que tu m’en voudras pas trop d’avoir encore une fois choisie la solution de facilité pour tenter de m’expliquer. Tant que j’y suis, et histoire de bien accentuer mon pathétique mea culpa, je vais m’excuser par avance pour les sentiments opposés que risque de déclencher mon envie de vérité. Je ne sais pas ce que j’attends de toi après, ni même de moi, mais cela n’est pas nouveau. Je sais juste que j’en avais besoin, et que tu vas en subir les frais. Si cela se trouve tu vas te retrouver bien bête ce parchemin entre les mains, toi, tu seras le fringuant apprenti auror français qui a finalement réussi à faire table rase du passé. Je dirais que je te le souhaite, mais je t’en voudrais d’avoir si facilement oublié notre histoire. Je ne sais pas si tu te rappelles mais nous nous étions fais une promesse, à propos des étoiles. Et bien à cause de cette idiotie je ne peux plus regarder le ciel et ses astres sans penser à toi. J’espère que tu en es fier. Notre histoire n’a pas été très longue dans le temps, mais en fait elle reste riche en souvenirs, bons et mauvais, mais des souvenirs tout de même. J’ai pris le temps, mais j’ai fais l’analyse de mon comportement. Cela ne résume pas qu’à la peur de cette nouveauté soudaine. La peur aussi de perdre une personne à qui je pourrais trop donner. Ca doit être une des raisons qui m’a poussé à aller jusqu’àu bout cette nuit aux Trois-Balais. Je garde au fond de moi cette blessure : ceux que je j’aime finissent toujours pas me trahir, me quitter. Je ne veux pas dire que rompre était un reflexe, mais presque. Cela dit, mon manque de confiance en moi, en toi et en nous n’a pas dû aider. Voire pas du tout.
Par contre, si tu es bien le fringuant anglais ayant trouvé sa voie en France, si une fille a réussi à te faire oublier notre échec, je te demanderais juste une chose. Une seule. La dernière que je me permettrais de t’ordonner. Ne m’en parles pas plus que nécessaire. En fait, ne m’en parles pas du tout. Laisses mon imagination inventer l’histoire. Laisses-là me contenter. Ne me donne pas de nom, de rencontre, de raisons de regretter encore un peu plus de t’avoir écarté de mon chemin. S’il te plait, ne le fais pas. Tu sais comment je suis. Je vais jouer à la grande fille, à celle qui accepte, mais au travers de cette lettre tu auras vite compris que rien n’est très clair dans mon esprit. Je ne veux pas que cette clarté se fasse à cause d’une autre. Attention espèce de Gryffondor fier comme un coq, ne prends pas ça pour une déclaration, car ce n’en est pas une. Crois-moi. Crois moi aussi quand je te dis que même si j’ai voulu que la page se tourne, je sais que je supporterais difficilement la présence d’une autre. J’aurais comme un goût d’inachevé au fond de la gorge. Comme un goût d’inachevé autour du cou.  »

Cela devait faire bien une heure que j’écrivais. J’écrivais les paragraphes d’une traite, prenant rarement des pauses, sans trop chercher mes mots afin que rien ne paraissent trop calculé. Je voulais que cette lettre soit moi, le véritable moi. Absorbée par mon écriture, je n’avais pas vu le feu perdre de son éclat et de sa chaleur. Un coup de baguette magique répara rapidement cet oubli. Curieuse de voir à quoi ressemblait ma pseudo écriture automatique, je me lançais dans la lecture de cette lettre à rallonge, reposant ma plume dans son encrier.

« Waouh. Excuses-moi (encore), mais waouh. Je viens de faire la lecture de la lettre. Et bien si tu es arrivé jusque là c’est que tu avais réellement envie de lire les confidences d’une fille totalement désespérée. Ce qui est amusant c’est que je le suis pas du tout, et qu’en plus pour couronner le tout, la plupart des choses que je t’ai écrite sont bien arrêtées dans mon esprit. Je suis presque sûre de moi, c’est pour te dire. Surprenant je sais.
Je pense que c’est là que je devrais commencer à amorcer la fin de cette horreur. Pour toi et pour moi. Je ne vais pas te demander de ne pas me parler de cette lettre si nous devons nous revoir un jour. J’ai déjà épuisé mon joker. Tu vois ce soir j’ai décidé de tenir mes engagements. Y’a du progrès mine de rien. Je n’ai jamais été très douée pour parler, visiblement pour écrire non plus. Je promets de ne plus jamais, mais alors plus jamais m’y essayer. En plus, fuir cela prends beaucoup moins de temps. »

J’arrêtais là mon écriture, penchais la tête sur le côté et passais ma main libre dans mes cheveux entremêlés. Je commençais à prendre conscience de l’énormité que je m’apprêtais à faire. Je ne pouvais pas prendre cette liberté, je ne pouvais pas lui envoyer cette lettre. J’aurais l’impression de lui manquer de respect s’il devait poser les yeux dessus. Non je ne pouvais pas. Cela ne devrait même pas exister. Alors je regardais les flammes. L’envie d’y jeter ce qui venait d’occuper mon temps me saisit. Mais ça non plus je ne pouvais pas. C’était comme des confessions. Me confesser m’avait fait du bien. Beaucoup de bien. Personne n’était obligé de savoir. Dam’ n’était pas obligé de savoir. Pas obligée d’avouer que je n’ai pas voulu combler le manque qu’il a créé ailleurs. Pas voulu pour justement ne blesser personne. Ce n’était pas obligé. Ce parchemin serait mon nouveau secret. Il n’avait pas à quitter cet appartement. Il resterait ici. Dans mon nouveau havre de paix.
Je n’étais pas obligée.

Oh et puis flûte, on s'en fiche de ces conneries. C'est qu'un coup de blues ça va passer. Pas de quoi en faire en drame. C'est la solitude qui parle.
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synthia Ϟ bulle de chagrin, boule d'incertitude

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