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 Anne-Sophie • Kill the light;

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    anneSo « Sentir la mort dans ses veines. Et revenir »



▌Citation :

« We say we waste time, but that's impossible. We waste ourselves. »

▌Clan : Avec moi-même, ça en fait moins à trahir.
▌Âge : 41 ans (7 janv.)
▌Don(s) : : Naturellement protégée contre les instrusions dans son esprit suite à l'acquisition d'un mental d'acier.
▌Ancienne maison : Gryffondor
▌Sang : Impur
▌Humeur : Saine
▌Emploi : Auror d'élite, espionne, formatrice et mère.
▌Crédit(s) : (c)fae

MessageSujet: Anne-Sophie • Kill the light;   Dim 16 Aoû - 16:58

ANNE-SOPHIE MARIE-ELISABETH EDEN GREY
Auror assassinée? ... Vraiment...?
Celle que l'on a voulu évincer...


« Quand on a sombré dans l'ombre, peut-on revenir dans la lumière?

J'ai voulu sombrer dans l'oubli...
Je ne suis qu'un souvenir, un pâle souvenir...
Je ne vis que dans leur ombre
Je ne vis que dans leur monde
Un souvenir faiblissant...
Comme un songe, je leur ai laissé un doux sentiment de joie
Un doux sentiment d'espoir
Et comme un songe, je me suis effacée
Et comme un songe, je les ai abandonnés

N'étais-je qu'un songe?

Quand on a été une lumière, peut-on réellement sombrer dans l'ombre...? »




    { CARTE D'IDENTITE }

    ¤Nom:
    Eden Grey. Eden étant tout naturellement mon nom de jeune fille. Un nom à consonance française comme vous l'aurez certainement remarqué, et effet je suis bien française, j'en ai même toujours été fière. Cependant, j'ai fini par acquérir la nationalité anglaise puisque je me suis, définitivement, installée en ces terres –c’est-à-dire à ma migration en Angleterre durant l’année de mes 16 ans-. Je possède donc une double nationalité. Comme vous vous en doutez, Grey est le nom de famille de mon mari, Aerthur Grey. Un nom de famille qui m'a causé un grand nombre de tords -dont le plus dévastateur fut indéniablement « ma mort »-. Il fut un temps où ce nom de famille n’était pas un poids.

    ¤Prénom(s): Anne-Sophie, Marie-Elisabeth. Venant d'une famille plutôt aisée et assez à cheval sur les bonnes vieilles traditions - un peu trop à mon goût d'ailleurs- j'ai eu le droit aux prénoms composés et typiquement français. Anne-Sophie fut donc décidée pour mon premier prénom, un prénom mélangeant la grâce et la sagesse d’après les sources étymologiques... Quand à mon second prénom, il me fut donné car il était déjà porté par quelqu'un dans la famille, il s'agissait de mon arrière grand-mère, Marie-Elisabeth Eden, qui -je l'appris assez tardivement- était bizarrement la seule sorcière de la famille... A savoir où se trouve le hasard, il est de mon avis que cette fameuse arrière grand-mère avait dû le pousser ce fameux le hasard... Comme toujours les prénoms sont faits pour être abrégés, et le mien n'a pas échappé à cette règle au fil des ans... Si bien que l'on m'a appelé : Anne, Annie, Nana, Sophia, So' ou encore ma famille utilisait Liz', Beth. Mais je dois vous avouer, que le plus souvent on m'a rebaptisé, Anne-So'...

    ¤Age: 41 ans... Mon âge me fait peur... J'ai l'impression de ne pas avoir assez profité de ces 41 années... Je sais, ce n'est pas qu'une impression, c'est un fait. Le temps et les évènements m'ont devancés, il va falloir que je me rattrape...

    ¤Date & Lieu de Naissance: Née le 7 janvier 1990 en France, à Brocéliande. Puisque l'on parle de ma naissance, parlons de ma mort... Chose pas très banale je l'avoue, mais pourtant c'est écrit lisiblement sur ma tombe. Morte le 7 avril 2016, en Angleterre. Le hasard fait bien les choses n'est ce pas? Née un 7 et morte un 7 , mais le hasard -avec moi- n'a qu'à bien se tenir...

    ¤Sang: Je suis issue d'une famille moldue -le cas de mon arrière grand-mère étant bien trop isolé pour me considérer de sang-mélée-, je ne suis donc ni une sang-mélée, et encore bien loin d'être une sang pur. Et d'ailleurs je m'en moque éperdument, le fait d'avoir vécu parmi des personnes différentes de moi m'a certainement permis de savoir porter un meilleur jugement sur les gens. Par conséquent, si vous n'avez pas compris, je suis ce que l'on m'a nommé vulgairement -et qui je pense continuera auprès de certaines personnes- un ridicule sang-de-bourbe... Sang-de-bourbe qui, précisons le, à eu « l'outrecuidance de venir piquer une place à ceux de bon rang ». Etrangement je préfère me qualifier de sang impur, bien que la valeur du sang reste le cadet de mes soucis.

    ¤Ancienne Maison : Comme je vous l'ai dis je suis française d'origine, et j'ai bel et bien fait mes premiers pas, en matière de magie, dans l'école française de magie : Beauxbâtons. Dans cette école, je fus réparti dans une maison qui correspondait, du côté de Poudlard, à un mélange de ceux dont l'emblème est un aigle et ceux dont il s'agit d'un Gryffon. Cependant suite à mon déménagement en Angleterre je dû intégrer Poudlard, et là je fus réparti chez les Gryffondors. Apparemment, j'étais plus apte à entrer dans cette maison où l'on mettait le courage en avant plutôt que dans celle de l'érudition...

    ¤Emploi : Actuellement, avec une certaine dose d'humour -noir je vous le concède-, je pourrai vous dire que mon emploi est d'être morte. Charmant, n'est ce pas. J'ai bel et bien disparu de la surface du monde -sorcier & moldu- depuis maintenant 15 ans, et je joue les mortes. D'un côté je n'ai pas réellement le choix... Cependant, je ne suis pas seule dans ma galère, je suis toujours auror. Au détail prêt que j'ai perdu ma capacité d'espionnage et par la même occasion "d'agent infiltré", et je n'ai également plus de droit de travailler sur le terrain, de sortir... En gros je ne peux rien faire. A part les aurors assassinées... Heureusement que j'ai depuis le début une aide des plus précieuses venant du ministère... Je suis toujours, officieusement celle chargée du dossier « Grey »... Mais vous en saurez plus... plus tard....Vous saurez tout....



    { DETAILS }

    ¤Orientation sexuelle :
    Jusqu'à preuve du contraire -les expériences décalées du « cap d'embrasser ta voisine de chambre » ne comptant pas dans mon choix- j'ai toujours été attiré par les hommes et les hommes uniquement. Cependant, je sais reconnaître le charme féminin, la sensualité que peut dégager une femme, et je n'hésite pas à le faire remarquer si mon avis est sollicité, quitte à ce qu'on se fasse de fausses idées sur mon compte. Tant que je sais où j'en suis, seule mon opinion compte...


    « Montres moi ta baguette, et je te dirai
    Qui tu étais, qui tu es et qui tu seras. »

    ¤Baguette magique :
    Une baguette, ce qui fait de vous un sorcier, ce qui vous ressemble le plus. Comme on le dit ce n'est pas le sorcier qui choisit sa baguette mais bien la baguette qui choisit son sorcier. La mienne m'a très bien choisi quand on prend la peine d'étudier mon cas. Vous allez comprendre... Ma baguette a été taillée dans un bois de Sureau. Le Sureau, un arbre qui pour ceux qui ne savent pas représente ni plus ni moins le cycle de la vie -incluant donc la vie, la mort, mais surtout la renaissance...- Ca y'est vous avez fait le lien avec moi, j'ose l'espérer... Si vous avez un minium de jugeotte, votre esprit a certainement déjà dû vous faire comprendre quel était l'item principal de ma baguette, celui qui m'était indispensable. Et effet, ma baguette contient bien une plume de Phénix en son coeur. A croire que rien n'est laissé au hasard n'est ce pas?

    ¤Balai : Beaucoup pense que de nos jours, quand on est un sorcier confirmé, le balai n’est plus d’aucune utilité, et c’est pour cette raison qu’ils s’en débarrasse. Un tord fort regrettable. Le transplanage n’est pas permis partout, et de plus il constitue un moyen –si ce n’est le meilleur- de suivre à la trace n’importe quelle personne. Donc je possède bien un balai, non pas celui que j’utilisais lorsque je défendais les couleurs de ma maison au Quidditch, mais je m’arrange toujours pour avoir le dernier à la pointe de la technologie sorcière, si peu qu’il me serve un jour, on n’est jamais trop prudente par les temps qui cours…

    ¤Animaux : Un chat noir dont j’ai fait l’acquisition durant ma retraite. Il a été celui qui a partagé mes longues journées de solitudes. L’animal se prénomme Gavroche, pour ceux qui en douteraient il s’agit bel et bien d’un mâle. A la base je n’avais jamais vraiment aimé les chats, mais j’ai trouvé en lui une sorte d’ami… La solitude peut mener à la folie par moment… Cependant, j’avais un autre animal dans mon autre vie je dirai. Il faut savoir que cet animal à sa naissance n’avait qu’un seul frère, et que je connais la personne chez qui a atterrit ce fameux frère. Quand j’y repense, il est vrai que nous avions l’une comme l’autre développée une véritable passion pour ce roi des cieux. Il s’agit d’un aigle Royal, nommé Vesper, conclusion il serait plus juste de dire une aigle royale.


    « Ce sont toujours les innocents qui partent les premiers... »

    ¤Forme du Patronus :
    Une licorne, adulte, à la crinière ébouriffée... Etonnant n'est ce pas? Surtout quand on sait que c'est exactement le même que celui de ma fille... Preuve que nous nous ressemblons... La pureté à l'état de rébellion... L'innocence à l'état sauvage... Car oui la licorne, cet animal fabuleux pour les moldus, mais tellement respectable pour nous sorcier, n'est autre que l'innocence à l'état pur. Il faut savoir approcher une licorne, pour cela il faut la comprendre... La licorne est un être surprenant...

    ¤Forme de l'épouventard : Un détraqueur. La baiser le mort vous enlève tous vos souvenirs, vous devenez vide de toutes émotions, vous ne savez plus qui vous êtes, même votre prénom vous échappe. Vous vivez dans un trou noir permanent, vous pouvez voir les autres autour de vous, mais au fond de vous-même vous êtes constamment seul, perdu, sans rien à quoi vous rapprocher. C’est le néant total. Le vide, l’oubli.


Spoiler:
 

_____________________________________

«Je sais là que c'est le signe, tout s'arréte ici. Je voudrais que l'on donne au bruit le souffle de nos vies. Je voulais croire en nous et voilà j'ai perdu les clés. Moi je sais que c'était toi et tu vas me manquer.»
Inséparables - Mylène Farmer
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    anneSo « Sentir la mort dans ses veines. Et revenir »



▌Citation :

« We say we waste time, but that's impossible. We waste ourselves. »

▌Clan : Avec moi-même, ça en fait moins à trahir.
▌Âge : 41 ans (7 janv.)
▌Don(s) : : Naturellement protégée contre les instrusions dans son esprit suite à l'acquisition d'un mental d'acier.
▌Ancienne maison : Gryffondor
▌Sang : Impur
▌Humeur : Saine
▌Emploi : Auror d'élite, espionne, formatrice et mère.
▌Crédit(s) : (c)fae

MessageSujet: Re: Anne-Sophie • Kill the light;   Dim 16 Aoû - 17:08


    { APPARENCE }

    « Les apparences peuvent être vraies
    Mais on ne doit avoir de cesse de s'en méfier
    Même si elles peuvent être des miroirs de vérités... »

    « Il est des yeux qui reçoivent la lumière, et d'autres qui en donnent... »

    ¤Physique :

    Apparence quand tu nous tiens on peut bien dire bonjour méfiance...
    L'apparence cette chose qui permet de se faire une première idée. Certes l'habit ne fait pas le moine, mais avouez tout de même que l'apparence joue un rôle primordial dans le jugement que vous aurez sur une personne... Peut être ce jugement sera entaché par la forme brunâtre qui se trouvera sur le chemisier de cette jeune femme qui vient de juste de passer, alors que vous n'aurez pas vu son regard perdu, alors qu'elle est au bord de la dépression... Non encore et toujours les apparences vous gouvernent, nous gouvernent, me gouvernent... Nous jouons tous sur les apparences, consciemment ou inconsciemment, le mieux étant tout de même de s'en rendre compte... Mais je vais vous passer des bavardages futiles et certainement inutiles, d'ici une minute ou moins qui sait, vous en aurez déjà tout oublié...

    « Je suis désolé Madame mais je crains que votre fille ne puisse continuer un tel sport. Elle est bien trop chétive pour son âge et elle a un manque d'équilibre crucial, si bien qu'elle n'apprend qu'à encaisser les chutes. Non pour son intérêt et malgré toute la bonne volonté qu'elle semble apporter à ce qu'elle fait je vous conseille de la faire changer. Vous savez que la danse et la boxe sont bien plus similaires qu'on ne le croit? De plus je suis certain que ça lui permettra de faire au moins trois pas sans manquer de s'étaler au sol. Et puis une gamine avec une grâce telle que la sienne, ça fait de la danse pas de la boxe. »
    Professeur de boxe, année 1996, France.

    « Qui est-elle? Qu'essaye-t-elle de cacher derrière sa frêle apparence, derrière sa silhouette menue? Dieu ce qu'elle a l'air fragile. Une fragilité rayonnante, oui elle rayonne d'une lumière sans pareille, je n'avais encore jamais vu ça de toute ma courte vie. Ses boucles d'ors n'ont de cesse de me rappeler les champs de blés où nous avions l'habitude de nous perdre dans les premiers mois de notre rencontre. Son rire est encore ancré dans mon âme, ce rire m'a rendu maintes et maintes fois qu'une enveloppe charnelle vide et sans espoir sans elle. Comment une simple personne peut-elle procurer autant de bien être par un simple sourire? Un sourire ce n'est rien. Souris aux autres et tu feras des heureux... Peut être avait-elle compris que j'avais besoin d'être heureuse et elle m'a offert la plus belle chose mais surtout la plus banale des choses qu'il soit possible : son sourire. »
    Journal intime de Vanille Beaulmont, écrit durant le mois de juillet 2oo2, France.

    « Si un jour on m'avait dit que de tels yeux existaient je ne l'aurai pas cru. Est-il possible de voir autant de bienveillance et de joie dans un regard. Je crois bien qu'il existe deux catégories d'yeux, ce que ça paraît idiot à dire, et pourtant, je l'ai vu pour le croire. Il est des yeux qui reçoivent la lumière, et d'autres qui en donnent... Et c'était le cas de Anne-So', et là encore une fois croyez moi je n'étais vraiment pas le seul à le dire, ou tout du moins à le penser... Elle a des yeux bleus. Ce n'est pas tant la couleur de ses yeux qui est particulière, non c'est plutôt l'éclat qui y brille à l'intérieur. Un éclat qui ne me laisse pas indifférent c'est pour vous dire combien j'en suis tout troublé! On voudrait se perdre dans ses yeux océans, on voudrait croire que grâce à cela tous nos problèmes seraient résolus. Mais ce ne sont que des yeux. Des yeux qui ont le pouvoir de faire croire que peut être un monde meilleur peut naître. Si un jour on m'avait dit que de tels yeux existaient je ne l'aurai pas cru. Si jour on m'avait dit que ces yeux seraient ceux de ma fille... »
    Pensées de Nathanaël Eden.

    « Rayonnante, lumineuse un véritable rayon de soleil à la force et à la douceur incroyable... Un visage rassurant mais dont on a envie de se méfier, et peut être est-ce la meilleure des choses que l'on devrait faire. »
    Paroles de Charlotte Eden dites à Anne-sophie

    « Je ne l'avais pas tout de suite reconnu. Forcément cette garce avait une nouvelle fois changée de coupe de cheveux, à croire qu'elle n'arrivait à trouver sa véritable place et qu'elle avait pour cela besoin de changer constamment pour réussir à se trouver elle-même. Elle était brune, elle était brune et sa silhouette m'avait tapé dans l'oeil, il me la fallait. Immédiatement. Dans le Ministère s'il fallait, j'ai toujours ce que je veux, et ELLE je la voulais. Au fur et à mesure que la suivais je la détaillais. Oui je ne pouvais pas la laisser partir. Mais quel ne fut pas mon désarroi en voyant son reflet dans l'ascenseur qu'elle s'apprêtait à prendre. C'était cette fouineuse de sang-de-bourbe. Je compris donc à partir de ce moment que j'avais peut être une autre arme de pression de sur elle... Si je ne me contrôlais pas totalement... »
    Pensées de Rafael Grey

    « Cette femme à l'allure d'un ange. Un sourire capable de vous réchauffer n'importe quel coeur, un regard à la malice et à la froideur d'égale ardeur, un visage d'une chaleur valant la sévérité que l'on peut y lire les jours d'orage. Un corps à l'équilibre déconcertant, un corps dont les courbes me manquent tant, dont la silhouette gracieuse passant le pas de la porte n'est pas prête de disparaître de mon esprit. Je vois encore les fragments de pierres précieuses dans ses yeux. Aujourd'hui que me reste-t-il de l'harmonie qu'elle était? Un souvenir et une lumière éclatante... »
    Confessions écrites par Aerthur Grey, date -supposée après la mort de sa femme- &lieu inconnu-retrouvées dans une vieille mallette dans le bureau de ce dernier-, Angleterre.

    « Je me regarde dans le miroir et je ne vois que le reflet d'une vie passée. Mon teint me semble plus pâle, mon visage bien moins chaleureux, j'ai l'impression d'avoir changé. Je ne vois plus cet éclat dont on m'a tant parlé, ce qui selon certains faisaient une de mes plus grandes particularités... Je ne vois que des yeux bleus qui ont pour unique don d'être soit plus vifs ou bien plus ternes s'habillant d'un gris bleu étrange. Ai-je vraiment perdu l'envie de rendre les autres heureux ou bien ai-je perdu espoir? Ou alors... Suis-je la seule à ne pouvoir profiter de ce qui semble apporter autant de bonheur? Autant que je me rappelle je ne l'avais jusqu'à maintenant encore jamais aperçut... La seule chose que je vois briller au fond mes yeux c'est cette détermination, détermination de ne pas me laisser abattre, je ne veux pas sombrer. Mes traits sont plus marqués, non pas par la vieillesse, non pas encore, mais par les épreuves et les échecs. Quand j'y regarde de plus près j'ai l'impression de pouvoir lire sur mon visage l'étendue de ma blessure intérieure. Mais peut être que là au contraire, je suis la seule à voir ce changement. Je souris moins depuis 8 ans. Faut-il voir là un effet secondaire de l'exil que j'ai plus ou moins choisi de faire? Aucun doute. Mais pour le peu de personne que j'ai pu voir durant cette période, je crois bien que j'ai toujours gardé ce charme bienveillant et ce sourire communicatif. Même si, ça aussi le miroir ne me le rend pas. Mes cheveux sont ternes, au moins autant que mon humeur actuelle, je me demande même si un jour j'aurai encore le courage de prendre soin d'eux comme je ne le faisais auparavant. Par Merlin ce que ce temps est loin maintenant... Dire que j'ai pris mon billet pour l'éternité... Je ne sais plus si j'ai bien fait... Je ne sais plus... »
    Pensée d'Anne-Sophie face à son miroir, décembre 2o24.

    Des lèvres légèrement rosées, un visage rendu délicat, des boucles parfaites et un blond revitalisé, une silhouette qui a su garder sa jeunesse de danseuse, des yeux réveillés plus que jamais dont l'éclat rivalise avec la malice du sourire qui s'affiche en dessous... L'éternité attendra...




    « L'habit ne fait pas le moine, certes
    L'habit reste tout de même le reflet du moine. »

    ¤Style vestimentaire :

    Bien je n'apporte pas une grande importance à l'apparence des autres, j'ai toujours fait très attention à la mienne. Assez contradictoire je le conçois. Il n'empêche que le résultat est là. Je me suis toujours habillée d'une manière très féminine, alliant cela le plus souvent à une élégance mesurée. N'allez pas croire qu'il s'agit là d'un excès de vanité de ma part, mais quand on s'efforce à faire quelque chose pour avoir un résultat bien précis on ne peut qu'admettre la stricte vérité. Je sais donc passer des tenues couvertes à celles bien plus dénudées avec une égale aisance. Je portais aussi bien les robes des soirées que j'abhorrais pour le Ministère ou bien pour les réunions ô combien importantes des Greys et autres familles qui comme par hasard faisaient elles aussi l'objet de surveillance, que la plus simple des tenues se composant d'un haut et d'un pantalon banal. C'est en étant simple que l'on devient la plus complexe de toutes. Pour ce qui est des chaussures, même tableau. Autant l'aise par le fait d'être la plus proche du sol ou bien surélevée de quelques centimètres -je crois même que j'ai été une des rares à se montrer dans les quartiers des aurors en talons et à finir ma journée en talon sans avoir à déclarer la moindre chute, enfin presque -. Bien sûr j'ai encore dû passer pour ce que je n'étais pas. Pour ce qui est des bijoux dont aiment se parer les femmes, je dirai que j'échappe à cette règle. Je porte continuellement qu'un seul et unique bijou, et quand ce n'est pas le cas c'est qu'il s'agit là d'occasion particulière.



    « Rien n'a de valeur en soi,
    Ni bijoux, ni or, ni diamants, ni paillettes.
    Un objet, aussi somptueux soit-il,
    N'a d'estime que le souvenir qu'il incarne. »

    ¤Signe particulier :

    Un signe particulier qui ne semble pas en être un et qui pourtant, pour moi, l'est. Cela va vous paraître étrange je le conçois. Je suis une femme mariée, et j'aimais mon mari et comme toute femme mariée je devrai avoir sur moi la bague de mon union –ou au moins à portée de main car j’avoue volontiers qu’actuellement je ne la porterai plus depuis quelques années-. Et bien non. Je l'ai certainement perdue lors de la pseudo confrontation qui se passa dans ma maison. Je ne sais donc pas si elle existe encore, et si cela est le cas, qui peut bien l'avoir en sa possession ?
    Autre détail qui a son importance, le fait que je porte toujours un collier bien particulier. Pour les plus observateurs, vous remarquerez que ce collier en question n'est pas unique, et que le deuxième exemplaire se trouve au cou de ma fille. Il s'agit donc d'un simple bout de ficelle, sur lequel pend une pierre d'Onyx d'un noir profond. Pourquoi cette pierre? Pour les croyances qui ont longtemps tournées autour d'elle. Une pierre de vitalité, voilà en résumé ce que l'on pourrait dire d'elle, une pierre d'équilibre. Et puis avouons tout de même, que porter au cou une pierre de la sorte, laisse transparaître un minimum de mystère, un excellent argument que voilà pour expliquer mon choix. J'oubliais, on dit souvent qu'elle permettrait d'être maître de son destin... Mythe ou réalité? Réfléchissez bien... La réponse est ambiguë... Quoiqu'il en soit, cette pierre me relie à Synthia, voilà sa véritable valeur.

_____________________________________

«Je sais là que c'est le signe, tout s'arréte ici. Je voudrais que l'on donne au bruit le souffle de nos vies. Je voulais croire en nous et voilà j'ai perdu les clés. Moi je sais que c'était toi et tu vas me manquer.»
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    anneSo « Sentir la mort dans ses veines. Et revenir »



▌Citation :

« We say we waste time, but that's impossible. We waste ourselves. »

▌Clan : Avec moi-même, ça en fait moins à trahir.
▌Âge : 41 ans (7 janv.)
▌Don(s) : : Naturellement protégée contre les instrusions dans son esprit suite à l'acquisition d'un mental d'acier.
▌Ancienne maison : Gryffondor
▌Sang : Impur
▌Humeur : Saine
▌Emploi : Auror d'élite, espionne, formatrice et mère.
▌Crédit(s) : (c)fae

MessageSujet: Re: Anne-Sophie • Kill the light;   Dim 16 Aoû - 17:14


    { CARACTERE }

    ¤Description :

    « Mais je ne vous parlerai pas d’elle,
    Je ne vous parlerai pas d’elle,
    Elle est à côté de moi quand je me réveille,
    Elle sûrement un contrat avec mon sommeil. »



    « Compliquée. C’est à mon avis le mot permettant de résumer au mieux Anne-Sophie. Elle est loin d’être simple à cerner. Vous croyez avoir saisi un trait de son caractère et voilà qu’elle vous en fait découvrir un autre que vous n’auriez jamais soupçonné puisque le second s’avère être l’opposé du premier. Mais croyez-moi quand elle offre, elle offre pleinement, qu’il s’agisse de son réconfort ou de sa colère. Elle est naturelle et spontanée, et ça on ne peut que lui envier. Anne-Sophie est un sacré bout de femme. On ne regrette jamais qu’elle ait croisé notre chemin.

    Elle a une force de caractère impressionnante. Cette femme serait prête à faire des concessions énormes sur son propre bonheur pour satisfaire le votre. A croire qu’elle se soit donnée le but de rendre heureux toutes les personnes qu’elle respecte. Elle est passionnée. Passionnée de vivre, passionnée de voir le soleil chaque matin. J’ai par moment l’impression qu’elle ne vit que pour les autres. Elle devrait faire preuve d’un peu plus d’égoïsme par moment. A être trop tournée vers autrui, elle pourrait presque en devenir irritable, étouffante, insupportable. Elle n’a aucune estime pour ce qu’elle est, et pourtant elle devrait. Il faudrait qu’elle ouvre les yeux, qu’elle comprenne la place qu’elle occupe dans ce bas monde. Elle est ce genre de personne bienveillante et à l’écoute, elle est cette épaule solide sur laquelle on peut se reposer, elle est cette femme que l’on peut venir trouver en plein milieu de la nuit pour lui faire part de notre mal-être, elle est cette personne capable de prendre votre peine si cela peut vous permettre d’aller mieux. Et tout cela même si de son côté les jours ont été bien meilleurs. Elle est forte, très forte. Tant que j’en serai à même de la craindre. Une telle force d’esprit ne me laisse pas de marbre. Je l’ai vu pour le croire. Accepter sa souffrance pour espérer garder les yeux ouverts… Serions-nous tous aussi courageux face à notre destin ?

    Loin de toute fierté, cette femme n’en demeure pas moins charismatique. Une main de fer dans un gant de velours. Quand elle prend les commandes, rangez-vous derrière ou bien craignez les représailles. Impulsive et téméraire elle démarre au quart de tour. Vous auriez à peine le temps de dire protego que vous seriez déjà pétrifié sur place –j’en ai fait les frais-. J’ai déjà vu plus d’un des ses collègues plier devant elle. Non elle n’est pas un tyran. Une femme aussi douce ne peut être tyrannique. Le plus souvent vous remarquerez que ses coups d’éclats contre vous finiront par vous être bénéfiques. Elle réfléchit à votre place. Et si pour votre bien, il faut vous remettre à votre place ou bien vous faire croire que vous êtes la pire des créatures sur terre elle n’hésitera pas une seule seconde. Evidemment, il vrai que par moment, elle procède ainsi avec une personne qui le mérite vraiment. Et dans ces cas là, comme elle dit tout haut ce que les autres pensent tout bas vous la remercierez également. Fausse, c’est ainsi qu’elle est qualifiée par ceux à qui elle fait de l’ombre. Pour sûr, une pareille boule d’énergie et de positivité telle qu’Anne-Sophie n’est pas vue que d’un bon œil. Mais pouvant se montrer aussi impatiente que calme, elle analysera la situation si le besoin se fait sentir. Cette femme pourrait être un parfait stratège, si elle regardait un peu moins le ciel lui faisait manquer de rencontrer le sol… »


    « Je ne vous parlerai pas d’elle,
    Elle est mon sol, elle est mon ciel,
    Elle est là même où me pas ne me guident pas,
    Et quand je suis pas là elle met mes pyjamas. »



    « Maladroite. Elle est d’une maladresse surprenante et agaçante. Ajoutez à cela le fait qu’elle ait tendance à oublier la plupart du temps les objets les plus importants, croyez-moi l’envie de lui mettre une bonne paire de claques vous viendra comme à moi. Anne-Sophie est une bonne sorcière, une sorcière d’un niveau bien plus que respectable –je vous mets au défi de la battre-, malheureusement pour elle, pour être une bonne sorcière il faut avoir sa baguette magique sur soi… Elle l’oublie toujours dans un coin, et ça malgré les évènements qui sont survenus ce n’est pas prêt de prendre fin. Elle a l’air tellement enfantine dans ces cas là, qu’on en oublierait presque la mère magnifique qu’elle fait. Anne-So’ était une mère que j’admirai. Elle trouvait toujours le moyen d’être dans son foyer aux moments les plus importants malgré son travail prenant. Elle est d’une très grande affection. Cependant, Anne-So’ a été mère. D’une certaine manière elle ne l’est plus et elle est orpheline plus que jamais. Vous ne pouvez imaginer combien de fois je l’ai retrouvé les yeux perdus dans le vague un mince sourire le visage. Elle pensait à sa fille, elle pensait à son mari, elle pensait à son passé. Et tant qu’elle n’aura pas totalement abandonné l’idée d’y retourner, elle ne pourra pas avancer. Elle le sait. Mais sa blessure fut tellement grande qu’elle est submergée.

    Méfiante. Si elle l’avait été un peu moins, elle aurait su qu’elle aurait pu me faire confiance. Beaucoup plus tôt. Mais n’accorde pas sa confiance aussi facilement. Peut être lit-elle en nous comme un livre ouvert mais elle aura toujours des soupçons. Et si elle se trompait complètement sur votre compte ? Ce serait prendre trop de risque. C’est ce qu’elle pense. Sa méfiance à cependant des limites quand la curiosité prend le dessus. Elle est d’une insatiable curiosité. Là non plus, rien ne peut l’arrêter. Surtout quand elle a décidé de trouver où vous avez caché sa baguette magique… Elle vous retournera totalement votre maison, sûre d’elle quand elle pensera que vous ne lui en voudrez pas. Alors là oui, elle a parfaitement confiance en votre idiotie. Je vous l’assure. Mais pour vous dire vrai, c’est plus le fait qu’elle soit comique malgré elle qui vous poussera à ne rien dire. Elle possède un don pour vous faire rire alors qu’elle n’y tien pas vraiment. La preuve principale étant sa maladresse non ? Cela ne rend pas moins attachante. »


    « Elle est plus que ma vie, elle est bien mieux que moi,
    Elle est ce qui reste quand j’fais plus le poids.
    Je ne vous parlerai pas d’elle. »



    « Petit rayon de soleil, elle est capable de faire le jour sur vos nuits les plus profondes. Elle rayonne. Anne-So a toujours ce petit sourire aux commissures des lèvres, prête à vous remonter le moral. Elle vous accueille bras ouverts afin de vous offrir toute la chaleur dont elle sait faire preuve. Et puis comme elle vous montre un optimisme certain, vous penserez qu’à ses côtés tout est réalisable. Elle donne de la joie de vivre aux autres, car comme elle me l’a assez souvent répété : « Quand on te dit bonjour tu te sens bien non, tu as l’impression d’exister un peu plus ? Alors dis bonjour à ton voisin ou au facteur quand tu le croises, il sera heureux et il te rendra une part de son bien-être en te disant à son tour bonjour. Et c’est pareil avec le sourire». Certains dirons qu’elle est naïve et qu’elle voit la vie en rose, je pense plutôt qu’elle a décidé de prendre le bon côté de la vie et de le mettre en avant, afin que le mauvais côté paraisse moins envahissant.

    Fantasque, Anne-So’ a bien souvent la tête dans les nuages. A quoi pense-t-elle ? Nul ne le sait. Certainement vaut-il mieux ne jamais le savoir, nous pourrions être bien trop surpris. Dans une discussion très animée il lui arrive d’avoir des moments de silence, et vous la verrez regarder dans le vide. Je vous avouerais volontiers que la première fois est toujours surprenante. Vous ne savez s’il s’agit d’un malaise ou bien si avez dit quelque chose pouvant la vexer. Et puis dans les secondes qui suivent, elle vous adresse un regard interloqué, comme si c’était vous qui veniez de vous accorder une pause silence. Bien souvent, quand elle n’est pas sur ressort, elle s’isole. Pour réfléchir. Certainement pour se remémorer des souvenirs, une chose qu’elle fait très bien, trop bien même. Le passé doit rester le passé.

    Si face à elle on se livrerait les yeux fermés, le contraire est loin d’être de la même couleur. Elle n’a confiance en personne, c’est vrai, mais surtout elle n’aime pas porter l’attention sur sa petite personne. Je crois qu’elle estime qu’épargner ceux qui l’entourent de ses sentiments et des souffrances est la meilleure des choses à faire. Elle ne parle que très peu d’elle à proprement dit. Oh oui elle sera capable de vous raconter de quelle manière elle a perdu l’équilibre en sortant de l’ascenseur, ou bien combien de temps il lui a fallut pour ne plus se perdre dans le Ministère. Mais ça, ce ne sont que des futilités destinées à cacher la véritable Anne-So. Oh pas que je la soupçonne de faire exprès de se cogner ou bien de tomber pas du tout, mais plus elle fait l’étalage de ses maladresses moins elle a besoin d’en dévoiler un peu plus sur elle-même. Et c’est seulement quand vous aurez terminé de parler avec elle et qu’elle sera parti que vous finirez pour vous dire que au final vous n’avez rien appris d’elle. Anne-Sophie demeure un mystère à part entière. Elle fait tout pour que l’on ne puisse l’élucider, en un clin d’œil elle vous aura berné. C’est bien ce qui fait son charme.

    Anne-Sophie est un être aux multiples facettes. Même en ayant passé beaucoup de temps avec elle je saurai dire si je la connais vraiment. Elle est particulière, très particulière. Pas dans le sens mauvais du terme. En fonction de la situation, elle nous dévoile une nouvelle partie d’elle-même. En un sens, je dirais que c’est une perle rare qui ne se laisse pas collectionner. »


    ¤Principales qualités : Curieuse, vivace, intelligente, rusée, courageuse & combative, bienveillante, chaleureuse, charismatique, très forte mentalement, calme & réfléchie, protectrice, mature, précise, rêveuse, souriante, attentive & observatrice, éclatante de vie, optimiste, douce, attachante.
    ¤Principaux défauts : « Morte ». Femme blessée, téméraire, acide, soupçonneuse & méfiante, mystérieuse, vengeresse, aime jouer sur les tabous, d’une certaine manière provocante, à l’apparence d’être fausse, étouffante, maladroite, une âme d’enfant, vit dans le passé, n’a pas d’estime pour elle-même, pessimiste, indécise, tête en l’air.
    ¤En plus : Paradoxale.

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▌Citation :

« We say we waste time, but that's impossible. We waste ourselves. »

▌Clan : Avec moi-même, ça en fait moins à trahir.
▌Âge : 41 ans (7 janv.)
▌Don(s) : : Naturellement protégée contre les instrusions dans son esprit suite à l'acquisition d'un mental d'acier.
▌Ancienne maison : Gryffondor
▌Sang : Impur
▌Humeur : Saine
▌Emploi : Auror d'élite, espionne, formatrice et mère.
▌Crédit(s) : (c)fae

MessageSujet: Re: Anne-Sophie • Kill the light;   Dim 16 Aoû - 17:22

    { HISTORIQUE }

    ¤Histoire :

    (histoire à la fin)

    ¤Découverte de la magie :
    (incluse dans l’histoire)

    ¤Formation :
    (la catastrophe pour faire coïncider les dates avec toutes ses relations en fonction de leur lieu présumé de rencontre à chacun ; c’est là qu’on se dit que n’est peut être pas une bonne idée ce personnage –‘)

    Elève à Beauxbâtons de l’âge de 10 ans à l’âge de 15 ans. (2000 – 2005/2006) ;
    Elève à Poudlard, 5ème année à 16 ans (2006/2007), 6ème année à 17 ans (2007/2008), 7ème année à 18 ans (2008/2009) ;
    Apprentie auror au département de la justice magique au ministère de la magie, de 19 ans à 21 ans (juillet 2009 à juillet 2011) ;
    Auror à partir de l’âge de 21 ans (juillet 2011) ;
    Formatrice de Sean Evans en juillet 2011 ;
    Congé maternité pris uniquement du 27 juillet 2011 au 18 août 2011 ;
    Auror infiltrée chargée du dossier Grey en septembre 2011 ;
    Officiellement morte en avril 2016 ;
    Auror écartée depuis avril 2016 ;


    ¤Famille :

    « Notons le destin tragique de toutes les femmes Greys »
    « J’aurai dû rester dans le jardin d’Eden »


    Sarah Villan Eden {Grand-mère -Morte
    Marilyn Musset Eden {Mère – Morte
    Nathanaël Eden {Père – Mort

    Charlotte Eden {Sœur
    Ma petite sœur, et ma seule sœur. Et oui les deux sœurs Eden. Dès que vous en aperceviez une, l’autre n’était pas très loin. Nous étions très proche. Elle n’a jamais vraiment été d’accord avec mes choix concernant les Greys. Mais elle ne savait combien je pouvais autant chérir cette famille que la haïr, elle ne pouvait pas savoir le dilemme dans lequel je vivais. Ma mort l’a bouleversé, si bien qu’elle en a été paniqué, c’est tout du moins ce que j’en sais. Je pense cependant que le fait que l’on m’ait écarté, n’a pas du la surprendre, d’une certaine manière nous savions toutes les deux que je n’étais pas la bienvenue, et que je finirai par le regretter. Je ne l’ai plus revu depuis mon départ.

    Jason Lohman {Beau-frère – Mari de Charlotte
    Le mari de ma sœur, charmant. Voilà ce qui en tout temps pouvait le définir. Je n’entretenais pas une relation très forte avec lui, mais il faisait partie de la famille et devait être considéré comme tel au moindre problème, après tout il était l’élu de ma sœur non ?

    Aerthur Grey {Mari - Mort
    Cet homme fut mon mari. Je l’ai aimé, oh que oui je l’ai aimé, jusqu’à ce que le doute s’installe dans mon esprit et qu’un autre vienne troubler mes sentiments. Je ne regrette rien de ma vie passée avec Aerthur, les moments partagés avec lui restent gravés dans mon âme et mon corps. Nous étions heureux, mais visiblement nous ne devions pas l’être éternellement. Il n’a jamais su mes écarts avec l’autre homme, du moins je ne lui ai jamais dit n’étant pas sûre de mes actes. Il est l’homme avec lequel j’ai voulu un enfant, et ça croyez le je ne le regrette pas non plus. Elle fut la plus belle chose qui pouvait nous arriver. J’ai fini par me faire à l’idée qu’Aerthur était mort, je fis tardivement mon deuil, et certains ne comprendront pas pourquoi. Mais ce que nous avions vécu fut tellement intense que je ne pouvais tirer une croix définitivement dessus. Peut être que finalement sa disparition m’a permis d’ouvrir les yeux. Mon mari est mort, et mes sentiments disparus, il me faut profiter de la vie.

    Rafael Grey {Beau-frère – Frère de Aerthur
    Cet homme est le diable en personne. Quoique non ce serait lui accorder trop d’honneur. Il a toutes les qualités, mais aussi tous les défauts. Malveillant et transpirant d’hypocrisie à souhait il a semé le trouble dans ma famille, et pour cause il est celui qui est derrière ma disparition. Il n’a pas apprécié, le fait que je puisse en savoir trop sur ces petites manigances, alors quand il a apprit que je travaillais pour le compte du Ministère, il n’a rien trouvé de mieux que m’éliminer. Ca aurait pu marcher, d’ailleurs j’ai bien faillit y laisser ma vie après tout. Mais je ne devais pas encore être digne d’être prise par la faucheuse de toute évidence. La vengeance est un plat qui se mange froid, après 15 ans de préparation le plat n’en sera que plus succulents ou acide.

    Jenny Owens Grey {Belle-sœur – Femme de Rafael - Morte
    Je n’ai pas eu l’occasion de parler longuement avec cette femme. Elle était d’une grande beauté, il fallait au moins ça pour intéresser son mari je suppose, et elle semblait relativement discrète sur sa vie. Je ne dirai qu’une chose la concernant : il est étrange de voir que toutes les femmes chez les Greys connaissent un destin tragique n’est ce pas ? Cette famille est mauvaise, il faudrait un miracle pour que la nouvelle génération soit plus forte.

    Synthia Aemilya Silva Grey {Fille
    La prunelle de mes yeux. J’ai toujours protégé ma fille, et j’en ferais toujours autant. Une mère éloignée de son enfant laisse des séquelles, et ceci du côté des deux parties concernées d’ailleurs. Je ne l’ai aperçut qu’une seule et unique petite fois durant ces douze dernières années. Par Merlin, ce qu’elle m’a paru changé, je ne sais pas ce qu’elle est devenu, ce qu’elle devient. Je ne sais même pas si je lui manque… Si elle a surmonté complètement le choc de la perte de ses deux parents. Je ne sais rien sur elle, elle m’est complètement inconnue, et c’est ma fille… Sean a beau veiller sur elle à sa manière –bien qu’il ne me dise pas tout-, c’est loin d’être la relation que j’imaginai avec elle.

    Owen Grey {Neveu – Fils de Rafael
    Le pauvre enfant est le fils de Rafael. Je ne sais pas grand-chose de lui, cependant je peux assurer que physiquement il ressemblera, ou ressemble déjà, à son père. Espérons qu’il n’est pas de la même noirceur. Il est aussi celui qui a grandit avec ma fille, mais j’ignore les détails de la relation qu’il a pu entretenir avec elle, lui a-t-il été d’une aide précieuse, ou bien tout le contraire… Il semblerait qu’il est était très proche d’elle, le degré m’échappant complètement.

    Sofia Gillian Lohman {Nièce – Fille de Charlotte
    Malheureusement je n’eu pas le loisir d’apprécier la présence de ma nièce plus d’un an. En effet cette gamine fêtait tout juste sa première année quand j’ai disparu. Je me souviens que Synthia aimait beaucoup sa petite cousine, et qu’elle s’amusait avec elle par-dessus son berceau. D’après Sean, Sofia aurait intégré Poudlard durant l’année passée, peut être a-t-elle rencontré sa cousine.


    ¤Relations :
    (la présentation étant assez longue ainsi, je préfère garder ça pour sa fiche relationnelle, sinon je fais un unique post pour la description de toutes ses relations xD)

_____________________________________

«Je sais là que c'est le signe, tout s'arréte ici. Je voudrais que l'on donne au bruit le souffle de nos vies. Je voulais croire en nous et voilà j'ai perdu les clés. Moi je sais que c'était toi et tu vas me manquer.»
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▌Citation :

« We say we waste time, but that's impossible. We waste ourselves. »

▌Clan : Avec moi-même, ça en fait moins à trahir.
▌Âge : 41 ans (7 janv.)
▌Don(s) : : Naturellement protégée contre les instrusions dans son esprit suite à l'acquisition d'un mental d'acier.
▌Ancienne maison : Gryffondor
▌Sang : Impur
▌Humeur : Saine
▌Emploi : Auror d'élite, espionne, formatrice et mère.
▌Crédit(s) : (c)fae

MessageSujet: Re: Anne-Sophie • Kill the light;   Dim 16 Aoû - 17:44



    « Comme tous les contes de fées,
    L’histoire commence par ;
    Il était une fois… »

    « L'Angleterre fidèle aux rumeurs! »
    , pesta-t-elle, tout en ouvrant son parapluie, déjà tout trempé par l'averse que venait de subir Londres. Pourquoi fallait-il qu'à chaque fois qu'elle vienne dans la ville de Big Ben, elle ne voit que brume et pluie? Quoiqu'il en soit, même si elle ne restait jamais plus d'une semaine, cela lui laissait assez de temps pour regretter le doux soleil du sud de la France. Elle héla un taxi, non sans avoir dû changer de trottoir car bien évidemment dans la précipitation elle avait oublié qu'ici on roulait à droite... C'était tout elle ça, d'ailleurs pendant qu'elle s'installa dans la voiture et qu'elle indiqua avec son charmant accent français sa destination, un souvenir lui revint. Sa mère, qui lui disait, « Tu es tellement entrain de rêvasser qu'un jour tu finiras par oublier ton prénom ou bien ton âge... » Elle lui avait toujours répondu d'un grand sourire malicieux et c'était contentée de partir, laissant alors à sa mère la vue sur ses boucles brunes... Ce passage dans sa mémoire, dû l'épuiser, à moins que ce ne soit le vol en avion, quoiqu'il en soit ses yeux verts se fermèrent... Le voyage allait être long...

    Il regarda pour la vingtième fois, si ce n'était plus, par la fenêtre, et fini par soupirer ne voyant toujours pas arriver personne. Il était ponctuel, et aimait la ponctualité. Mais il allait devoir se montrer patient, elle venait spécialement de France, il pouvait donc lui accorder un léger de retard, enfin un retard d'une heure ce n'est plus un retard c'est un oubli pardi! Cet homme à l'âge et l'allure respectable, se détacha de la fenêtre juste quand un bruit de moteur se fit entendre. Ah, bah voilà, enfin parmi nous, j'espère qu'elle sera à la hauteur. C'est au pas de la porte qu'il accueillit son invitée, l'air chaleureux et bienveillant, pardi mais c'est qu'elle avait un charme enfantin redoutable, et des pupilles vertes magnifiques...
    « Mademoiselle Musset, bienvenue dans notre élevage. J'espère que vous avez fait bonne route. Oh mais vous semblez épuisée, laissez donc mon fils vous montrez où vous vous reposerez, nous parlerons de votre venue demain.... Nathanaël! »

    La bâtisse avait commencé à se faire voir au loin, ça y est elle y était. Elle tentant de distinguer des silhouettes des bêtes qui la fascinaient tant, mais vu la brume et sa fatigue elle ne vit rien d'autre que des arbres et des champs. La voiture s'arrêta, et elle eut le droit à un accueil d'une chaleur surprenante, chose dont elle remercia grandement son possible futur employé... Une nouvelle personne fit son apparition juste quand le vieil homme disparut dans l'ombre de la porte, celui qui répondait au nom de Nathanaël. Et là elle resta, comme une idiote à le regarder, oh pas bien longtemps car elle laissa tomber son sac de voyage au sol, sur le coup de la surprise diront nous.« Oh je... non laissez je vais la.. le ramasser » bredouilla-t-elle avec un temps de retard puisque le jeune homme qui devait à peine avoir un ou deux ans de plus que elle était déjà sac à la main, un grand sourire aux lèvres lui indiquant le chemin à prendre. Il lui demanda alors son prénom et là elle recommença son bredouillement « Mary, enfin plutôt Marilyn... Marilyn Vallin... Heu non Marilyn Musset, oui Marilyn Musset c'est ça... » Elle ne se trouva pas plus idiote dans toute sa vie qu'à ce moment précis. Ils arrivèrent enfin devant la porte salvatrice, sauf que voilà elle croyait qu'il allait ouvrir la porte, bah oui il avait la main sur la poignée mais il n'en fit rien, et dans son élan et comme elle ne regardait pas totalement en face, elle finit à quelques centimètres de son visage. « Je... Excusez moi... Je croyais que... On s'en fiche ce que je croyais... Je... » Elle se tu comprenant bien qu'elle parlait trop et pour rien, et puis à vrai dire elle commençait à sentir le rouge lui monter aux joues. « Ma chambre est juste en face, si vous avez besoin, frappez deux fois rapidement et deux autres fois lentement, je saurai que c'est vous. Reposez vous bien Miss. »

    ***


    La jeune femme jouait avec sa bague, une mauvaise manie dont elle avait que trop pris l'habitude d'effectuer. Son jeune mari ne cessait d'ailleurs de lui dire qu'un beau jour elle finirait par la perdre dans les bois pendant qu'elle chevaucherait un des chevaux de l'élevage. Il ne devait pas avoir tord, d'ailleurs en règle générale tout ce que lui disait Nathanaël s'avérait vrai, peut être qu'elle devrait faire preuve de prudence, au moins une fois... Laissant de côté sa bague, elle passa sa main sur son ventre arrondi. C'était le mois de janvier, et une nouvelle habitante n'allait pas tarder à faire son arrivée. Un fait qui, d'une certaine manière tombait au bon moment, car le vieil Eden était décédé il y a deux semaines, la venue de la petite serait un nouveau départ et nouvel espoir pour le père. Et également une manière de lui faire oublier son déménagement en France, bien qu’il commençait à dater.



    « Des faits étranges ne ce sont jamais déroulés autour de toi,
    Quand tu étais très énervé ou heureux ? »

    sept juin mille neuf cent quatre-vingt quatorze ;
    Ce jour là mes parents étaient partis rendre visite à une tante qui venait de perdre son mari; alors ils nous avaient laissé à la maison afin de pas nous affecter. Mais nous n’étions pas toute seule, avec il y avait Mamy Sarah. J’aimais bien Mamy Sarah, elle était toujours très gentille avec moi et Charlotte, et puis elle nous faisait bien rire, elle trouvait toujours de quoi nous occuper. Je me souviens que dans la matinée je m’étais disputée avec Charlotte à cause d’une histoire de poupée, certainement que je voulais l’habiller en rose et elle tout de vert, ça suffisait pour que l’on comme à se crier dessus. Donc mamy Sarah et Charlotte étaient toutes les deux dans la cuisine entrain d’apprendre à faire des glaçons. Etant donné que j’étais sensée faire la tête j’avais décidé de m’isoler, bien que moi aussi je trouvais marrant de m’amuser avec des glaçons. J’étais donc sur la petite balançoire du jardin quand le chat de la voisine passa sous mon nez. Avec Charlotte on l’avait baptisé « vachette », à cause de son poil tacheté, nous ne savions même pas quel était son véritable nom. On s’en fichait bien. Tant que le chat se laissait caresser on l’aimait bien. Je descendis de la balançoire dans l’optique de rester seule avec le chat. « Minou, allez viens, minou minou… », je le frôlais presque quand mon pied droit se raccrocha à la poupée de Charlotte. Je m’étalai de tout mon long et le chat déguerpis dans demander son reste. « Et naaaaaan bouges pas le chaaaaat. » Et il ne bougea plus. C’était étrange, parce qu’il s’apprêtait à sauter les fleurs quand je lui avais dit de s’arrêter. Alors il était là, immobile, sur ses deux pattes arrière. « Ce n’est pas normal. Allez bouges, c’était pour rire. ». J’avais beau lui parler, il n’y avait que ses moustaches qui m’obéissaient et encore c’était à cause du vent. « MAAAAAAAAAAAAAAAAAAMYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY !!». Attendant qu’elle arrive je voulus toucher le chat, pour voir s’il réagissait. Il tomba. Dans la même position, mais couché. Je restais bouche bée et les yeux grand ouvert face au phénomène.
    « Petrificus totalus ?! Bravo ma chérie. Je savais que tu étais différente toi aussi. Tu viens de lancer ton premier sort, et sans baguette en plus. »
    « Mais le chat, il bouge plus. Je lui ai dis de plus bouger, et il ne bouge plus. Mais je voulais pas qu’il ne bouge plus. Je veux qu’il bouge le chat maintenant. »
    , c’est là que Mamy Sarah sortit un bout de bois de sa poche.
    « Finite incatatem. »
    , le chat se releva plutôt sonné, et parti affolé. « Tu es une sorcière Anne-Sophie. ». Pauvre petit chat.
    Plus tard j’appris tout du monde des sorciers, et je ne fus pas seule dans mon apprentissage, Charlotte aussi avait fait ses preuves. J’étais contente, j’allais pouvoir continuer à être avec ma sœur, même dans cette aventure. Nos parents prirent plutôt bien la nouvelle. En fait ils connaissaient déjà l’existence de la magie, grâce à Mamy Sarah. J’étais une sorcière et j’en étais fière. C’étaient de nouvelles portes qui s’ouvraient. Etrangement, par la suite, le premier sort que je réussis à maîtriser fut celui là, le Petrificus totalus… Un sort que j’affectionne particulièrement en fait…


    « La haine et l’amour sont sœurs,
    La première cache sa cadette. »

    douze septembre deux mille six ; Poudlard était une bien grande école. J’avais déjà manqué de m’y perdre une bonne dizaine de fois, et ça ne faisait pas même deux semaines que j’étais là. J’avais même confondu ma salle commune avec celle des Serdaigles. Comme tout élève n’ayant pas commencé sa scolarité directement à Poudlard, aux yeux de beaucoup j’apparaissais comme un nouveau phénomène, parmi tant d’autres bien sûr. Je m’en fichais bien à vrai dire, je ne suis pas sujette à la maladie des « on dit ». J’avais donc atterri chez les Gryffondors. Pendant les vacances j’avais appris les caractéristiques de chaque maison afin de ne pas être trop perdue. C’était n’était pas radicalement différent de Beauxbâtons mais cela suffisait à me perturber. Je n’étais pas mécontente de ma maison, elle était plutôt appréciée, sauf par les Serpentards. D’un côté, je ne savais pas si quelqu’un les aimait vraiment ceux là, à part les membres de cette propre maison et encore. Mais comme toujours il faut savoir faire la part des choses, et je ne savais pas tellement quoi penser des verts et argents. Ils n’étaient pas tous mauvais, par contre certains de ma maison étaient insupportables, et ils ne devaient voir que leur fierté démesurée à travers le miroir. Si je ne savais pas dans quelle catégorie placer les Serpentards, c’était parce que la veille j’avais rencontré de manière fracassante un de ses partisans. Il s’appelait Aerthur Grey, enfin ça je le savais grâce à une deuxième année chez les Aigles. Parce que sinon, la seule chose que j’avais pu entendre de ce garçon n’étaient que des reproches. Peut être aurais-je du faire un peu plus attention où je mettais les pieds c’est vrai… Mais au point de me dire que je ne savais pas aligner un pied devant l’autre à cause de mes origines françaises, il ne fallait pas non plus pousser le bouchon trop loin. Et puis ce matin j’avais reçu un hibou, alors que j’étais à la bibliothèque avec la Serdaigle de la veille. C’était A. Grey qui attendait que je le rejoigne. Maureen, la deuxième année, m’avait dit à ce moment là qu’il s’agissait d’Aerthur Grey, mais que je devais faire attention à cette famille, elle n’était pas réputée pour faire dans la dentelle. Visiblement je m’en étais aperçu. Néanmoins j’avais décidé de me rendre à ce rendez-vous, laissant Maureen seule.


    vingt octobre deux mille six ;
    « Comment as-tu trouvé le cours d’hier ? »
    « Particulier. Dis si tu m’as fait venir pour me parler d’hier je ne ... »
    « Tu sais qu’on a un bal d’Halloween dans cette école ? »
    « Ma voisine de chambre m’en a parlé. »
    « Personne ne t’as invité ? »
    « Je n’irai pas. »
    « Viens avec moi. »
    « Je rêve ou c’est un ordre que vous me donnez là Monsieur Grey ? »
    « Viens avec moi. »
    « Tu veux savoir pour le cours d’hier ? Il m’a fallut toute la soirée pour me débarrasser de la texture non identifiée que tu m’as balancé dessus. Et tu voudrais que je vienne avec toi à un bal ? »
    « T’as vraiment la rancune sévère. »
    « Je déteste les ordres. »
    « Alors dis-toi que depuis le départ c’est une proposition. Au revoir Miss Eden on m’attend. »
    « Je ne viendrais pas, trouves toi un autre cavalière Grey ! »

    trente et un octobre deux mille six ; bal d’Halloween
    « J’ai bien cru que tu ne descendrai jamais. »
    « Estime toi heureux que je sois là. »
    « Et en France on vous apprend à danser, ou ça non plus tu ne sais pas le faire ? »
    « Je peux retourner d’où je viens si tu y tiens tu sais ? »
    « Permets moi de douter, surtout depuis que je t’ai vu t’étaler un plein milieu du repas hier… »
    « Tais-toi. »
    « Vous êtes vraiment ravissante Miss Eden. »
    « Tais-toi et danse. »
    « Surtout quand vous rougissez. »


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▌Ancienne maison : Gryffondor
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MessageSujet: Re: Anne-Sophie • Kill the light;   Dim 16 Aoû - 18:29



    « Toutes les histoires ont un commencement,
    Romanesque, complexe, imprévu, magique,
    Fracassant, haut en couleur, maladroit,
    Simple. »

    deux juillet deux mille onze ;
    24 heures à peine que j’étais officiellement auror, et l’on m’annonçait que j’allais devoir m’occuper d’un apprenti. J’avais été sélectionné pour former un petit nouveau parce qu’on avait confiance en moi et que j’avais très vite fait mes preuves. Je trouvais l’idée charmante jusqu’à ce que je rende compte qu’en moyenne je n’avais que quatre ans ou cinq de différence avec la plupart des apprentis. Bien. J’avais parcouru la liste des nouveaux arrivants dans le bureau du chef afin de voir lequel m’avait été attribué. Ma plus grande surprise fut de voir un nom qui m’était des plus familiers : Maureen Filztter. J’aurai du me douter qu’elle finisse par choisir cette voie, nous étions bien plus semblables qu’il n’y paraissait, ce qui expliquait certainement la complexité de notre relation. J’avais repéré le nom de mon apprenti attitré, Sean Evans. J’avais également pris connaissances de ses résultats et de son parcours à Poudlard, jusqu’à ce que je me rende compte que j’avais déjà du le croiser dans la salle commune quand j’étais encore élève. Je ne savais pas si c’était sensé me rassurer ou pas cette histoire.
    Une fois dans la salle principale à la recherche de mon homme, je me sentis étrangement épiée par tout le petit monde présent, plus par les nouvelles recrues que par les anciens. Forcément, j’avais la fâcheuse tendance à oublier que j’étais enceinte de bientôt huit mois et que les hauts gradés n’avaient pas réussit à me faire rester chez moi. De quoi inquiéter mon pauvre Aerthur à qui je devais en faire voir des vertes et des pas mûres. Pour le coup j’ai presque faillit plaindre le dénommé Evans qui allait devoir me suivre quand j’aurai appelé son nom : « Sean Evans. Suivez-moi. ». Et je tournais les talons, j’aurai tout le loisir de voir à quoi il ressemblait dans un coin un peu moins fréquenté. Quand ce fut le cas, je me retournais vers lui, un sourire sincère sur les lèvres : « Pendant toute ta formation tu seras avec moi. Si tu as une question c’est à moi que tu t’adresses. Tu vas me suivre dans tous mes déplacements, au tout du moins ceux où je sais que je pourrai assurer ta défense et la mienne. Laisses moi t’énoncer mes règles principales pour que tout se passe bien. Premièrement tu dois faire preuve de prudence dans quoi que ce soit que tu entreprennes, ici c’est la cours des grands. Et je t’avouerai que le Ministère n’aimait pas recenser la mort de ses apprentis, mais ça arrive. Deuxièmement, tu dois toujours avoir ta baguette sur toi. Elle t’est indispensable. Et pour ta sécurité je te conseille vivement de me le rappeler. Enfin troisièmement, si tu me vouvoies une seule fois mon grand, on te retrouvera pétrifié dans un coin. Des questions ? », il hocha de la tête en guise de réponse, « Oh et je t’annonce que tu seras bientôt en vacances, l’accouchement n’est plus très loin. », lui dis-je en portant la main sur mon ventre. « Et bien allons-y, j’ai la salle d’entraînement jusqu’à midi. Heu attend ma baguette… ».


    « C’est de l’or que tu mets dans mon corps,
    Des trésors d’amours qui me dévorent »

    quinze août deux mille onze ;
    Ce qu’elle était belle. Elle apparaissait fragile, on avait envie de l’entourer d’un amour sans limite. J’avais une fille. Une magnifique petite fille. Synthia c’était ainsi que l’on avait décidé de l’appeler. En rapport avec une des mes fleurs fétiches, la yacinthe. J’aurai pu passer des heures et des heures à l’observer. La regarder gesticuler dans sa couverture. La plus belle image que je pouvais gardais de cette naissance, fut quand Aerthur la pris dans ses bras. J’étais mère depuis à peine 12 heures et j’étais impatiente de voir toutes les premières fois de ma fille. Je serai là pour elle. Ne t’en fais pas mon ange, je te protégerai.



    « Blanc et noir, noir et blanc,
    L’un ne va pas sans l’autre,
    Ils se complètent et se nuancent. »

    vingt-trois novembre deux mille onze ;
    Il était tard et le quartier des aurors étaient quasiment vide, surtout depuis que la permanence de nuit avait du se rendre en vitesse à l’extérieur. Nous avions bien choisi notre moment pour notre tête à tête. Elle devait déjà m’attendre. Je passai la porte.
    « En retard. »
    « Pile à l’heure Maureen, tu ne m’auras pas. »
    « J’ai lu tes notes. Tout est parfait. Il y a juste la formulation du sort, il faut que tu cherches à la rendre moins longue. »
    « Tu ne m’apprends rien. »
    « Désolée ma chère, c’est toi l’aînée non ? »

    ***

    vingt-quatre novembre deux mille onze ;
    J’avais passé toute ma nuit précédente à éplucher les notes que m’avaient rendues Maureen. Oui, elle avait bel et bien raison rien n’était à modifier dans les différents effets, leur cumulation. Il y avait bien la formule. J’avais toujours trouvé que c’était l’étape la plus difficile au bout du compte. Pour être honnête si je lui avais passé mes notes c’est parce que j’espérai qu’elle me dise que le problème ne vienne pas de la formulation mais bien d’autre chose. Il y avait fort à parier qu’elle avait compris mon manège mais peu m’importait, elle ne m’en tiendrait pas rigueur. Au pire elle me le ferait remarquer lors d’un duel, qu’elle gagnera comme toujours... Ce n’était le moment de m’apitoyer sur mon sort, j’avais un enchantement à terminer, et je le ferai aujourd’hui. Aerthur était chargé de s’occuper de Synthia, j’avais tout mis en œuvre pour être tranquille les quelques minutes qui me restaient avant de repartir au Ministère. Cela faisait quelques mois que je m’étais sérieusement mise à l’ouvrage. Mais depuis ma dernière année à Beauxbâtons j’avais toujours nourri l’envie secrète de mettre au monde mon propre sortilège. Je m’étais renseignée sur les conditions, les procédés, si bien que je m’étais même attirée les foudres d’élèves parce que je sympathisais beaucoup trop avec le professeur de sortilèges et enchantements. Je voulais créer un sort de défense et d’attaque à la fois, un sort permettant de faire reculer l’ennemi tout en le neutralisant, en lui infligeant le moindre mal bien sûr. Dans mon élaboration j’en étais alors venu à penser qu’il fallait voir la chose en deux temps, si les effets avaient lieu en même temps cela rendrait le sort bien trop compliqué. Afin de neutraliser l’ennemi j’avais eu dans l’idée de le plonger dans un sommeil profond, que seul un contre sort ou une potion pourrait inverser. C’était efficace pour le rendre hors d’état de nuire. Pulso devait être la première partie de la formule, ce serait ce qui me permettrait de faire reculer l’ennemi potentiel. « Anne-So’, tu vas être en retard. » Mince il avait raison. J’emportais les papiers avec moi, je trouverais bien le moyen de lire, quand on veut on peut. J’étais dans les escaliers presque prête à transplaner quand un détail me vint à l’esprit. « Oups. ». Je remontai chercher ma baguette.


    ***


    Comme la veille j’avais demandé à Maureen de me rejoindre à la salle de duel du quartier une fois qu’elle aurait terminé ses heures. Etrangement, elle fut une nouvelle fois présente avant moi. Je voulais lui faire part de mes résultats, j’avais enfin trouvé, visiblement elle s’y attendait, car à peine arrivée je dus m’entourer d’un bouclier afin d’éviter un de ses sorts. C’était de coutume chez nous. Je ne sais pas si c’était de l’amitié, un moyen de passer ses nerfs sur une personne, ou bien un loisir, mais j’avouais que j’avais toujours aimé me mesurer à Maureen. Bien ce que fut le plus souvent elle qui cherchait à me défier. Je ne comprenais pas toujours ses intentions, surtout que jusqu’à preuve du contraire je finissais le plus souvent au sol. A la fin de notre dernier véritable duel je n’arrivais plus à me servir de mon bras gauche. La rivalité. C’était l’axe principal de notre relation, nous voyons chacune en l’autre une part de nous même. C’était particulier. Nous nous battions ensemble sans retenue, pourtant je m’inquiétais pour elle, et elle pour moi bien qu’elle ne laissait pas paraître. Maureen était une femme froide et distante, mais elle était humaine. Comme prévu notre duel pris fin sur une défaite pour ma part. Mais elle ne fut pas comme d’habitude. En effet afin d’avoir le dessus sur elle pour la première fois et m’assurer la victoire, j’avais voulu utiliser mon sort fraîchement opérationnel. Quelle ne fut pas surprise quand un voile argenté apparu devant elle inhibant mon incantation. Elle avait déjà mis au point le contre-sort. Notre échange verbal raisonnait encore dans ma tête.
    « Tu le savais. Mais pourquoi ne pas me l’avoir dit ? »
    « C’est ton travail pas le mien. Je voulais que tu l’achèves totalement. »
    « Tu as encore gagné. »
    « Tu fais bien de préciser encore. », elle prit la direction de la sortie, me tournant la dos elle s’arrêtant au niveau de la porte, « Demain je t’expliquerai comment le contrer. Si tu veux bien. A demain.»


    « Ce n’est pas nous qui choisissions,
    Le cœur le fait à notre place. »

    dix décembre deux mille quinze ;
    C’était une journée comme les autres. Quelques interrogatoires, des interpellations, des informations, et la rédaction d’un dossier de fin d’affaire. Aujourd’hui nous avions enfin réussit à démanteler un réseau de fabrication de fausses potions. Le quartier des aurors et la brigade magique avaient été demandés sur le cas, on ne pouvait permettre la circulation de tels objets. Un membre des aurors en avait d’ailleurs fait les frais et le pauvre allait devoir résider pendant un bon mois à St-Mangouste, il semblait avoir généré une intolérance stricte à la lumière suite à une exposition à une des dites potions. J’entrai donc dans le bureau du Ministre afin d’y déposer le dossier. Pour une fois il était seul, sans sa conseillère dans les pattes, c’était une bonne chose, cette femme était très peu appréciée pour la bonne raison qu’elle avait du oublier la notion de courtoisie depuis fort longtemps.
    « Anne-Sophie ?! Je vous croyais sur le terrain ce soir… »
    « Comment ça ? »
    « Evans est parti il y a de ça une demi-heure. Il devait vous prévenir. »

    En claquant la porte du cabinet j’avais presque lancé le dossier sur le bureau du ministre le laissant seul avec ses papiers. Je savais très bien où se trouvait Sean, il avait certainement voulu jouer les chevaliers en se rendant à un lieu de rendez-vous, présumé, de mages noirs. Il ne pouvait pas être ailleurs, il m’en avait déjà parlé à deux reprises dans la journée, j’aurai du y prêter un peu plus attention et prévoir le coup beaucoup plus tôt. Je fis un détour par le quartier pour y prendre ma baguette avant de me rendre dans l’atrium bousculant peut être au passage un groupe de juges engagés dans une conversation animée, pour transplaner. J’espérais vraiment ne pas avoir été mise au courant trop tard, sinon je ne donnai pas chère de sa peau. Surtout quand vous savez que notre informateur concernant cette réunion nocturne était lui-même un mage noir. Il faudrait être complètement idiot pour ne pas comprendre qu’il puisse s’agir là d’un guet-apens. Visiblement Sean était d’une idiotie sans pareille ce soir. CRAC.

_____________________________________

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« We say we waste time, but that's impossible. We waste ourselves. »

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▌Âge : 41 ans (7 janv.)
▌Don(s) : : Naturellement protégée contre les instrusions dans son esprit suite à l'acquisition d'un mental d'acier.
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MessageSujet: Re: Anne-Sophie • Kill the light;   Dim 16 Aoû - 18:41


    Le décor avait changé j’étais au cœur d’un forêt bordant Londres. Normalement il devait y avoir une clairière pas loin, et normalement je devrai y retrouver mon co-équipier là-bas. Je ne croyais pas si bien penser quand j’entendis sa voix lancer des sorts, puis sa même voix s’éteindre. Mon sang ne fit qu’un tour, courant travers bois je me saisissais de ma baguette. Il allait m’entendre. Mais pour qui il se prenait, un surhomme ? Arrivant sur les lieux je fus stupéfaite. Ils étaient beaucoup plus nombreux que je ne l’avais imaginé, cinq, encerclant Sean qui faisait un parfait centre. Un centre à la limite de fléchir… Resserrant ma baguette quitte à m’imprimer les ongles dans la paume de ma main, j’inspirai profondément avant d’apparaître devant lui dans un écran de fumée. CRAC. Profitant de l’effet de surprise je levai mon bras gauche et envoyais au tapis celui qui était en face de moi. Il allait falloir faire preuve de rapidité, et de souplesse. J’empoignais Sean, et nous transplanions juste derrière un des mages. Sans moyen de riposte, le pauvre se retrouva complètement pétrifié avant de tomber telle une pierre. Plus que trois. Ils avaient encore du chemin à faire avant de nous atteindre. Si bien que dans l’empressement et la colère je me retournais vers Sean, lui rendant par la même occasion l’usage de son poignet.
    « Prudence ! PRU-DEN-CE ! C’est le premier mot que l’on t’apprend en entrant chez les aurors. Il t’est sorti de la tête ?! Tu crois que tu peux venir à bout de n’importe qui tout seul. Regardez moi je suis Sean Evans, l’auror qui a abattu cinq mages noirs en une nuit. Tu croyais tenir encore combien de temps hein ?!?? », pas même un mètre nous séparait, mais il y avait fort à parier que même ceux qui étaient encore loin derrière moi devaient tout entendre, « T’as vu dans quel état tu es ? Tu attendais quoi pour me prévenir ? Qu’une chouette passe ? »
    « Anne-So… »
    , sa voix tremblait car il était blessé, mais il semblait regarder par-dessus mon épaule.
    « QUOI !? », hurlai-je en me retournant, j’eus juste le temps de voir un éclair apparaître et d’attraper Sean par le col. CRAC. « Tu crois que tu peux jouer avec ta vie comme ça ? Que tu es le seul à pouvoir décider de ce genre de chose, que tu es le seul concerné ? ». Un éclair argenté me frôla de justesse touchant de plein fouet Sean qui s’effondra. Mon cœur se serra. Etait-il mort ? Il me sembla le voir bouger. Mais ce n’était pas le moment de m’attarder. Il y en avait trois dans mon dos qui n’allaient pas tarder à savoir qu’il ne fallait pas s’en prendre aux proches d’Anne-Sophie Grey. Je leur fis face, ma baguette au sol. Je n’avais pas de moyen repli, transplaner dans cette situation serait trop délicat et prévisible, ils m’auraient abattu avant que je puisse toucher le corps de Sean au sol. Ils étaient trois et j’étais seule avec à mes pieds, mon protégé dans une posture inquiétante… A cause d’eux. Ils devaient payer. Mon regard se fit froid. Je bouillonnais de rage intérieurement, je sentis une chaleur intense m’envahir. Je n’avais pas le droit à l’erreur, en une formule ils devaient tomber tous les trois, sans trouver le moyen de me contrer. Ma baguette se pointa vers celui du milieu, un onde circulaire en sorti : « Pulsomnus maxima ! ». Ils furent chacun projetés de quelques bons mètres en arrière, avant de rencontrer le sol, plongés dans un sommeil profond. Je n’accordais pas beaucoup de temps à se fait d’armes car j’avais beaucoup plus important à vérifier. M’agenouillant auprès de Sean, je l’implorai de me dire ne serait-ce qu’un mot jusqu’à ce que quelque chose passe la barrière de ses lèvres : « Je vais bien, juste un peu sonné. ».
    « Parfait. »
    . Dans la seconde qui suivait il avait la marque de ma main sur sa joue. Moi aussi j’allais mieux maintenant, quoique… CRAC.

    Pour la dernière fois de la soirée, je nous avais fait transplaner, mais cette fois chez lui afin qu’il récupère, et surtout qu’il s’occupe de ses bleus qui apparaissaient sur ses avants bras. Sauf que la tournure fut toute autre. Ce fut moi qui insistai pour m’occuper de lui, repensant aux propos que j’avais tenus à son égard dans la clairière. Nos lèvres vinrent à se rencontrer, puis nos mains s’étalant chacune sur le corps de l’autre. Cette nuit là, je compris que des sentiments nouveaux étaient nés, tandis que d’autres s’étaient altérés.


    « Je peux me préserver des cauchemars,
    Puis-je en préserver ceux qui m’entourent ? »

    huit février deux mille seize ;
    Ce fut le jour où Rafael dépassa les limites du tolérable concernant ma fille. Synthia avait cinq ans et elle nous avait prouvé à tous qu’elle était une sorcière en provoquant un immense feu d’artifice dans le jardin. Jardin qui appartenait au lieu de résidence du jeune frère d’Aerthur, le dénommé Rafael Grey. Si j’avais pu choisir jamais je n’aurai mis les pieds chez lui. Cet homme m’insupportait, peut être presque autant qu’il me fascinait. Il était incroyable de voir combien il savait mettre les gens de son côté. Malheureusement c’était mon mari qui avait insisté pour que nous venions toutes les deux, et puis ma petite Syn’ voulait revoir son cousin, Owen. Je ne vis pas le feu d’artifice déclenché par ma fille, mais quand je la vis revenir vers moi la main sur sa joue rougie et les larmes aux yeux, j’envoyais valser la tasse de thé et les mégères à mes côtés. J’allais vers la terrasse où il s’était retiré avec son frère, qui visiblement n’était pas au courant qu’il n’avait pas félicité notre enfant quand il était allé la retrouver.
    « Rafael ! », il tourna son visage mielleux vers moi.
    « On ne t’as jamais appris à rester à ta place. »
    « Ne lèves plus JAMAIS la main sur ma fille ! »
    , j’étais prête à fondre sur lui, quand Aerthur en médiateur m’attrapa les bras me collant contre lui.
    « Arrête chérie, tu ne feras qu’empirer les choses. »
    « Ecoutes donc ton mari en parfaite petite femme, fidèle, que tu es. »
    . Il m’avait mise hors de moi. Je parviens à dégager mon bras gauche de l’emprise d’Aerthur, et j’envoyais mon poing dans le visage de Rafael.
    « Sale langue de vipère, tu me dégoûtes. », il porta la main à son nez constatant que ce dernier était entrain de saigner. J’étais satisfaite. « La prochaine fois tu ne seras plus capable de marcher, ce sera une autre arme que j’utiliserai. Je pars avec Syn ‘», terminais-je en m’adressant à Aerthur, qui au final me suivit dans mon départ.


    ***

    seize mai deux mille seize ;
    Enfin je rentrai à la maison. J’avais du quitter Londres pendant deux longues semaines. Le ministère français avait de demandé de l’aide et comme toujours le Ministère anglais répondait par l’affirmative. Cette fois-ci c’était sur moi, -et Sean puisqu’il était mon co-équipier- que le hasard avait jeté son dévolu. Ce fut une période très éprouvante, pour diverses raisons. Le manoir m’apparaissait comme une délivrance, j’allais pouvoir retrouver ma perle dorée et mon Aerthur. A peine j’eus passé le pas de la porte qu’une bouffée de joie me percuta de plein de fouet. Synthia ne cachait pas son enthousiasme concernant mon retour c’était certain. Je serrai très fort ma fille, passant la main dans ses cheveux, notant au passage qu’il y avait du laisser aller dans ce domaine. Reposant ma chérie au sol, elle me regarda de ses grands yeux bleus dans lesquels je pouvais lire des reproches.
    « Et bien qu’est-ce qui se passe mon Amour ? », je m’étais agenouillée à sa hauteur lui caressant doucement la joue.
    « J’étais triste sans toi. Papa il me coiffe pas les cheveux aussi bien que toi, y’a pleins de nœuds encore. Mais chuuuuut faut pas lui dire. », suite à cette phrase qu’elle semblait me dire avec un sérieux manifeste j’éclatais d’un rire franc qui finit par contaminer la petite. « Tu promets de me plus me laisser seule Maman ? »
    « Promis. Je serai même avec toi quand tu auras ton premier copain et je… »
    « Aaaaaaaanh mais naaaaan. Oh j’ai fait un dessin pour toi, je vais le chercher. »
    « D’accord, mais fais attention à toi. »
    « Mais maman c’est toi qui tombe tout le temps. »
    « Allez files. »
    , je la regardai partir à la recherche de son trésor. Elle était adorable. Synthia n’était pas une enfant compliquée à élever, je n’avais jamais eu besoin de beaucoup hausser le ton avec elle. Elle comprenait toute seule quand elle dépassait les limites, elle le comprenait tellement bien que par moment je la soupçonnais d’en jouer. Une fois qu’elle disparut, je me relevai un sourire béat sur le visage et me retournais pour aller dans le séjour.
    « De retour ? », changement d’ambiance, voilà maintenant je faisais face au regard noir de Rafael et à son sourire sournois.
    « Ton sens de l’observation m’étonneras toujours Rafael. »
    « Synthia est vraiment une gentille petite fille, tellement innocente et naïve encore… »
    « Ne t’approches pas d’elle. Si tu la frôles ne serait-ce que d’un cheveu je te… »
    « Oui je sais tu feras en sorte que je puisse plus mettre un pied devant l’autre. Mais ça bousculerait énormément ton travail non ? »
    « Je te le répète. Ne l’approche pas. »
    « Tu ne pourras pas toujours surveiller ta fille et toi en même temps. »
    « Sors de chez moi, serpent. »
    « Au plaisir Anne-Sophie. »

    ***

    vingt mai deux mille seize ;
    « Tu te rappelle ce que tu m’as dit il y a quelque jour mon Ange ? »
    « Mais c’est loin ça maman. »
    « Tu m’as demandé d’être toujours avec toi chérie. »
    « Oh… Ca veut dire que tu vas repartir ? C’était déjà comme ça la dernière fois, tu as pris le même ton avant de me dire que tu partais en France. »
    , des sanglots pouvaient se sentir dans sa voix.
    « Non mon cœur je ne vais pas repartir. Mais j’ai trouvé une solution pour que je sois toujours près de toi, même quand tu ne me verras pas. », le regard et le visage de Synthia s’illumina,
    « Ah oui ?! »
    « Je t’offres ce collier. »
    « Ooooooh il est comme le tien, c’est la même pierre noire. »
    « Tout à fait. En le portant je serai toujours avec toi. Tu n’auras qu’à le prendre dans ta main pour me sentir auprès de toi. »
    « Tu me le met ? »
    « Tournes toi. »
    , pendant qu’elle ne me voyait pas mon visage se fit triste. Elle était tellement attachée à moi que je souffrirai de devoir la laisser complètement seule. « Et voilà. »
    « Waoouh ! Merci maman ! »
    , elle me sauta dans les bras, déposa sa frimousse sur mon épaule, « Je t’aime maman. »
    « Moi aussi mon Ange, je t’aime. »


_____________________________________

«Je sais là que c'est le signe, tout s'arréte ici. Je voudrais que l'on donne au bruit le souffle de nos vies. Je voulais croire en nous et voilà j'ai perdu les clés. Moi je sais que c'était toi et tu vas me manquer.»
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▌Citation :

« We say we waste time, but that's impossible. We waste ourselves. »

▌Clan : Avec moi-même, ça en fait moins à trahir.
▌Âge : 41 ans (7 janv.)
▌Don(s) : : Naturellement protégée contre les instrusions dans son esprit suite à l'acquisition d'un mental d'acier.
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MessageSujet: Re: Anne-Sophie • Kill the light;   Dim 16 Aoû - 18:57



    « It's not my time to go,
    Die another day. »


    sept avril deux mille seize ;
    La porte claqua au rez-de-chaussée. Ma voix s’éleva dans les airs : « Aerthur ?». Des pas résonnèrent dans l’entrée, suivit d’un bruit de meubles renversés. Ils étaient trois. J’étais encore à l’étage, quand j’entendis un, « Bon sang elle est où ? ». Où quoi ? Sur le coup j’interrogeai mon esprit, je ne comprenais pas, puis s’en suivit un: « Là-haut, idiots ». Je n’eus pas besoin de chercher bien loin pour faire le lien, j’avais parlé, l’un d’entre eux semblaient plus minutieux et y avait prêté attention. Ma baguette, où était ma baguette, il fallait que je mette la main dessus et vite. Déjà les remarques intempestives de mon mari et de Sean me revenaient, « Vous feriez mieux d’être moins tête en l’air concernant votre unique arme Grey ». J’ouvrais à la volée toutes les portes de l’étage, mais non elle n’y étais pas. Bon Dieu, Anne-So’, mais qu’est-ce que t’as fait de ta baguette encore. Je ressortais de la chambre de Synthia quand sur le pas des escaliers se trouvaient mes intrus, ils étaient bien trois je ne m’y étais pas trompée. Mais je n’avais toujours pas de baguette et eux à l’évidence oui. Tout se passa rapidement, celui du milieu qui devait certainement diriger l’opération prit la parole pour dire : « Nous avons un message à vous faire passer d’une certaine personne. », il leva sa baguette s’apprêtant à prononcer une formule que je devinais aisément mais dont je n’avais pas réellement envie d’en faire les frais. Comme j’avais toujours la main sur la poignée de la porte je m’engouffrais dans la chambre de ma fille, la dite porte vola en éclat, à croire que, étrangement, le sort ne lui avait pas plu. Je me précipitais vers la seconde entrée de la pièce qui me mènerait dans ma propre chambre, déjà suivit par mes agresseurs. Courant d’une pièce à l’autre, je fini par atteindre le couloir, et les escaliers, mes sauveurs. Je dévalais donc les marches, à la recherche d’une explication mais surtout à la recherche de cette maudite baguette. Mon souffle s’était accéléré et les battements de mon cœur faisaient de même. J’avais peur. J’étais sur mon territoire, là il n’était plus question de chasser un mage, mais d’être chassé et qui plus est chez soi. Qui ne perdrait pas les pédales ? A mon tour je mettais sans dessus dessous le salon. Là, sur le rebord de la fenêtre, je l’avais laissé là pour allez rejoindre Syn’ dans le jardin plus tôt dans la matinée. Je m’en saisis, sentant déjà une présence derrière moi. Je m’abaissais donc évitant le sort fusant au dessus de ma tête, une pluie de verre brisé me retomba dessus, certaines entailles se firent sur mes avant-bras, et une sur mon visage si bien qu’elle m’arracha un grincement. Je me redressais complètement, priant pour être plus rapide que l’autre mais aussi pour ne pas trébucher. Chose qui faillit ne pas manquer, j’avais toujours eut le chique de me prendre les pieds dans ce stupide tapis. Heureusement je repris bien vite le dessus sur mon déséquilibre mais je ne pouvais pas lui fuir. Je me tournais donc vers lui, déterminée, et je l’assénais d’un Stupéfix qui devait le laisser dans un état semi comateux pendant un bon moment, amélioration du sort fait maison. Je ne ratais jamais ma cible, surtout pas quand elle menaçait de me réduire au silence. Un était au sol, mais un second arrivait, où était le troisième ? Je verrais bien. Néanmoins j’avais un avantage conséquent sur eux, cette maison était un véritable labyrinthe –et j’étais certainement la mieux placée pour le savoir-. J’entrais dans la salle de bal, avec un nom de famille aussi ronflant que celui de mon mari, cette pièce était indispensable. Inutile à mes yeux, tout comme les réunion visant à rassembler tous les membres de la famille, jamais vous ne verrez plus grande concentration de mages noirs que quand une famille de leur « rang » organise une petite sauterie. Mais aujourd’hui allait être le jour de gloire de cette pièce, à mes yeux du moins. D’un côté du mur se trouvait disposé un grand miroir, certainement là pour pouvoir s’admirer encore plus. Je me cachais, façon de parler, dans le seul renflement de la pièce, et qui de cette manière offrait mon image au prochain arrivant. Profitant ce ses quelques secondes de repos j’en profitais pour retirer les quelques morceaux de verres ancrés dans ma peau, non sans ressentir une douleur impressionnante quand le bout était profondément ancré dans ma chair. « Avada Kedavra ». Surprise malgré tout, je tournais ma tête vers le miroir, et si ce n’étais pas mon reflet qui était visé, mais bien moi ? Mon appréhension passa quelque peu quand le miroir se brisa sous l’impact de la puissance du sort, sort qui retourna à l’envoyeur qui tomba, mort. Il était temps de voir à quoi il ressemblait. Me postant face à son corps je le dévisageais, j’avais déjà vu sa sale tête quelque part. « On ne vous a jamais dit de vous mêler de ce qui vous regarde ? », le troisième, il était derrière moi. Je resserrais l’emprise que j’avais sur ma baguette, un simple bout de bois pouvait me sauver la vie, mais j’avais d’abord un doute à éclaircir. « Expelliarmus », lançai-je à une vitesse fulgurante tout en ma retournant envoyant sa baguette voler derrière lui. Le pointa toujours de ma main gauche, le visage fermé, je dis alors :
    « Vous viendriez du Département des Mystères que j’en serais presque rassurée. »
    « Il nous avait bien dit que vous étiez plutôt douée dans votre domaine… Dommage que vous soyez contre lui…»
    « Pourquoi n’est-il pas venu lui-même ?! »
    , il laissa s’échapper un rictus, il m’énervait, à croire qu’il maîtrisait la situation. Je devais faire attention. Sauf que ce qui devait arriver me pris sur le fait. D’un mouvement de bras vers l’arrière, il prit une toute arme, la pointa vers moi. Nous n’étions distant que de quelques pas, je n’avais pu éviter la balle qui m’atteignit au niveau des côtes, en dessous du cœur. La douleur étant trop forte, ma baguette rencontra le sol, un gémissement s’échappa de mon être, mes genoux fléchirent, j’avais la tête qui tournait. Mes yeux s’humidifièrent pendant qu’il s’approchait de moi, comme ma vue se brouillait je ne pouvais parfaitement voir l’expression de son visage, cela ne m’empêchait pas pour autant de savoir qu’il devait être triomphant, il avait réussit sa mission. Le liquide rougeâtre qui alimentait mon corps s’échappait, une flaque n’allait pas tarder à m’entourer et me tenir compagnie. « Douée… dans votre domaine, uniquement. Il espère que vous continuerez toujours à l’épier de là où vous serez. ». Et il partit, en un CRAC. Il avait dû transplaner chez son envoyeur, me laissant pour morte…


    « Tout le monde part un jour… »


    Epuisée et à bout de force. C’était ainsi que je me retrouvai après avoir concentré toute mon énergie pour me rendre chez lui dans un dernier élan de lucidité. J’étais consciente de ma situation, de la douleur, et du sang qui coulait par-dessus ma main qui se tenait au niveau de ma blessure. Elle était superficielle, mais la quantité rougeâtre perdue était déjà trop importante, et la tête me tournait un peu trop pour que je puisse espérer rester debout plus longtemps. M’appuyant sur l’encadrement de ciment de la porte, je frappai mollement le bois tandis qu’à l’intérieur il me sembla entendre un bruit de meuble que l’on renversait –ou que l’on bousculait- accompagné d’une plainte au son qui m’était que trop familier. La porte s’ouvrit précipitamment sur la silhouette de l’homme à qui je confiais peut-être mes derniers souffles. A sa mine décomposée je me doutais qu’il avait été mis au courant de l’incident et des circonstances de ce dernier, sans oublier le fait qu’aucun corps n’avait été retrouvé sur les lieux du crime. Il semblait surpris, il y avait de quoi. Comme toujours ne prenant pas la situation au sérieux je pris donc la parole face à son mutisme, « Vous paraissez bien pâle Ev… » Mes jambes fléchirent incapables de supporter plus longtemps mon poids, et je me sentis mollement tomber dans les bras de Sean.


    ***



    Où était-je ? Je me pensais morte, loin de toutes les futilités de ma vie, loin de mes soucis, loin des choix que je me devais de faire. Un point énorme du côté gauche me rappela combien la réalité pouvait être douloureuse. Etais-je dans un état de conscience totale ? Non. Sinon j’aurai pu articuler quelques mots ou ne serait-ce que cligner des yeux. Mon corps n’était donc plus sous mon contrôle. Pourtant, je pouvais entendre, et notamment des pas, je pouvais aussi sentir sur mon visage un air frais caractéristique d’un déplacement. Tout me revenais en tête. Les intrus, les sorts, la blessure, le sang, mon transplanage miraculeux, encore le sang, mon évanouissement et Sean. Il me portait, je devais être toujours chez lui, il serait fou de vouloir m’emmener ailleurs alors que déjà des aurors devaient être en ma demeure à la recherche d’une explication. « Dire que je pensais te retrouver sans vie. » C’était presque le cas Sean. Crois-tu vraiment que je vais tenir le coup, j’entends à peine le son de ta voix…


    ***



    C’était moelleux, réparateur. J’étais couchée sur un lit, dans la chambre de Sean donc. Un picotement intense me parcourait la poitrine. C’était horrible. Aucun son ne pu passer la barrière de mes lèvres quand je sentis des mains au niveau même de l’impact. J’entrouvrais cependant les yeux. La chambre me sembla tourner autour de moi. J’étais allongée mais prise de vertige. J’avais cette impression insoutenable de perdre pied. Je luttais contre mon esprit qui ne désirait qu’une chose : s’endormir pour oublier. S’endormir d’un sommeil sans fin ? Qu’en savais-je… Je ne devais pas… Ca je le savais… Alors que je me sentais abandonner petit à petit, une sensation fraîche et mouillée me ramena au plus prêt de la situation. Si le picotement m’avait quitté, il revenait avec une force doublée. Il fallait que je me concentre dessus pour espérer tenir. Si je ressens la douleur c’est que je suis toujours en vie. Les actes de Sean me paraissaient précis. Je ne le voyais pas tellement, bien que ma vue commença à se faire plus prononcée, je pouvais deviner sa carrure à mes côtés. Les soins qu’ils m’apportaient été de dernier recours, si je devais m’en sortir il me faudrait énormément de repos. C’était risqué. Mais avais-je réellement le choix ? Je ne voulais pas tout quitter maintenant. Refermant mes paupières il me sembla sentir une larme perler aux coins de mes yeux. Non je n’avais pas assez goûté à la vie, je ne pouvais pas m’en aller. De frêles soupirs semblaient sortir de mon être. Je pouvais sentir comme une délivrance, comme un premier combat de gagné, l’air parcourir ma bouche et voyager dans le reste de mon corps. Mais il y avait toujours cette douleur, elle était omniprésente, difficile à supporter. Refermer les yeux m’apparaissait comme une fin de supplice, c’était simple et surtout cela me porterait loin de tout ça. Alors je fermis les yeux… pour me lancer dans une profonde et saccadée inspiration avant de les rouvrir à nouveau. La chambre avait changé d’apparence, je pouvais la voir clairement à travers mes larmes. Je voyais le reste du lit, la fenêtre, l’ombre de la porte, sur le côté le chevet et Sean penché sur moi avec non loin de lui une chaise sur laquelle des trouvaient des chiffons. Une partie de mes habits certainement. Ses doigts se firent moins insistant, je le vis plonger une masse blanchâtre dans une bassine puis l’appliquer au niveau de ma blessure. Propre. Refermée. Mais béante dans mon esprit. Il fallait que je passe la nuit, que je continue de sentir la douleur, il fallait que je laisse la souffrance m’envahir pour rester de ce monde. Il fallait… Je devais le faire, pour lui qui me regardait maintenant avec insistance, et pour eux… « Qu’est-ce je dois faire Anne-So… » C’était un murmure. Ce qu’il pouvait me sembler loin et pourtant c’était bien sa main qui était dans la mienne. J’entrouvris mes lèvres, pour émettre un son entrecoupé de sanglots qui s’étaient installés au fond de ma gorge : « Synthia… Aerthur… ». Est-ce un soupir que j’entendis venant de lui ? Etait-il blessé de mes uniques paroles ? Il se leva et partit. Pardonnes moi Sean. Du repos, c’est ce qu’il me fallait maintenant. Le sommeil m’envahissait, mon corps et mon esprit étaient épuisés, à bout de force. Lentement je me sentis partir, pourvu que je puisse me réveiller… Pardonnes moi Sean…



    « Certains reviennent… »


    huit avril deux mille seize ;
    J’ouvrai les yeux. Ma première vision fut celle de Sean, il était là en face de moi contre le mur et les bras croisés. Il me regardait. Depuis combien de temps était-il là ? Avait-il dormi ? A en juger par sa tête non. Ses cernes se voyaient malgré les mètres qui nous séparaient. Je refermai mes paupières sous l’impact de la douleur. Je respirai lentement et profondément, me redressant doucement sur l’oreiller. J’étais vivante. Je me rappelai d’une nuit agitée. Et lui, comment allait-il ? Quelle avait été sa réaction une fois là bas ? M’en voulait-il d’être là ? Je ne lui avais pas laissé le choix, pourtant j’aurai pu choisir de ne pas me rendre ici. Mais au fond de moi, je savais que je pouvais lui confier ma vie les yeux fermés. C’était une épreuve difficile. Jusqu’où allait-il être perturbé ? Je n’aurai pas du. Je levai mes yeux vers les siens tentant de le regarder directement, mais ça m’était impossible. Je m’en voulais. Mais il ne fallait pas perdre en tête un élément. Pour le reste du monde j’étais morte. Avec la quantité de sang retrouvée là bas ils avaient du s’en tenir à cette terrible conclusion. Anne-Sophie Marie-Elisabeth Eden Grey est morte le sept avril deux mille dix-neuf. Dis leur Sean, dis leur que j’ai passé la nuit. Dis leur que tu m’as soigné, que je respire, je vois, que je vis. Ne les laisse pas m’enterrer Sean, ne les laisse pas m’oublier... Je suis là. Regardez-moi… Une larme coula le long de ma joue. « Est-ce que le Ministre est au courant ? », lui dis-je alors les yeux rivés sur les draps pour ensuite les lever vers lui. J’avais parlé distinctement, normalement. Preuve de mieux. Une sorte de rictus s’apparentant à un sourire de soulagement bref se fit voir sur le visage de Sean. « Dors pour moi tu veux bien. », me lança-t-il assez légèrement avant de s’en aller à nouveau. Pardonnes moi Sean… Je ne voulais pas…



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«Je sais là que c'est le signe, tout s'arréte ici. Je voudrais que l'on donne au bruit le souffle de nos vies. Je voulais croire en nous et voilà j'ai perdu les clés. Moi je sais que c'était toi et tu vas me manquer.»
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« We say we waste time, but that's impossible. We waste ourselves. »

▌Clan : Avec moi-même, ça en fait moins à trahir.
▌Âge : 41 ans (7 janv.)
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▌Ancienne maison : Gryffondor
▌Sang : Impur
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MessageSujet: Re: Anne-Sophie • Kill the light;   Dim 16 Aoû - 19:11



    ***


    neuf avril deux mille seize ;
    J’étais assise sur le lit, recouverte des draps quand il arriva dans la chambre. Il n’était pas vêtu comme s’il devait travailler. Il avait l’air de ne pas avoir beaucoup d’heures de sommeil derrière lui. Il devait faire peur à ceux qui l’entouraient. Le choc de la mort de son mentor diront-ils. C’est de ma faute. J’aurai du être plus prudente, j’aurai du t’écouter plus tôt, j’aurai porter beaucoup plus d’intérêt à ce fichu bout de bois. C’était ma seule arme de défense, efficace. Qu’est-ce que je croyais ? Quelle idiote… Il pris le verre vide sur le chevet, me laissant le plein qu’il faudrait que je boive dans la journée. Je devais lui dire. Il fallait que je lui dise, qu’il comprenne. Je m’étais faite surprendre comme une débutante. Il s’apprêtait à passer la porte quand j’attirai son attention : « Je l’avais perdue… », il s’arrêta tourna juste la tête dans ma direction mais contempla le sol. « J’avais perdu ma baguette. ». Quelques secondes après il était dans la cuisine.

    Le ciel c’était assombri au dehors et les éclaircis se faisaient rares. La nuit commençait à tomber sur la ville. Il revint dans la chambre un nouveau verre à la main, alors qu’il m’avait laissé seule il y avait de ça deux heures. Je ne l’avais pas vu de la journée, pourtant j’étais persuadée qu’il avait été là, derrière ces murs. Il s’assit sur le lit, me regarda quelques instants et me tendit le verre. Je le pris donc. « Et elle était où ? » Entourant le verre de mes mains, je plongeai mes yeux à l’intérieur. Evidemment que je m’attendais à une telle question, mais d’une certaine manière j’avais honte. Toute ma vie il y avait toujours eu quelqu’un pour me rappeler combien je pouvais être tête en l’air, et là je devais clamer que c’était ça qui avait causé ma perte ? Je mordillais ma lèvre avant de répondre : « J’étais à l’étage et elle au rez-de-chaussée. » Il ne fallait pas se leurrer si je n’avais pas eu à la chercher je ne serai pas dans cet état, je ne serai pas affaibli, j’aurai su me battre si je l’avais eu. J’ai toujours su me défendre. J’ai toujours su perdre ma baguette… Je vis Sean se relever bien que j’aurai voulu qu’il reste auprès de moi un peu plus longtemps. Il hocha la tête et il me sembla presque voir de l’amusement dans le sourire qu’il afficha timidement. Je n’aurai pas le droit à ses sempiternels reproches. Pour le moment. « N’oublis pas. Tu dois boire un verre par jour. » Et pendant qu’il passait la porte je jetai alternativement un regard au verre que je tenais dans mes mains et à celui qui se trouvait sur le chevet encore bien rempli… Mes lèvres s’étirèrent… Tu avais besoin d’un prétexte pour me venir me revoir Sean ? Pourquoi ? Tu n’as rien à te faire pardonner… Me craindrais-tu ? Craindrais-tu mon regard ?


    ***


    dix avril deux mille seize;
    Pour la première fois depuis deux jours je m’étais levée. Je ne devais pas. Mais s’en était trop. Je ne pouvais supporter de rester aliter, à attendre les rares venues de Sean et à boire sa potion. J’étais debout devant la fenêtre à regarder la vie dans la rue. Rien d’extraordinaire en somme. Il y avait cette mère qui tenait par la main sa petite fille. La petite portait une adorable robe blanche de la saison dernière, deux nattes encadraient son visage, elle avait des fleurs dans ses cheveux noirs et dans son autre main un petit lapin rose. La gamine trébucha, son genou était écorché, elle se mit à pleurer. Sa mère la prit dans ses bras pour la consoler. Juste une mère et sa fille. Rien d’extraordinaire en somme. J’étais mère, et je devais faire une croix sur ma fille et tous ses moments privilégiés qui m’appartenaient. La réconforter, lui fredonner un air de musique avant de dormir, lui coiffer sa chevelure d’or, l’habiller, marcher dans la rue main dans la main avec ma petite princesse. Une douleur immense cogna dans ma poitrine. Pas la même que la veille. C’était plus fort, beaucoup plus intense et profond. C’était loin d’être physique…
    Il venait d’entrer et avait déposé le verre sur le chevet, comme depuis le début. Ses craquements sur le parquet venaient en ma direction. Je regardais toujours à travers la fenêtre, mais la rue était déserte maintenant. Il était derrière moi. Il était proche, je pouvais sentir son souffle au creux de ma nuque. Ses bras passèrent autour de ma taille et il déposa ses mains l’une sur l’autre sur mon ventre. M’enlaçant contre lui, je le laissais faire. J’avais besoin de lui. J’avais besoin de le sentir près de moi. Et lui aussi. Sa tête était contre la mienne. Je fermis les yeux, respirant à son rythme. Oui je suis là Sean. Ne t’en fais pas je vais pas partir. Je ne vais pas disparaître petit à petit. J’aimerai bien. J’aimerai oublier tout ce que je vais quitter, ce que j’ai déjà quitté. Mais je suis là. Je vais rester Sean. Je ne vais pas laisser ce pourri gagner alors que j’ai survécu. Je posais mes mains sur les siennes, les effleurant, les caressant peut être. Toi je ne t’ai pas quitté. Tu me sembles si lointain pourtant… « Tu dois partir. » dis-je en lui rappelant qu’on l’attendait au ministère. Notre moment d’intimité ne dura pas bien longtemps avant qu’il ne s’en aille.


    ***


    onze avril deux mille seize ;
    Ce fut un réveil surprenant mais agréable. J’étais les yeux dans les yeux avec Sean. Il était couché à mes côtés. Son regard était insistant. Il était troublé, pas sûr de lui, perdu, affaiblit lui aussi. A cause de moi. Notre situation était tellement étrange qu’aucun sourire ne parvient à apparaître. « Rafael » Je sais que tu as compris depuis le début, j’aurai espéré que ce ne soit pas le cas. Tu savais que je méfiais de lui, que j’avais des doutes. Qu’il préparait un coup contre moi cette fois. Je m’allongeais sur le dos fuyant le regard de Sean. Il ne devait pas s’en prendre à Rafael, cela n’arrangerait pas les choses. Bien sûr que le problème serait vite réglé en faisant ainsi. Bien sûr que je pourrai espérer être tranquille s’il disparaissait lui aussi de la circulation. Mais d’une certaine manière, Rafael Grey était à moi. Pas à Sean. Et puis ce n’était pas le moment… Il était trop sur ses gardes pour espérer l’avoir. « Il garde ma fille. » Vouloir toucher Rafael ce serait mettre en danger ma fille, et il n’en était pas question. Je sentis son ombre sortir de mon champ de vision. La porte d’entrée claqua par la suite.


    ***


    treize avril deux mille seize ;
    J’étais anxieuse, inquiète pour lui, assise sur le canapé du salon. Il n’était pas revenu depuis que je lui avais clairement avoué qui avait fait ça. Il n’était pas revenu le soir, il n’était pas revenu hier. Comptait-il revenir aujourd’hui ? Pourvu qu’il n’est rien fait ou dit pouvant lui nuire… Qu’est ce que tu as fait pendant tout ce temps Sean ? J’avais mes genoux ramenés vers ma poitrine et mes bras les encerclaient. Cela faisait bien une demi-journée que j’étais dans cette position. Peut être avais-je mal au dos, avais-je des courbatures. Mais j’attendais. Je l’attendais. J’entendis du bruit. La porte s’ouvrit, se referma. Il était de nouveau là. J’étais amère. Légèrement remontée contre lui. Pourquoi me laisser seule ? Pourquoi ne rien me dire ? Pourquoi me laisser dans l’ignorance ? J’étais encore capable de réflexion. « Où étais-tu ? » Il fut surpris. Il ne m’avait pas vu dans l’ombre du salon. Il finit de boire avant de dire presque aussi sèchement que moi. « Qu’est-ce que tu fais là ? ». Ce n’est pas le moment de t’inquiéter pour moi Sean. Tu aurais mieux fait de le faire hier ça. Je posais mes jambes au sol, me relevai de toute ma hauteur.
    « Je t’attendais. »
    « Je suis là maintenant. »

    ***


    quatorze avril deux seize ;
    Sean était parti tôt ce matin et j’avais attendu patiemment son départ. Il ne fallait surtout qu’il sache ce que je comptais faire. Il n’aurait certainement pas approuvé que je sorte vu ma condition. J’allais mieux, mais ce n’était pas la grande forme pour autant. Je pouvais marcher, me déplacer, mais trop longtemps si je ne voulais pas risquer de tomber dans les pommes dans la minute qui suivait. J’avais pris la précaution de boire la mixture qu’il me portait chaque matin avant de transplaner au Ministère. Oui j’étais au Ministère sept jours après l’annonce de ma disparition et de ma mort. J’avais fait parvenir un message au Ministre et il m’attendait, en toute discrétion. Nous nous étions mis d’accord, personne, absolument personne ne devait être au courant de notre entrevue. Aussi avais-je bien pris soin de camoufler mon visage en me vêtant d’une très longue cape surmontée d’une capuche. Ce fut la dernière fois où j’eus le loisir de me mêler à la foule.

    « Nommez-le à la tête des aurors. »
    « Vous ne trouvez pas le remède plutôt radical dans ce cas Anne-Sophie. »
    « Nous savons tous les deux que c’est le moyen le plus rapide pour justifier une telle protection sur sa maison. »
    « Il doit y avoir une autre solution. »
    « Willem ! Faîtes moi confiance. Il en est capable. Je l’ai formé, je l’ai pris sous mon aile depuis le début. Il n’est pas le premier arriviste venu. Evans a les épaules pour ce rôle. Il le mérite… Vous ne regretterez jamais ce choix, je m’en porte garante.»
    « Ce n’est pas une décision à prendre à la légère. »
    « J’ai l’impression que vous le sous-estimé beaucoup trop. Sans vouloir vous offenser Monsieur le Ministre. »
    « Il n’est pas question de niveau, et vous le savez très bien. Il est jeune et on pourrait croire à une compensation… »
    « A une récompense pour service exceptionnel. Toutes les affaires sur lesquelles il a travaillé ont été une réussite. »
    « Vous oubliez que vous étiez deux, Anne-Sophie, à chaque fois. »
    « Finnighan traîne la patte, il attend avec impatience la relève. Il vous faut remanier le département des aurors, il a subit une perte. Vous devez y remédier et vite. »
    « Bien calmez-vous Grey. Vous m’avez apporté les preuves dont j’avais besoin. Une question demeure… Qui reprend votre dossier principal ? »
    « A mon avis, comme pour le reste, vous savez déjà qui sera le plus apte Willem… »


    Comprend moi Sean, je ne l’ai pas fait uniquement pour moi…


    ***


    quinze avril deux mille seize ;
    Hier en fin de soirée Sean m’avait annoncé qu’il avait été promu au rang de chef des aurors. J’avais joué le jeu. Je savais pertinemment qu’il ne supporterait pas la vérité. Aveuglé par la déception il n’aurait pas compris que je n’avais que fait qu’accélérer le destin. O’Connor me l’avait fait comprendre, il comptait déjà prendre cette décision, il avait juste besoin d’en être sûr, d’être appuyé. Et comme je m’y attendais, c’était Sean qui avait récupéré mes affaires du Ministère. C’était pour moi une manière de continuer à surveiller les agissements des Greys de façon officieuse. Mais je me doutais bien que cela ne serait pas aussi facile que ça le paraissait, Sean avait son caractère j’avais le mien, il voudra apporter son grain de sel, et je ne pourrai rien dire. En milieu de matinée, des spécialistes étaient venus renforcer les protections magiques de la maison, j’étais dans la salle de bain durant ce temps. Quand j’en sorti nous n’étions plus que deux, je ne risquais donc plus de faire remarquer. Ce n’était pas le jour. Aujourd’hui, on allait m’enterrer. Je n’avais pas voulu savoir où. Je ne sais même pas si j’avais vraiment voulu savoir quand. Aujourd’hui, je disparaissais définitivement. Ma fille allait devoir pleurer la perte de sa mère, son oncle s’en réjouir. Aujourd’hui, un cercueil vide allait entrer sous terre, un cercueil vide portant mon nom. Aujourd’hui, une pierre tombale allait être érigée en ma mémoire dans un cimetière. Aujourd’hui je vivais le premier jour de ma mort…


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▌Emploi : Auror d'élite, espionne, formatrice et mère.
▌Crédit(s) : (c)fae

MessageSujet: Re: Anne-Sophie • Kill the light;   Dim 16 Aoû - 19:18


    Sean passa dans le couloir pendant que j’allais dans le salon. Il ne m’avait pas tellement parlé de la journée, se douterait-il de quelque chose ? Pourvu que non. Je m’installai dans le fauteuil quand il repassa devant moi. Je crois bien qu’il veut partir. Je ne voyais pas les choses du même œil. C’est alors qu’il revenait une énième fois dans mon champ de vision que je l’interpellai : « Ne me laisse pas. ». J’entendis sa main sur la clenche de la porte, puis plus rien, jusqu’à ce que sa respiration me parvienne. « Je t’en prie. ». Oui je le suppliais de rester avec moi, et si c’était à refaire je le referai. Je voulais le sentir proche de moi pour me sentir plus forte. Je ne me pensais pas encore capable d’affronter cette journée, seule dans une maison. Quelques pas et il m’apparut, il avait sa main gauche contre le mur derrière et l’autre dans la poche de son manteau. Son regard perçant m’arracha un frisson. « Pourquoi ? » Les mains sur les accoudoirs je me donnais de la consistance. « J’ai besoin de toi… hier, aujourd’hui et demain… ». Au moins c’était dit. J’étais à fleur de peau. Je ne craignais pas de l’être. Il n’en profitera pas. Pas lui. Je le sentais réfléchir, où du moins en donner l’apparence. Il allait rester. Nous le savions tous les deux. Il déposa son manteau négligemment, s’assit sur le canapé à côté. Sitôt installé je le rejoignais en silence, venant me blottir contre lui. Il passa son bras autour de mes épaules, me laissant poser ma tête contre son torse. Je ne bougeais plus et lui non plus. Avions nous besoin de ce réconfort ? Oui. J’étais comme une enfant dans les bras de la personne ayant le plus d’estime à ses yeux. J’étais une femme mariée écoutant les battements du cœur de son amant… Dieu ce que se fut compliqué d’accepter qu’il y avait en ce moment même des personnes qui m’étaient chères et qui pleuraient mon décès. Tant de tristesse. Pour rien. J’aurai voulu leur éviter, j’aurai préféré porter seule le fardeau d’être encore en vie. Mais non. Il y avait ce cœur à mes côtés, il y avait Sean. Ne le plaindrais-je jamais assez ? M’aurait-il pardonné de mourir si cela avait été le cas ? Je ne crois pas. Peut être était-ce mieux ainsi. Oui peut être. Je sentais la main de Sean monter et descendre le long de mon dos, tout comme je sentais les émotions me submerger. Je ne pouvais pas les retenir. Les larmes apparurent sans même me laisser le temps des réprimer. Puis les sanglots, le désarroi, toute la tristesse que l’on pouvait éprouver lors d’un tel jour. Comme si c’était moi qui devais pleurer la mort d’un être cher… Devinant mes larmes couler, il souleva doucement mon visage et je sentis la douceur de ses lèvres sur mon front.
    Ce fut à partir de ce jour que je décidai de ne plus me laisser aller aux pleurs face à Sean. Il n’avait pas à subir cette épreuve de plus. Ce fut à partir de ce jour que je décidai de ne pas les laisser enterrer une partie de moi. A partir de ce jour je vivais, ce fut le premier jour de ma vie, de ma nouvelle vie…


    ***

    vingt-deux avril deux mille seize ;
    Ce n’était pas facile d’être ainsi coupée du monde. Les seules nouvelles que j’avais de l’extérieur étaient celles que me rapportait Sean. Lui non plus n’était au mieux de sa forme et pourtant il faisait des efforts considérables. Il devait faire un parfait chef des aurors. Je n’en doutais pas. Par moment il s’installait à mes côtés, que je sois étendue sur le lit ou assise dans le salon, et il me parlait. Je n’avais pas besoin de lui répondre, ce qu’il me racontait ne valait aucune réponse. Il me parlait de ma fille, de Synthia. Il me disait ce qu’elle faisait, comment elle jouait avec son cousin, la manière dont elle supportait le choc. Visiblement elle sauvait les apparences, elle était forte. Elle est comme sa mère dans bien des domaines s’était-il même hasardé à m’annoncer. Je ne sais pas si ces récits me faisaient mal au cœur ou si au contraire ils me réjouissaient, un peu des deux certainement, encore aujourd’hui je ne saurai le dire. Ce qui était sûr c’est qu’il me permettait d’avancer, et de sortir de mon mutisme. Je reprenais doucement goût à la vie, bien qu’en cette époque je savais qu’ainsi elle n’aurait jamais la même saveur que par le passé. Les brumes de mon esprit se dispersaient, je pouvais voir clairement le chemin qui se traçait à mes pieds. Bien qu’il ne fut pas bien long.
    Ce jour là, j’avais décidé de parler à Sean. De paraître moins ingrate peut être. On ne pouvait pas dire que j’avais fait preuve d’une grande courtoisie depuis le début…

    « Merci. », il était debout en face de moi qui étais assise sur le rebord de la fenêtre, les rideaux fermés.
    « T’en a déjà trop dit. », sa voix était sèche. Mais pourquoi Sean ?
    « Je te faisais confiance et j’ai eu raison. »
    « Il est encore temps de d’arrêter Anne-So… »
    . Qu’est-ce qu’il lui prenait tout d’un coup. Il était renfermé, sec, à la limite d’être blessant. Peut être est-ce son intention.
    « Acceptes mes remerciements, bon sang ! », ma voix s’était faite plus insistante, moins chaleureuse. Une voix autoritaire qu’il connaissait très bien.
    « Je n’ai pas le mérite d’en être digne. », réfléchissant quelques instants je me rendis compte que je n’avais pas été la seule à manquer de courtoisie en fin de compte.
    « Idiot… »
    « Un idiot qui n’a pas réussit à retrouver ton mari. Officiellement les recherches sont abandonnées. »
    . Il partit aussitôt sa tirade terminée me laissant seule, à nouveau, avec sa phrase résonnant dans ma tête. Où étais-tu Aerthur ? Je ne pouvais croire en sa disparition, j’avais l’impression de le sentir au fond de moi. A moins que ce ne fût Sean.



    « D’autres non… »

    trente octobre deux mille dix-huit ;
    J’étais dehors. Je n’avais pas laissé le choix à Sean. Il m’avait donc rendu ma baguette et m’avait laissé sortir. Je ne faisais pas ça pour l’on me remarque ou encore pour aller voir une vieille connaissance. Non j’avais besoin de la voir. Pourquoi mettre autant de temps pour espérer apercevoir ma petite poupée d’Or ? La crainte. La vérité me faisait peur. Elle était beaucoup trop dure à affronter. Mais je n’en pouvais plus, et il l’avait bien compris. Je faisais des crises d’angoisses depuis deux bonnes semaines. Le pauvre, même par sa simple présence, et l’affection qu’il pouvait m’offrir, il n’arrivait pas à me calmer. Pourtant j’aurai tellement voulu que se soit le cas. Cela nous aurait facilité les choses amplement.
    Alors j’étais là, assise sur un banc, une capuche cachant complètement mon visage. Comme tous les jours à cette heure-ci, Synthia et Owen passaient par cette partie du parc pour se rendre à l’école. Le plus souvent ils étaient que tous les deux, j’avais donc moins de chance d’attirer l’attention. Je savais que n’étais pas seule à attendre. Depuis le début, je n’étais pas seule. Il était venu, pour s’assurer de ma discrétion certainement. Je ne l’avais pas vu, mais je le savais proche, comme une ombre oserais-je affirmer. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine quand je la vis au loin. Ce qu’elle avait grandit. Elle paraissait changée, heureuse. Son sourire était radieux. Ce sourire elle l’offrait à son cousin. Ma petite Synthia se portait bien. Je sentis une larme tomber sur ma main. Je pleurais. Silencieusement et l’on ne pouvais le voir. Ils passèrent tous les deux devant moi. Je pus observer les traits de son visage, ses yeux, ses lèvres, ses joues, ses cheveux… Ce qu’elle était belle. Mon petit Ange avait grandi, et je ne l’avais pas vu. Je n’avais pas été là pour elle, pour la consoler quand elle avait besoin, pour lui redonner du courage, pour la voir me sourire… Un éclat au creux de son cou m’interpella. J’eus chaud au cœur. Mes larmes disparurent petit à petit, en même temps que la silhouette de ma fille sortait de mon champ de vision. Portant ma main à mon propre collier, je repensai aux paroles que je lui avais dit en lui offrant le sien. C’était pareil pour moi. Elle était avec moi, comme moi j’étais avec elle. Nous pouvions donc être heureuses chacune de notre côté. Oui nous pouvions…
    « Je sais que tu es là. », dans la minute suivante je sentis sa main sur mon épaule, et nous transplanions chez lui.


    ***

    neuf décembre deux mille vingt-quatre ;
    voir les pensées d’Anne-Sophie dans la description du physique.


    ***

    huit janvier deux mille vingt-cinq ;
    Bientôt neuf ans que je suis là. Que je ne suis plus que l’ombre de moi-même. Je ne sais plus où je vais, pourquoi je suis là, et pour qui. J’ai envie de continuer à me battre. Oui, mais pourquoi ? Je passe le plus clair de mon temps à me morfondre, à me demander comment aurait été leur vie à tous si je n’étais plus de ce monde. C’est avec horreur que je rend compte qu’elle aurait été la même. Je ne suis plus là depuis bien longtemps. Alors pourquoi continuer. Retournerais-je un jour à la surface ? Serais-je prête à y retourner ? Mon mari est mort, pour eux et dans mon cœur. Ma fille n’est plus mienne depuis que son oncle l’a chez elle. Il y a bien Sean. Mais c’est tellement étrange entre nous, que je ne sais plus. Il rentre, nous nous parlons que très peu, et quand nous nous parlons c’est à propos de mon dossier ou de ce qu’il a vu de Synthia, ou encore pour nous disputer. Par moment quand aucune hostilité n’a été déclarée depuis une semaine, nous nous autorisons des moments de répits. Des moments où j’ai presque l’impression d’être vivante. Un malaise demeure cependant. Nous sommes tous les deux blessés, et lui certainement plus que moi et surtout à cause de moi. J’étais dans un cas de conscience permanent. Il y a mieux comme repos éternel non ?
    Je ne veux plus m’enfoncer. Viens par là mon petit Gavroche. Je pris le chat sur mes genoux. Il m’accompagnait jour et nuit. Il voyait mes pleurs et partageait ma peine. C’était Sean qui me l’avait apporté quelques jours après mon arrivée. Pour que je me sente moins seule. L’idée n’était pas mauvaise, mais ça ne suffisait pas.
    Je ne veux plus m’enfoncer. Je passais un doigt au niveau de ma cicatrice. Elle était complètement refermée. Pourtant il m’arrivait encore de me réveiller la nuit en sueur, avec une telle douleur que j’avais l’impression que le sang se répandait à nouveau. J’avais beau passer mes mains pour vérifier, il n’y avait rien, absolument rien. Tout allait bien maintenant. Tout devrait aller bien maintenant.
    C’est dans mon âme que je dois panser ma blessure.
    Je ne veux plus m’enfoncer.



    « Certains partent, sans être vraiment partis. »

    dix-huit septembre deux mille vingt-neuf ;
    Je suis heureuse. Aujourd’hui je souris, hier je souriais, demain il en sera de même. Je reprends petit à petit goût à la vie. J’avais oublié combien elle pouvait être savoureuse quand on prenait le temps de se pencher à son chevet. Ma vie n’est pas plus belle. Non, elle ne pourra plus l’être, du moins dans ces conditions. Je fais avec. J’ai mis de côté mes fantômes du passé, bien que cela ne soit totalement impossible. Je les chasse le jour pour les retrouver la nuit. Mais au moins je vis. Et mon dieu que ça fait du bien. Bien sûr je suis toujours aussi seule. Je me suis rendue compte que j’avais une deuxième chance. Alors pourquoi là passer dans la tristesse. Ils disent que l’on a une seule vie. Moi la mienne s’est achevée le sept avril mille neuf cent seize. Pourtant je suis là. Je pouvais tenir des objets, je pouvais parler, oh que oui je pouvais parler. J’avais une nouvelle vie. Pas nouvelle, c’est vrai. Mais j’avais ce droit dont peu pouvait s’en réjouir. Je pouvais reprendre la partie. Et je la reprendrai avec d’autant plus d’ardeur. Non. Non ils ne m’ont pas enterré. Ils ont mis sous terre un cercueil vide, vide de sens. Une image voilà tout.
    L’ambiance est bien plus supportable depuis que je me reprise en main. Lui aussi il sourit. Même si par moment je sais très bien qu’il n’est pas toujours avec moi. Il est là sans être là. Je ne lui en veux pas. Je n’ai pas le droit. Si j’occulte ses périodes d’absences, nous passons de bons moments. Certains plus intimes que d’autres. Oserais-je dire que j’aimerai que cela continue ? Non. Je garderai ce sentiment à l’état de pensées. Je n’oublis pas l’éclat de mon passé, jamais je ne pourrais. Comment pourrais-je l’oublier alors que la plus belle lumière de mes années vit à travers ma fille ?

    ***

    seize février deux mille trente et un ;
    Il venait juste d’arriver. Il n’était pas comme d’habitude. Il n’était pas rentré hier. Il était livide. Qu’est ce qu’il s’était passé ? Je lui posais la question, mais il ne me répondit pas immédiatement. Ce fut au bout de dix longues et interminables minutes qu’il m’avoua tout. Une catastrophe venait de s’abattre sur le monde des sorciers. Willem O’Connor était mort. Un problème était survenu au Ministère. La boîte de Pandore avait été ouverte. Que merlin ait pitié de nous.

    ***

    premier juin deux mille trente et un ;
    Je me sentais captive. Enfermée. Et seule terriblement seule. Je cherchais à attirer son attention vers moi. Mais il était bien trop perturbé. C’était au moment où j’avais le plus besoin de lui parler qu’il n’était plus là. Il était ailleurs. Il avait changé. Ils avaient tous changé. Lui il alimentait des vains rêves de gloires et de dominances, j’avais appris que Maureen était devenue folle, un évadé dangereux courraient dans les rues. Nous avions tous changé. Je perdais facilement mon sang froid. J’utilisai ma baguette au moindre éclat. J’avais du pétrifier Sean une bonne dizaine de fois depuis le début de la semaine et nous étions que mercredi… Néanmoins j’avais cet avantage de voir tout d’un œil extérieur. J’étais morte. Je n’étais plus là, mais je les ressentais. Je les devinais. Les titres des journaux voulaient tout dire. Les états d’âmes de mon amant aussi… Reviens-moi Sean, j’ai fais mon choix…


    « Tout le monde part un jour... Certains reviennent d'autres non...
    Certains partent, sans être vraiment partis. »

    « Et si je prenais ma revanche ? »



_____________________________________

«Je sais là que c'est le signe, tout s'arréte ici. Je voudrais que l'on donne au bruit le souffle de nos vies. Je voulais croire en nous et voilà j'ai perdu les clés. Moi je sais que c'était toi et tu vas me manquer.»
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Nietzsche

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▌Maison : Slytherin
▌Sang : Mélé
▌Humeur : Solitaire
▌Poste au Quidditch : Poursuiveuse.

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MessageSujet: Re: Anne-Sophie • Kill the light;   Dim 16 Aoû - 19:26


    Heu xD
    Auto-validation ^^'

    Si Zek' ou un modo remarque un problème dites le moi.

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    Ergo draco maledicte et omnis legio diabolica adjuramus te.
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MessageSujet: Re: Anne-Sophie • Kill the light;   Dim 16 Aoû - 20:42

J'ai lu en diagonale (tu me pardonneras, hein.. -_-'), et je n'ai rien à redire du tout (: Donc, tu peux t'autovalider, y a pas de problèmes ;) :D
(Superbe fiche en tout cas.. oÔ !!)
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MessageSujet: Re: Anne-Sophie • Kill the light;   

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Anne-Sophie • Kill the light;

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