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 Dreams on fire.

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    anneSo « Sentir la mort dans ses veines. Et revenir »



▌Citation :

« We say we waste time, but that's impossible. We waste ourselves. »

▌Clan : Avec moi-même, ça en fait moins à trahir.
▌Âge : 41 ans (7 janv.)
▌Don(s) : : Naturellement protégée contre les instrusions dans son esprit suite à l'acquisition d'un mental d'acier.
▌Ancienne maison : Gryffondor
▌Sang : Impur
▌Humeur : Saine
▌Emploi : Auror d'élite, espionne, formatrice et mère.
▌Crédit(s) : (c)fae

MessageSujet: Dreams on fire.   Jeu 8 Juil - 20:20

Mauvais départ. Je recommencerais le sujet dans le retourneur de temps.

.D r e a m s . on . f i r e.
« Maman ?! Tu pleures ? Pourquoi tu pleures maman ? »
♪♫♪music♫♪♫


Au début, je n’avais pas saisit l’ampleur de la lettre. En fait, à force de laisser le temps passer, je pense bien que j’avais fini par oublier que cela devait arriver un jour. Le cerveau est une machine étonnante. Cette lettre était pour moi la chose que j’attendais le plus au monde, elle était pour moi le moment de renouer avec le passé. Le moment où je redevenais véritablement mère. L’attente avait été une telle souffrance pour moi, que mon cerveau en avait fait rien de moins qu’une banalité. Mais la banalité est un mystère qui n’a pas jugé bon de se dévoiler. Je pense bien que, même maintenant, alors que je me rendais aux abords du lac, je ne prenais pas totalement conscience de la chose. S’en était presque irréel. Pourtant, cette lettre était la preuve incontestable que la situation quittait son statut de rêve. Plus je m’approchais de l’eau, plus mon cœur se serrait. Elle allait me juger. Bien sûr qu’elle allait le faire. Elle le faisait certainement depuis des mois déjà. Elle aurait tout à fait raison en me disant que j’ai été une mère indigne, en disant que je l’ai abandonné. Sortant de sa bouche à elle, tout était acceptable. Je connaissais sa souffrance et ses doutes, car j’avais eu les même. Laisser son enfant seul dans l’océan infesté de requins qu’est la vie ne devrait jamais arriver. Jamais. Surtout qu’en plus je savais que cela surviendrait un jour. Je savais pertinemment que j’aurais à essuyer une attaque plus virulente que les autres de sa part à lui. J’aurais du prendre mes dispositions. J’aurais du prévenir Aerthur quand il en était encore temps. J’aurais peut-être du accepter de laisser tomber l’affaire, afin qu’elle ne touche pas ma famille. Mais quand votre affaire est précisément en rapport avec votre famille, pouvez-vous laisser un tiers mettre les pieds dans le plat ? D’autant que je les connaissais tous sur le bout des doigts. Mais j’aurais du faire en sorte que rien ne lui arrive à elle. Je n’ai pas su la protéger du danger. Je n’ai été rien d’autre qu’une égoïste. Que devrais-je lui dire si elle me disait que j’aurais mieux fait de mourir plutôt que de me battre pour respirer ?

Debout devant le lac, je laissais se perdre mes iris dans les reflets argentés de l’eau. J’avais la gorge serrée. C’était une sensation horrible que de se penser rejetée par sa fille. Sa chaire, son sang. Mais méritais-je seulement de l’avoir pour fille. Habituellement je ne me pose jamais autant de questions. Habituellement les choses viennent à moi, ou bien alors je le devine. Mais mon intuition me faisait défaut. Je n’avais rien à l’esprit. A part la désolation que j’avais bien pu laisser derrière moi. Elle avait appris à se construire seule. En soit, elle avait surmonté l’épreuve. Néanmoins je pense que le fait de savoir que pendant tout ce temps j’étais toujours de ce monde a dû lui faire l’effet d’une douche froide. Je pouvais comprendre son ressentiment à mon égard. J’avais préféré me terrer, alors que elle, elle pleurait constamment la perte de sa mère. Imaginez vous, lutter tous les matins en vous levant, imaginez vous gagner le combat et commencer à voir le bout du tunnel, imaginez vous ensuite découvrir qu’en fait tout est faussé depuis le début. Vous vous battez contre l’invisible pour rien. Contre des démons qui ne devraient même pas exister. En fait, on vous a berné pendant toute cette période, et vous y avez cru. Inutile d’être d’une fierté démesurée pour se sentir blessée. C’était ce qu’elle avait dû penser à me voyant revenir. La femme revenue d’entre les morts. C’est, ce qu’ils disent tous. On était même allé jusqu’à me demander à quoi ressemblait la mort. La grande énigme de l’humanité. Qu’est-ce que la mort ? Y’a-t-il quelque chose après ? Mais j’avais été vivante pendant tout ce temps moi. Mon cœur ne s’était pas arrêté de battre, je n’avais pas vu cette mystique lumière blanche. Non. Frôler la mort ne veut pas dire la rencontrer. Dieu merci. Qu’est-ce que j’en savais moi. Et elle, que poserait-elle comme question ? Elle m’en poserait forcément. Ou bien alors pas du tout. Peut-être ne veut-elle pas savoir, et laisser toute cette histoire de côté. Peut-être que j’étais la seule à vivre dans ce fichu passé. Impossible. Car je ne vivais pas dans le passé, mais avec. Cette cicatrice en dessous de ma poitrine en était la preuve. Elle se rappelais à moi, de temps à autre. Le pire, c’était la nuit quand je me réveillais en sueur parce que j’avais revécu la scène. Dans ces cas là, la douleur revenait à son tour, elle était exactement la même que ce jour là.

Je fermais les yeux. Prenais une longue inspiration. Me concentrais uniquement sur le bruit de l’eau et ceux du vent qui faisait frémir l’herbe. Un craquement. Un second. Je ne tarderais plus à être seule. Le troisième craquement fut plus proche et me permit d’apprécier la corpulence de la personne qui approchait. Ce n’était pas un pas appuyé, on pouvait y sentir une certaine hésitation, car le bruit s’éteignait. Ce qui prouvait que la personne qui avançait n’était pas sûre d’elle, ne prenait appuie que sur ses talon et n’osait pas aller trop de l’avant en mettant le poids de son corps dans la pointe de ses pieds. L’expéditrice de ma la lettre était là. Je sentis mes lèvres s’étirer en un sourire. Il était temps d’arrêter de se voiler la face et de s’inventer un possible avenir. Le présent se présentait à moi, alors à quoi bon le renier. Je fis donc volte-face pour m’assurer de l’exactitude de mes déductions. Toujours souriante je pus constater que j’avais raison. Je plongeais mes yeux dans les siens. J’avais l’impression qu’elle lisait en moi comme dans un livre ouvert. C’était assez perturbant. Elle avait le visage serein, mais je pouvais y deviner un léger malaise cependant. Ce qui devait être exactement la même chose dans mon cas. Elle était grande ma fille. Tellement grande que j’aurais pu croire qu’elle n’était pas la mienne. J’avais laissé derrière moi une petite fille de cinq ans dans sa petit robe blanche et ses boucles d’or. J’avais maintenant face à moi une jolie jeune femme qui semblait savoir ce qu’elle voulait en cet instant présent. Comme toute mère je mentirais en disant que je n’étais pas fière d’elle, parce que j’étais extrêmement fière de ce qu’elle était devenue. Elle que j’avais toujours vu comme fragile et gentille comme un ange, c’était en fait révélé être forte et dure, même si à mes yeux, elle restait mon petit ange.
Jugeant l’avoir assez regardé, et jugeant également qu’il était de prendre la parole mes lèvres s’entrouvrirent pour laisser s’en échapper une voix calme et douce. « J’aime bien le lac. Il te suffit de fermer les yeux pour avoir l’impression d’être ailleurs. Un petit bout de liberté. », un sourire ponctua ma phrase, elle y répondit timidement. Certainement en train de se demander quelle attitude il fallait qu’elle adopte. Devait-elle m’en vouloir, ou bien baisser les armes. Tout dépendait de ce qu’elle avait à dire. Pour ma part, je savais, si elle voulait bien m’écouter. Je ne voulais pas l’obliger. Sa rancœur était bien trop récente. Tout se jouait dans les premières paroles. Si j’étais trop distante d’elle, je risquais de la perdre, définitivement, si j’étais trop inquisitrice il en serait de même. Il fallait que j’évolue dans un équilibre bien précaire. Espérons que je puisse le maintenir, pour une fois. « Tu as l’air épanouie, mais qu’en est-il de l’intérieur ? ». Le déclencheur c’était ce que je recherchais. Qu’importe qu’elle doive crier, pleurer, me détester, il fallait que je trouve ce déclencheur, parce que je l’aimais et que cette situation m’étais insupportable.




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«Je sais là que c'est le signe, tout s'arréte ici. Je voudrais que l'on donne au bruit le souffle de nos vies. Je voulais croire en nous et voilà j'ai perdu les clés. Moi je sais que c'était toi et tu vas me manquer.»
Inséparables - Mylène Farmer


Dernière édition par Anne-Sophie Eden Grey le Mer 27 Juil - 19:20, édité 1 fois
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▌Citation :
«Méfiez-vous de tous ceux en qui l'instinct de punir est puissant»
Nietzsche

▌Clan : Le pouvoir mène au succès.
▌Âge : 19 ans. (7 août)
▌Année : 9ème année
▌Maison : Slytherin
▌Sang : Mélé
▌Humeur : Solitaire
▌Poste au Quidditch : Poursuiveuse.

▌Crédit(s) : (c) fae

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▌Relations:

MessageSujet: Re: Dreams on fire.   Jeu 22 Juil - 10:54

« Je serais toujours avec toi mon Ange. »

« Est-ce une bonne idée ? Je ne sais pas. Ce n’est pas une idée. Mais quoi que ce soit c’est bon et positif, exactement ce qu’il me faut. Allez de l’avant, c’est ce que j’ai toujours voulu faire et pourtant je n’ai fait vivre dans le passé, et les erreurs de mes anciens. Ce n’est pas simple d’avancer lorsque vous avez les yeux bandés, mais cela à des avantages. Au moins je suis passée par les chemins tortueux et je m’en suis sortie. Je suis peut-être tombée, je me suis peut-être écorchée à vif, mais au moins j’ai trouvé la force de me relever. Bien sûr les choses auraient pu être différentes, qui ne l’aurait pas voulu après tout. Je ne souhaite à personne cette situation. Elle m’a fait grandir, mais atrocement souffrir. Chaque nouvelle étape a été une véritable supplice, et je sais par avance que ce n‘était que le début. Je ne veux pas tout comprendre. Je veux comprendre juste ce qui est nécessaire et à ma portée. Je ne veux pas non plus qu’on me rende des comptes. Je le voulais. Mais c’est inutile d’aller sur cette voie, qu’est-ce que cela pourrait m’apporter à part de nouveaux conflits affectifs et d’intérêts. Je ne cherche pas à faire table rase du passé, là, ce serait commettre un crime contre moi-même. Je veux juste savoir vivre avec lui, en faire mon allié, plutôt que de me battre quotidiennement contre lui. Normalement c’est contre notre présent que l’on se bat ardemment. Moi qui me suis toujours donnée corps et âme pour me battre contre passé, je n’ai jamais eu l’énergie de continuer, et on en voit le résultat. Soyons réalistes. Mon présent n’est pas rose, et mes divers actes et attitudes n’ont fait qu’aider à lui donner ce visage. »

Cette journée n’était pour elle que succession d’évènements néfastes. D’abord, il y avait eu cette altercation dans la grande salle. Altercation étant un bien grand mot il fallait l’avouer mais le fond était là : elle avait parlé avec les deux compères Turner et Russelow, ce qui n’avait pas contribué à lui rendre un moral éclatant. La jeune fille souffrait énormément de la situation, elle n’aurait jamais cru qu’il faille envisager cette tournure des choses quant à l’évolution de sa relation avec Damian. Elle trouvait horriblement dommage que cela doive se dérouler de la sorte entre un semblant d’ignorance et de mépris, comme s’ils ne devaient qu’en retenir ces sentiments là. L’attitude du Gryffondor était en un sens décevante, et loin de plaire à la demoiselle, mais elle préférait taire ce que son cœur hurlait au fin fond de sa poitrine. Il n’était pas nécessaire d’envenimer plus les choses, cela dit la glace n’était définitivement pas brisée entre les deux adolescents, et c’était pour cette unique raison qu’ils se retrouvaient les deux pieds dans cette impasse sans moyen de faire demi-tour. Néanmoins peut-être se fourvoyait-elle dans sa vision, et que le problème venait simplement d’elle. Elle savait qu’elle avait la plus grande part de responsabilités dans leur rupture, et d’ailleurs n’allons pas croire qu’elle tenait à effacer cet épisode. Pas du tout. Elle ne le regrettait pas, et ce n’était pas les désagréables manières de son ancien petit ami qui allaient lui faire penser le contraire. A ce niveau, elle était dans l’optique de tourner la page, pas d‘oublier, mais de tourner la page comme dans tous livres en somme.
Ensuite, il y avait eu le cours de potions. Elle avait fâcheuse sensation que l’ensemble de ses journées de cours ne se résumaient qu’à cet unique passage devant son chaudron et Harris. Pour une raison qu’il lui était encore inconnue, elle s’était fait vider le contenu de son récipient de fonte alors qu’elle avait juste mis le premier ingrédient. Et ceci sans explications. Monsieur le professeur était passé derrière elle, et hop d’un coup de baguette magique elle n’avait plus qu’à recommencer. Il ne devait certainement pas s’agir d’une négligence de ce dernier, non. La verte et argentée avait l’intime conviction qu’il l’avait fait exprès rien que la faire enrager un peu plus, car elle avait passé la porte du cachot en oubliant qu’elle ne venait pas en colle, ce qui faisait qu’elle l’avait refermé violemment derrière elle, provoquant la chute de celui qui la suivait. Oups.
Et puis, il y avait eu ce hibou qu’elle avait reçu alors qu’elle se rendait en métamorphoses, dans lequel elle apprenait, avec une joie transpirant dans chacune des courbes qu’elle était collée. Harris n’avait rien de mieux faire de ses journées visiblement. Il avait dû en user des parchemins rien que pour elle cette année. La jeune fille, ne prit pas même la peine de lire le motif de sa retenue. Il pourrait très bien lui écrire un jour que c’était parce qu’elle lui avait fait ouvertement des avances devant toute la classe, qu’elle s’en moquerait bien. De toutes façons, il ne lui était pas possible d’y échapper. A moins de se rendre chez la Directrice, mais là encore, elle se doutait bien qu’elle devait avoir d’autres à chats fouetter. Bien que le jeu en vaille la chandelle, qui de la parole de l’élève ou du professeur parviendrait à convaincre la Directrice. C’était intéressant. Le moyen le plus sûr pour savoir si Filztter était belle et bien corrompue ou pas, comme le laissaient entendre certaines rumeurs.
Enfin, histoire de parachever cette magnifique journée, son chat avait décidé de mettre lui aussi son petit grain de sel. En effet, lorsqu’elle retourna dans la salle commune, et qu’elle fut dans son dortoir, Synthia fut harcelée, voire attaquée par deux filles du dortoir voisin. Apparemment cet adorable Eden avait décidé qu’il était temps d’aiguiser ses griffes, et il n’avait pas trouvé meilleur endroit que la valise de cuir de Miss Stevens. D’une certaine manière c’était un excellent choix, si l’on se place du point du vue du chat cela va de soi. Bien moins judicieux lorsqu’on se trouvait dans le rôle de la maîtresse du chat. Cette dernière prétexta d’ailleurs un rendez-vous entre préfets pour se débarrasser , non sans leur avoir fait part de de sa mauvaise humeur. Elle leurs avaient pas la même occasion conseillé de ranger un peu mieux leurs objets de valeurs, il n’y avait pas que son chat qui se baladait sans attaches dans l’ensemble de château. Il était donc inutile de venir pleurer dans ses jupons, elles faisaient preuve d’une grande négligence, qu’elles ne payent les pots cassés.

« Est-ce que cela va bien se passer ? Je ne saurais dire. Est-ce que j’en avais envie ? Oui, mais. Comme on le dit si souvent, il y a toujours un mais. Le mien vient d’une sphère inconnue. Il était là sans avoir de sens particulier. Un peu comme cette appréhension que l’on ressent tous même si l’on sait exactement comment va se dérouler les minutes à venir. Cependant, je suis sûre d’une chose : j’ai peur. Ce n’est pas la situation qui me donne la chair de poule, mais c’est elle. Finalement, je l’ai tellement idéalisé que maintenant je la crains, parce que oui, je ne la connais pas. »

Sa mère était de dos, lorsqu’elle arriva au lieu de rendez-vous donné. Habituellement, la jeune Grey aurait pris ses jambes à son cou et aurait déguerpi afin de ne pas assumer ses responsabilités. Elle ne pouvait pas se permettre tel acte, cela faisait trop longtemps qu’elle avait vu les choses se dégrader, et elle ne tenait à devoir subir une nouvelle situation inextricable du même acabit que celle avec Turner par exemple. Arrêtée quelques mètres derrière elle, Synthia se demanda comment elle devait signaler sa présence. Et comme si son malaise était notable, elle vit sa mère se tourner vers elle, les traits de son visage effroyablement calmes. Ce fut sans nul doute pour cette raison que notre verte et argent sourit timidement à sa remarque. En fait, elle pensait exactement la même chose que elle quant aux vertus libératrices de cet endroit, pour avoir déjà fermé les yeux et s’être évadée vers d’autres contrées où elle n’aurait pas à porter son masque. Or, il fallait croire qu’elle n’était pas la seule à faire ce lien, car la question de sa mère eut le don de la prendre au dépourvu. Ainsi c’était de la sorte que devait se dérouler leur « rencontre ». Finalement, elle était bien une mère, elle donnait cette impression détestable d’avoir une longueur d’avance. Synthia n’avait jamais eu de présence féminine auprès d’elle, c’est pourquoi cela lui paraissait étrange. Pas que c’était trop, non elle en avait toujours rêvé, mais c’était juste nouveau, il lui fallait le temps de s’y habituer. Avoir cette présence maternelle non loin d’elle et qui lui voudrait du bien. Bien qu’une boule au fond de son ventre se formait car elle craignait de devoir essuyer un autre départ de son interlocutrice. Elle n’avait pas encore confiance. Elle ne la connaissait pas. Néanmoins, c’était entre la rage et l’agacement que son cœur balançait. Sa mère était d’un outrageux culot, et sur ce point comme de nombreux autres, elles se rejoignaient. « Je pourrais te retourner la question. », dit-elle pour tout choix, bien que n’étant pas totalement sûre d’avoir réellement choisi un camp justement. Dans la voix de la jeune fille, il ne transpirait pas tellement de méchanceté, c’était de la rancœur. Toujours cette même rancœur qui lui donnait envie de s’en prendre au monde entier, comme si elle n’était qu’une grande incomprise. Si elle se donnait au moins la peine de se faire comprendre.

Serrant le poing, elle regarda le sol un instant, avant de plonger ses iris dans ceux de sa mère. « Je t’en ai voulu tu sais, et je pense bien que cela va rester un petit bout de temps. J’ai du mal m’en rendre compte en fait. Mais je me dis bien que ça dû être pareil pour toi, qu’il y a eu un semblant de justice dans cette histoire. ». C’était à presque à contrecœur qu’elle parlait, mais elle en avait plus qu’assez de ne pas pouvoir sortir ce qui fermentait au fond d’elle depuis des mois maintenant. Elle avait eu le temps de se préparer et de ne pas aller dans les extrêmes. Fait qui la différenciait de sa mère à son âge d’ailleurs, car cette dernière avait du attendre des années avant d’être capable de se maîtriser aussi bien. Il n’était d’ailleurs pas dit qu’elle y arrive parfaitement encore au jour d’aujourd’hui. « Ne me demande pas de rattraper le temps perdu. On recommence tout sur les ruines que tu as laissé et que j’ai entretenu. ». Elle disait presque cela à la manière d’un ultimatum. De toutes façons, elle n’agirait pas autrement, et c’était ce qu’elles avaient de mieux à faire si elles voulaient espérer repartir sur de bonnes et bien meilleures bases.

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MessageSujet: Re: Dreams on fire.   Mar 26 Oct - 16:45

Comme je m’y attendais, il ne fut gère compliqué d’appuyer de manière directe sur le bouton qui enclencherait la réaction que je désirais. A savoir la faire dire clairement ce qu’elle avait sur le cœur. Soyons réalistes, il valait mieux que l’ensemble de sa rancœur s’exprime en une seule fois plutôt que par légères salves. Au-delà de me rappeler sans cesse mes fautes, chose que je voulais bien accepter, cela ne la ferait que s’enfoncer encore un peu plus dans son simulacre de carapace. Alors qu’elle ouvrait la bouche, je regardais la manière qu’elle avait de serrer le poing, la manière dont elle articulait ses lèvres. J’écoutais par la suite l’ensemble de ses mots, les agencements qu’elle voulait bien créer avec. Ce que c’était trop facile. La démasquer me semblait être d’une banalité affligeante. C’est pourquoi alors qu’elle lançait son ultime répliques, Ô combien bien menée par ses métaphores alambiquées, que j’allais se faire rencontrer les paumes de mes mains dans mon dos. Un léger regard vers la demoiselle, la tête un peu inclinée, je lui demandais silencieusement si elle en avait terminé. Ce qui eut juste le don de la faire monter d’un nouveau cran de son échelle de nervosité, le tout sous mon sourire naissant. « Que de biens belles paroles. Combien de fois les as-tu répété avant de pouvoir me les dire ? ». Parlant sur le ton de la conversation, je sentis son regard tressaillir face à la remarque. Touchée ? Pour sûr. La moue qu’elle laissa s’exprimer sur son visage venait de me le confirmer. « Cependant, c’est une bonne chose. », tranchais-je d’une voix plus claire le début de silence qui avait voulu prendre racine entre nous. A nouveau, lorsque l’expression de son regard changeant pour devenir interrogation, je ne pouvais m’empêcher de sourire. Cela dit, je la soupçonnais, une fois de plus, de jouer une bien triste comédie. Mais pouvait-on seulement lui en vouloir, là encore c’était, selon moi une très bonne chose. C’est pourquoi je lui dis tout aussi simplement que ma première réplique allant à l’encontre ses paroles : « Tu pourrais presque t’en sortir si tu ne laissais pas paraître ce petit air qui te rend sûr de toi. Je ne parle pas de celui qui te rend hautaine mais de l’autre. » En aucun cas, je ne prenais la peine d’être désagréable dans le ton de voix que j’employais. Ce n’était d’ailleurs absolument pas mon but. Tout ce que je voulais, c’était tenter de récupérer ma fille, et même si les apparences jouaient fortement en ma défaveur, croyez moi, j’étais sur la bonne piste. Baissant, discrètement, mon regard vers sa main, je pouvais noter avec intérêt le fait que son poing commence à se desserrer. Cela ne servait à rien de se mettre sur les nerfs, de plus ça ne conduisait pas bien loin à part à des crises de nerfs ou des naissances de stress insoupçonnées. De même, je pouvais apercevoir les traits de son visage se détendre. Nous pouvions donc espérer avec une conversation qui mènerait à but, puisqu’elle voulait bien ne plus être bornée par ses sentiments -si but nous avions à atteindre.- Assez étrangement, plutôt que de me sentir mal à l’aise face au désarroi évident de Synthia, j’avais l’impression de me retrouver dans une situation tout à fait normale, j‘y prenait presque un léger plaisir, alors qu‘elle était complètement en train de me servir tous ses reproches. Pourtant je devais bien lui reconnaître un fait, sa froide capacité d’analyse s’était développé bien plus rapidement chez elle que chez moi. L’environnement familial sans nul doute.

J’en occultais presque la dimension tragique de notre rendez-vous. C’était comme si une mère et sa fille se parlaient alors qu’elles s’étaient quittés la veille. Je pense bien que je préférais voir les choses de la sorte. Néanmoins malgré ce que j’en pensais, et surtout ce que je lui en disait, je ne pouvais décidément pas lui laisser la parole sur une note aussi ironique. Mine de rien j’avais eu ce que je voulais. Une réaction de sa part. C’est pourquoi faisant un demi-pas vers Synthia, je repris : « J’imagines que tu as dû te poser beaucoup de questions. Questions auxquelles je te donnerais toutes les réponses. Si bien sûr tu veux les connaître. Parfois il vaut mieux en savoir le strict minimum. ». J’étais bien plus amicale que précédemment. J’avais d’ailleurs abandonné toute ambiance de méchanceté, ou plutôt dirais-je de mauvaise taquinerie, car du mal, je ne voulais pas lui faire plus que le minimum syndical. Puisqu’il est évident que tout au long de notre existence nous faisons souffrir notre entourage, pour l’unique raison que nous sommes tous différents. Impossible de donc de tenir ces promesses naïves : je ne te ferais jamais de mal. Il faudrait sans cesse préciser, je ne t’en ferais jamais volontairement, pour le reste tu souffrira forcément car l’erreur est humaine. Pourtant, pour une fois, j’aimerais tellement être plus qu’humaine, et pouvoir relever ce genre de défi. Impuissante face à la douleur de ses proches. Alors que ça se bat contre les mages noirs, ça triomphe du mal, ça contribue à la paix dans le monde -rien que ça!-, c’est capable de réaliser des prouesses magiques reconnues, c’est choisi comme garde-fou par une personne renommée, et ça doit subir les limites de la condition de l’être humaine. Bien triste ironie du sort. Terrassée par sa propre existence. Nous ne sommes que des hommes jouant aux divinités parce que nous avons une baguette magique. Juste des hommes.

« Pour le reste, je ne veux certainement pas rattraper le temps perdu. Juste profiter du présent. », un sourire naquit sur mon visage à l’annonce de ce que je comptais prononcer par la suite, « Et c’est pareil pour toi. Je sais même, que le choix de me voir pour me parler était motivé par une information que toi seule dois détenir. » D’un regard et d’un signe de tête, que l’on aurait pu qualifier de complice si cela avait seulement existé entre nous, je l’interrogeais en silence. Je n’avais pas eu besoin de suivre ses faits et gestes pour deviner ce qui l’avait, entre guillemets, forcé à m’envoyer ce hibou. C’était d’ailleurs selon mon intuition rien de moins qu’un prétexte. Autrement dit, la raison parfaite pour baisser les armes sans rien dire. Si j’avais bien compris ce petit manège, je ne comptais pas pour autant le lui notifier. A quoi bon après tout. Il valait mieux qu’elle reste une, possible, bonne impression. Au pire, je pouvais aussi lui faire confiance pour comprendre mon comportement et ce que je cachais derrière mes mines amusées. Elle devait bien avoir des traits de caractères et perceptions proches des miens. De toute façon, si j’avais décidé de ne pas lui faire remarquer , cela ne voulait pas dire que je ne tenais pas mordicus à ce qu’elle le perçoive. J’avouerais même, que j’aimerais qu’elle sache le deviner.

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