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 Trois, deux, un et ... action !

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▌Clan : Avec moi-même, ça en fait moins à trahir.
▌Âge : 17 ans
▌Année : 7ème année
▌Maison : Poufsouffle
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MessageSujet: Trois, deux, un et ... action !   Mer 23 Juin - 7:51

Premier post pour Mercredi

Trois. Deux. Un. Le décompte était lancé, la fin d’année arrivait à grands pas. Rien qu’à cette idée, la demoiselle en était ravie. Elle avait beau aimer Poudlard, ses amis, ses alentours ainsi que toutes les choses qui faisaient qu’elle se sentait bien dans le château, il y avait une fin à tout. Un moment où voir sans cesse les mêmes personnes commencent à vous énerver. Un instant où maudit soit le professeur qui vous donne un devoir de trop ou bien la personne qui vous dit un mot de travers, n’en serait-ce qu’un seul. Vesper voulait rentrer chez elle. Vagabonder dans les alentours de sa maison et de sa ville natale. Car rentrer pour rester avec papa, maman n’était pas dans ses idées. D’ailleurs, quand bien même cela l’était, ils auraient trouvé – pour sûr ! – du travail afin de ne pas subir leurs enfants. Rêvant, les yeux écarquillés, elle pensait à tout ce qu’elle allait pouvoir faire. Pour le coup, elle avait même envie de dresser une liste même s’il était certain qu’elle ne la tiendrait pas. D’une manière générale, tout ce qui correspondant, de près ou de loin, à un planning personnel finissait rapidement par être chassé dans un coin obscur de l’esprit. Où, elle n’en savait rien. Mais c’était ça l’idée : écrire, avoir une idée de ce que l’on voulait faire. Et finalement faire autre chose, parfois plus passionnant et amusant. Installée à la table des Poufsouffle, la demoiselle sortit parchemin, plume et encre, bien décidée à s’atteler à la tâche et à préparer le plus beau planning oubliable qu’il soit possible de faire. Cependant, la demoiselle jeta par mégarde un coup d’œil au dehors, découvrant un soleil flamboyant. Vesper n’hésita pas longtemps. En deux temps, trois mouvements, le matériel se retrouva au fond d’une sacoche déjà bien abîmée – mais il n’y a rien à dire là-dessus, c’était sa sacoche.

Passant les lourdes portes du hall d’entrée, la brune regarda l’ensemble du parc, déjà bien rempli. Il fallait bien avouer que pour une si belle journée, il serait dommage de se laisser enfermer pour réviser les examens de fin d’année. Les pauvres. Obligés à travailler par ce temps. Ce ferait presque de la peine … Presque, car la demoiselle était d’humeur joyeuse. Trop joyeuse peut être, un énorme sourire accroché aux lèvres. Sourire était certainement une chose qu’elle savait le mieux faire dans sa vie. D’ailleurs, si des examens portaient là-dessus, elle était quasiment certaine de les emporter haut la main. Quoique. Il y avait certaines huitième année qui semblait également de bon niveau, à commencer – pour ne citer qu’elle – une certaine Muse qui, d’après quelques élèves, était la (ré)incarnation de la joie de vivre. Tant mieux pour elle ! Parce que les personnes moroses et renfermés, la Poufsouffle commençait à en avoir assez. Elle ne supportait plus les plaintes, les lamentations, choses qui commençaient, en fait, à plus que l’insupporter. Choisissant un coin ombrageux, Vesper s’y installa afin d’entreprendre son œuvre. Frottement des mains les unes contre les autres, comme ces gamins tous excités à ouvrir leur présent de Noel. Retroussement de manches, digne de sa motivation sans faille. Et puis, ensuite, cette petite langue qui sort, comme ces enfants plongés dans un dur labeur. Après tout, planifier ces vacances d’été n’était pas un projet facile. Et pour cause, elle voulait y intégrer tous ces frères et sœurs … c’était justement la partie difficile. Caser six personnes n’était pas forcément à la portée de tous.

Mais bientôt, comme à chaque fois, le sommeil finit par l’emporter. Loin, ailleurs. Dans le pays des rêves. Il faut dire que la demoiselle n’avait pas dormi de la nuit, son œil scrutant le déplacement lent et douloureux de l’horloge. Pourtant, elle savait pertinemment que lorsque cela arrivait, elle devait tout faire sauf se rendre compte du temps. Mais lorsque vous tournez dans votre lit, encore et encore. Encore et toujours, vous avez tendance à vouloir oublier cette règle. C’était ce qu’avait fait la demoiselle. Elle avait alors sorti son livre de chevet. Le dernier bouquin de la collection que lui avait offert son triplé, Erwann. Ce qui était marrant avec lui, c’était qu’il était toujours en train de râler. Toujours en train de dire que « ah, non, offrir des cadeaux, c’est nul ». Toujours en train de chicaner lorsqu’on lui en offrait. Mais, pourtant, il avait toujours de merveilleuses idées. Il suffirait juste qu’il les mette à profit et là, pour sûr, ce serait le frère idéal. Plus qu’idéal qu’il ne l’était déjà. Car quand bien même ses sautes d’humeur étaient nombreuses, bon dieu, Vesper l’adorait ! Insomnie de la veille, donc. Endormissement en plein milieu d’après-midi. Apparition de rêves étranges. De montagne de riz. De lit en carton. De ciel rose fleuri. Elle rêvait, oui. Et chez elle, les rêves, c’était du vrai n’importe quoi. Une légère brise lui souffla alors dans le cou. La demoiselle frissonna, ramenant ses jambes vers son torse. Mais c’était déjà trop tard. La brume partait déjà. Les sons se faisait plus audibles, les couleurs plus vives : elle se réveillait. Elle se réveillait alors qu’elle se sentait bien, au meilleur moment. D’ailleurs, elle en aurait mis sa main à couper, mais le vent soudain n’était pas la seule cause de ce réveil prématuré. Se redressa, elle distingua une ombre à ces côtés. Véritable silhouette humaine dont les lèvres se mouvaient encore. Vesper fronça les sourcils, tentant de démasquer l’individu, placé à contre-jour. Saleté contre-jour … « Je suis … désolée mais … pourrais-tu répéter ? A moins que tu ne me parlais pas, hein, si tu permets que je te tutoie. En auquel cas je suis désolée mais j’aurais pourtant juré avoir vu tes lèvres bouger. Enfin, je sors d’un rêve, ça pourrait être mon imagination aussi et … » Malheureusement, le fait de fait de s’endormir à l’improviste n’allait pas modifier en quoi que ce soit un de ces principaux traits de caractères : Vesper était horriblement bavarde. A l’instant, elle avait même du mettre un frein à son enthousiasme car déblatérer toute seule n’était, pourtant, pas une chose qui l’intéressait.

PS ; désolée pour la qualité mais, souffrant en ce moment même d’insomnies, je n’ai pas trouvé mieux.
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MessageSujet: Re: Trois, deux, un et ... action !   Sam 10 Juil - 13:37


    Un air en tête, je me surprends à fredonner les premiers accords d’un groupe de légende. Il parait qu’ils faisaient fureur dans le temps, dans le monde des sorciers. Les Bizzar Sisters, et je n’ai jamais compris leur nom, vu que le groupe ne se compose en réalité que d’homme, allez comprendre parfois la logique des gens. Enfin, alors qu’habituellement je ne suis pas fan de musique, je me retrouve à murmurer les paroles maintenant, comme si j’avais toujours été fan de cette musique bizarre … Bizarre ? C’est le cas de le dire, n’est ce pas ? Ouh, Mercredi March fait une touche d’humour pour elle-même, peut être que cette fois, elle court réellement à ça perte. Dans un monde comme le sien, il n’y a pas de temps, pour l’humour, d’accord ?

    Enfin, je marche tranquillement dans le parc de Poudlard, je profite des derniers instants de vie magique avant de retourner à l’orphelinat lorsque les vacances seront annoncées. Et même si je n’ai pas envie d’y aller, la vérité est simple, bête comme le monde, je n’ai tout simplement pas le choix. Parce que je me dois d’y retourner, étant donné que je n’y vais pas pendant les autres vacances scolaires, je suis obligée d’aller montrer a la direction que je suis toujours en vie, et que l’école où je suis me plait plus que n’importe quelle école publique, puisque pour eux je suis dans le privé.

    Je ferme les yeux un instant, parce que le soleil précédemment caché derrière le seul et unique nuage du ciel vient de réapparaitre. Je soupire, contente, et me rends compte que c’est surement pour ça, que je fredonne encore cet air que je connais bien trop peu. La satisfaction que je ressens me vient du fait qu’à l’orphelinat, je n’y resterais qu’une seule et unique semaine. Après j’inventerais une excuse, n’importe quoi pour me permettre de revenir ici beaucoup plus tôt. C’est comme ça, Poudlard est presque une drogue à ce niveau là, une échappatoire si parfaite, si belle, incroyable, et par-dessus tout magique, que je ne peux me permettre de rester longtemps loin d’ici, en sachant ce qu’il m’attend dans l’autre partie de ma vie.

    Et puis comme je suis de « bonne » humeur, je me décide à faire mon choix. « Alors, laisse moi réfléchir … Ma victime, ou mon jouet, mon passe temps même du jour sera … Ah voilà, cette fille là, qui dort alors que moi je suis pleine de vie. » Dis jolie princesse, tu joueras avec moi, n’est ce pas ?
    Sans m’en apercevoir, je crois que mon allure s’accélère, impatiente de commencer mon délire personnel, mon jouet solitaire dont elle sera le pion principal.

    Un, deux, trois … Le jeu commence là.

    Je m’apprête à pousser un cri, n’importe quoi qui fera qu’elle se réveillera en sursaut, mais pas la peine, la petite se réveille toute seule, et me laisse moi ouvrir la bouche dans le vent. Bon sang ! Alors que je referme la bouche, presque déçue, elle se met à déballer toute une tirade que même moi je n’arrive pas à assimiler. « Excuse moi, poupée, mais c’était moi qui devait parler.»

    « Je suis … désolée mais … pourrais-tu répéter ? A moins que tu ne me parlais pas, hein, si tu permets que je te tutoie. En auquel cas je suis désolée mais j’aurais pourtant juré avoir vu tes lèvres bouger. Enfin, je sors d’un rêve, ça pourrait être mon imagination aussi et … »


    Je hausse un sourcil, clairement perturbée par ses agissements, mais je me reprends, hein, faut pas croire, n’est pas Mercredi March qui veut. Et puis, je reprends vite le contrôle de la situation. Je choisis de m’amuser avec son « erreur ». Mais si en soit, ce n’est pas réellement une erreur, mais bon, voilà quoi. Alors, tu crois que je parlais c’est ça ? Bien, alors je te parlais … Et je hum …

    - Je te disais juste ; « Tu sais que tu baves ? »

    Ma phrase est couillonne, pas blessante pour un sous, mais bon sang, je pourrais partir dans un fou-rire de celle là. Oui, j’ai bien dit que Mercredi était de bonne humeur aujourd’hui. L’enfant prodige est en vacances, et justement elle compte en profiter.

    Cette fois ce n’est pas les sourcils que je hausse, mais bien les épaules. Je me décide à m’asseoir à côté d’elle, même si elle ne me l’a pas demandé. Après tout, cet arbre il est à tout le monde, n’est ce pas ? Je retourne mon regard vers la brune qui est à ma gauche … Hum alors j’attends, parle un peu quoi, montre à Miss March que tu es, comme elle le pense déjà, une bavarde de service. Et vois comme tu as de la chance aujourd’hui, je prierais presque le ciel pour que tu m’inondes de tes mots. Les vacances oui, l’ennuie, hors de question !


Dernière édition par Mercredi March le Sam 16 Juil - 9:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Trois, deux, un et ... action !   Lun 6 Sep - 15:04

Journée ensoleillée. Magnifique journée, dans une Grande Bretagne réputée pourtant trop pluvieuse. Une journée dont il fallait profiter ; ce n’était pas tous les jours qu’il faisait beau. Mais alors, pourquoi ? Pourquoi s’était-elle endormie, alors qu’elle avait des tonnes de projets dans la tête. Des projets plus insensés les uns que les autres ; dont le plus important consistait à projeter – justement – ce qu’elle devait faire. Mais non, la Poufsouffle avait été faible. Les rayons caressants du soleil avaient eu raison d’elle ; elle s’était faite bernée. Et en beauté. Fort heureusement, la journée était loin d’être terminée. Mieux même, un nouveau partenaire de jeu se tenait à ses côtés ; elle espérait seulement que celui-ci accepte bien de rester avec elle. Ce n’était pourtant pas chose gagnée. Après tout, elle était une Winnfield, et avait donc une réputation assez conséquente. Si Rose, sa sœur aînée avait d’abord choqué les élèves par son audace et, surtout, par son côté dragueur, Erwann, Joshua et elle avait dépassé l’ampleur du phénomène. Déjà que voir des jumeaux était chose rare alors, des triplés, c’était un cas de laboratoire. Les autres élèves étaient toujours là à les épier, à surveiller leurs moindres faits et gestes comme s’ils étaient des créatures non identifiées. Ou alors des créatures de Frankestein, les deux solutions étant tout à fait possible. En plus d’être équivalentes.

Cela dit, rester allongée comme cela, très peu pour la demoiselle. Si sa mère lui avait bien appris quelque chose, c’était d’être polie. Polie et éduquée. L’éducation, une grande histoire de cœur. Pas de mots plus haut l’un que l’autre. Pas de rires. Pas de jeux. Rien. Le silence le plus total, le silence intersidéral. Finalement, c’était à se demander pourquoi Vesper était aussi bavarde, certainement pour compenser le manque de son enfance. Manque présent uniquement lorsque ses parents étaient là, les enfants s’arrangeant toujours pour braver les interdits. Tout d’ailleurs avait figure de rébellion, traîner les pieds était un exemple parfait. Même si ce n’était pas elle qui faisait cela, la brune ayant une sainte horreur d’abîmer ses affaires. De se faire mal voir. Elle faisait toujours tout pour montrer une bonne image, sa propre bonne image ; qui ne correspondait pas forcément aux normes « Winnfield », certainement un copyright irlandais, si ce n’était plus. Mais là, ça n’allait pas. Voilà que l’inconnue qui se tenait en contre jour venait de lui annoncer qu’elle bavait. Qu’elle bavait, non mais voyez-vous ça ! Tentent d’être discrète, Vesper se caressa la joue. Dans l’espoir d’enlever, tout aussi discrètement, ce surplus de bave. Mais rien. Il n’y avait rien. Pas d’eau. Pas d’humidité. Pas de salive. Tentant de reprendre ses idées, la demoiselle se caressait machinalement le menton ; en proie à des interrogations étranges. Pourquoi, pourquoi, pourquoi … ? Et si c’était une blague ? C’était forcément une blague, sinon, c’était sacrément con, cette idée.

Tandis que la Serdaigle – Vesper venait d’apercevoir son blason – s’asseyait à ses côtés, la Poufsouffle ne pu s’empêcher de la suivre des yeux. Des yeux qui disaient « Mais qu’est ce que tu fous, ma belle ». Elle espérait une réponse, en vain. La blonde ne semblait pas disposer à parler ; elle ne semblait pas disposer du tout. Un peu en retrait, largement à l’ouest, en fait. Arquant un sourcil, Vesper la regarda, une nouvelle fois. L’heure était à la discussion, après avoir laissé échapper un dernier bâillement. « Tu sais qu’en principe, si tu veux engager une conversation, faut commencer à parler. Le plus simple, c’est de faire comme si tu écrivais. Un sujet, un verbe, un complément. Plusieurs, c’est mieux. Si tu as les idées. Si tu as un peu de connaissances, aussi, la conversation peut progresser. Dire que je bave, se taire et s’installer, ce n’est pas dans l’ordre des choses, tu vois ? » Vexée, la Vesper ? Non, si peu. Juste un petit peu. En fait, elle était persuadée que c’était Mercredi qui venait de la réveiller. Juste pour ça. Et juste parce qu’elle détestait se faire réveiller, elle avait envie de râler ; de laisser cours à sa mauvaise humeur. Une mauvaise humeur qui n’allait pas rester longtemps, elle le savait. Mais qui allait tout de même ponctuer le début de cette conversation. « Ah ouais, non, tu vois pas. Tu sais que s’intéresser aux autres, c’est important. Faut arrêter d’être dans ton monde, ma belle. A force de t’enfermer sur toi-même, tu vas te faire avoir. Par quoi, ça, je ne sais pas. Vaut mieux pas me poser la question, je ne saurais pas te répondre. Mais je peux te poser une question, cela dit, c’est plus facile, ça : ‘à quoi penses-tu’ ? Faut sacrément avoir le cerveau pris pour être aussi morose. » L’art d’être délicate ? Ca aussi, Vesper ne le maîtrisait pas. Elle avait toujours eu pour habitude de parler, parler, et parler encore. Ca pouvait prendre, ça pouvait râler, au contraire, elle s’en foutait. C’était comme si elle vivait sur un petit nuage. Sur son propre petit nuage. Un nuage rose, tout doux et tout moelleux où les méchants et autres personnes du même acabit n’étaient pas acceptés. Si elle savait … Elle aurait certainement arrêté son petit délire, près de l’histoire des bisounours et compagnie. A croire que la brune n’était pas une vraie Winnfield ; si Peter la voyait ainsi, il y avait tout à penser qu’elle serait déshérité – ça, elle s’en foutait. Mais surtout, il y avait tout à parier qu’elle n’aurait plus le droit de voir sa famille – et ça, c’était impensable. L’époque des bisounours donc ? Les cinq minutes suivant le réveil, histoire que toutes les idées reviennent convenablement à leurs places.
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MessageSujet: Re: Trois, deux, un et ... action !   Mar 16 Nov - 22:32

J'attendais une réponse de sa part, n'importe laquelle, insultante, drôle, vexée ou autres surprise, mais je l'attendais ça c'est certain, et peut importe comment elle allait être, sa fichue réaction, je savais déjà qu'à moi elle allait me faire rire. Parce que je savais que j'avais été vexante, mais je suis comme ça, je n'y peux rien, et puis cette poufsouffle après tout, je ne la connaissais pas, et je suis sure que dans le fond, elle ne voulait pas me connaitre, donc en résumé, j'ai arrangé les choses dès le départ, n'est ce pas ?

    « Tu sais qu’en principe, si tu veux engager une conversation, faut commencer à parler. Le plus simple, c’est de faire comme si tu écrivais. Un sujet, un verbe, un complément. Plusieurs, c’est mieux. Si tu as les idées. Si tu as un peu de connaissances, aussi, la conversation peut progresser. Dire que je bave, se taire et s’installer, ce n’est pas dans l’ordre des choses, tu vois ? »


Ah oui c'est vrai ? Sans rire, on ne m'avait jamais expliqué. Je me force à retenir mon sourire, et me surprends à penser qu'elle est de suite plus intéressante lorsqu'elle s'énerve, à défaut d'être des plus banales lorsqu'elle dort.

Et puis soyons sérieux là, depuis quand quelqu'un pourrait m'expliquer comment il faut procéder pour écrire ou pour parler. J'aimerai pouvoir lui cracher au visage que je suis une des élèves des plus douées de ma maison et de mon année, mais je me retiens, juste pour le plaisir de l'énerver un peu plus, ma copine du jour. A cette pensée j'esquisse un sourire et je me surprends à attendre une voix dans ma tête me dire que je suis peut être à la limite de la folie.

    « Ah ouais, non, tu vois pas. Tu sais que s’intéresser aux autres, c’est important. Faut arrêter d’être dans ton monde, ma belle. A force de t’enfermer sur toi-même, tu vas te faire avoir. Par quoi, ça, je ne sais pas. Vaut mieux pas me poser la question, je ne saurais pas te répondre. Mais je peux te poser une question, cela dit, c’est plus facile, ça : ‘à quoi penses-tu’ ? Faut sacrément avoir le cerveau pris pour être aussi morose. »


Bizarrement, je ne sais pas si ces mots avaient atteins mes maux, mais je me plais à penser que non, et que ce qui me perturbe le plus est que je crois ne jamais avoir entendu une fille déballer des phrases aussi longues. Il est vrai que je ne parle pas avec beaucoup de monde, mais là, d'un " Tu sais que tu baves ? " on en était arrivé à se demander pourquoi j'avais le cerveau aussi cramé.

Le truc le plus idiot dans cette histoire, c'est que je ne saurai réellement dire pourquoi il est si perturbé, cet esprit là. Peut être parce que je ne suis pas sûre du jour de ma naissance, parce que les idiots qui m'ont recueilli ont eu l'idée débile de m'appeler Mercredi, peut être parce que je suis une loup-garou. Hein la Poufsouffle c'est vrai, Pourquoi je suis perturbée, dis moi ?

Je souffle longuement, et rapproche mes jambes de moi, pour pouvoir entourer mes genoux de mes mains, je la hais de m'avoir fait penser à tout ça, et je la hais encore plus de ne pas se rendre compte de tout ce qu'il se passe dans ma tête. Petite fille parfaite.
J'incline le visage tout en tournant mon regard vers le lac, afin de ne plus la regarder elle, je me décide alors à lui parler, histoire qu'elle ne me prenne pas trop pour folle esseulée ;

    - Et d'où tu sors que je suis morose, toi ?


C'est tout ce que j'avais réussis à sortir pour le coup. Je suis pas du genre à faire d'une phrase un roman, moi, et crois moi, je ne présenterai pas d'excuses pour ça. Et pour lui prouver qu'aujourd'hui je suis prête à être gentille et à lui montrer un peu plus d'intérêt qu'a tout les autres, je prends la décision de lui sortir autre chose, tiens, voir comment elle réagira en attendant mon prénom.

    - Mercredi.


Et si elle me connait de réputation elle fera le rapprochement, elle verra surement sur le coup que je suis la gardienne de serdaigle au Quidditch, et elle comprendra aussi pourquoi il est prit mon cerveau, et ça justifiera ma méchanceté, puisque tout le monde sait que je suis mauvaise avec tout le monde, sauf avec les professeurs, évidemment.
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MessageSujet: Re: Trois, deux, un et ... action !   Sam 5 Fév - 14:45

Elle avait pris l’habitude, à présent, qu’on se moque d’elle. Les remarques étaient courantes, parfois blessantes. Mais Vesper s’en foutait ; elle préférait hausser les épaules et laisser couler. Attendre, un peu, que l’orage passe. Bien entendu, cela ne l’empêchait pas d’être vexée, souvent. Elle tentait de le cacher mais cela n’avait jamais eu grand effet ; tout le monde savait quand elle faisait la tête. Même que c’était supposément marrant à regarder, chose avec laquelle elle n’était pas d’accord, évidemment. Préférant afficher un large sourire, ce sourire-là, la brune tourna la tête vers Mercredi. Le rire – ou plutôt le sourire – contre l’adversité, c’était ainsi qu’elle agissait. A croire qu’être prétendument pacifiste pouvait aider ; ça relâche les tensions. La discussion est sensée être plus facile, dès lors. Encore fallait-il que l’interlocuteur soit prêt à parler, ce qui ne semblait pas être le cas aujourd’hui. Arquant un sourcil, la Poufsouffle dévisagea sa compagne tentant d’être la plus discrète possible. Histoire de la pousser à ouvrir sa bouche. De la pousser à bouger. De la pousser, quoi. Mais là, elle semblait n’avoir aucune réaction. C’était étrange, tiens. La brune était plongée dans un mutisme le plus total, dans ses pensées peut être. Vesper avait-elle dit quelque chose qui la mettait mal à l’aise ? Ou qui lui faisait ressortir des souvenirs … qu’elle aurait préféré oublier ? C’était possible, l’impossible n’était rien. L’observant du coin de l’œil, elle la regardait bouger, changer de position. Comme pour se protéger. Allez, ne sois pas timide, dis moi ce que tu penses.

« Et d'où tu sors que je suis morose, toi ? » Ah, si. Finalement, elle savait parler. Elle s’interrogeait même sur ce que Vesper venait de lui dire – elle l’écoutait, donc. Elle se redressa un peu plus, étirant par la même occasion ses muscles endoloris. Cela avait beau faire à peine quelques minutes qu’elle s’était endormie, c’était plaisant de sentir son corps se réveiller de nouveau ; les sens en éveil. Elle tourna plusieurs fois sa tête dans le sens des aiguilles d’une montre, puis dans l’autre. A l’instar des athlètes qui s’étirent avant l’entrainement. C’était une habitude, une vieille habitude. Comme un rituel à ne rater sous aucun prétexte. En auquel cas elle état de mauvaise humeur pour la journée entière et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, mauvaise humeur rimait avec une propension encore plus importante de parler. Autant dire qu’elle avait intérêt à être de bonne humeur ; dans ces moments-là, elle savait se contrôler. Elle arrivait à trouver la limite d’énervement de ses interlocuteurs et s’arrêter juste avant de dépasser le seuil limite. Reportant de nouveau son regard sur la Serdaigle, Vesper haussa de nouveau les épaules. « J’sais pas, tu tires la gueule. Ca n’suffit pas pour dire que tu es morose, c’est ça ? Faudrait, surtout, que t’apprennes à sourire. Le monde est plus marrant comme ça tu devrais essayer. En plus, c’n’est pas très compliqué, j’te jure. C’est juste une histoire de muscle et de zygomatiques à étirer. Attends, je te montre. » Là-dessus, Vesper pivota pour faire face à l’autre demoiselle. Et, sans attendre, elle étira ses lèvres, comme elle l’avait expliqué … C’était toujours mieux avec une explication à l’appui. Même si celle-ci pouvait être ridicule et s’apparenter à une moquerie. Car oui, dans le fond, elle se moquait un peu de l’autre, là. Elle n’avait pas qu’à lui dire qu’elle bavait, c’était tout. Et une petite vengeance, douce ; il ne lui en fallait pas plus. C’était largement suffisant. Surtout qu’elle se donnait à moitié en spectacle, pour le coup. Avec l’intime conviction, aussi, qu’elle ferait mieux de doser ses propos. Et de ne pas trop charger ces phrases.

« Mercredi » Elle le savait ; Vesper savait que la Serdaigle s’appelait Mercredi. Elle avait toujours eu une facilité déconcertante pour mettre des prénoms sur le visage ; c’était juste qu’elle n’avait pas eu envie de passer pour une fille curieuse et trop ouverte en balançant un « Hey, Mercredi ! Comment vas-tu ? ». En plus, elle n’était pas réputée, Mercredi, pour être franchement sociable. C’était peut être pour cela qu’on avait l’impression qu’elle râlait sans cesse ; qu’elle était si morose. A ce point-là, on pourrait même dire qu’elle aurait pu s’entendre avec une autre Serdaigle : Hope L. McGwen. A croire que la maison des aigles était une maison d’associable – c’était marrant. Et semblait tellement vrai, dans le même temps. Il fallait qu’elle en parle à Hope d’entamer une discussion avec Mercredi ; il pourrait bien y avoir quelques surprises. Pourtant, en ce moment même, la Poufsouffle avait envie de faire fi des ouï-dire et de forger sa propre opinion sur son interlocutrice. Elle pouvait certainement être sympa, oui. « Jeudi. Mercredi, c’était hier ». Ahah, c’était brillant, non ? Non, c’était carrément stupide et puérile. Surtout qu’on avait déjà du lui faire à la blonde, pauvre d’elle. « Plus sérieusement, j’vois parfaitement qui tu es. Tu m’diras que, oui, c’est normal, c’est parce que tu es exceptionnelle. Vesper. Si ça n’te dit rien, tu dois au moins avoir entendu parler de ma famille. Il y en a genre … beaucoup qui se baladent. Winnfield, ça te dit quelque chose ? » Bien entendu, c’était obligé. Si les prénoms de chacun pouvaient passer inaperçus, ces frères et sœurs, eux, ne le pouvaient. L’existence de triplés faisait jasé, déjà, à l’origine. C’était sans compter leur nombre, au total. Et l’inexistence des relations qui le liaient. Les Winnfields n’étaient pas normaux, qu’on se le dise. Et, étrangement, c’était tout à fait normal, dans la famille. Aucun de se ressemblait, mélange hétéroclite de personnes qu’on ne savait pas trop où mettre, finalement. Et pourtant, la demoiselle les aimait. Elle devait d’ailleurs être la seule à vouloir faire en sortir de former une famille. C’était loin d’être gagné. Ils fuyaient tous, les uns après les autres. Prétextant à chaque fois avoir quelque chose de plus important, se moquant éperdument de lui faire plaisir ; rien qu’une fois. Sa famille était une bande d’égoïstes. D’égoïstes qu’elle détestait mais qu’elle adorait, dans le fond. C’était compliqué.
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MessageSujet: Re: Trois, deux, un et ... action !   Lun 14 Fév - 11:34

    « J’sais pas, tu tires la gueule. Ca n’suffit pas pour dire que tu es morose, c’est ça ? Faudrait, surtout, que t’apprennes à sourire. Le monde est plus marrant comme ça tu devrais essayer. En plus, c’n’est pas très compliqué, j’te jure. C’est juste une histoire de muscle et de zygomatiques à étirer. Attends, je te montre. »


Je soupire, clairement pour prouver que je suis déçue. Je regarde son sourire, aimerais pouvoir le cracher, pas dans son beau visage non, juste comme ça, dans le vent, prouver qu'il m'est totalement indifférent. Je déteste ce qu'elle vient de faire, et je suis sûre qu'elle sait que je n'ai pas aimé. On ne se moque pas de moi, habituellement, enfin, pas de face à face, et son sourire ne fait que me provoquer ... Je reste silencieuse, attends que son cirque se termine, ne veut pas lui prouver que je m'énerve intérieurement.

J'aimerai pouvoir secouer le visage, lui rire au nez, montrer que la morosité, là ou pas, elle ne vient tout simplement pas du fait que l'on sourit ou pas. Lui prouver que sa théorie est fausse, que tout ça n'a pas de sens, qu'elle est une idiote comme tous les Poufsouffles, n'importe quoi. Je regrette presque d'avoir baissé la garde, lui avoir lancé mon prénom dans le vent, attendre une quelconque réponse à un Mecredi insignifiant. Je la hais de me rire au visage, comme si elle avait le pouvoir de m'atteindre, je la hais d'être elle, et de ne pas savoir comment l'atteindre.

    « Jeudi. Mercredi, c’était hier »


Cette fois ci je ne peux me retenir, je lui lance un regard noir, et me décide à lui répondre du tac au tac.

    - La blague est mauvaise.


J'aimerai pouvoir lui expliquer, lui dire pourquoi je m'appelle justement Mercredi et non Jeudi. Lui dire qu'il y a un fond à cela. Je crois ... Je pourrais le lui dire s'il le fallait, si elle le voulait, ou plutôt si elle en valait la peine. S'il fallait que je lui explique. Je secoue le visage, et me rends compte que non, bien sur que non, je ne lui dirai rien, la laisserait parler dans le vent, puisque mon prénom l'était aussi, dans le vent, je savais bien ce que j'avais annoncé, pas vrai ?

J'incline le visage, attends pour je ne sais quelles raisons, et qu'on ne me demande pas d'expliquer, je ne le pourrais, ne le voudrais pas.

    « Plus sérieusement, ah oui vraiment, tu sais être sérieuse dis moi ? J'en doute après ton sourire venue d'ailleurs, d'un n'importe quoi que je n'explique pas, et ne veux pas l'expliquer. Sérieusement tu disais ? j’vois parfaitement qui tu es. Tu m’diras que, oui, c’est normal, c’est parce que tu es exceptionnelle. Vesper. Si ça n’te dit rien, tu dois au moins avoir entendu parler de ma famille. Il y en a genre … beaucoup qui se baladent. Winnfield, ça te dit quelque chose ? »


Encore une fois j'incline le visage, de l'autre côté soit dit en passant ... Je la regarde et réfléchis, me demande si elle dit vraie, ou si elle se moque de moi, encore une fois, les triplés tout ça. Cette suggestion me parait plus plausible. Et puis ... m*rde je m'ennuie maintenant. Je n'ai plus envie de parler avec elle, parce que je déteste qu'on se foute de moi. Alors voilà, je m'en fous qu'elle s'appelle Vesper Winnfield ou pas.

Je soupire, et m'auto-flagellerai plus tard pour le fait d'être restée. Mais voilà, disons que c'est plus fort que moi. Ce n'est même plus de la curiosité, ni quoi que se soit dans ce genre là. C'est juste une Mercredi, comme ça, qui veut apprendre à connaitre, pour avoir l'élément qui fait qu'elle pourra lui rendre la blague, sur Mercredi.

    - Tu veux que je te dise ?


Oui, non, peut être, je ne sais pas, vas y dis moi, non tais toi. La vérité c'est que quoi qu'elle réponde, je lui dirais quand même. Alors je n'écoute même pas, sa réponse. Excuse-moi, c'est ça ? Oui, je crois. Je soupire, enfin, non, je ne soupire pas. J'esquisse ce qui ressemble le plus à un sourire et fini par me décider à écourter le suspense de ma prochaine révélation.

    - C'est pas ta famille qui fait ce que tu es. Et j'en suis la preuve, crois moi, pour quelqu'un qui ne sait pas d'où il vient, c'est plutôt difficile d'avouer qu'il prend repère sur les marques qu'on laissé ses parents. C'est n'importe quoi, ça. Winnfield, ouais, ok, c'est cool. Et sinon, quoi d'autre ?


J'attends n'importe quelle réponse, veut n'importe quelle réponse. Une discussion qui rende fou, l'on se fiche du nom de famille et de combien de personne se baladent dans la rue aujourd'hui. Qu'elle me réponde dix huit ou vert e je rigolerai, pour de vrai. L'esprit s'efface, le monde trépasse. Elle est d'une folie, celle qui est née un Mercredi.
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MessageSujet: Re: Trois, deux, un et ... action !   Dim 1 Mai - 20:37

« La blague est mauvaise. » C’était certain, oui, la blague était mauvaise. Mais ce n’était pas un fait nouveau, Vesper avait toujours eu du mal avec ce genre de chose. Les blagues, très peu pour elle ; elle préférait sourire. Ou sourire à celles-ci, comme ça, même si elle ne les comprenait pas. Faut dire qu’elle était d’un naturel timide – voire un peu trop même si, étrangement, elle pouvait lancer la conversation à n’importe qui ; la preuve étant certainement Mercredi qui se trouvait à ces côtés. Mais plus que sa timidité, elle n’avait pas été élevé dans une ambiance « bon enfant » et tout ce qui touchait de près et de loin à quelques chamailleries enfantines lui paraissait étrangement loin. Mais étrangement tentant. D’où cette plaisanterie de très mauvais goût … mais qu’elle idée, aussi, de s’appeler Mercredi. Ce prénom-là résonnait dans son esprit, accompagné d’un léger pourquoi. Pourquoi, hein, s’appelait-elle Mercredi ? Et pourquoi, aussi, s’appelait-elle Vesper ? Parce que s’il y avait une chose qu’elle ne comprenait pas, c’était que ses frères et sœurs avaient des prénoms à connotations, et elle … rien. Bien entendu, ce n’était pas ça qui allait l’empêcher de vivre mais quand même, elle se posait la question. Avec en fond, en léger malaise qu’elle n’arrivait pas à comprendre : « Je suis différente ». Différente, oui. Et si pour beaucoup la différence est bien-vue, elle, elle la regardait d’un œil mauvais, ayant l’impression d’être le vilain petit canard de la « famille ». « Tu veux que je te dise ?» « Je t’écoute », avait-elle eu envie de répondre. Juste ça. Mais elle s’était tu, pour une fois, se contentant d’hausser les épaules. Ce que cela voilait dire ? Elle ne le savait pas trop elle-même ; une chose à mi-chemin entre le « je m’en fou » et le « je t’écoute », justement. Ce qui n’allait pas changer de l’ordinaire ; il faut bien dire qu’elle passait son temps à écouter les autres déblatérer – on y croit, n’est-ce pas ? Regardant Vendredi, elle attendait. Qu’elle parle, qu’elle se taise ou qu’elle parte. Qu’elle fasse quelque chose, la Poufsouffle savait que l’autre n’allait pas rester inactive. Et muette.

« C'est pas ta famille qui fait ce que tu es.» D’un signe de tête, discret, Vesper acquiesça les propos de l’aigle. Pour le coup, elle ne pouvait pas la contredire – chose qu’elle ne cherchait pas, de toutes manières – tellement cette phrase était vraie. Cette simple phrase. Mais, pourtant, il y avait quelque chose qui clochait dans l’ensemble, un je-ne-sais-trop-quoi qui perturbait l’harmonie de la chose. Si harmonie il y avait. « Certes.» Un mot unique. Voilà ce qui était sorti de la bouche de la demoiselle. Juste ce petit certes. Ce certes de tout, ce certes de rien. Si cela ne tenait qu’à elle, elle se serait lancée dans un discours enflammé sur la famille. Ou sur ce qui lui servait de famille ; parfois, elle aurait préféré être orpheline. Pour ne pas avoir à connaître ce lien qui l’unissait avec d’autres personnes. Ce foutus liens, avec ces obligations, ces principes à la noix. Des principes dépassés et trépassés qu’elle essayait de faire changer. Mais les ancêtres étaient vieux jeu. Avec une seule et unique envie : avoir une progéniture capable de reprendre les rennes. Rien d’autre. C’était d’ailleurs cette seule envie qui avait fait qu’ils étaient nombreux, les enfants. Le but étant de parfaire la création. Mais rien ne s’était déroulé comme prévu. « Si ta famille ne fait pas ce que tu deviens, elle te conditionne un minimum. Et parler de famille, de tuteur, de tout ce que tu veux ne changera pas la donne : ton enfance contribue à te former, à définir qui tu es. Pas totalement, mais un peu. Et ce, quelque soit le nombre de personnes qui t’entourent, ou leur nom de famille ou leur aaa…âge », avait-elle fini dans un bâillement bruyant qui lui découvrait ses maxillaires. A dire vrai, Vesper espérait de tout cœur ne pas ressembler à ses parents, notamment à Helen. C’était d’ailleurs pour cela, entre autre, qu’elle passait son temps à sourire. L’autre raison, c’était qu’elle aimait bien, elle avait alors l’impression que tout allait bien. Ce qui était d’ailleurs le cas, n’est-ce pas ? Maintenant que l’épisode de Pandore était passé, tout pouvait devenir comme auparavant. Elle n’avait plus besoin de s’énerver et de bouder pour un rien. Du moins, elle l’espérait – sauf contre Erwann parce que lui, il la faisait vraiment tourner en bourrique. Pour un rien, en plus ; vieille habitude.

Vesper avait fini par se lever ; elle commençait à avoir mal partout d’être assise sur le sol. S’étirant, elle tentait de faire passer la douleur – qui n’était pourtant pas méchante. Le soleil, passant au travers du feuillage lui tapa dans l’œil. Instinctivement, elle leva les mains vers le ciel, les faisant agir comme un pare-soleil. Avec une petite fonction supplémentaire : longue-vue. Allez savoir pourquoi, Vesper avait, ensuite, ramené ses mains de telles sortes à espionner ses voisins de loin. Enfin, espionner n’était pas vraiment le bon terme. En revanche, faire semblant d’espionner correspondait tout à fait à la chose – qui était loin d’être discrète, soit dit en passant. « Winnfield, ouais, ok, c'est cool. Et sinon, quoi d'autre ?» Une fois encore, la demoiselle avait fini par hausser les épaules. Loin d’elle, pourtant, l’idée de paraître désagréable. C’était juste que face à une telle remarque – qu’elle ne savait pas comment prendre autrement qu’un foutage de gueule – elle ne savait pas trop quoi dire. Aussi décida-t-elle de continuer de regarder, au loin, comme pour s’échapper des griffes de Mercredi ? Heu … Pas tellement. Car elle ne se sentait pas prisonnière, non. Mais les réflexions de la blonde pouvaient être étranges – elles l’étaient, carrément. A croire qu’elle naviguait dans un autre espace temps, qu’elle était perdue, comme ça, et qu’elle s’accrochait à ce qu’elle pouvait pour faire surface. Notamment au sarcasme. A la mauvaise humeur et : « Tu vas bien ?» Il n’y avait aucune arrière pensée, les mots étaient sortis tels quels, tous seul. Le ton de la Winnfield s’était fait doux – de toute manière, il n’était jamais franc – et la question était sincère. Vraiment. Parce que d’un coup, elle pensait à l’année précédente. Et à ce qu’avait pu traverser la demoiselle. Et que si elle avait besoin d’aide, pourquoi pas, elle pouvait se montrer disponible. Bien entendu, vu le caractère de l’aigle, c’était loin d’être gagné. Surtout si elle pensait que Vesper la prenait en pitié. Vesper replaça ses mains le long du corps avant de s’assoir, de nouveau. Son sempiternel sourire accroché à la commissure de ses lèvres.
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MessageSujet: Re: Trois, deux, un et ... action !   Lun 2 Mai - 12:16

    « Certes »


J’aimerai pouvoir lui hurler au visage d’être trop décontractée. J’essaie de soupirer mais rien ne va, j’en viens à me demander ce que je fiche encore ici. Je devrai partir, non, je ne fuirai pas, je reprendrai juste le court normal de ma vie, celui où on ne me demande pas de faire semblant de sourire à tout et n’importe quoi. C’est pas permis, ça, bon sang. Pas per-mis !

Bon c’est maintenant n’est-ce pas que je m’en vais ?

Je ne veux rien savoir de sa famille, rien savoir de ses plus petites années. Qu’on me passe le temps des violons celui où je serai obligée de faire semblant de m’intéresser avant de détaler. Et puis je soupire cette fois, pour de bon et grandement même.

    « Si ta famille ne fait pas ce que tu deviens, elle te conditionne un minimum. Et parler de famille, tuteur, de tout ce que tu veux ne changera pas la donne : ton enfance contribue à te former, à définir qui tu es. Pas totalement, mais un peu. Et ce quelque soit le nombre de personne qui t’entourent, ou leur nom de famille ou leur aaaa..âge. »


Je relève le sourcil droit, m’amuse toute seule de l’expression que je dois lui offrir. Dois-je préciser que je n’ai pas aimé son bâillement surfait ? Celui qui m’a nargué d’un air bien trop parfait. Je n’aime pas cela, Vesper et toutes les choses qui tournent dans sa tête.

L’enfance, tout cela … Je ferme les yeux, pour ne pas penser à cette partie de ma vie là. Je ne veux pas croire que j’ai été enfant avant cela. J’ai toujours été Mercredi moi. Celle qui s’appelle comme un jour de semaine, comme ce que les filles de l’orphelinat avaient décidé. Des débiles qui ont voulu m’handicaper dès ma naissance. Mercredi qu’elles m’ont appelé.

Je perds le fil de mes pensées, je crois me répéter, et pense même que mes phrases ne font pas le sens qu’il se devrait. L’envie numéro une, c’était ? N’importe quoi, je ne sais pas … Dé-ta-ler, voilà ! Se barrer vite d’ici avant qu’au final on ne me demande à moi qu’elle enfance j’ai eu, et que je ne puisse pas répondre.

Parce que je n’en peux plus de ses mouvements d’épaules, de son air détaché et de ses phrases bien trop pensées. J’en peux plus, et je crois que je suis fatiguée, oui, c’est bien cela, des plus fatiguée, je crois. Nouvellement épuisée, la Mercredi, d’avoir cru être capable d’inventer une fausse amitié.

De toute façon, lorsqu’on pense amitié on ne devrait pas commencer par « Tu baves. » pas vrai ? Non, je ne pense réellement pas. Mais je garde cette erreur pour moi, bien cachée. Parce que Mercredi aux yeux du monde elle n’a jamais tord, ne sait même pas ce que signifie le mot « tromper. »

L’erreur est humaine, n’est-ce pas ? Mais voilà, humaine, je ne le suis pas. Ou tout du moins pas tout à fait, c’est bien pour cela que je suis si différente comparée aux gens d’ici. Je ne sais toujours pas où est ma place, mais j’espère la trouver un jour, proche du sommet, qui sait … ?

    « Tu vas bien ? » Hein ? Quoi ?


Cette fois ci je ne soulève plus mon sourcil, je me contente de froncer ceux-là. Je n’aime pas sa question, mais c’est à se demander si j’aime quelque chose en réalité. A la vérité … Je ne pense pas. Je crois que c’est juste comme ça, je n’aime rien, voilà. Rien de rien, pour toujours et à jamais, c’est décrété.

Je soupire de ma connerie, et de la folie de mon esprit. Je ne sais même plus pourquoi je pense tout cela. Ce que je hais, en réalité ? C’est moi, je crois. J’ai envie de me frapper, et j’aimerai pouvoir l’expliquer. Mais rien ne se passe, rien ne s’explique. Et surtout pas à Vesper qui ne me connait pas.

Je secoue le visage, lui offre la parfaite panoplie d’une folle venue d’un mardi. Voilà que je me mets à faire des blagues sur mon propre prénom, qu’est-ce que tout cela peut être con. Un ramassis de conneries qui ne stoppe jamais. Il n’y a pas de boutons pose dans ma tête, je ne peux pas l’arrêter.

C’est dit, en réalité, je suis fichue, perdue à jamais. Lorsque je serai au sommet, il faudra me tuer. M’abattre pour de bon. Qu’on arrête ma respiration, que s’envole mon inspiration.

Je me rends compte alors qu’on attend que je parle, que je m’anime à nouveaux, et que je montre que pour l’instant je suis encore en vie. Bel et bien là, contre mon moi, mais bien là. Ca aussi, c’est du n’importe quoi. Je soupire, Vesper, tu vois ?

    - Si je vais bien ? Je me plais à répéter pour faire entrer dans mon esprit qu’elle m’a demandé cela. Devenue encore plus folle à cause d’une question posée dans le vent. Si je réponds que non, tu t’y intéresseras réellement où tu passeras à autre chose ? Je choisis l’option deux, on se fiche toujours de la réponse lorsqu’on demande à une personne si elle va bien. Du mieux que je peux. Alors à l’évidence je ne vais pas bien. Mais c’est comme ça.


C’est un mal être qui ronge de l’intérieur, que personne ne voit. C’est je ne sais pas … Ce n’est tout simplement pas moi. J’ai presque envie de la frapper de m’avoir demandé cela. Je ne vois pas pourquoi elle a fait ça. On a pas à me demander cela à moi.

En réalité ? Je la déteste de m’avoir demandé cela. De faire semblant de s’intéresser à moi. Comme à une égale, comme si je n’étais plus cette folle de Mercredi … Comme si les rumeurs n’existaient pas.

Il faut savoir se rendre à l’évidence, ce n’est pas maintenant que je vais m’en aller. Oublier les rêves de liberté.

Et puis comme je suis quelqu’un de polie, depuis quelques temps, ou quelques secondes qui sait, je me permets d’ajouter d’un air aussi décontracté que le sien …

    -Et toi ?
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MessageSujet: Re: Trois, deux, un et ... action !   Mer 23 Nov - 20:06

Trois. Comme trois mots, simples, qui viennent de m'échapper. Trois petits mots, lancés dans l'air, ponctués par une interrogation. Seulement trois ; j'aurais pu largement faire pire. Partir dans un monologue, monopoliser la parole, l'action, le lieu. Tout cela à la fois. Au lieu de quoi j'ai préféré limiter ma diction, afin d'être sûre que tu en saisisses le sens, Mercredi. Afin que les mots, ces mots, glissent sur ton esprit ; s'accrochent à tes pensées. Pourtant, je n'attends pas forcément de réponse. Avec le temps, avec l'étude, je sais que tu n'es pas bien bavarde – je ne t'en veux pas. Dans le pire des cas, je peux parler pour deux, tu sais ? Pourtant, je ne sais pas, quelque chose – sentiment étrange – en moi aimerait vraiment que tu répondes. Sérieusement. Sans passer par maintes et maintes détours dont tu connais les secrets. De toute manière, la question, je la reposerai.

- Si je vais bien?
Je hoche la tête, esquisse un sourire – large, le sourire – Oui, c'était bien cela, ma question. Pas très compliquée, non ? Et profondément sincère. Ce n'était pas des phrases en l'air, comme cela, juste pour faire joli, pour meubler la conversation. Non. J'avais toujours pensé que c'était une manière comme une autre de prendre des nouvelles, de s'enquérir de l'état physique ou mental de son interlocuteur. Bien entendu, cela passait assez souvent mal – vu comme une intrusion dans la vie privée. Comme quelque chose dénué d'intérêt. Ou pire, parfois.
J'avoue, même, ne pas toujours aimé la question moi-même. La considérant, souvent, comme une sorte de foutage de gueule. Pourtant, ça n'en est pas, vraiment pas. Après tout, je ne demande pas si tu vas bien, alors que tu es mal en point, non ? Ma question est en adéquation avec ce que j'observe, là, au moment présent. Sinon, dis moi, pourquoi te serais-tu assise à mes côtés ?

- Du mieux que je peux.
Je me surprends à me balancer, lentement, avant de soupirer. Non, non. Cette réponse ne me convient pas, elle sonne creux. Les mots résonnent dans ma tête, s'entrechoquent, sans y trouver de logique. Non, ce n'est pas possible d'aller du mieux que l'on peut. On va bien, ou pas. Je ne vois pas d'autres choix, d'autres exécutives possible. Je fronce alors les sourcils, penche la tête avant de te regarder. Si tu as gagné quelque chose, aujourd'hui, c'est de me faire perdre mon sourire. J'affiche une moue boudeuse, relative à mon questionnement, à cette nouvelle interrogation qui s'offre à moi. Je ne tiens pas, la voilà.

- C'est faux.
Seulement deux petits mots, à présent – réduction progressive. Oui, c'est faux. Je persiste et je signe. Si tu vas du mieux que tu le peux, en l'occurrence, c'est que tu ne vas pas bien. J'hésite à lire dans cette réponse une invitation ; n'importe laquelle. Comme une demande, muette, pour que je te vienne à l'aide. Comme une envie, cachée, de déballer ta vie et d'expliquer ce qui te tracasse. Ça tombe bien, aujourd'hui, je suis d'humeur d'écouter plutôt que de parler – mettons cela sur mon réveil relativement récent. Je suis sûre d'en porter quelques séquelles, encore. Le pays des songes est encore proche, très proche. J'écrase un nouveau bâillement, m'en excuse par une légère grimace avant de retrouver mon sempiternel sourire. Oui, c'est une invitation à poursuivre.

- Et toi ? Quoi, et moi ?
- Non.

Un mot, pour finir. Négation puissante, seulement non. Ce n'est pas ainsi que j'envisage la suite, cela ne rentre pas dans mon programme. Si c'est à quelqu'un de parler, pour une fois, ce n'est pas à moi. Je n'ai rien à dire, strictement rien. Ma vie est bien trop calme pour m'en plaindre ; ma vie est belle, oui. Tout simplement. On va dire que j'ai eu de la chance, c'est cela. Et que je la provoque, aussi, cette chance. Optimisme naturel, voilà tout. Et c'est cet optimisme persistant, ce sourire, aussi – vrai – qui me permet d'avancer, de ne voir que les bons côtés des choses. Ou de les cherches, coûte que coûte. Certes, je n'irai pas à affirmer que le monde est merveilleux, non. Je vois bien que certaines choses sont relativement graves. Graves et injustes. Mais porter un regard plus léger dessus aide certainement à ne pas se laisser avoir, à ne pas démoraliser. D'ailleurs, si quelqu'un me voit déprimer, c'est qu'un esprit malveillant a pris possession de mon corps, compris ?

- Non. Ce n'est pas à moi de parler, vraiment pas. La question, elle était pour toi. Et tu n'y as pas répondu. Aller du mieux que tu peux, non, ce n'est pas une réponse. Tu aurais pu me dire n'importe quoi d'autre ; mais pas ça. Alors, tu vas bien ?
Je te l'avais dit, non, dans mon regard que j'allais te demander la même chose. Encore et encore, jusqu'à ce que la réponse me satisfasse. Têtue, je confirme. Caractère de famille. Même si j'ai tendance à m'éparpiller facilement, j'essaie de garder en tête au maximum mes objectifs. Et va savoir pourquoi, cet après-midi, mon objectif : c'est toi. Rien plus ni moins. J'ai décidé de m'attaquer à ce monstre de Mercredi. D'essayer de comprendre ce comportement, le tien, et cette distance que tu mets avec les autres. Je ne prétends pas, cela dit, être psy – très peu pour moi. Mais voilà, c'est mon défi du jour. Gratter un peu cette façade de folie, de génie. De je-ne-sais-trop-quoi, comme tu le dis si bien.

Et là, à moi de m'étirer. Comme le ferait un sportif pendant son entraînement, avant de passer à l'attaque. Les questions se bousculent dans ma tête. J'ai même l'impression d'entendre les réponses, comme un écho vicieux. Réponses négatives, détournées. Je vais devoir m'accrocher, je le sens. Je fouille alors dans mon sac, racle son fond avant d'en faire sortir des madelinoises – madeleines sorcières. J'en enfourne une avant de proposer le paquet à la Serdaigle. Prendra, prendra pas ; je m'en moque, ce n'est pas forcément ce que j'attends d'elle en ce moment. J'esquisse un nouveau sourire, plus discret, avenant.

- J't'écoute. J'tout mon temps. Mais t'en veux ?
Je sais, j'ai avalé les mots, Merlin m'en pardonne. Dans l'attente, je finis par laisser le paquet entre nous deux – si jamais ça te tente. Tout en me faisant violence pour ne pas reprendre la parole, vraiment. Exercice difficile, si tu savais, Mercredi. J'aurais tellement de choses à te dire, des choses que je ne soupçonne peut être pas encore. Mais qui sont là, quelque part, tout au fond de moi. Une série de questions, d'interrogations, de pourquoi mal placés.
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MessageSujet: Re: Trois, deux, un et ... action !   Ven 30 Déc - 10:15

J'attends, j'attends je ne sais quoi. Qu'elle me rende mon arbre, qu'elle se barre et que revienne le temps où je ne lui avais jamais parlé de toute ma vie. On s'arrête maintenant, ça suffit. J'en peux plus, je suis fatiguée d'avoir trop parlé. Ouais, c'est vrai, j'ai pratiquement rien dit, mais et alors ? J'ai le droit d'en avoir marre quand je le décide, et là ça y est, c'est juste arrivé. J'ai le cœur à l'envers et n'aies plus envie de réfléchir à si je vais bien ou pas, on passe à autre chose. n'est ce pas ?

    - C'est faux.


La ferme ! Voila ce que j'aurai voulu lui répondre, si j'avais pas eu la surprise de sa phrase. J'écarquille même les yeux, je crois, parce que je ne sais pas comment réagir. Ce sont les choses du moment ou quoi ? Me contre dire ? Que le monde entier soit contre moi ? J'ai rien fait et ne suis coupable de rien, qu'on me laisser errer en paix plutôt que de m'harceler.

Je soupire, une supplique, un n'importe quoi, des pensées qui filent au bout de mes doigts. J'en ai marre et pourtant je reste là. De toute façon, je suis convaincue que cet arbre était à moi dans un premier temps. Et puis je ne compte pas me le faire voler par une petite qui s'est mise à baver. Je lève les yeux au ciel, parce que le plus simple dans tout ça, ce serait que je me barre et on ne parlera plus jamais de ça. Mais non, faut que je sois bornée, n'est ce pas ?

    - Non.


Non ! Non ! Non ! N'importe quoi ! Réponds autre chose je ne sais pas. Mais juste putain quoi. Je fronce les yeux, voudrai la baffer. Qu'est ce qu'on les gens à vouloir être contre moi. Je voulais juste réviser, lire ou je ne sais quoi. Mais pourquoi je suis là ? J'ai mal à la tête, j'en peux plus. Je suis malade, je couve quelque chose. Serait-on dans la mauvaise partie du mois ? Je me transforme, tu crois ?

C'était quoi la question qui méritait cette réponse là ? Cette négation qui sort de nulle part ? Je ne sais plus peut être son état. Si j'avais su, j'aurai rien demandé, j'aurai pas fait dans le social mais plutôt dans le je te déteste on se reparlera plus jamais. La fièvre doit me guider, parce que je reste plantée à attendre une phrase de sa part quelque chose qui justifie tout ça.

    - Non. Ce n'est pas à moi de parler, vraiment pas. La question, elle était pour toi. Et tu n'y as pas répondu. Aller du mieux que tu peux, non, ce n'est pas une réponse. Tu aurais pu me dire n'importe quoi d'autre ; mais pas ça. Alors, tu vas bien ?


Mais, mais, mais ... Cette fois, j'y comprends vraiment plus rien. Et au lieu de m'agacer, je me mets d'accord avec moi même sur le fait que je ne veux pas savoir, ne veux pas comprendre. Tenter d'oublier ces quelques secondes, minutes. Déjà assez interminables pour moi. Je les raye de mon esprit, parce que j'ai plus envie de me prendre la tête à cause de ses paroles qui ressemblent plus à des discours, des sermons. Putain, mais j'ai pas besoin qu'on ravage mon cerveau, il est déjà bien assez abimé.

Je veux pas parler de moi, c'est pas si compliqué à assimiler, je veux pas, alors on en parle pas voilà. Je secoue le visage, m'énerve, fulmine, suis sure que mes cheveux sont ébouriffés, qu'ils sont le parfait reflet de mes pensées. Tout ça n'a pas de sens, et je suis fatiguée, je jure que là c'est de l'épuisement total. Un n'importe quoi qui ne s'en va pas. Faut la faire taire, la seule solution est là.

    - J't'écoute. J'tout mon temps. Mais t'en veux ?


Mais j'en veux pas moi, de son temps. Non j'en veux pas, mais ça va pas suffire si je réponds ça, n'est ce pas ? J'aurai encore droit à un discours sur le fait que c'est à mon tours de parler. Si j'avais su, j'lui aurai jamais fait remarquer qu'elle bavait. Ouais, jamais, ça m'aurai éviter tout ça, cette mascarade et ces mots dans le vent. Putain, mais pourquoi on fait semblant d'être grand ?

Tu vois pas que je suis pas bien dans ma tête, que y a des fois ça pète ? Que c'est en train de le faire devant tes yeux, le disques est rayé, trop abimé, bon à jeter. Bordel, je suis fatiguée. Je ne veux pas parler de moi, je ne veux pas qu'on m'offre du temps. Je préfère me dire que je vole celui des gens plutôt que de me dire qu'on me l'offre gentiment. Je passe ma main dans mes cheveux, stressée je voudrai pourvoir les arracher, me venger sur eux plutôt que sur Vesper. Après tout son seul crime sera quoi, à celle là ? D'avoir cru pouvoir me comprendre. D'avoir voulu m'entendre.

Je soupire, respire, expire, devient totalement folle, je m'enfuis de mon propre esprit et rien n'a de sens, ni pour elle, ni pour moi, je le sais, en suis persuadée. J'ai mal à la tête, l'ai-je déjà précisé ? J'en sais rien, j'sais plus rien aujourd'hui, là, maintenant. Je sais juste que mes pensées vont trop vites pour moi. Je sais aussi que de son temps, j'en veux pas, et que la conclusion est juste là. Pourquoi elle devrait préciser, décider, que c'est à moi de parler ? Moi je dis que c'est à elle, alors me contredire sert à quoi, vraiment ? A rien, à nous en faire perdre du temps, je crois.

    - Non ! que je hurle sans comprendre pourquoi, pour répondre au sien, je crois. Non, j'en veux pas, ça te vas comme réponse, ça ? Non, j'en veux pas de ton temps. Et puis, en réalité en quoi ça t’intéresse si je vais bien ou pas ? On sait que ce n'est qu'une question de politesse alors pourquoi tu t'arrêtes sur ça ? Tu ne peux pas passer à autre chose, sérieusement ? Crois moi, la seule chose qu'on fait là, c'est le perdre notre temps. Et je déteste ça.


Merci, bonjour, au revoir.
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Trois, deux, un et ... action !

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