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 Que la lumière soit...

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▌Citation : "J'ai tout donné au soleil, tout, sauf mon ombre."
- Guillaume Apollinaire

▌Clan : Plus de libertés, moins de contraintes.
▌Âge : 20 ans
▌Année : ---
▌Maison : Gryffondor
▌Sang : Pur
▌Humeur : Parano, mon ombre et une sociopathe française.
▌Emploi : Auror en formation en France. Elève de neuvième année, théoriquement.
▌Responsabilité : ---
▌Poste au Quidditch : ---

▌Crédit(s) : Fae

AND MORE...
▌Relations:

MessageSujet: Que la lumière soit...   Lun 26 Jan - 21:37

Premier message réservé à Lux M. Fitzroy


  • Quelle obscurité... C'est enveloppé dans les ténèbres que notre sorcier marchait; il venait de raccompagner Synthia & il devait l'avouer, sa présence lui manquait déjà. Oh, oui, il savait pertinemment qu'il aurait les plus grandes difficultés du monde à se passer de sa présence à ses côtés cette nuit; mais dans le cas présent, c'était plus en sa qualité de Princesse des Serpentards qu'elle lui aurait été « utile ». Les cachots... Lieux de vie des serpents et des vipères, un monde qui correspond parfaitement à la plupart d'entre eux, reflétant très bien la noirceur de leurs âmes et leurs cœurs de pierre, aussi froid que ces dernières, aussi froid que celles qui composent les murs qui entouraient Damian.
    Notre sorcier n'avait jamais aimé cette partie du Château... Comme tout bon Gryffondor qui se respecte d'ailleurs, puis il fallait bien avouer qu'il avait aussi beaucoup de mal avec les personnes se plaisant à régner en maître sur ce dédale de sombres couloirs, tous plus sombres les uns que les autres; tous plus traîtres les uns que les autres, pour qui ose s'y aventurer... Surtout si ce qui se révèle être un rouge & or, ou dans le cas présent, un ancien rouge & or.

    En danger vous dîtes; non, pas vraiment... Sûr qu'en présence de sa future femme, il aurait été des plus rassuré; oui car si une personne pouvait se vanter de connaître les cachots par cœur, c'était bien Miss Grey. Rassuré car il aurait pu sortir de ce labyrinthe encore plus rapidement, et non pas parce que sa petite amie lui offrait une quelconque protection... Sincèrement, vous pensiez vraiment qu'il en avait besoin ? Son esprit & sa fierté de Gryffondor n'avait pas disparu lorsque son statut avait évolué, s'en prendre aux Serpentards était resté une seconde nature. Même s'il devait bien l'avouer, il devait maintenant faire attention à qu'il il s'en prenait... Encore une fois, pas par peur, vous savez très bien qu'il est trop idiot pour avoir peur de quelque chose; mais plus par amour... Les amis de Syn' – Serpentard ou pas d'ailleurs - devenaient des ce fait des personnes intouchables pour notre ancien rouge et or.

    Oui, vous l'aurez compris, elle était bel et bien à ses côtés, en permanence qui plus est; impossible pour Dam' de détacher son esprit de celui de sa si précieuse Synthia Grey, à tel point que l'idée de passer de nouveau la nuit à ses cotés s'imposait comme une évidence tant le sentiment de manque de sa personne devenait pesant.

    Mais bon, trêve de bavardage; le problème n'était pas de savoir si oui ou non il devait retourner frapper à la porte de la salle commune des Serpentards, risquant de se faire incendier du même coup par le tableau, grand gardien de l'entrée du domaine des verts & argents ainsi que par sa petite amie -d'une humeur relativement massacrante ses derniers temps- qui lui avait déjà clairement fait comprendre que ce soir, elle voulait dormir; mais plutôt de savoir lequel des deux couloirs qui lui faisaient face le mènerait au grand hall abritant le majestueux escalier de marbre, celui là même qui l'accompagnerait bien sagement dans son ascension jusqu'à ses appartements.
    Hum, un choix plus cornélien qu'il n'y parait vous savez... Trouvez cela ridicule, mais il vous faut savoir une chose avant de vous moquez d'un homme ne sachant pas à quel chemin accorder le plus de crédit; l'un de ses couloirs dirigera quiconque l'empruntera vers une atmosphère nettement plus accueillante que celle qui s'offrait au visiteur de ce gigantesque dédale de couloirs, tandis que l'autre le condamne à une nouvelle errance des plus contraignantes dans les sous sols de l'école... Une errance qui ne plairait guère à notre Ancien Gryffon, comme vous pouvez vous en douter. Comment savait il ou les couloirs qui lui faisaient face devaient le mener si lui même se révélait perdu ? Tout simplement à cause du tableau qui se trouvait sur le mur de droite; le tableau de la vieille femme endormie... Non, pas endormie du fait de l'heure tardive qu'il était au moment ou Dam' apercevait les dorures de son cadres seulement illuminées par les faibles reflets des quelques torches accrochées aux masses de pierre qui l'entouraient, mais tout simplement endormie en permanence... Endormie, et croyez moi, c'était bien mieux ainsi; en effet, la réveiller aurait tout simplement servit à tirer de son sommeil la moitié des habitants du Château tant son cris de rage aurait été strident.

    Un bref soupir s'échappa de la bouche du jeune sorcier; résigné, il s'engagea dans le tunnel qui semblait s'enfoncer plus profond encore sous l'école. Choix étrange en effet, mais Damian était il connu pour ses choix des plus judicieux, ou simplement pour agir conformément à son instinct et ce même si ce dernier pouvait se révéler plus dangereux qu'autre chose... Évidemment, la logique des « autres » n'était malheureusement pas la sienne.

    Ainsi, il marcha cinq bonnes minutes avant de marquer une nouvelle fois un temps d'arrêt. Pourquoi s'arrêter en pleins milieu de ce couloirs-ci ? Non, ne vous méprenez pas, il n'allait aucunement revenir sur ces pas, bien au contraire... Un parfum semblait l'attirer quelques mètres à gauche de l'endroit qu'il avait choisi pour s'arrêter; un parfum qui avait, des années durant, réussi à l'enivrer; un parfum qu'il ne connaissait que trop bien... Plus qu'un parfum, une marque distinctive qui lui était propre... Ainsi, son instinct l'avait guidé jusqu'à elle, elle qu'il n'avait fait qu'apercevoir depuis quelque temps...

    D'un geste lent, le jeune homme passa sa main droite dans sa tignasse blonde, comme pour s'enlever de la tête l'idée que la Serpentarde ne pouvait se trouver qu'à quelques mètres de lui; puis, tout aussi lentement, il reprit sa marche à travers le couloirs, un couloirs à peine illuminé; un couloir dans lequel on ne distinguait que vaguement le tracé que devait suivre le visiteur pour passer d'une extrémité à l'autre de l'endroit. Un pas après l'autre, comme attendant qu'une voix ce lève, qu'une voix lui indique qu'il ne c'était pas trompé, il s'enfonçait dans la noirceur qui régnait en maîtresse dans les cachots.

    Il aurait voulu ne rien dire, continuer son chemin quitte à se perdre un peu plus dans les cachots plutôt que de tomber sur elle, plutôt que de sentir ce parfum... Non, il ne s'agissait pas de la Princesse des Serpentards, de sa Princesse, mais de quelqu'un d'autre qui avait aussi beaucoup compté à ses yeux, cette fille qui lui avait si longtemps fait tourner la tête... D'une voix lente et remarquablement sonore, voix qui se répercuta en écho le long du couloir, il l'appela à se manifester; « Alors, on ne daigne pas se montrer ce soir. », tel furent les mots qui sortirent de la bouche de jeune Turner... Une phrase bénigne, bateau même... Et ce pour ne pas dire sans intérêts, mais une phrase qui semblait portée plusieurs sens, après tout, pourquoi ne c'était elle pas manifestée ? N'avait elle eu que la simple envie d'ignorer le sorcier comme lui même en ressentait le besoin réciproque, ou alors craignait elle aussi que quelqu'un vienne à les surprendre seuls dans un endroit aussi reculé...
    Quoi qu'il en fut, comme un piqure de rappel des plus désagréable, la bouche de Dam' s'entrouvrit de nouveau pour laisser échapper sur un ton glacial, son nom, ce seul nom, le nom de son amie... Mais pourquoi un tel ton avec elle; lui même ne le savait pas, et n'en avait que faire... « Lux... », il trouvait que la partie de cache-cache avait assez durée.
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MessageSujet: Re: Que la lumière soit...   Sam 28 Fév - 4:52


    Les imbéciles qui vous disent de vivre la vie comme il le faut parce qu’elle est courte… Bof, ils sont des imbéciles, quoi. La vie est le truc le plus long et misérable qu’on puisse vivre; et si on veut sentir moins son amertume, sa misère, son agonie sur nos épaules, faut bien fermer les yeux et passer à travers, en dormant, en rêvant, en croyant à des choses bizarres et impossibles comme à l’amour éternel. Ou du moins c’était la façon à Lux de passer à travers sa vie; sa vie qui aurait dû être belle, sa vie qui aurait dû être parfaite, sublime, joyeuse, sa vie qui aurait dû avoir du sens, qui aurait dû avoir une raison d’être… Bref, sa vie ne valait plus rien à ses yeux. Sa vie était moche, elle-même était moche, le monde est moche et tous méritent de crever avec elle, à pleurer autant qu’elle, à se déchirer autant qu’elle le faisait chaque matin, chaque après-midi, chaque soir, chaque jour, chaque nuit, chaque petite seconde de son existence. Ça se voyait pas, mais elle avait mal, elle voulait mourir, elle voulait descendre sous terre et brûler vive, comme son cœur brûle continuellement, comme son cœur se déchire, comme son cœur pleure pour sa vie, pour la vie qui aurait dû avoir du sens, qui aurait dû être bien vécue. Son cœur pleure le manque, le manque d’amour, le manque de sécurité, de haine, de désir, de beauté. Lux ne la voyait plus, la beauté de la vie. Elle ne voyait plus la lumière du jour, seulement la noirceur. Elle avait sombré dans les eaux les plus sombres de son existence, et maintenant, que faire? Se noyer.

    Comment était-elle venue à ça, à cet état de… de… il n’y avait même pas de mot pour le décrire. Détresse? Dépression? Tristesse? Non, ces mots étaient trop légers. Lux avait besoin de quelque chose de frappant, de choquant, qui vous laisse la bouche entrouverte pendant des jours, et qui peut rendre les hommes les plus poétiques humiliés des mots banales comme ‘Mélancolique’ ou ‘Peiné’ qu’ils emploient. Mais ce mot n’existait pas, tout comme son bonheur, tout comme cette fausse image de fille parfaite, de fille heureuse qu’elle utilisait pour masquer sa peine, sa haine, ses faiblesses, son désespoir face au monde et à sa vie. Cet état avait commencé dans l’innocence la plus banale. Mardi soir, devant l’âtre de la salle commune des Serpentards, Lux feuilletait un vieux carnet, un journal intime plutôt, celui de ses dix-sept ans. Elle en était presque finie, sans la moindre malaise, lorsque quelque chose en tomba et atterit au le sol, aussi légère qu’une plume. En le ramassant, un nœud s’installa dans son estomac. Une photo, simple, qui ne bougeait pas comme celles du monde des sorciers. Une photo où elle avait l’air heureuse. Une photo où elle était avec Gabriel Trift. Gab. Son Gab. Son amour, sa vie, sa mort.

    Depuis lors, elle ne dormait plus, ne manger plus, ne buvait plus. Rire, elle l’avait complètement oublié, parler aussi. Elle se cachait dans les ombres, à regarder le monde s’acharnait sur le présent alors que son esprit se torturait sur le passé, sur son passé, sur la vie idiote qu’elle avait eue jusqu’ici. Elle se souvenait des mauvais moments passés avec Gab – ses crises de nerfs, les siennes aussi, toutes causées par les répétitions du Lac des Cygnes, de Don Quichotte, de La belle au bois dormant, de tous ces ballets qu’ils avaient dancé ensemble. Elle se souvenait de chacun d’eux comme si c’était hier; tout était encore bien frais dans sa mémoire, et elle ne comptait pas lâcher ces moments précieux sous peu. Au contraire, elle comptait s’y tenir autant que possible. Elle voulait garder la voix suave de Gab dans ses oreilles pour toujours; elle voulait retenir son odeur fraîche, tellement masculine; elle voulait ne pas oublier le rire cristallin qui coulait de son bouche comme du miel, ni ces paroles poétiques chuchotées à son oreille lorsqu’elle dormait dans ses bras après la Nuit d’amour, la seule nuit qu’elle vécu au complet avec lui, la nuit où elle le découvrit, et où il la connaisse plus en profondeur. Une nuit magique, quoi. Une nuit qui avait finit depuis bien longtemps, qui n’était plus; une nuit morte, vivante seulement dans sa mémoire.

    Depuis mercredi soir, elle errait dans le château, perdue, toujours perdue. Elle avait dit, mardi après-midi, à tous ses profs, qu’elle ne se sentait pas bien, et depuis elle avait pris congé. Elle ne savait plus quel jour on était, ni si c’était le jour ou la nuit – mais quelle différence ferait-ce? Elle s’en fichait royalement. Elle voulait seulement de la paix, elle voulait retrouver l’harmonie dans son soi-même, elle voulait passer du temps avec Gab, avec ses photos, avec ses carnets, avec ses souvenirs de ce jeune danseur excentrique qui l’avait séduit en un clin d’œil – de cet adolescent plein de potentiel que sa sœur, sa propre chair et sang, avait cruellement tué pour garder la dignité de la famille. Lux s’était cachée dans les cachots, noyant avec elle tout ce qui lui pouvait revivre les souvenirs. Elle avait sortit quelques fois de ces lieux sombres; toutes ces fois, c’était durant la nuit, sous la pluie parfois douce, parfois terrible qui tombait sur ses épaules. Cela faisait peut-être une semaine – ou plus – qu’elle était en errance, mais curieusement ses cheveux n’avaient pas perdu leur texture fine et soyeuse, et elle sentait bien, ayant prit soin aussi d’emporter avec elle ce vieux Chanel no 5 qui semblait ne jamais finir – l’odeur préférée de Gab. Par contre, Lux avait l’air épouvantable, tellement que la reconnaître vous prendrait un certain temps. Elle était encore plus blême que d’habitude, encore plus frêle, encore plus fragile, n’ayant rien mangé pendant peut-être une semaine. De gros cercles bleuâtres se dessinaient sous ses beaux yeux sapphires, mais encore là elle s’en moquait.

    Cette nuit, Lux se sentait pratiquement prête à remonter à la surface, à revoir le monde, à vivre, respirer à l’air pur. Elle avait entassé dans ses bras maigres et tremblants tous ses carnets et ses photos, et avait mis son Chanel no 5 dans la poche de sa robe de sorcier, qu’elle portait au-dessus un vieux leotard bleu pastel de ballet. Ses pieds étaient nus. Elle avait sérieusement l’air d’une spectre venue vous hanter dans vos rêves. Cependant, au lieu de remonter tout de suite à la surface, Lux préféra s’enfoncer encore plus dans les ténèbres puis monter tout doucement de là, pour rendre sa progression moins pénible, plus facile. Au début, tout allait bien. Son estomac criait famine, elle pouvait tomber dans les pommes d’une minute à l’autre, mais elle avançait, déterminée à sortir de là, à ne plus voir Gab comme un fantôme mais comme un danseur amoureux, comme un amant, comme le poète de son cœur. Mais bientôt sa tranquillité fut déséquilibrée par la présence de quelqu’un. Elle ne savait plus qui, mais elle le sentait. Oui, il était bien là, tapis dans les ombres, la suivant continuellement. Lux n’avait pas peur, mais elle devrait s’en méfier tout de même. Elle accéléra sa démarche légère. Elle ne voulait pas se faire attraper par un prof, après tout, elle était trop intelligente pour leurs bêtises. Puis une voix s’éleva dans le couloir sombre; une voix qui marquait pour Lux les idylles, la beauté de l’adolescence, les joies de l’innocence… Une voix distante, glaciale, mais qui donnait un bref courant à son cœur… Une voix taquinant…


      Damien – « Alors, on ne daigne pas se montrer ce soir. »

    Lux s’arrêta dans ses pas. Elle fixa le vide devant elle, ne voulant pas se montrer à lui dans cet état-là, dans son état de zombie, d’extraterrestre, d’anorexique mélancolique, d’ange déchu. Parce qu’elle était cela; un ange déchu, rejeté par l’amour et la vie. Son nez effleura l’odeur faible de l’homme qu’elle avait jadis aimé d’un amour tout aussi faible, et elle se tourna avec la grâce qu’on lui avait ordonné d’exhiber, sur la pointe de ses pieds. Elle ne le voyait pas clairement, mais il était là, sa silhouette virile pauvrement tracée dans la pénombre. Elle l’entendit prononcer d’un ton froid son prénom. Lux, la lumière, lumière qu’elle manquait.

      Damien – « Lux… »
      Lux – « Il ne reste plus de Lux ici. La lumière est partie depuis bien longtemps, Mr. Turner. Il ne me reste qu’un ombre. »


    Elle avala de travers. Il ne fallait pas qu’il la voit comme ça. Elle était hideuse avec son regard fatigué et ses cheveux mêlés.

      Lux – « Ne sort pas ta baguette, Dam. Sinon je… je… je ne sais pas ce que je ferais, mais je ferais bien quelque chose. »

    Elle lâcha ses carnets qui tombèrent au sol avec un bruit sourd et sortit sa baguette magique de la poche intérieure de sa robe de sorcier. C’était curieux, elle n’était pas aussi agressive d’habitude – peut-être le manque de nourriture avait donné un sacré coup à ses nerfs. Mais, même si Dam murmurerait Lumos devant elle, elle se savait impuissante de véritablement pouvoir faire quelque chose, tellement elle était fatiguée.
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