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 Hello, mister Snowman

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MessageSujet: Hello, mister Snowman   Lun 8 Déc - 2:19

[ Premier posts réservés à Kenzô Maeda et Kazuhiro Inoue. ]

Encore une fois, la Serdaigle se retrouvait à l’écart de ses semblables. Elle se perdait dans la brume de ses pensées nébuleuses. Elle-même ne savait pas où celles-ci avaient l’intention d’aller. Bohèmes, elles passaient du délicieux repas devant l’élève à ses moments passés en compagnie de ses rares amis, pour ensuite s’écrouler en revoyant une main d’homme s’abattre sur elles. La nipponne ferma les yeux et laissa s’échapper un long soupire. Il lui arrivait parfois de souhaiter être l’un de ses flocons de neige. Comme eux, elle pourrait venir au monde en sachant qu’elle est nécessaire au cycle de la vie. Elle vivrait toute son effervescence alors qu’elle descendrait lentement du ciel. Bien qu’elle aurait des milliers de frères et sœurs, des milliers de semblables, elle serait peut-être celle qui attirerait le regard d’un être vivant et provoquerait la fascination chez lui. Puis, à son plus grand bonheur, elle disparaîtrait aussi rapidement qu’elle était apparue sans avertir de sa venue. On ne s’attarderait pas sur sa volatilisation, aucune âme ne pleurerait son deuil… Et malgré tout cela, on se souviendrait tendrement d’elle. On souhaiterait la revoir dans l’avenir. Peut-être même que… Peut-être, pensait-elle, il y aurait un homme qui aurait souhaité avoir pu la tenir au creux de sa main et la préserver à tout jamais… Oh, toutefois, il ne fallait pas trop mettre d’espoir dans l’improbabilité. Chacun d’entre les membres de la race humaine naissaient avec seulement une quantité limitée de choix. Leur vie n’était pas toute tracée devant eux, mais leurs ancêtres étaient ceux qui possédaient toute l’emprise sur leur histoire.

La réalité était triste, peu avaient réellement la chance de pouvoir véritablement se croire heureux. Ces derniers étaient sans doute les seuls qui avaient compris que le bonheur entier était inatteignable. Les anges qui se cachent parmi les mortels sont si occupés à tenter de régler les problèmes de tout l’univers, qu’ils oublient qu’ils atteindraient la paix en un tour de main simplement en rendant heureux un homme à la fois. Ainsi donc, Rei Miura se promenait lentement au travers des corridors. Elle ne savait expliquer pourquoi, mais depuis quelques temps, tous semblaient la fuir… Et par tous, elle pensait à ses amis plus particulièrement. Ses moments de solitude se multipliaient de plus en plus. Depuis le splendide bal d’Halloween, les choses semblaient avoir changé… Certes, les couleurs flamboyantes de l’automne avaient laissé leur place à un paysage blanc… Mais il n’y avait pas que les plantes qui s’offraient un sommeil en ne sachant pas si elles reviendraient avec le printemps. Kazuhiro avait disparu mystérieusement au cours de la soirée à laquelle il avait osé inviter sa compatriote. Il n’était jamais réapparut dans les parages depuis. La japonaise en était venue à croire qu’il s’était rendu compte à quel point la convier à un bal avait été futile puisqu’elle était des plus ennuyantes. Il devait s’être aperçu qu’il aurait mieux fait d’approcher une belle donzelle avec qui la soirée aurait été plus agréable. Finalement… Il n’en était qu’un autre qui l’avait sollicitée par pure pitié de la voir poiroter en une journée de célébration. Quant au glorieux Kenzô qui avait passé le reste de la dite réception à suivre sa meilleure amie, il avait décidément changé d’avis lui aussi. Il avait perdu intérêt en la Serdaigle, de toute évidence, puis avait découvert qu’il se plaisait mieux avec la jeune Poufsouffle du nom de Blossom Asano. Était-ce si surprenant qu’il ait fini par s’ouvrir les yeux face au fardeau que représentait Miura? Selon cette dernière, bien qu’elle sentait son cœur palpiter à l’idée que cette constatation ne traversât jamais l’esprit de son idole, ce qui était le plus étourdissant était le temps qu’il avait prit à voir la vérité. Il avait besoin d’une personne enjouée comme lui pour lui remonter le moral alors qu’il se tuait à améliorer le sort de ses proches… Non d’une impure qui l’entraînait dans sa débauche perpétuelle.

Peine perdue… L’élève de Poudlard avait le cœur plus lourd que l’ancre d’un bateau. Tout c’à quoi ses mains touchaient se transformait en poussière au moment où elle en avait le plus besoin. La seule chose qui ne la quittait pas était une pièce, notamment la bibliothèque avec qui elle faisait copain-copain. Elle s’y retrouvait particulièrement souvent par les temps qui couraient car, quoi qu’il en soit, elle n’avait rien de mieux à faire, ni personne à aller voir. Ce pourquoi elle pensait aller noyer sa peine dans les bouquins. N’étaient-ils pas la façon la plus productive de s’occuper lorsque l’on n’a rien à faire après tout? Pourtant, la vie décida qu’elle en avait marre de voir la Serdaigle se réfugier dans cet endroit de silence qu’elle prenait pour acquit. C’est pour cette raison qu’elle mit un traquenard sur le chemin de la demoiselle aux cheveux de jais qui grelottait discrètement sous sa cape de sorcière. Une figure familière était accroupie près des fenêtres. Le garçon, car il en était bel et bien un, caressait affectueusement son animal de compagnie qui ne quittait que rarement ses côtés. Il n’en fallu pas plus à l’héritière des Miura pour figer sur place. Elle ne fut jamais douée à gérer sa timidité… Surtout en présence d’un ami à qui elle n’avait pas parlé depuis belles lurettes et qui s’était montré aussi présent qu’un fantôme. Il était hors de question pour elle de l’aborder, pas après ce qui s’était passé au bal d’Halloween… Cependant, elle ne pouvait pas vraiment continuer son chemin en faisant comme si de rien était ; elle serait bien obligée de passer derrière lui. Oh, elle pouvait facilement s’imaginer la pendule qui faisait son « Tic, tac, tic, tac. » alors qu’elle était en quête d’une échappatoire. Pourquoi ne pas tout bonnement faire demi-tour pareillement à si elle ne s’était pas pointée en premier lieu? Malheureusement, la théorie est toujours plus facile que la pratique…

Ayant un regard plus perçant que celui d’un lynx lorsqu’il était question d’apercevoir ce qui lui apportait du plaisir, la petite boule de poils noire s’était mise à trotter jusqu’à sa déléguée aux minouches dès qu’il vit la cime des pieds de celle-ci. Évidemment, il ne devait pas comprendre le langage des signes lorsque l’élève lui faisait signe de faire demi-tour… Car il se mit à courir pour venir se frotter contre les jambes de la demoiselle en espérant pouvoir récolter quelques câlins par-dessus tout. Reculant d’un pas, la japonaise se rendit bien compte qu’il la suivrait partout où elle irait maintenant qu’il savait qu’elle était dans les parages. Ce chat… Elle l’aimait bien, mais il venait de dévoiler sa présence au moment critique où elle s’apprêtait à rebrousser chemin avant qu’il ne soit trop tard. Immanquablement, la voix dolce de Kazuhiro se fit entendre alors que ce dernier fit remarquer la beauté de la neige à sa compatriote. Et voilà, il n’était plus possible de faire un retour en arrière… Rei se devait de lui répondre, ne serait-ce que par politesse ou par amitié. « Ee… Sô desu ne? » [ Oui… N’est-ce pas? ] Le nippon devait avoir cru bon d’adresser la parole à sa camarade avant qu’elle ne disparaisse dans le dédale de corridor qu’ils les entouraient… Et il avait vu en plein dans me mile si cela était effectivement ce qui lui avait traversé l’esprit. Nul besoin d’être le meilleur ami de la libellule pour savoir qu’elle avait la fâcheuse habitude de s’envoler en aspirant fuir ce qui lui posait problème. Ce pourquoi il ne fallait non plus lâcher prise une fois qu’on l’avait dans ses filets. Il était indispensable de fournir des efforts pour qu’elle s’ouvre les yeux, qu’elle cesse de se croire menacée par ses idées folles qu’elle prenait tristement pour la réalité.

Dans son éternelle manie de guider la conversation, voire la contrôler en grande partie, le riche garçon enchaîna hâtivement avec un monologue aux airs nostalgiques. Il relatait à quel point cela lui manquait d’aller se donner du bon temps en compagnie de sa mère à l’intérieur de la vaste cour de leur demeure au Japon. Son père n’avait jamais été du type à aller se rouler dans la neige pour le simple plaisir d’apprécier ce que la nature offrait… Il aimait contempler le monde, outre son caractère impérieux semblait l’empêcher se laisser libre cours à son côté enfantin intérieur. En revanche, tout cela paraissait être si loin pour Inoue… Si la Serdaigle avait pu voir dans le futur, elle aurait probablement comparé son compagnon à un politicien qui envoûte tranquillement ses auditeurs sans que ceux-ci ne s’en aperçoivent. Le jeune homme avait toujours un plan dans la tête, même s’il ne le laissait pas transparaître. Par le fait même, il ne tarda pas à poser son regard sur son amie avec un sourire latent. Il lui demanda en lui prenant la main, comme s’il s’agissait de la chose la plus naturelle à faire dans une telle situation, s’il pouvait espérer se rattraper de l’avoir déserté lors du bal auquel il l’avait invitée en la conviant à faire des bonhommes de neige avec lui en ce beau jour hivernal. Hésitante, l’adolescente ne savait de quelle façon elle se devait de répondre à une telle requête. Ils ne s’étaient point revus depuis une éternité et il l’invitait soudainement à retomber en enfance? Sous le regard insistant du japonais, avait-elle vraiment le choix?

« Anô… Pourquoi pas? » répondit-elle d’un ton hésitant. Bien qu’elle ne fût pas certaine, elle s’était dit qu’il était mieux de prendre une chance de cicatriser le ravin qui s’était mis à pousser entre eux. Elle devait par contre aller s’habiller plus chaudement… Elle qui frissonnait déjà en ne faisant qu’un rapide passage dans les corridors quand elle voulait se rendre à son refuge de prédilection. Sur un commun accord, donc, les étudiants de Poudlard se donnèrent rendez-vous à l’intérieur du parc de leur école magique dès qu’ils se seraient vêtus plus chaudement. Une révérence d’adieu et un au revoir puis les deux partaient en direction opposée… Après s’être assuré que Neko-sama n’emboîtait pas le pas à la mauvaise personne, mais bien à son maître.

Les yeux rivés vers le sol, Rei Miura s’approchait de sa destination. Remarquant une paire de jambes alors qu’elle passé à côté de celles-ci, elle releva la tête pour croiser le regard de… Dès l’abord, elle reprit le souffle qui lui avait manqué un instant. Elle fut brièvement capturée par les pupilles sombres du bellâtre qui se montrait déconcerté de la contrepasser. Dans toute sa sidération, la mie en négligeait sa gêne de regarder droit dans les yeux ce garçon. Elle prit le temps d’une respiration avant de prendre conscience qu’elle le connaissait plus que bien, mais sa tête avait pénétré dans une autre dimension. Il en était de même que si une divulgation tentait de parvenir à la prude asiatique, la réponse à une énigme qui n’était pas encore posée en faisant pourtant sentir sa présence future. Malencontreusement, cette mise au parfum était hors d’atteinte et se fit progressivement effacer par la conscience qui reprenait le dessus nonobstant la fringale de demeurer figée dans cet instant inusité. On ne peut se sauver de la réalité qui nous rattrape à tout instant… Ce pourquoi la Serdaigle secoua furtivement la tête en souriant. Elle était de retour à son elle-même coutumier… Qui se résumait à dissimuler de son mieux son timide sourire en scrutant tout autour d’elle, sauf son interlocuteur. Une idée exceptionnelle pour elle lui traversant l’esprit, elle se lança immédiatement dans une discussion en omettant la traditionnelle salutation.

« Kenzô-kun ne serait-il pas libre aujourd’hui? Anô… Inoue-kun et moi allons faire des bonshommes de neige à l’extérieur. Il me ferait plaisir que Kenzô-kun se joigne à nous. » La nippone n’agissait pas à l’image de ce qu’on connaissait d’elle… Car elle refusait de laisser son meilleur ami lui filer entre les doigts. Elle ne cherchait pas à se l’expliquer ; elle refusait diamétralement de courir le risque de passer une journée supplémentaire sans lui alors qu’il bambocherait avec joie en compagnie de l’américaine. Il lui avait terriblement manqué et, qui sait, il se présenterait probablement une occasion où le Poufsouffle lui ferait la promesse de ne plus lui tourner le dos un mois durant! En remarquant la mine estomaquée qui ne s’effaçait pas chez le natif de Kyoto, la jouvencelle se fit plus insistante. Elle prit les mains de son compatriote entre les siennes malgré qu’elle se sente trembler et prit un ton frôlant la supplication. « S’il-te-plaît… Kenzô-kun? Cela fait si longtemps que… » Elle déglutit avant de continuer… Elle ne pouvait s’empêcher de sentir le remord se faire plus présent en elle alors qu’elle plaçait un mot à la suite de l’autre. « … Que j’ai l’impression que Kenzô-kun est parti à la dérive, loin de mon amitié. Je ne sais guère s’il s’est perdu, mais j’aimerais bien le retrouver pour aujourd’hui. » Un silence s’installa entre les connaissances, provoquant un malaise plus tranchant qu’une lame chez l’enfant unique des Miura. Celle-ci se préparait à essuyer un refus… Puisqu’elle avait indubitablement perdu sa place choyée dans le cœur de Maeda. Il devenait futile de le prendre par le regret en le forçant à l’accompagner s’il n’en avait pas envie. L’élève des bleus ne se le pardonnerait pas d’avoir brusqué son idole à agir. « Sumimasen. Je devrais y aller, si Kenzô-kun a un empêchement… Je… » Précipitamment, elle se fit couper tandis qu’elle allait tirer sa révérence. Avait-elle bien entendu? Le japonais voulait bel et bien venir avec elle, finalement? Éblouissante, elle avait retrouvé une bonne humeur à la vitesse qu’un éclair frappe le sol. « Hon’tôni? Dômo arigatô, Kenzô-kun! Chotto matte! » [ Vraiment? Merci beaucoup, Kenzô-kun! Attend-moi un petit peu! ] Rei se lança à la course en direction de son dortoir, mais stoppa net au moment où elle allait franchir la porte. Aussi précipitamment qu’elle était partie, elle revint sur ses pas pour se planter devant son meilleur ami depuis leur première année. «Kenzô-kun va m’attendre ici, ne? Il ne bougera pas, ne? Je vais faire vite, promis. Je m’attends à le voir lorsque je reviendrai! »

Une fois installée sur son lit, la jouvencelle regardait les options que lui offrait sa garde-robe hivernale. Elle s’efforçait de coordonner sa tenue afin d’obtenir le résultat le plus mignon. Il ne faisait pas très froid à l’extérieur, donc elle ne devait pas pencher en direction d’un morceau trop chaud… Malgré tout, le temps pressait. Ils étaient désormais deux individus à attendre après sa petite personne. Elle adopta par conséquent un joli veston blanc sous lequel elle enfila un chandail rayé rose et noir à gros col. De plus, elle choisit des pantalons également noirs. Elle prit pour agrémenter le tout des gants et des bottes blanches qui lui permettraient de s’amuser amplement dans la neige. Elle ne prit pas la peine de sélectionner une tuque, ni de foulard, mais refit néanmoins sa coiffure. Elle opta pour des cheveux mi-attachés et bouclés. En vitesse, elle appliqua une mince couche de maquillage… Elle voulait simplement rajouter cette touche spéciale pour son brave qui, elle l’espérait de tout cœur, avait écouté sa consigne de ne pas s’éclipser durant son absence… Elle ne pouvait dire de courte durée, car tout est relatif et bien qu’elle ait agit le plus rapidement possible… On sait que le temps ne file pas à la même vitesse lorsque l’on attend.
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MessageSujet: Re: Hello, mister Snowman   Lun 8 Déc - 2:23

Heureusement, il était encore là… Ce mirifique acolyte, même s’il semblait s’ennuyer quelque peu alors qu’il poireautait à la porte du dortoir des Serdaigles, n’avait pas prit ses jambes à son cou. Gambadant jusqu’à ses côtés, Rei se balançait sur place en lui jetant des regards en coin… En d’autres mots, elle n’attendait qu’il lui tende le bras ou l’invite à faire un détour au sous-sol de Poudlard pour lui-même se vêtir adéquatement en vue d’aller flâner dehors. Bien sur, le jeune asiatique ne pouvait pas lire dans ses pensées et ne fit que se mettre à marcher en direction de son chez-soi pendant la période scolaire. Ensemble, le duo fit une halte au dortoir des Poufsouffles qui pouvait être considérée comme hâtive en comparaison à l’attente dans la tour des bleus. Était-ce à cause que Kenzô était un garçon et non une femme? L’on se contentera de dire que les probabilités de cette option sont relativement élevées. Bref, ils filèrent ensuite en direction du parc. En bon garçon enjoué, Maeda prit la main de son compère pour l’entraîner avec lui, courant à vive allure. La japonaise se laissa emporter avec un rire à peine audible ; il n’y avait bien qu’avec lui qu’elle se permettait de faire des folies. Alors qu’ils arrivaient enfin au point de rencontre, la jeune fille aux yeux bridés perdit pied sur la neige… Sans pour autant lâcher prise de la main qui l’avait entraînée jusque là...

P.S. :: Je suis désolée si je vous fait bouger un tantinet... Disons que je tenais à terminer au moment où commençais l'activité... Pour éviter de poiroter pour rien comme au bal! S'il y a quoi que ce soit, n'hésitez pas à m'en faire part et j'édite mon post sans problèmes!

MDR! Je n'arrive pas à croire que j'ai ENCORE eut à séparer mon post en deux. XD
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MessageSujet: Re: Hello, mister Snowman   Sam 27 Déc - 21:35

La fine couche de neige qui tombait aurait dû en temps normal l’égayer un peu plus. L’hiver, malgré sa froideur, avait toujours été sa saison préférée. Ne serait-ce pour la chaleur qu’il procurait paradoxalement à ce qu’il était en réalité. Depuis sa tendre enfance, la neige l’avait toujours émerveillé et il s’était toujours amusé à faire des anges en compagnie de son père et ses soeurs, jadis. Aujourd’hui, il essayait d’éviter de songer à ses souvenirs tristes et fâcheux. Ce qui avait pu être des souvenirs merveilleux s’étaient un jour transformés en cauchemars. Tout ce qui était relié à cette homme traître à sa propre famille était destiné à être effacé de la mémoire du poufsouffle. Ainsi, il se contentait uniquement de l’effacer lui de ses souvenirs et de ne garder que ses sœurs… Le tout redevenait beau et la saison retrouvait sa place dans le cœur du japonais. Assis sur son lit, les jambes vers le sol, le garçon regardait les flocons tomber doucement, tranquillement dans leur valse qui leur était propre. C’était un silence qu’il avait eu l’habitude de vivre depuis un bout de temps, soit depuis l’échec de son désir qui avait été d’inviter Rei au bal. On avait été plus rapide que lui, mais la point au cœur le plus douloureux fut bien évidemment le sourire sincère et radieux de la serdaigle lors de son annonce. Elle avait été heureuse que Kazuhiro l’invite; elle avait semblé être au paradis. L’envie d’aller au bal, pour le poufsouffle, s’était complètement volatiliser… Cependant, pour éviter des situations fâcheuses puisque Kenzô ne faisait aucunement confiance à l’autre garçon, il s’était présenté et s’était résumé à passer la soirée en compagnie de sa meilleure amie, Rei. L’autre Serdaigle avait disparu tout comme il avait apparu la première fois dans la vie de Kenzô. Peu importait de toute façon… Une danse ne voulait rien dire. L’adolescent s’était vite lassé, s’étant sentie mal à l’aise, aucunement à sa place. Il ne fallait pas lui en vouloir, c’était la première fois qu’il voyait son ami regarder quelqu’un d’autre que lui. Il avait fini par réaliser qu’il était jaloux et que cette même jalousie l’empêchait d’aller voir son amie et lui parler comme il l’avait toujours fait. Il se trouvait injuste et s’en voulait, mais il ne pouvait s’empêcher de lui en vouloir aussi pour être aussi naïve… Il n’était pas capable de lui dire, toute ses tentatives s’étaient résumés à un flop totale, coupée court par l’arrivé de Kazuhiro dans la conversation. À croire que son amie n’avait plus que lui à la bouche… Autrefois, c’était lui: Kenzô-kun. Le garçon s’était donc rangé de son côté, allant voir la jeune Blossom Asano, la jeune américaine d’origine asiatique de sa maison. Elle était beaucoup plus jeune, mais cela ne lui faisait rien. Il la considérait comme une amie; leur relation était comme une petite sœur et un grand frère. D’ailleurs, l’adolescente était la seule à le prendre un peu plus au sérieux et à se donner aux mêmes jeux et défis ridicules que lui. Ainsi, c’était elle qui avait réussis à lui changer les idées. Par contre, c’était uniquement lorsqu’elle était avec lui. Aujourd’hui, elle avait mieux à faire que de l’endurer; il se retrouvait donc seul, perdu dans les dortoirs des garçons de sa maison.

La mine un peu ailleurs et maussade, l’adolescent en avait plus que marre de succomber à son oisiveté. Il n’y avait personne ici au même moment, ce qui le rendait encore plus seul qu’il ne l’était déjà même entouré. Rien ne le tentait, pas même s’effondré sur le matelas de son baldaquin. Peut-être que l’air frais lui ferait du bien? Soupirant longuement et d’un mouvement lent, le poufsouffle agrippa sa veste qu’il enfila pendant qu’il sortait de sa salle commune. Ne jetant aucun regard à ces qui passaient près de lui, il déambulait les mains dans les poches de sa veste non attachée… Il s’était contenter d’une simple foulard aux couleurs de sa maison, de sa veste noire sur un polo gris et d’un jean foncé qu’il se devait de retenir après une ceinture à moins de vouloir s’exhiber ouvertement. Il ne semblait pas faire très froid… Au contraire, cela semblait être une journée agréable pour une promenade. Puis, si jamais ce n’était pas le cas, cela ferait une raison d’écourter sa sortie improvisée. Descendant les escaliers d’un pas nonchalant, Kenzô Maeda suivait le chemin qu’il connaissait et qu’il faisait depuis maintenant sept années. La différence d’aujourd’hui à autrefois, c’était qu’il ne rejoignait pas Rei; il vivait dans sa solitude en silence. Par contre, loin était l’idée qu’il allait finir par la croiser une fois en bas des escaliers. Par réflexe, il avait finit par lever la tête une fois en bas, continuant sa marche peu empressée, puis, à la voir… Ne cachant aucunement sa surprise, il ne s’attendait aucunement à la croisé. Peut-être souhait-il ne pas la croiser aussi, qui sait? Déglutissant avec mal, il garda le silence, mais ne bougea pas non plus. Pris au piège, il se contentait de la regarder, toujours d’une mine déconcertée. Que devenait-elle depuis la dernière fois? Elle semblait pressée et lui, il était là à la retarder. Miura Rei afficha finalement un sourire, mais pas le poufsouffle. Son expression et son silence ne bronchèrent pas. Il attendait qu’elle parle ou bien il passerait son chemin… Seule les paroles de la belle jeune femme semblèrent le réveillé un peu ou du moins, provoquer un geste chez lui. Penchant légèrement tête sur le côté en la regardant, il haussa les épaules. C’était donc pour ce Inoue-kun qu’elle était pressée. Tant mieux pour elle. Cela ne faisait que lui donner des raisons de refuser l’offre.

Rei était empressée et différente. Elle semblait en détresse, sur le bord d’échouer tout en espérant que sa bouée viennent la sauver. Pourtant, Kenzô n’en avait pas envie. Il n’avait envie de rien, en fait. La serdaigle arriva à un point tel qu’elle alla chercher refuge dans les mains du nippon, le suppliant d’accepter pour une raison qu’elle avait de la difficulté à finir de prononcer. Toujours rien, aucune réponse et réaction. Cela fait si longtemps, certes… Ce n’était pas de sa faute si elle s’était entièrement consacrée, et cela uniquement, à la confection de son costume pour le bal qu’elle attendait temps en compagnie de son cher compatriote de maison qu’elle semblait tant aimé et qu’elle l’avait complètement laissé de côté. Par la suite, elle n’avait pas non plus songé à venir le voir; il l’avait souvent vu traverser les couloirs de loin. Elle n’avait pas à ce plaindre pour cette raison-là, elle n’en avait pas tout à faite le droit, comme lui non plus puisque tous deux n’avaient rien fait pour remédier au problème bien avant. Par contre, le japonais n’était pas sans cœur et il pouvait très bien deviner ce qu’elle voulait dire. Malgré tout, il n’arrivait pas à répondre. Il avait du mal à se faire à l’idée qu’il y avait Kazuhiro et que ce ne serait pas uniquement que tous les deux et seulement tous les deux, comme autrefois. Tout cela aurait été plus simple si il était resté avec son idée première, ses yeux aveugles des années précédentes et continuer de voir Rei uniquement comme une autre sœur. Pourquoi devait-il venir aujourd’hui à l’aimer? Qui plus est, lui, qui n’avait rien à lui offrir? La jeune femme avait compris que son silence était un refus; il ne voulait vraiment pas l’accompagnée. Par contre, sa déception finit par faire mouvoir les lèvres de Maeda lorsqu’elle passa près de lui pour s’apprêter à repartir. « D’accord… » se contenta-t-il simplement de dire. Forçant un sourire, il hocha la tête pour lui dire qu’il allait l’attendre ici. Était-ce peut-être sa chance de s’enfuir?

L’attente fut longue devant cette porte qui lui était inaccessible puisqu’il n’était pas un serdaigle, mais il n’en fit aucun commentaire. Toujours dans un silence, il entraîna le pas jusqu’à sa propre salle commune, osant enfin la parole pour uniquement lui dire qu’il allait changer de veste et profiter par la même occasion pour prendre des gants si ils faisaient toujours des bonhommes de neige. Contrairement à son amie, cela lui pris cinq minutes avant qu’il ne ressorte en forçant un sourire vers Rei et qu’il ne lui prenne la main afin de conduire la marche jusqu’au parc. Arrivée à l’extérieur, il se mit à courir, toujours avec la main de Rei dans la sienne. Elle devait être habitué à cette habitude depuis longtemps maintenant, tout comme lui qui l’était au moment de la rattraper lors de ses chutes dans la neige. Tendant les bras en se retournant subitement, la nipponne fut sauvé d’une chute dans la neige et retomba uniquement contre le torse du poufsouffle qui l’avait rattraper. « Genki desu ka? //Ça va?\\ » demanda-t-il d’une fois douce. Voyant qu’elle avait repris pied, il se détacha doucement d’elle; non pas pour ne pas la rendre mal à l’aise vu sa timidité qu’il connaissait bien, mais parce que la position ne le mettait pas à l’aise ou encore, le déchirait de l’intérieur. Après tout, l’autre Serdaigle, Kazuhiro, était présent et les regardait. Garçon pauvre, mais bien élevé, Kenzô salua l’autre garçon d’un ton qui se voulait amical. Il s’enquit de son état et qu’il était désolé d’avoir dû retarder Miura en l’ayant croisé en chemin. « Ça ne te dérange pas trop, j’espère…? Rei-chan m’a invité à passer le temps avec vous. » dit-il. Pour une raison étrange, Kenzô aurait voulu que ce Kazu lui dise qu’il ne voulait pas de lui d’un ton brusque. Cela aurait pu montrer à Rei qu’il n’était peut-être pas aussi gentil qu’elle le laissait voir. En réalité, Kenzô voulait que tous ses défauts ne lui sautent aux yeux afin qu’il puisse enfin retrouver la place qui lui revenait de droit, soit la place unique dans le cœur de Rei. Était-ce trop demandé? Probablement; égoïste même et très juvénile. Par contre, était-ce mal de sa part?

« Alors, on s’y met? » s’écria-t-il en tapant une fois des mains pour montrer son enthousiasme. Certes, ce dernier était faux, mais Kenzô était toutefois bon acteur. S’agenouillant dans la neige, le poufsouffle se mit à faire d’une petite boule de neige, une grosse. C’était la base du corps du bonhomme de neige, bien entendu. Il avait peut-être l’air stupide de s’y mettre autant, y placer tant d’effort aussi, mais comme ça, il s’empêcher d’avoir à regarder Kazu et Rei dans un même angle d’objectif. Les deux n’allaient pas bien ensemble; seulement à regarder seuls. D’ailleurs, Kazu avait ce chat avec lui, pourquoi ne s’en occupait-il pas au lieu de venir embêter la relation qu’il avait avec sa meilleure amie? Ce n’était pas le but du serdaigle, mais Maeda était stupidement bornée et bien entendu, jaloux. Modelant la neige dans ses mains, le japonais la lança doucement vers Rei et une autre un peu plus fortement à Kazu pour les réveiller. « Vous compter rester planter là? Anô..Les bonhommes de neiges ne vont pas se mettre à vivre tout seul, ne? » Jetant un regard noir en biais et assez subtilement à Inoue, Maeda se remit la main à la pâte.
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MessageSujet: Re: Hello, mister Snowman   Jeu 22 Jan - 3:43

L’agréable fraîcheur venait faire la rencontre des joues de Rei Miura et, pourtant, ce n’était pas l’air hivernal qui donnait la couleur écarlate aux joues de l’adolescente. Ce n’était pas plus son rire peu perceptible, malgré que celui-ci inspirait un sourire prospère… L’explication se trouvait plutôt dans la chaude main du poufsouffle qui menait l’élan d’égarement typiquement adolescent. Ce bref retour ramenait la nippone dans ces anciens moments d’une valeur inestimable qu’elle avait passé en compagnie de son meilleur ami. Cette course signifiait tellement plus que la simple manière de se rendre du point A au point B… Elle était symbole de l’étincelle d’espoir qu’attendait désespérément la jeune fille. Cette dernière y voyait la chance de maintenir baissé son masque d’imposture davantage longtemps. Le seul bémol à ce bonheur secret fut qu’elle n’avait pas été sans remarquer qu’elle n’était plus celle à couvrir son beau visage d’une émotion qui ne reflétait pas son sentiment intérieur. Son fidèle compagnon cherchait clairement à lui faire plaisir pour l’unique raison qu’elle était celle qui avait fait la demande qu’il s’ajoute à l’activité extérieure. Avait-elle donc raison de profiter de ce délice coupable, d’être égocentrique au point de ne penser qu’à sa propre extase? Elle n’avait comme justification qu’elle se devait, pour son surhomme, de se compter chanceuse qu’il lui exauce ce souhait tandis qu’elle en avait tant perdu de lui. Elle y voyait donc l’espoir de regagner du terrain dans son cœur… même si elle craignait être victime du délire avec cette folle conception. Ce devait être l’effet du soulagement d’à nouveau sentir un contact avec l’être le plus cher pour elle.

Ainsi, elle se laissait entraîner dans cette course. La foi aveugle qu’elle avait développée au fil du temps lui permettait cet écart de sa conduite habituelle. Peu lui importait désormais que son bellâtre la dirige à la bonne destination ou non; peu lui importait la beauté du paysage pur et blanc. Seule la connaissance de le savoir avec elle malgré ses nombreuses erreurs comptait… Or, la nippone aurait bien fait de laisser ne serait-ce qu’une mince fraction de son attention au monde réel qui l’entourait. Cela lui aurait sans doute permit d’éviter de perdre pied sur la neige poudreuse qui gisait sur le sol endormi. Son excès de confiance et de bonheur en voulurent autrement; ils provoquèrent un lapsus dans le contrôle qu’exerçait le corps, des miles derrière l’esprit qui se retrouvait cent lieues devant*, au moment précis où il se retrouva sur une fine couche de glace. Contremaître des actes importants, la tête de la serdaigle n’eut aucunement la chance d’abandonner la commande de serrer la main de l’asiatique lorsqu’elle prit conscience de la catastrophe qui était imminente. La jeune Miura prit une grande inspiration puisque ce fut son premier réflexe… la seule action qu’elle savait obligatoire à ce moment-là.

Puis elle fut frappée… par la constatation qu’elle possédait un ange-gardien en chair et en os. Elle-même n’avait pu avoir un instinct aguerrit capable de la sauver de toute situation pitoyable. Lui, pourtant, cet honorable Kenzô Maeda, s’était retournée en moins d’un clignement de paupières. Il attira sa protégée vers lui à l’image d »un élu qui était né avec la divine mission de la garder loin de tout malheur. L’habitude de veiller sur sa perle semblait être pour lui une seconde nature. De ses mains fortes, mais délicates à la fois, il retint sa compatriote contre lui le temps d’amortir le choc et lui permettre de reprendre son balan. La demoiselle au regard bridé ne manqua pas de s’agripper à son meilleur ami comme elle l’avait si souvent fait par le passé. Un rire de soulagement s’échappa de ses lèvres rosées à la simple idée que sa maladresse faillit l’envoyer valser par terre encore une fois. Amusée de la situation, elle répondit d’un « Hai! » enjoué alors que l’on s’enquérait de son état. Comment pouvait-elle possiblement aller mal alors qu’une personne vaillante et sincère veillait sur son frêle petit être? Elle n’offrit aucune résistance à son sauveur qui l’éloignait légèrement de lui pour reprendre des distances moins douloureuses… soit normales pour deux connaissances dans une société où l’on ne montre que très peu nos émotions. Son cœur ne pouvait encore capter la subtile plainte que véhiculait le corps entier de son compagnon. Il ne s’agissait, pour elle, que la suite naturelle des choses.

Ainsi, l’adolescente replaça une de ses mèches bouclées pour l’occasion et fit quelques pas en direction du garçon qui l’avait invitée dans le but de réparer le pont brisé entre eux. Elle le salua d’un hochement de tête puisqu’elle s’en serait voulu d’interrompre son sauveteur qui faisait visiblement des efforts pour être poli. Comment pouvait-elle, d’ailleurs, ne pas admirer la volonté du poufsouffle qui ne voulait initialement pas être présent pour cette activité de réunification? Elle se promit de trouver un moyen de le remercier d’ensoleiller ses journées, voire sa vie, particulièrement celle qui était en train de se dérouler. Son rare sourire s’agrandit au moment où elle le vit se consacrer énergiquement à la formation d’une boule de neige. Rei se serait jointe à lui avec plaisir… Or, elle devait échanger quelques paroles avec Kazuhiro avant tout. La tête baissée, elle s’adressa à son camarade de la maison des bleus.

« Anô… Il ne revient pas à Kenzô-kun de s’excuser, mais bien à moi-même. Comme il l’a si bien dit, je suis celle qui a insisté. À ce qu’il m’accompagne. Je demande pardon à Inoue-kun… Puis je souhaite qu’il puisse trouver en lui la force de comprendre que je ne pu laisser Kenzô-kun disparaître loin de moi après avoir été loin de lui si longtemps… Et puis, je ne pouvais tout de même pas poser un lapin à Inoue-kun qui m’aurait attendu en vain! » ajouta-t-elle, inclinée vers l’avant en guise de bonne manière, dernièrement pour ne pas terminer sur une note trop sérieuse. Après tout, n’étaient-ils pas réunis aujourd’hui afin d’oublier leurs soucis et s’éclater?

La gêne se fit voir chez la nippone, après que celle-ci se soit relevée, sous forme d’une pâle rougeur supplémentaire sur ses joues déjà colorée. Son compatriote lui répondait en la complimentant sur les touches spéciales qu’elle avait appliquées… pour un autre que lui. Sans quoi, il déclarait qu’il l’avait rarement vue radiante à ce point. Comble de tout, il alla même jusqu’à solliciter l’acquiescement de Maeda. La demoiselle, souriante malgré une soudaine envie de pleurer à la suite de l’étouffement de son cœur, le remercia avec son invariable modestie. Ce n’était pourtant pas afin de lui faire plaisir qu’elle avait voulu être légèrement plus belle… Avait-elle à ce point dépérit dans le cœur de son protecteur pour que celui-ci ne soit pour toujours incapable de lire en elle tel un livre ouvert? Recherchait-il en effet de cesser de courir à ses côtés? Tout compte fait, devait-elle déchiffrer les actions comme étant qu’elle ferait mieux de ne plus jamais l’importuner en espérant passer du temps avec lui? Elle revêtit son masque d’illusion en peinant à l’unique pensée qu’elle ne savait plus si elle devait oublier les moments seuls avec lui… ou non. Elle se croisait les doigts en espérant que cette tristesse que son idole n’ait absolument rien remarqué ne soit que passagère.

« C’est… très gentil de la part d’Inoue-kun… Mais ce n’est rien, il ne devrait me trouver tant de mérite où il y en a si peu… »

Un changement abrupt vint faire bondir l’adolescente quand elle sentit de la neige asperger son visage à la suite de l’impact d’une boule de neige sur son épaule. Par chance, elle vit le deuxième projectile et dévia à temps de la trajectoire de celui-ci. Elle s’écria sous le coup de la surprise : « Ore! Kenzô-kun! » Cela n’était aucunement une reproche, mais il n’attendait rien pour payer! Sous une nouvelle vague d’énergie, la riche héritière ne perdit pas un instant pour saisir une poignée de neige qu’elle lança en direction du responsable avec l’intention de se venger. Elle mit, malgré tout, une main devant sa bouche lorsqu’elle s’aperçut que sa miniature balle blanche avait frappé son meilleur ami. « Gomennesai! » Osant à peine rire de la tournure des événements, elle s’empressa toutefois d’essuyer le visage de Kenzô avec sa main dégantée. Elle n’avait pas cherché à l’atteindre directement à la figure… Ce qu’elle ne voulait pas l’avoir blessé! À voir la mine du garçon, ce n’était heureusement pas le cas. Cependant, elle ne prit pas de chance et s’éloigna vivement… ayant peur que son favori n’ait l’envie de riposter. L’épisode pouvait facilement prendre des airs de champ de bataille entre forces japonaises armées de boules de neige! Voyant qu’elle n’était pas à nouveau victime d’une attaque de flocons compressés, elle se mit à rouler elle aussi une partie du corps du bonhomme de neige. Elle devait admettre que son bienfaiteur avait raison : tous devaient s’y mettre! Surtout qu’il était l’invité et était parti pour faire tout le travail à lui seul.

« Je fais la tête! » lança-t-elle avant un rire optimiste.


*HJ : Je sais que ça ne se dit pas et que le calcul est mauvais… Mais je me suis rendue compte de mon erreur après m’être attachée à la phrase. T_T
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Hello, mister Snowman

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