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 EUGEN ▬ Fighting for nothing is what you were born for.

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▌Clan : Avec moi-même, ça en fait moins à trahir.
▌Âge : 20 ans
▌Année : 10e
▌Maison : Ravenclaw
▌Ancienne maison : ancien élève de Beauxbâtons
▌Sang : Impur
▌Crédit(s) : (c) Elyon

MessageSujet: EUGEN ▬ Fighting for nothing is what you were born for.    Dim 15 Aoû - 13:45


(c) Elyon
E U G E N H Y A C I N T H E H E P P E N H E I M E R

NOM HEPPENHEIMER. Un nom typiquement brittish, n’est-ce pas? Trêve d’ironie, je ne suis pas anglais. Je suis allemand, tout du moins du côté de mon père. Ma mère quant à elle est française. Quoiqu’il en soit, je n’ai pas eu le nom le plus facile à orthographier, autant dire que j’en ai bavé quand j’ai appris à écrire.
PRÉNOM EUGEN HYACINTHE. Eugen…Ce prénom est une véritable horreur. Je le hais, je l’exècre, c’est vieillot, ça manque de classe. Combien de fois mes petits camarades m’ont regardé de travers à l’énonciation de mon prénom. « Eugen, c’est le nom de mon papy! » Tu parles. J’aurais préféré Klaus ou Ulrich, tout de même plus moderne, et plus joli, à mon sens. Quant à mon second prénom, Hyacinthe, il témoigne de mes origines françaises. C’est mon papy qui s’appelle ainsi, et celui là, je suis fier de le porter. Pourquoi je ne m’appelais pas Hyacinthe junior, hein?
AGE ET ANNÉE 20 ANS & 10e. Le bel âge, diront les anciens. De nouvelles emmerdes, je dirais. J'ai pas envie d'avoir 20 ans, j'ai pas envie d'être un adulte. Je suis un gosse qui a mal grandi, un type mal dans ses pompes. Comment je pourrais être adulte quand je n'ai pas pu être un enfant?
DATE & LIEU DE NAISSANCE Je suis né un 13 JANVIER 2013, à MUNICH, en Allemagne. Mais je ne suis pas allemand de pure souche, l’ai-je déjà précisé. Je suis français par ma mère, j’ai la double nationalité. Je suis également bilingue, de ce fait. Ce qui a été vachement utile pour la suite.
SANG Franchement, est-ce que cela a encore une quelconque importance de nos jours? La question du sang est depuis longtemps révolue, croyez moi. Mais si vous voulez tellement le savoir, je suis d’origine Moldue, il n’y a absolument aucun sorcier dans ma famille, je suis pour ainsi dire le seul.
MAISON J'ai tout d'abord été élève à Beauxbâtons, où j'ai décroché mon diplôme de fin d'études. Puis, j'ai terminé ici, à Poudlard, par choix. Je suis actuellement en 10e année, à Serdaigle (si c'est possible, vu qu'on en manque XD)


DÉTAILS

ORIENTATION SEXUELLEHétérosexuel. Je n'ai jamais eu aucune attirance pour une personne de même sexe.
BAGUETTE MAGIQUE Bois de bouleau, 23 centimètres et demi, contient un ventricule de cœur de dragon, exceptionnellement souple. Est-ce que la baguette est intimement liée à son sorcier? Peut-être. Le bois de bouleau, c’est parce que je suis né en janvier. Le ventricule de cœur de dragon sans doute pour la santé et la force, et la souplesse parce que je ne suis pas des plus psychorigides, plutôt cool en fait.
BALAI Pour tout vous dire, je suis une brêle en Quidditch. La toute première fois que je suis allé dans les airs, j’ai fini sur le toit de l’école. J’avais voulu faire le mariole, et finalement je me suis fait humilier. J’ai tenté de passer les sélections pour intégrer une des équipes de Beauxbâtons quand je fus en âge, mais j’ai éborgné un voisin avec une batte et j’ai lancé le souaffle droit dans la tête du sélectionneur. Autant dire que je n’ai pas été admis, d’une quelconque façon que ce soit. Non seulement je suis trop maladroit, mais je connais d’énormes problèmes de trajectoire. L’utilité d’un balai dans mon cas? Franchement, je n’en vois aucune.
Animaux: Autrefois, mes parents avaient un chat, Félix. Un nom bien banal pour un matou, et ma mère m’a confié qu’au départ, ils voulaient me donner ce nom là. Merci bien, je crois que je préfère Eugen pour le coup. Quoiqu’il en soit, Félix en a bavé tant que j’étais dans les parages. Dans le désordre, il s’est pris une casserole pleine de sauce bouillante sur la tête, il est resté enfermé des jours entiers dans un carton, au fond du placard, j’ai maintes fois trébuché dessus. C’est un miracle qu’il ait survécu, ce chat, le mythe des neuf vies doit être foutrement confirmé. Dans le temps, ma mère avait également deux rats -non, pardon, des rattes- que le chat passait son temps à pourchasser.
Forme du Patronus: J’ai, au grand étonnement de tous, réussi à maîtriser plus tôt que prévu le sortilège du patronus. Et allez savoir pourquoi, vous, il prend la forme d’un suricate.
Forme de l'Epouventard: Autre chose exceptionnelle, mon épouvantard n’a pas de forme clairement identifiable, il n’en a même pas du tout lorsqu’il se présente à moi. Ce n’est pas que j’ai peur de rien, c’est humainement impossible de toute manière, mais peut-être que l’épouvantard ne parvient pas à reproduire quelque chose qui ne soit pas matériel. J’ai probablement peur de choses et d’autres, mais sûrement pas des insectes ou autres peurs plus ou moins classiques. [/list]


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▌Clan : Avec moi-même, ça en fait moins à trahir.
▌Âge : 20 ans
▌Année : 10e
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▌Crédit(s) : (c) Elyon

MessageSujet: Re: EUGEN ▬ Fighting for nothing is what you were born for.    Dim 15 Aoû - 13:46

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CHAPITRE 1. REMY SANS FAMILLE, CE N’EST PAS MOI.
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« Qui veut goûter? » La voix enthousiaste de Gilda retentit dans le petit salon exigu. Gilda, c’est ma mère, et elle a des goûts culinaires un peu spéciaux. Händel, mon père, posa son journal sur la table, et arqua un sourcil perplexe. « Désolé chérie, mais je n’ai pas envie de mourir jeune. » Pour toute réponse, Gilda lui tira la langue, et s’en retourna dans la cuisine, cuillère en bois à la main, faisant attention à ce que son curieux breuvage ne goutte pas sur le carrelage propre. Händel soupira, sourire néanmoins aux lèvres, et repris son journal pour examiner les nouvelles. Mains sur les hanches, Gilda s’approcha de moi, qui étais en train de lire une bande dessinée, assis sagement à la table de la cuisine. « Eugen, mon chéri, tu veux bien mettre la table? » Je levai la tête vers elle, légèrement hagard. J’avais été coupé dans ma lecture qui était réellement passionnante. Il était question d’extra-terrestres qui souhaitaient attaquer la Terre. C’était quelque chose qui à présent pouvait faire sourire, mais à l’époque, cette bande dessinée avait un léger air d’avant-garde. Je descendis de mon tabouret, en prenant garde de ne pas en tomber par accident. Je m’approchai de la cuisinière, examinant, sourcils froncés, le contenu de la casserole qui frémissait légèrement, de légères bulles éclatant à la surface lisse et orangée. Innocemment, je me tournai vers ma mère, mains derrière le dos. « C’est quoi? » Gilda me lança un de ces sourires dont elle avait le secret. Un des sourires qu’elle arborait toujours lorsqu’elle testait quelque chose dont elle refusait de révéler la composition jusqu’à ce que nous ayons goûté. « C’est le repas de ce soir » avait-elle répondu, gaiement, faisant tinter ses multiples bracelets. Je soupirai d’un air bougon, avant d’aviser du regard mon père qui avait allumé la télévision. Déjà, papy protestait, sa voix rocailleuse s’élevant dans toute la maison. « Eteins moi ça! Le son est beaucoup trop fort, c’est un coup à devenir sourd! Déjà que je le suis à moitié depuis qu’il y a cette foutue télévision! » Papa renchérit aussitôt, brandissant la télécommande comme une arme. « je dois regarder le match de football! Par conséquent, je n’ai pas d’autre choix que d’allumer la télévision! » Papy ronchonna, visiblement peu satisfait de la réponse. « Tout ça pour quoi? Pour voir vingt trois nigauds courir derrière un ballon! » Je me mis à pouffer de rire, amusé par la situation. À moins que ce ne soit le mot nigaud qui me donnait autant envie de rire.

Gilda apparu dans l’encadrement de la porte, sourcils froncés. Elle se tourna vers moi. « Eugen, ce n’est pas drôle. Pourquoi se disputent-ils encore? » L’air amusé, je me tournai vers ma mère. « Papa veut regarder le football, et papy râle, comme d’habitude. Et oui, c’est très drôle. » Elle soupira, blasée, et retourna aux fourneaux, avec en fond sonore les jérémiades de papy et papa qui se disputaient toujours le monopole de la télévision. Papy tout du moins essayait de négocier son arrêt pur et simple, soit disant incommodé par les nuisances sonores. Mais j’étais certain que c’était pour embêter Papa, ils s’entendaient comme chien et chat. Maman regardait par la fenêtre, et déjà elle se lamentait. « Mais regardez moi ce temps! Je dois déjà ranger la collection printemps/été, alors que nous sommes en mai! Sortir la collection automne/hiver à cette période-ci de l’année est une véritable hérésie! » Je n’eus pas le courage de demander ce qu’était une hérésie. Mon regard vif et alerte fut de nouveau captivé par la casserole et le délicieux fumet qui s’en dégageait. Je me hissai sur la pointe des pieds, désireux d’y goûter, malgré l’interdiction formelle qu’avait faite Gilda en ce qui concernait l’approche de la gazinière quand celle-ci était en marche. J’attrapai le manche, du haut de mes sept ans. Je me voyais déjà dévorer la mixture à même la casserole, juste armé de la cuillère en bois. Ce fut sans compter sur Felix, le chat, qui passa en miaulant, toutes griffes dehors. Il poursuivait l’un des rats de ma mère, qui filait ventre à terre. Distrait, j’interpellai ma mère. « Maman! Le rat s’est encore échappé! » Soudain, la casserole m’échappa des mains. Son contenu se déversa sur Félix, qui miaula encore plus fort, avant de filer dans toute la cuisine, à la poursuite du rat, désormais couvert d’une mixture orange, et qui en mettait partout. « Oh, putain ! » Ma mère m’aurait tué si elle m’avait entendu jurer ainsi, n’appréciant pas que je dise des gros mots.

Je devais être poursuivi par une quelconque malédiction, puisque ce fut ce moment là que ma mère choisit de revenir, ayant apparemment réglé le conflit qui opposait les deux hommes de la famille -j’étais un petit garçon, je ne m’incluais donc pas dedans- et m’avisa du regard, horrifiée. « EUGEN! C’est quoi ce foutoir? » Elle abandonna bien vite l’idée de me disputer pour ce carnage, plutôt occupée à se lamenter sur le sort de sa purée de je ne sais pas quoi. « Bravo, franchement bravo! La prochaine fois Eugen, tu mets tes mains à ton cul, ça t’évitera de faire des conneries! Par ta faute, le repas est fichu! Fichu! Moi qui voulais vous faire une tarte maison pour le dessert…PAR TA FAUTE, VOUS EN SEREZ TOUS PRIVES! ET TOC! » finit-elle par rugir, en attrapant un torchon et commençant à frotter les tâches. Felix revint, en traînant de la patte, miaulant de douleur, probablement ébouillanté par le mélange chaud tombé de la gazinière. Maman s’agenouilla sur le sol désormais sale, et prit son chat dans ses bras en murmurant. « Mon pauvre bébé, que s’est-il passé? Tu n’as pas trop mal j’espère? » Elle venait d’essuyer la frimousse du matou, avec son pauvre torchon, servant habituellement pour la vaisselle. Felix n’appréciant visiblement pas le traitement sortit toutes ses griffes, et feula. « Tu es vilain Félix! Je te traite avec tendresse et amour, et voilà comment tu me remercies? ET JE T’AI DÉJÀ DIT DE LAISSER LES RATS TRANQUILLES! » Jugeant bon de me faire oublier un moment, j’avais déjà amorcé un pas en direction de l’escalier, pour me réfugier à l’étage. Un endroit que je jugeais sûr.

Je fis cependant un détour par le salon, où Papa et Papy étaient toujours en train de se chamailler. Je pris la télécommande des mains de Papy, pour la donner à Papa. « Allez Papy, sois cool, Papa n’est là que pour quelques jours, il a un peu le droit de profiter de la télé, tu as le silence les trois quarts du temps. » Je vins m’installer dans le fauteuil près de la télé. Gilda, qui s’était calmée, réapparut dans le salon, tout en me toisant. « Depuis quand tu regardes le foot Eugen, je croyais que tu n’aimais pas? » Je me mordillai la lèvre inférieure, avec gêne. « Oui mais maman, Papa n’est là que pour quelques jours, je peux bien lui faire plaisir en encourageant l’équipe nationale avec lui, non? » Grand sourire innocent. Gilda finit par capituler tout en soupirant. « Certes. » Elle ne disait rien, mais n’en pensait pas moins. Je m’enfonçai dans le fauteuil tout en soupirant à mon tour. Mon père était souvent obligé de s’absenter, à cause de son boulot. Je n’en profitais pas vraiment, par conséquent, mais ce n’est pas pour autant que quand il était là, nous étions inséparables. Bien au contraire. J’étais de ces gosses qui essayaient de satisfaire leur paternel, mais sans succès. Mon père avait conscience d’avoir aidé ma mère à mettre au monde une calamité. Souvent, il me regardait de son air perpétuellement blasé: qu’allons nous faire de toi? Il fallait dire que je n’étais pas vraiment doué, pour quoi que ce soit. Par contre, laisser tomber à terre divers objets était devenu un sport national.

En parlant de sport national, mon père a toujours voué une passion au football, qu’il a pratiqué pendant sa jeunesse. Je crois bien qu’il est monté à un niveau assez élevé au championnat, si j’en crois les photos affichées sur les murs. A une année, il avait même remporté une coupe, qui trônait sur le manteau de la cheminée du salon. Tout naturellement, quand il eut un fils, il était content: il espérait ainsi me transmettre sa passion, mais l’expérience fut un véritable fiasco. Tant et si bien que cet épisode peu glorieux de mon existence fut consigné dans les plus gros ratages que la famille avait connus jusqu’alors, guiness des records qui fut à ma grande honte initié par Eugen Heppenheimer lui-même. Autrement dit, moi. Depuis, je haïssais littéralement le football et cette lubie de mon père qui voulait faire de moi le prochain je ne sais quel illustre joueur de foot. Je me souvenais de ces moments humiliants que mon père appelait « entraînements ». Tu parles. Je courais droit au suicide avec un concept pareil!

**Flash back**
Il faisait beau ce jour là, et nous étions tous dans le jardin, à l’exception de Papy qui rôdait dans les étages en pyjama et charentaises alors que nous étions en plein été. Je portais un short noir et un t-shirt blanc. Papa, rentré depuis hier, s’était enthousiasmé. J’avais l’air d’un vrai sportif, et j’allais bientôt pouvoir commencer l’entraînement. Soupir exaspéré de la part de Gilda, qui avait toujours trouvé sa passion un peu trop…obsessionnelle. « Enfin, Händel, fous lui un peu la paix! Tu ne vas quand même pas faire de lui un névrosé du foot! » Déjà, l’intéressé toisait sa femme, et m’avisa du regard. « Je ne vois pas pourquoi tu t’en fais, Gilda, tous les garçons aiment le foot. » Ce n’était visiblement pas ce qu’il fallait répondre puisque Gilda se fâcha. « Parce que selon toi, c’est anormal qu’un garçon n’aime pas le foot? » A mon père de rétorquer. « Pourquoi, s’il fait pas de foot alors il va faire quoi? De la danse, peut-être? » Gilda laissa tomber le vase qu’elle tenait, lequel se brisa au sol, répandant une pluie de débris translucides et coupants sur le dallage de la terrasse. « ET POURQUOI PAS?!? Certains garçons font de la danse, ils n’en sont pas efféminés pour autant! » Händel blêmit, s’imaginant probablement l’horreur que ça devait être d’avoir un fils qui fait de la danse. « Voir mon fils en tutu serait probablement la chose la plus humiliante qui puisse m’arriver » . Gilda vociféra, rouge écarlate. « Tu as vraiment les idées arriérées par moment! On n’est plus au moyen âge, Händel, les choses changent! » L’intéressé leva les yeux au ciel, n’ayant visiblement rien à répliquer. « De toute manière, comment Eugen pourrait-il s’en sortir en danse? Il ne peut pas faire un pas sans se prendre les pieds dans quelque chose, et comme coordination dans ses gestes on aura vu mieux! » Super papa, merci de parler de moi de la sorte quand le principal concerné était dans les parages.

De toute manière, à mon niveau, je ne pouvais rien faire. Ils allaient encore une fois partir dans l’une de ces discussions longues, pénibles et houleuses qui, immanquablement, allaient partir en cacahuète pour rester poli. Discussions stériles qui de plus est. Je les laissai se disputer dans leur coin, jusqu’à ce que j’en eus littéralement marre de leurs jérémiades. Par moments, ils se comportaient vraiment comme des gosses! J’en vins à les séparer, avant de m’adresser à ma mère. « Ecoute maman. Je vais essayer le foot. Si ça ne me plaît pas, je n’en ferai pas, point. Papa pourra bien respecter ma décision, quelle qu’elle soit, n’est-ce pas? » J’avisai mon père du regard, le plus placidement possible. Surpris, Händel allait répliquer quelque chose, mais il se ravisa bien vite. « Mais…Euh, bien sûr fiston, bien sûr! » Je souris, tout en lui donnant un coup de poing dans l’épaule « à la bonne heure p’pa, let’s go coco, on arrive! » Mon père rayonna de fierté suite à mon empressement, tandis que Maman tirait une gueule de dix mètres de long. Elle aurait pu rivaliser avec les soldats de pierre de l’île de Pâques. Mais bien vite, je m’en retrouvai à regretter mon enthousiasme. Car ce qui s’en suivit était loin d’être une sinécure. Mon père courait déjà derrière la balle, essayant de me faire une passe, mais sans succès. « Voyons Eugen, il faut bloquer le ballon avec ton pied, et non te barrer dès que tu vois la balle t’approcher, nom de dieu! » J’hochai la tête. Je n’avais déjà pas beaucoup couru que j’étais déjà en train de cracher mes poumons, ayant l’impression d’avoir la gorge en feu. Un horrible point de côté s’était formé à mon flanc, et j’avais du mal à courir, mes chevilles ne répondant pas très bien à l’exercice exigé à la fois par mon cerveau et mon paternel.

Mais ce n’était pas du tout de ma faute si je ne faisais pas confiance au ballon. Avec la chance inouïe que j’avais, sans doute allais-je finir par me le prendre en pleine tête. Ou trébucher dessus. Quoiqu’il en soit, il allait tôt ou tard m’arriver une couille, c’était déjà, en soi, un miracle qu’il ne me soit rien arrivé encore. Bientôt, ce fut la pénible séance des tirs au but. Mon père, par pure complaisance, se plaça sur le côté, pour ne pas bloquer la cage, j’avais déjà assez de mal à viser. Et plus j’en faisais, moins les trajectoires semblaient correctes, et mon impatience croissait de façon exponentielle. « Tire plus fort et vise un peu, c’est quoi ces tirs? » Nouvelle tentative. Nouvel échec. Je finissais par frapper n’importe comment, au petit bonheur la chance. De toute manière, au point où j’en étais, cela ne servait strictement à rien de viser, en finale le ballon n’allait jamais dans la direction que je souhaitais, et pourtant, seul Dieu sait que je m’efforçais de faire les choses correctement. Mais c’était sans compter sur ma poisse légendaire. Je parvins enfin à adopter un bon angle de tir. Seulement, j’avais tiré un brin trop fort, et le ballon est allé s’écraser dans la fenêtre juste derrière le but, avec perte et fracas. Hurlement strident de Gilda, qui fit accourir Papy dans le jardin, l’air contrarié. « C’est quoi ce raffut, on n’est même pas fichus de dormir tranquilles dans cette maison! » Il comprit en avisant la fenêtre en lambeaux, et mon air piteux. Händel quant à lui n’en menait pas large. Gilda accourut, ses gants utilisés pour faire le ménage encore aux mains -probablement était-elle en train de faire la vaisselle- et déjà elle engueulait son mari. « Je le savais que c’était une mauvaise idée! Une très, très, mauvaise idée! » Mon père se tourna vers moi, en applaudissant d’un air cynique. « Si seulement tu avais mis un tant soit peu de conscience dans ce que tu faisais, tu aurais sans doute pu éviter un tel carnage! » Ni une, ni deux, la réponse fusa, directe. « Quelle idée aussi de mettre les buts juste sous la fenêtre! » Ma mère et moi nous regardâmes, avec un léger sourire. On venait de formuler la même phrase en même temps. Papy nous dévisageait tous les trois, hagard, et déjà il se dirigeait vers la fenêtre afin d’examiner les dégâts d’un peu plus près, l’air fortement réprobateur, même s’il était toujours silencieux. Gilda toisa son mari, et agita la main d’un air accusateur. « Tu te débrouilleras pour réparer la fenêtre, il est hors de question qu’on passe la nuit avec une fenêtre recollée avec du sparadrap! » Une façon plus que rudimentaire de réparer un carreau cassé. Mais à cette heure-ci de la soirée, aucun réparateur ne serait disponible avant demain-matin. Händel leva les yeux au ciel. « C’est ridicule Gilda, je repars demain matin à la première heure, je n’aurai jamais le temps de réparer ça! » L’intéressée fronça les sourcils, furieuse. Ses yeux lançaient des éclairs. « TU TE DEMERDES! » Quand ma mère criait comme ça, mieux valait filer doux. Et pourtant, Händel venait de surenchérir.

Je soupirai d’un air complètement blasé. Et c’est parti. Je m’approchai de mon papy, qui examinait le rebord de la feu fenêtre. Il rajusta son béret sur son crâne dégarni, tenant sa pipe d’une autre main. « Tu crois qu’on va pouvoir réparer ça? » demandais-je d’une voix blanche tandis que les deux adultes derrière nous étaient toujours en train de hurler. Papy hocha la tête, l’air incertain. « Je crois que la fenêtre devra être remplacée, à ce stade-ci on peut même plus dire de la rafistoler avec du ruban adhésif. » L’air inquiet, je me tournai vers mon aïeul, me frottant nerveusement les tempes. « Je ne l’ai pas fait exprès, hein. » Papy me tapota doucement le sommet du crâne, affectueusement, aplatissant mes cheveux bien trop ébouriffés au goût de ma mère. « Je sais petit-fils, je sais. Je t’ai regardé depuis là haut, ton père a un peu trop abusé. » Je souris, content qu’il soit de mon côté. Même si je n’aimais pas qu’il puisse trouver une autre occasion de critiquer Papa. Soudain, Papy se retourna et tira Händel par les oreilles, brandissant sa canne. « Je vais t’apprendre toi, à martyriser mon petit-fils de la sorte! La prochaine fois tu t’abstiendras de lui bourrer le crâne avec ta connerie de football! » Désormais, c’étaient aux deux hommes de se disputer comme des chiffonniers. Je voulus regarder consterné la fenêtre, me sentant horriblement coupable pour sa destruction. Soudainement, j’ouvris des yeux ronds. La vitre était comme neuve, elle semblait s’être régénérée d’elle-même. N’y croyant pas, j’hélai mes vieux. « Papa! Maman! Papy! Regardez la fenêtre! Elle s’est reconstituée toute seule! » Mon père me toisa, sévère. Il me saisit par le bras et m’entraîna plus loin. « Je t’ai déjà dit d’arrêter de raconter des craques, je ne t’ai pas élevé comme ça! » Papy en laissa tomber sa pipe, de surprise. « Händel, lâche moi ce bras, veux-tu? Le gamin disait vrai. »

**Fin du Flashback.**

Mon père n’eut jamais le champion qu’il aurait pourtant tant voulu avoir. A la place, il eut un sorcier, presque un surhomme par rapport à ce qu’ils étaient eux. Dans tous les cas, c’était comme ça, qu’ils me voyaient. Un surhomme. L’idée en soi me fait frémir. Je ne me suis au contraire jamais senti aussi vulnérable, aussi faible face à tant de puissance. Mon nouveau monde était tout aussi dangereux qu’il était fascinant. Mais au fond, j’aurais dû m’y attendre, bien que la nouvelle me soit tombée brusquement dessus, quand j’ai découvert mes pouvoirs en réparant la vitre cassée. Il s’agissait là des prémisses des reparo dont j’aurai l’usage courant bien des années après, une invention merveilleuse pour les maladroits dont je faisais toujours partie, à mon grand dam.
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MessageSujet: Re: EUGEN ▬ Fighting for nothing is what you were born for.    Dim 15 Aoû - 13:46

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CHAPITRE 2. LE GAMIN QUI VOULAIT EMPRISONNER LE MONDE DANS UNE BOITE.
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« Putain Eugen tu vas arrêter de filmer un peu? » Zachary, un type de ma promo, écrasa sa clope nonchalamment dans le cendrier le plus proche, posé à même le gazon. Piqué sur le vif à cause de son reproche, je rétorquai. « Râle pas mec, c’est pour la postérité, quand on sera célèbres ces vidéos vaudront de l’or! » Zac arqua un sourcil étonné, avant de me foudroyer du regard. « Postérité de mon cul. C’est juste que t’as cette foutue caméra greffée à la main, ouais! » Un sourire vint orner mes lèvres tandis que j’avisais mon ami, prêt à éluder. « C’est pas interdit de rêver. » Lassé de mon sujet actuel, lequel n’était pas trop coopératif, je finis par me tourner vers Lorna, ma meilleure amie. La blonde avait une bouteille d’alcool à la main, du whisky pur-feu plus précisément. Quand elle vit l’œil de la caméra braqué sur elle, la douce au caractère on ne peut plus volcanique fit la moue. « T’es juste en train de fabriquer des preuves, espèce de crétin! » Elle avança sa main en ma direction pour me boucher la vue, tandis que Zac venait de piocher dans les dragées surprise de Bertie Crochue pour me les lancer. « TORPILLE DROIT DEVANT! » venait-il de hurler, me faisant sursauter. De surprise, j’en trébuchai dans la sacoche qui me servait pour emporter ma précieuse caméra, me retrouvant les quatre fers en l’air. L’objet me roula des mains, pour glisser dans l’herbe un peu plus loin. « Pfft, Zac, t’es trop con! C’est pas marrant! » L’intéressé était en train de se rouler littéralement sur le sol, mort de rire. Il en pleurait presque. Entre deux hoquets d’allégresse, mon ami parvint à articuler quelque chose qui de toute manière n’était pas plus intéressant que d’habitude. « Si, au…C…con…contraire c’est hihihaha trop haha haha drôle. Hoho hihi Tu te…f..fais haha av…haha avoir tout le temps, haha, comme haha un bleu, haha! » Je lui renvoyai à mon tour la dragée litigieuse, lançant du même coup les hostilités. Zachary venait de se jeter sur moi, me bombardant de bonbons. Je me courbai instantanément pour me protéger, bras au dessus de la tête. Zac crut bon de me tacler pour que je tombe au sol, but qu’il atteignit sans problèmes, mon sens de l’équilibre n’étant pas exceptionnel.

Avec un hurlement de guerrier barbare qui s’apprêtait à attaquer, Zac fondit sur moi, m’immobilisant au sol tandis que je me débattais. Mais c’était peine perdue, mon énergie partait davantage dans mon fou rire que je ne parvenais pas à contrôler. Mon fameux rire suraigu, qui attirait moult moqueries. Dont une nouvelle de Zac, qui commençait à me frotter le sommet du crâne avec son poing, ayant emprisonné ma nuque sous son bras de façon à ce que je ne puisse plus me dégager. « En fait, ton rire est encore plus drôle que mes conneries! » Je lui mis un coup de coude dans les côtes, toujours hilare. « Fais gaffe à ce que tu dis mec, je suis armé! » Zac se redressa, me fixant, soudainement très sérieux. « Vraiment? Tu m’en vois effrayé! » je me mis à bouder, ayant l’air d’un gosse taille XXL. « J’te jure! » Zac se remit à rire, nullement impressionné. Il me palpa le bras, là où devraient se trouver mes biceps, mais à mon grand dam il n’y avait que du flan, j’étais un vrai gringalet tandis que Zachary était plutôt baraqué. « C’est pas avec ta force de mouche que tu vas réussir à me terrasser. » Zach tout à coup se plia, comme s’il venait d’être frappé d’une soudaine douleur. « Aïe! » J’arquai un sourcil, me demandant ce qui se passait. Je vis soudain Lorna, qui s’était déchaussée d’un pied. Sans doute était-ce cela que s’était reçu mon ami. « Maintenant Zac, ça suffit, fous lui la paix! » Lorna prenait toujours ma défense, ce qui lui valait quelques remarques scabreuses de la part de Zac, pas toujours très fin dans ses propos. Mais franchement, elle n’avait pas besoin d’intervenir maintenant, j’étais déjà suffisamment diminué comme ça, si en plus il fallait que je me fasse défendre par une fille! Zachary de toute manière se vexa. Soudain, il m’avisa, son regard brillant d’une lueur farouche. Il se tourna vers Lorna, avant de la héler, hilare. « Hey, t’sais comment sa mère l’appelait quand il était petit? » Mon sang ne fit qu’un tour, tandis que le plus beau rouge colorait mes joues. Lorna arqua un sourcil perplexe, ce que Zac prit comme une invitation à répondre à sa question tacite. « Elle l’appelait mon petit lapin en sucre. Et elle le faisait encore il n’y a pas si longtemps que cela. Rappelle-moi quand elle a arrêté, Eugen? L’année dernière? » Je haïssais ce surnom, de tout mon être. Je l’avais toujours trouvé ridicule. Je n’avais rien d’un lapin, pour commencer. Peut-être de grandes oreilles et des dents proéminentes, défaut qui de toute manière a été corrigé par un traitement adapté. Mais en plus, l’adjectif petit et l’attribut en sucre était d’autant plus humiliant que cela dénotait une certaine fragilité, dont je n’étais absolument pas doté, qu’on se le dise! Je m’efforçais de prouver que je n’étais pas une chiffe molle, une lavette, alors autant dire qu’un tel surnom m’ôtait toute crédibilité!

Mais Zachary ne s’arrêtait pas là, bien décidé à me donner le coup de grâce, et à m’humilier devant Lorna qui, je devais bien l’avouer, me plaisait bien plus qu’une simple amie. Nous avons toujours entretenu une amitié vache, jalonnée de divers coups bas, mais trop bon, trop con, je répliquais jamais, n’ayant pas le cœur à rendre la pareille à mon ami, qui souhaitait au travers de ce procédé m’endurcir. « Et ce n’est pas tout, Lorna. Le père d’Eugen a toujours voulu qu’il fasse du football. Or, Il n’a jamais été capable d’inscrire un seul but, pire, il avait peur de la balle alors il se barrait quand elle arrivait sur lui. » C’en était trop. Je ne supportais pas qu’il fasse allusion à mon père de cette façon, surtout en me rappelant ces épisodes humiliants de ma vie. Il me rappelait ô combien j’avais déçu mon père, qui avait trouvé sa consolation dans la personne de mon frère, qui avait hérité du virus du ballon rond. Je haïssais mon père et sa drôle de lubie, et j’en voulais à Zachary de m’attaquer sur ce terrain pourtant sensible. J’en oubliai toute la bienséance dont j’étais censé faire preuve en tant qu’élève modèle. J’avais toujours observé une règle d’or, ne jamais taper bien que l’envie en fusse forte. Aujourd’hui, je m’en étais dérogé, collant une droite à celui qui était censé être mon meilleur ami, avant de l’enjamber à mon tour, et de le rouer de coup de poings, aveuglé par la rage. « JE T’AI DÉJÀ DIT DE NE PAS EVOQUER NE SERAIT-CE QUE LE NOM DE MON MAUDIT PÈRE DEVANT MOI! » Zachary m’empoigna par le col, décidé à ne pas se laisser dominer par un type aussi faible que moi. Bientôt, Lorna tenta de s’interposer parmi la mêlée de poings et de pied, et elle se prit un coup de poing perdu de la part de Zachary. Ce fut quelque chose d’autre qui nous sépara, d’autant pire. « CESSEZ CA IMMEDIATEMENT! HEPPENHEIMER, DUBOIS, DANS MON BUREAU, IMMEDIATEMENT! »

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Quelques instants plus tard, nous étions en train de croupir dans le bureau du professeur de Métamorphose, qui était en train de nous passer un savon. Le chic homme, réputé pour sa sévérité, me toisa d’un air profondément déçu. « Je n’aurai jamais cru ça de vous, Eugen! Vous êtes le meilleur élément de l’école, j’attendais par conséquent un comportement exemplaire! Avez-vous une explication valable à cette attitude transpirant la décadence? » Je soupirai lourdement, triturant les bras du fauteuil moelleux, dont deux exemplaires traînaient au milieu du bureau professoral. « je…Il a fait allusion à mon père alors que je n’aime pas ça du tout! » Le professeur rajusta son monocle, m’invitant à poursuivre, visiblement peu satisfait de ma réponse. Je me frottai nerveusement les tempes. « Mon père est un sujet sensible en ce qui me concerne. Nous avons d’assez mauvaises relations, en fait la mésentente est survenue il y a quelques années déjà. Je le déteste. » Je me levai, en proie à une colère sourde et indicible. Une rancœur que je nourrissais depuis des jours, des années mêmes. Une rancœur tenace, qui n’a jamais faibli. « Eugen, asseyez-vous, nous n’en avons pas fini. » Je toisai mon professeur, peu conscient que mon comportement frôlait l’insolence. Sinon, sans nul doute que j’aurai fini par rectifier le tir et m’asseoir conformément à sa demande. « Non, professeur, avec tout le respect que je vous dois, mais JE n’ai pas terminé! Vous avez demandé des explications, les voilà vos explications! Mon père n’a jamais été foutu d’éprouver la moindre once de fierté à mon égard. Il voulait faire de moi un champion, je suis un raté! Il se désole de ce que je suis devenu, et me le fait bien savoir! Il me rabaisse de temps à autre en me comparant à mon frère qui n’a qu’une vocation, être footballeur professionnel, comme le désirait mon père! Je n’ai certes pas vraiment de sujets sensibles, mais quand on remue le couteau dans la plaie, je suis en droit de me révolter! » De son côté, Zachary n’en menait pas large. J’espérais même qu’il avait des regrets quant à ses paroles malheureuses. Je m’en réjouissais même. Le professeur me toisa un moment, avant de se tourner vers Zachary, me laissant pour le moment tranquille. « Et vous, Monsieur Dubois, avez-vous eu une raison particulière d’évoquer le passé de Monsieur Heppenheimer quand bien même vous seriez au courant de ce qu’il a pu traverser? » Zachary croisa ses longues jambes, nonchalamment. Il haussa les épaules d’un air dubitatif, n’ayant pas de réponse à apporter. « J’en déduis donc que c’était de la provocation gratuite? » On peut qualifier les choses ainsi. En fait, il voulait juste faire le malin devant Lorna, et m’enfoncer par la même occasion, comme d’habitude. N’empêche que, bien que je ne sois pas d’une nature foncièrement haineuse, j’en voulais à mon ami, ne passant pas outre ce sentiment cuisant de trahison.

« Dans ce cas, Messieurs, vous serez tous les deux mis en retenue. Monsieur Dubois, pour comportement incitant à la violence d’un de vos camarades, et pour vous Monsieur Heppenheimer, pour avoir provoqué un comportement violent qui a par la suite dégénéré. Que cela vous serve de leçon!  Vous me décevez profondément, Eugen, sachez le. » Je soupirais lourdement, légèrement écoeuré. J’en avais assez de cette phrase, trop souvent entendue. Surtout de la bouche de mon père. Et pour la première fois, de la bouche d’un professeur. Je reçus le reproche comme une claque dans la gueule. Je n’admettais pas ce genre de remarques, qui selon moi me rabaissaient. Les entendre de mon père, c’était une chose, cela était finalement devenu monnaie courante, mais venant d’un professeur c’était inadmissible. Je m’étais toujours mis un point d’honneur à les satisfaire, en adoptant un comportement irréprochable. Mon bulletin était parfait, numériquement parlant, hormis les quelques commentaires qui me reprochaient un certain manque de maturité, en plus de ne pas avoir le sens des réalités. Autrement dit, j’étais trop rêveur et immature. Un grand gosse. Je jetai un regard noir à mon professeur, qui m’avait vexé. Il reçut le message cinq sur cinq puisqu’il crut bon de me rabrouer une fois encore. « et ne faites pas cet air, Eugen, vous l’avez bien mérité. Il aurait été injuste qu’en vertu de votre positionnement dans le classement de l’école vous bénéficiez d’un traitement de faveur. » Je n’en demandais pas moins, d’être traité comme n’importe quel élève. Contrairement à ce qu’il pouvait bien penser, je n’étais pas du genre à me reposer sur mes lauriers, bien au contraire, je ne demandais qu’à m’améliorer, me sachant loin d’être parfait. C’étaient les professeurs qui m’avaient hissé sur mon piédestal, s’enorgueillissant de mon éveil intellectuel. J’étais un touche à tout, je m’intéressais à tout et n’importe quoi, avide de savoir. Rien n’échappait à mon regard curieux et aiguisé, toujours désireux d’apprendre, sans aucune modération. L’être humain n’utilisait que 35 % de sa capacité cérébrale, pourquoi je n’en utiliserais pas plus? J’étais certes un brin mégalomane, mais je me soignais. Ma folie des grandeurs m’aidait un tant soit peu à me dépasser. Ainsi, je me risquais à avoir un tant soit peu de culot. « Je n’ai jamais exigé un traitement de faveur. Je veux juste être considéré comme un élève normal et non le nouvel Einstein, c’est un peu trop demander? » Mon professeur en resta coi. Sans doute s’était-il attendu que j’en profite mais je n’étais nullement de ceux là, j’avais le mérite d’être honnête, droit et intègre.

Zachary finit par bailler tout en s’étirant, faisant signifier sa présence d’une façon certes peu élégante. « En tout cas mec t’as un putain de truc pour captiver les foules. En plus d’être véritablement soporifique, je te verrais bien homme politique quand tu seras plus grand. » je levai les yeux au ciel, rapidement excédé. « Impossible. D’une part, parce que si on écoute mon père, je ne suis qu’un incapable. D’autre part, mes opinions politiques sont assez en décalage par rapport à ce qui se fait en ce moment. » J’avais beau être fils de diplomate, vivant dans une famille assez aisée, j’avais des opinions politiques très différentes des leurs. Mes idées se rapprochaient plus volontiers de celles promues par les tenants d’extrême gauche, sans pour autant me rapprocher d’une tendance particulière car j’appartenais à toutes. Mais si on tient vraiment à m’enfermer dans une case, alors je suis quelque chose comme anarcocommuniste. Un savant mélange d’anarchie et de communisme, en somme. Bref. Mon père avait d’autant plus une raison d’avoir honte de moi. Je haussai les épaules en soupirant, avant de prendre ma besace et de me lever. Je me tournai vers mon professeur, ignorant royalement Zachary. « Je vais en cours, Monsieur. Je ne voudrais pas être en retard. » Le prof devait bien s’en foutre que je sois en retard au cours d’un de ses collègues tant qu’il n’en aurait pas fini avec moi. Mais à ma grande surprise, il opina. « Allez-y. Je crois même que Mademoiselle Lorna Ackermann vous attend dehors. » Il appuya sa dernière phrase d’un clin d’œil. A moins que je n’aie simplement rêvé.


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CHAPITRE 3. QUAND LA HAINE PREND LE DESSUS.
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Mon coup résonna dans la vaste salle de sports, tandis que le lourd sac suspendu au plafond vacilla dangereusement. Mon poing venait de s’écraser contre le cuir usé, s’amortissant sur le sable qui cette fois tenait davantage du mur de béton. Je voyais littéralement rouge, et je continuais de cogner, la haine au ventre, le regard rivé sur ma future cible. Mes gestes étaient désordonnés, je frappais pour dire de frapper, sans même chercher à viser. Tout ce qui comptait, c’était d’expulser mon trop plein de rancœur, d’évacuer la rage latente qui déferlait en moi. Fort heureusement, et tant pis pour mon désir de destruction, le matériel était solide. Moi pas. Lorna sautillait autour de moi, ne sachant plus quoi faire pour attirer mon attention. Toute aussi jolie et adorable qu’elle était, depuis tout à l’heure, je ne cessais de l’ignorer, ce qui la frustrait. « Eugen, enfin! C’est de la folie! Qu’est-ce qui te prend tout à coup, je ne te reconnais plus! Tantôt tu foutais en l’air la serrure qui condamnait l’accès à la salle, et maintenant tu cognes ce foutu sac sans même plus t’arrêter! » oui, je sais. JE SAIS! Ce n’était pas dans mon comportement habituel. Je venais de braver l’interdit que représentait la fermeture de la salle, dans laquelle nous n’étions pas censés nous trouver. De même, je cognais comme un forcené, transporté dans un état second, modifié par une rage sourde. Je haïssais la terre entière, et la présence de ma douce Lorna n’y changeait strictement rien. Mais je ne pouvais pas ne pas répliquer. J’en avais assez d’être l’enfant sage, de ne pas avoir le droit de péter les plombs. J’avais toujours plié, malléable à souhait, mettant de côté ma personnalité et mon tempérament pour devenir quelqu’un d’exemplaire, que je souhaitais conforme à l’idée que se faisait mon père de moi. Mais ce n’était pas suffisant. Ce n’était jamais, jamais, jamais suffisant. Il trouvait toujours à redire, un putain de truc. Un nouveau coup résonna, le sac tangua. Même la douleur lancinante qui se propageait dans mon poing fermé ne me dissuada pas de frapper pour autant, j’étais comme possédé.

Je me mis à marteler de toutes mes forces, faisant un boucan d’enfer. Je cassais la gueule à cette putain de vie injuste. Oui, celle-là même qui partait en couilles depuis bien trop longtemps, je n’étais même pas sûr d’avoir été bien dans mes pompes un jour. « PUTAIN DE BORDEL DE MERDE! » (en français, dans le texte). Lorna fronça les sourcils à mon juron, ses cheveux blonds dansant autour de sa tête tandis qu’elle sautillait toujours autour de moi, ne sachant pas comment enrayer la spirale infernale dans laquelle je m’étais allègrement plongé. Soudain, je m’affaissai, terrassé par la douleur. Une douleur bien plus profonde que celle qui irradiait mon minable poing! Celle là, c’était de la rigolade. Ma douleur était psychologique, intense, incurable. Lorna enlaça le sac pour qu’il s’arrête de tanguer, avant de s’agenouiller à mes côtés, pour être à ma hauteur. Instantanément, elle me prit dans ses bras, tandis que je me blottissais contre sa poitrine, sa main douce et tendre caressant mes cheveux, tandis que je pleurais, honteux de me laisser autant aller. « Que s’est-il passé, Eugen? » Sa voix était douce et chaleureuse, elle me rassurait. A contrecœur, je finis par lâcher la vérité qui m’écorchait la gueule. « Mon papy a eu une crise cardiaque la nuit dernière. Il est toujours à l’hôpital aujourd’hui, en soins intensifs. Son pronostic vital est engagé. » Pourquoi tout allait mal, putain de dieu, pourquoi? J’en étais malade, malade d’inquiétude. S’il arrivait quelque chose à mon grand-père, je m’en remettrais sans doute jamais. Je me sentais impuissant, et je haïssais être impuissant. « A quoi ça sert d’avoir ces putains de pouvoirs si tu peux même pas t’en servir pour sauver ceux que tu aimes? » Lorna soupira lourdement, tandis qu’elle me berçait, affectueusement. « Je sais que c’est dur, Eugen. Mais tu ne dois pas te laisser abattre, ce n’est pas ce qu’il voudrait. Tu sais, on ne peut pas sauver tout le monde. C’est injuste, mais c’est comme ça. » Je relevai la tête vers mon amie, l’air incertain. La boule dans ma gorge était toujours présente, et ne la quittait plus. « C’était la seule personne qui se préoccupait de moi à la maison. C’est idiot à dire, mais je me sentais plus proche de lui que de mes parents. Que vais-je devenir quand il ne sera plus là? Il n’a pas le droit de partir, bordel de cul! » Lorna ne savait plus quoi faire pour me sortir de ma trop grande détresse. Mon amie me murmurait des je sais par intermittence, tout en m’intimant de me taire après m’avoir supplié de parler. Ma grande carcasse tremblait, tandis que je trempais son t-shirt.

Soudain, elle prit mon visage entre ses mains, caressant doucement mes joues et mes lèvres. Elle pressa son front contre le mien, et nous restâmes ainsi sans bouger, tandis que mes larmes se calmait, bien que mon mal être, lui, demeurait. « Tu ferais mieux d’aller le voir, Eugen, sinon tu le regretteras toute ta vie. » Je la regardais, droit dans les yeux, vision légèrement floutée. Je m’accrochais à ses prunelles vertes, désespéré. « Lorna, dis moi qu’il ne va rien lui arriver. » Elle soupira doucement, son souffle chaud effleurant mon visage. Elle ébouriffa doucement mes cheveux, avant de murmurer. « Je ne peux rien te promettre, chou. Ce n’est pas moi qui décide. Même si ça te paraît foutrement injuste. » Oui, pourquoi les meilleurs partaient toujours en premier, hein? Pourquoi des salopards de la pire espèce vivaient une longue vie, alors que des gens comme mon grand-père étaient voués à une disparition précoce quand bien même ce dernier aurait bien vécu. Lorna continuait de caresser mes joues, mes lèvres. Son visage était indécemment proche du mien. Beaucoup trop proche, même. Elle venait de m’embrasser.

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Ce soir là, je ne marchais pas vraiment droit alors que je rentrais à la maison. J’aurais bien voulu rester avec Lorna mais je devais rentrer à la maison. Impératif familial, raison officielle. Raison officieuse, si je ne rappliquais pas dans le quart d’heure, il allait probablement m’assassiner sur place. Je décidai donc de jouer la carte de la sagesse et de rentrer, malgré tout. J’avais encore sur la peau l’odeur de Lorna, mêlée à la mienne. Je me sentais poisseux, et j’étais légèrement dans le brouillard, en plus d’être un brin euphorique. On aurait pu croire que j’étais saoul, mais j’étais en réalité ivre, ivre d’amour. Et ça changeait la vie, surtout quand cette dernière était pourrie au possible. J’ai toujours été amoureux de Lorna, depuis la seconde même où je l’ai vue. Pour ainsi dire, j’ai eu le coup de foudre. Et ce qui s’est passé entre nous, ce soir, était notre secret. Je la savais davantage attirée par Zachary, et il en avait toujours ainsi. J’ai toujours été comme ça, mis sur le côté. Jamais je n’avais eu d’importance primordiale pour quiconque, et même dans le cœur de Lorna, je passais après un autre. Je soupirai, toujours en titubant, tandis que je poussai la porte du jardin familial. Je ne devais être guère reluisant, mais c’était à prévoir. J’étais trempé de sueur, et pas que. Bref. Je finis par toquer timidement à la porte, retenant ma séparation. Ce fut mon petit-frère qui m’ouvrit. Henry était né quand j’avais huit ans. « P’pa, c’est bon, il est là! » Putain, tu peux pas la fermer toi? Je lui lançai un regard noir, j’aurais préféré que ce soit Maman qui rapplique, au moins j’aurais pu avoir un sursis. En l’espace d’un instant, j’avais eu le fol espoir que ce soit Papy qui m’ouvre, pipe au bec comme à son habitude, mais nulle odeur de tabac froid n’emplissait la maison, ce qui me fit rappeler ce pourquoi je m’étais enfui. Le pas lourd de mon père se fit entendre dans l’escalier, tandis que la lumière s’allumait. Bientôt, Händel fut devant moi, l’air grave. J’arquai un sourcil. « Eh bien, je ne te félicite pas! On aurait pu avoir besoin de toi, tu n’étais même pas là. Tu étais où? » Toujours aussi aimable.

Le cœur battant à tout rompre, n’aimant pas l’atmosphère pesante qui régnait tout à coup dans la maison, je répondis néanmoins à la question de mon père. « J’étais à la salle de sport. Avec Lorna. Tu sais, la petite blonde qui me suit partout. » A l’évocation du prénom de mon amie, mon cœur cogna dans ma poitrine. J’avais quelques réminiscences de notre moment d’intimité. La douceur de sa peau, le goût de ses lèvres. Sa respiration saccadée, son souffle, le mien. Je n’avais plus vraiment l’esprit très clair, parasité par de telles pensées, et mon père n’allait pas tarder à voir mon air absent, et il allait encore dire que je rêvais de trop. « Depuis quand tu fais du sport, toi? » Je lui lançai un regard noir. J’ai le droit de faire ce que je veux, non? Ce n’est cependant pas ce que je répondis à mon père, décidant de botter en touche pour le moment. Il ne faudrait surtout pas l’accabler davantage. « J’ai eu besoin de me défouler après…la nouvelle. » Mon père hocha la tête, peu convaincu. Il abandonna finalement son idée d’engueulade maison, pour me fixer de son regard froid, le seul qu’il était capable de me dédier. « En parlant de nouvelles…Tu ferais mieux d’aller voir Hyacinthe, pour lui dire au revoir. Il va de plus en plus mal, il n’en a plus pour très longtemps. » Et c’est tout? Avais-je envie de m’insurger. Mon papy était aux portes de la mort, et il m’annonçait les choses aussi froidement? Se rendait-il compte de ce qui se passait? Garder le contrôle de soi était-il aussi important, primordial, que de pleurer la mort d’un proche? Il pourrait quand même mettre un peu plus d’émotions, bordel de merde! J’aurais été incapable d’en dire le dixième sans m’effondrer au bout du deuxième mot, tant la besogne m’aurait été insupportable. « Tu es vraiment ignoble, papa! C’est à croire que tu n’as pas de cœur! » j’avais presque craché le mot papa tant il m’écorchait la bouche, tant la haine que je ressentais à son égard prenait le dessus.

Tout à coup, j’eus ce qui sembla être l’idée du siècle. Avant qu’Händel eut le temps de répliquer quelque chose, j’avais tourné les talons et j’étais retourné dehors. « Où tu vas comme ça? » Sans lui adresser un seul regard, dont il était de toute façon indigne, je m’étais écrié. « Voir Papy! » Il essayait de m’en empêcher. Il était hors de question qu’il tente davantage, ma décision était prise. J’irai voir mon grand-père, coûte que coûte. Je m’en foutais qu’il était tard, que les visites n’étaient plus autorisées, mais la nuit n’était pas encore tombée, et dans ma tête, ravagée par la haine, la rage et le chagrin, tout était possible. Et puis, j’avais ces putains de pouvoirs, il fallait bien qu’ils servent à quelque chose, non? En un instant, j’avais atteint le garage. D’un Alohomora, j’avais ouvert la porte, pris le vélo, avant de l’enfourcher à toute vitesse. Je pédalais à toute vitesse dans les rues de Munich, slalomant entre les voitures, m’attirant les coups de klaxons excédés des autres conducteurs. Je finis par m’arrêter dans un square, le temps d’alerter Lorna de mes intentions. Quelques bips plus tard, mon amie décrocha. « Oui, allô? » La gorge nouée, je répondis. « Oui, Lorna? C’est moi. » Ma respiration était saccadée, j’avais du mal à maintenir ma voix stable. « Tu pleures? Que se passe-t-il? » Je hochai la tête négativement, avant de me rappeler qu’à l’autre bout du fil, Lorna n’allait sûrement pas me voir. « Euh, non. Mais…Je vais voir mon Papy. Il est…Dans un état critique, et… » Silence. J’étais incapable d’en dire plus. J’avais de toute façon perdu le fil de mes pensées. « Bon, j’arrive, on se retrouve à l’hôpital, tu vas avoir besoin d’un soutien moral! » je me fis fébrile à l’idée de retrouver Lorna. En même temps, je bénissais le ciel d’avoir une amie comme elle, prête à tout pour m’aider. Vraiment, elle était en or. J’en restai béat quand elle raccrocha, avant de me rappeler de ma mission du jour. Alors, j’enfourchai de nouveau mon vélo, et pédalais encore plus fort, la peur de ne pas avoir le temps m’ayant pris au ventre.

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C’est furieux que je dévalais les marches de l’esplanade, tournant le dos à l’hôpital. Je venais de me faire renvoyer, les visites étaient terminées. J’avais eu beau avoir fait un scandale, je n’avais pas eu le droit d’aller voir mon grand-père pour autant. Je tournais comme un lion en cage, enragé. Vaincu, je finis par me laisser tomber sur la première marche, ma petite cervelle tournant à plein régime. Je devais trouver un moyen. Je soupirai lourdement, avant d’aviser Lorna du regard. « Je m’en fous. Je camperai ici, et j’irai le voir à la première heure demain matin! Je ne partirai pas tant que je l’aurais pas vu! » Lorna se tordait les mains, ne sachant pas quel était le comportement le plus approprié avec moi. J’avais eu la bêtise de croire que tout serait à nouveau comme avant entre nous, mais je m’étais lourdement trompé. Elle n’osait plus me toucher, nous ne nous regardions plus en face. Et pourtant, j’avais du mal à croire que ça ne s’est passé qu’il y a quelques heures, j’avais l’impression que la salle de sport, c’était il y a des siècles. « Eugen, viens, il ne faut pas rester là! » Je la fusillai du regard, le désespoir me plongeant dans une colère sourde. « Et tu veux qu’on fasse quoi en attendant? Retourne chez toi si tu as envie, mais moi, je reste ici! » Lorna me regarda, l’air contrarié. En silence, elle vint s’asseoir à côté de moi. Si j’étais quelqu’un d’obstiné voire borné, elle devait l’être tout autant. Cela m’étonnait encore que nos caractères respectifs aient pu être compatibles. Elle passa son bras autour de mon épaule, et se pressa contre moi, son autre main posée doucement contre mon torse, là où mon cœur s’était imperceptiblement accéléré. Je finis par refermer mes bras autour d’elle, pas rancunier pour un sou. Tels que nous étions enlacés, sur cette petite marche, on pourrait croire à un couple. Mais dans les faits, elle et moi n’en étions pas un, bien que j’aurais aimé que ce soit le cas. Machinalement, elle s’était mise à tripoter un bouton de ma chemise, s’amusant à le faire et à le défaire. Elle posa une bise sur le coin de mes lèvres, avant de m’embrasser doucement. « Je n’aime pas te voir comme ça. » avait-elle simplement éludé, en rapprochant mon visage du sien, son autre main effleurant ma joue. « Je serais sans doute différent s’il n’y avait pas toute cette merde. » avais-je rétorqué, dents serrées.

Oui, avec des si, on pouvait mettre Berlin en bouteille. Si mon père avait fait attention à moi, s’il ne s’était pas mis en tête de faire de moi un champion, si mon frère n’était pas venu tout compliquer, devenant le garçon parfait que mon père attendait, si mon papy allait bien, si Lorna ne préférait pas Zachary, tout irait bien. Et contre cela, je ne pouvais rien faire. Je ne pouvais pas sacrifier de vies pour sauver celles de mon grand père. Je ne pouvais pas tuer mon frère pour être le préféré aux yeux de mon père, je ne pouvais pas tuer Zach pour être le seul dans le cœur de Lorna. Ma vie était comme ça, elle était minable, tout comme je pouvais l’être, et rien ne pouvait y changer. Lorna mordilla le lobe de mon oreille, murmurant à mon cou. « Je suis là pour toi, Eugen. J’ai toujours été là, je t’aime tu sais. » Mon cœur s’accéléra à ses mots, tandis que la tristesse emplissait mon regard clair. Je répondis tristement. « Tu m’aimes, mais pas comme je le voudrais. » Ca y est, c’était dit. Je venais de lui révéler à demi-mots les sentiments que j’éprouvais pour elle. Elle soupira, un soupir à fendre l’âme. Elle laissa une bise au coin de les lèvres et ébouriffa doucement mes cheveux. « Je t’aime plus que ça. Ce qu’il y a entre nous, c’est beaucoup plus fort que ça. Tu le sais, non? » J’avoue. Ce qui existait entre nous, c’était fusionnel, unique en son genre. Intense, également. Quelque chose de propre à nous deux, et que Zachary n’aurait sans doute jamais, ce qui me réconforta un tant soit peu. Lorna finit par déboutonner le premier bouton de ma chemise, le geste un peu plus assuré que la dernière fois. « Je sais » avais-je fini par murmurer, réponse sans doute minable à une question d’une telle importance. Elle m’enlaça plus franchement, ses doigts jouant avec le deuxième bouton. Elle se pencha à mon oreille, et murmura doucement. « Dans tous les cas, je sais quoi faire pour que tu oublies toute cette merde. Même si c’est l’espace d’un instant, c’est toujours ça de gagné. » Elle finit par se lever, me laissant sur ma faim. Elle me tendit sa main, pour m’aider à me redresser. Je la saisis, et finalement je fus sur mes deux pieds.

Lorna avisa le vélo du regard, puis elle se tourna vers moi, malicieuse. « Tu crois que tu vas pouvoir nous transporter tous les deux là-dessus? Au square qui de plus est? » Je lui souris, acceptant la gageure. Je bombai le torse, m’efforçant de me donner de l’importance. « Bien entendu. Monte! » Et elle monta. Tandis que nous rions, ma bicyclette peinant à aller droit malgré toute ma bonne volonté, une effervescence anormale régnait dans le couloir qui menait à la chambre 114. Tandis que nous courions, main dans la main, laissant la bicyclette contre un arbre, afin de se cacher derrière les buissons, la porte s’ouvrait à la volée, laissant une armada de médecins et d’infirmier entourer un patient exsangue. Tandis que Lorna m’embrassait tout en riant, tandis que je galérais avec ma propre chemise, la machine surveillant le rythme cardiaque du vieil homme s’était emballée. Tandis que mon propre cœur battait à un rythme soutenu, presque trop fort, alors que je retrouvais la peau de la belle blonde, toujours aussi douce, l’équipe médicale essayait de réveiller le comateux. Et tandis qu’elle et moi s’unissions une fois encore, jeunes et insouciants, un appareil venait de s’éteindre, traçant une ligne parfaite à l’écran. Tandis que je lui murmurai les mots qui me hantaient depuis longtemps, effleurant le bonheur du bout des doigts, un médecin déclarait un décès. Hyacinthe Duchesne n’était plus.
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MessageSujet: Re: EUGEN ▬ Fighting for nothing is what you were born for.    Dim 15 Aoû - 13:46

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EPILOGUE. AINSI VA LA VIE.
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« Alors c’est tout? Tu t’en vas, comme ça, sur un coup de tête? » Lentement, je relevai la tête, afin de pouvoir regarder Lorna à mon aise. C’était une chaude journée d’été, de fin août plus précisément, mais pourtant, j’avais froid. Mon monde était fade, sans couleurs. Les quelques unes qui subsistaient avaient fini par partir, délavées par mes larmes. Rien n’allait plus depuis le décès de Papy. Il avait été enterré dans le jardin, selon ses souhaits. Au centre de notre propriété trônait désormais une stèle, puis une sépulture, impossibles à ignorer. Les voir à chaque fois me fendait le cœur, et provoquait une nouvelle crise de larmes. Au point où j’en étais, je m’en foutais que pleurer n’était pas très viril, et ceux qui pensaient ainsi, je les emmerdais tous. Mais cette fois, ce n’était pas moi qui pleurait, et Lorna qui rassurait. La réciproque n’était même pas vraie. Lorna était certes au bord des larmes, mais je n’allais sûrement pas la consoler, j’étais même en train de tout foutre en l’air, allègrement. « Je ne peux pas rester ici, Lorna. Et puis tu me connais. J’ai des rêves, des ambitions. Je suis à deux doigts de les réaliser, si tu savais combien ça peut me faire du bien. » Malgré tout, j’éprouvais un tant soit peu d’enthousiasme envers le futur qui m’attendait. Peut-être que vivre loin de ma famille allait m’aider à aller mieux. Après tout, l’Angleterre, c’était mon rêve. Et j’avais une immense opportunité qu’il serait déraisonnable de refuser. « Même si ça signifie abandonner ceux que tu aimes? » Je détestais Lorna, en ce moment même. Parce qu’elle utilisait mes sentiments à son avantage. La victoire du cœur sur la raison. J’effleurai les lèvres de la jolie blonde d’un baiser, tout en murmurant. « Je ne vous abandonne pas. Et puis, tu as Zach. » Lorna fit la moue, se dégageant légèrement de mes bras. Je refusais de la laisser partir, alors je resserrai ma prise. Vaincue, elle se laissa aller tout contre moi, tandis que je respirais ses cheveux.

Nous avions été ensemble, durant ces deux mois d’été. Nous avons vécu quelque chose d’unique, que je ne pourrai jamais reproduire à nouveau. Et pourtant, seul Merlin sait que nous ne nous appartenions pas. Nous n’étions simplement pas faits l’un pour l’autre, mais cela ne nous empêchait pas d’avoir tenté quelque chose ensemble. Elle finit par cogner mon épaule, d’un geste rigolard, mais empli de mélancolie malgré tout. « Je m’en fiche de Zach, c’est toi que je veux. Je ne veux pas que tu partes. » Je soupirais lourdement, tout en enfouissant mon visage dans ses cheveux. Je m’enivrais de la douce odeur vanillée, tandis qu’elle se cramponnait à moi comme à un rafiot de fortune. Je pris son visage entre mes mains fermes, devenues calleuses, puis je l’embrassai longuement, avec l’énergie du désespoir. Ses mains frêles accrochaient mon cou, avec la même intensité, agrippaient ma chemise, me griffant presque. Puis, je me séparai d’elle brusquement, avant de la fixer, droit dans les yeux. « Je n’ai pas le choix, Lorna. Ou si, j’en ai eu un, mais il a été fait. Je m’en vais, à Poudlard. Finir les trois ans qu’il me reste là bas, tu sais, ils ont dix années, eux. Je serai avec des étudiants anglais, rien de tel pour parfaire la langue. » J’assortis mes propos d’un clin d’œil, et d’un sourire presque ravi. Tout ce programme me donnait l’eau à la bouche, même s’il n’était pas du tout au goût de ma copine. Copine qui pour le coup faisait clairement la gueule. Elle m’embrassa à son tour, avant de murmurer. « Oui, peut être. Mais moi, c’est la tienne qui va me manquer , de langue. » Elle afficha un air carnassier, avant de me tirer la langue. Je répondis, tout aussi puéril, avant de l’attraper et de l’embrasser. « Je t’écrirai tous les jours, mes anecdotes, tout. Et tu me connais, comme je ne fais pas les choses à moitié, tu vas rire. Mon pauvre hibou va finir par crier grâce. » Je me mis à rire, la première fois depuis un mois. Un sourire comblé apparu sur les lèvres rosées de la douce, tandis qu’elle m’ébouriffa les cheveux, comme elle avait l’habitude de faire. « Tu sais que je suis contre la maltraitance des animaux, hein? » Je n’eus pas le temps de répondre. Je venais de me faire bousculer par un voyageur impatient, ce qui me fit trébucher sur ma valise et tomber à la renverse.

Lorna s’affola tandis qu’elle se précipitait vers moi pour m’aider à me relever. « Eugen, ça va? » Je ne bougeais pas, inerte, allongé sur le sol. Je sentais les gens venir, alors que je ne réagissais toujours pas, luttant contre l’envie de rire. Mais si j’avais cédé à mon hilarité, ma -mauvaise- blague aurait vite fait de tomber à l’eau. Le tout étant bien sûr de rester le plus inexpressif possible. « Eugen, s’il te plaît, réveille toi! » L’inquiétude se lisait clairement dans le ton qu’elle venait d’employer. Soudain, je ne tins plus. Je me mis à rire, un fou-rire qu’on ne pouvait arrêter. Puis, il y eut la voix furieuse de Lorna, qui me gifla. « Espèce d’imbécile! tu m’as foutue la trouille. » Ma joue cuisait, mais je ne lui en voulais nullement. Après tout, j’avais fait le con, je l’avais bien méritée. Pour me faire pardonner, je voulus l’embrasser, mais elle me repoussa. Raté. « M’en fous, je ne te parle plus. » Elle boudait pour de faux, je le savais. Emmerdeur comme j’étais, je me mis à lui chatouiller le ventre, les côtes, là où elle était particulièrement sensible. Elle ne résista pas longtemps avant d’éclater de rire. Elle m’embrassa, une dernière fois, avant de murmurer. « Allez, file. Tu vas louper ton train. Je ne voudrais surtout pas en être responsable! » Je l’embrassai, longuement. Une dernière fois. Mais ce baiser là fut plus humide que les précédents. Et pour cause, elle pleurait. J’appuyai doucement mon front contre le sien, tout en lui caressant la joue. « Je reviendrai pour Noël. Ce n’est pas long, trois mois. Ca va passer vite, tu verras. » Toujours boudeuse, Lorna refusait de me lâcher, les yeux rougis, reniflant légèrement. « c’est long trois mois. » Elle hocha la tête, le visage trempé de larmes. Elle me sauta au cou, pour m’enlacer avec force. Nous restâmes encore un long moment, ainsi, tandis que je m’imprégnais une dernière fois de son odeur. Ne tenant plus, je l’embrassai, encore une fois. Le contrôleur siffla le départ imminent du train. Lorna leva la tête. Tous les deux savions ce que cela signifiait. Alors, je pris sa main, et je l’entraînai dans une course folle, traînant ma lourde valise derrière moi. Elle me poussa dans la première voiture qui vint, tandis que les portes se refermaient derrière moi.

Je restai un long moment, le nez collé contre la vitre, tandis que le train s’éloignait. Lorna devenait de plus en plus minuscule, avant de disparaître complètement de mon champ de vision. En soupirant, je quittai l’endroit où j’étais, avant d’occuper un siège vide plus loin, hissant ma valise sur le compartiment à bagages qu’il y avait juste au dessus. En l’espace d’un instant, j’eus l’impression de voir Zachary, qui me fixait, l’air légèrement réprobateur, quand bien même il n‘était pas physiquement là . Je crus l’entendre dire «  Tu es foutrement égoïste, Eugen. Tu laisses tout le monde derrière toi pour vivre ta vie, non, vraiment, chapeau, il n’y a pas mieux comme choix. » J’haussai les épaules d’un air indifférent, avant de rétorquer, l’ombre d’un sourire planant sur mes lèvres. « J’ai une chance d’aller mieux. Je n’allais pas la laisser filer. » Oui, j’abandonnais Lorna. Mais je savais qu’une fois que notre relation aurait subi les affres de l’éloignement, il n’en resterait plus rien. Notre couple ne durera pas, on le savait dès le départ. Notre couple existait parce qu’on s’était sans cesse côtoyés. C’était tout. Alors je n’avais aucun regret quant à cet abandon. Je m’habituerai au manque physique. Je résisterai à l’envie de la voir. Oui, j’étais égoïste, je l’avais toujours été. Mais qu’y pouvais-je? J’avais dix-sept ans, presque dix-huit. On ne me refera pas.

**

« Eugen, c’est fini. » Lorna se dégagea lentement de mes bras, se refusant à mon étreinte. J’avais peur de comprendre ce que cela signifiait, je ne voulais même pas comprendre. Mais l’expression de ma douce avait changé. Elle s’était faite plus dure, plus décidée. Ce n’était plus ma copine que j’avais en face de moi. « P…Pardon? » ce fut juste ce que je parvins à articuler, écarquillant les yeux, balbutiant comme jamais, tant j’étais assommé par la nouvelle. Lorna tapait du pied au sol, impatiemment, puis croisa ses bras sur son ventre rebondi. « Oui. Nous deux c’est fini. » avait-elle cru bon d’insister, mais elle ne faisait que remuer le couteau dans la plaie. J’avais tout simplement l’impression que le ciel m’était tombé sur la tête. Je n’en revenais simplement pas. « Je ne comprends  pas. » finis-je par dire intelligiblement, d’une voix dure. « Tout allait bien entre nous, pourquoi tu fous tout en l’air, comme ça? » Les traits de Lorna se crispèrent imperceptiblement, tandis qu’elle posa une main câline contre son ventre. Ce que je m’empressai de désigner, jouant les incompris. « Mais tu peux pas faire ça, Lorna! Pas alors que t’es enceinte, et qu’il est de moi! J’vais pas foutre le camp et te laisser seule… » Lorna émit un petit rire sec devant ma remarque, avant de lever les yeux au ciel. « Arrête le délire, Eugen, ça fait deux ans que tu t’es cassé, à Poudlard, tu sais, ta foutue école de sorcellerie? Alors arrête de dire que tu vas pas foutre le camp, tu n’es JAMAIS là! Tu crois que ça me fait quoi de dormir seule dix mois par an, alors que je suis censée être en couple? De revenir dans cette foutue baraque alors...» J’avais la sale impression que tout se délitait autour de moi, que plus rien n’avait de sens. Elle ne pouvait pas me faire ça! Elle ne pouvait pas nous faire ça, tout foutre en l’air sans avoir de regrets. J’amorçai un pas vers elle mais elle sortit sa baguette magique. « N’essaie pas de m’amadouer, Eugen. Ne rends pas les choses plus difficiles qu’elles ne sont. S’il te plaît, va-t-en. » J’aurais pu essayer de la retenir. De la supplier de me rester. Mais force est de constater que tout avait foiré. Même mes relations amoureuses, je n’avais pas su les garder à flots. J’étais un raté, et la vie venait de me le prouver une fois encore. Que puis-je faire d'autre, alors? Je partis, tout simplement. Comme je l'avais toujours fait, n'hésitant pas à abandonner les miens pour suivre mon propre chemin. Tout à coup, sans Lorna, sans l'enfant qu'elle portait, il me parut plus sinueux, plus hostile. Je m'y engageai. Après tout, avais-je seulement le choix?

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MessageSujet: Re: EUGEN ▬ Fighting for nothing is what you were born for.    Dim 15 Aoû - 14:24

Rebienvenue très chère! =D
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Bonne continuation!

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MessageSujet: Re: EUGEN ▬ Fighting for nothing is what you were born for.    Dim 15 Aoû - 14:33

*O*, mais tu vas te tuer avec autant de perso xD

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MessageSujet: Re: EUGEN ▬ Fighting for nothing is what you were born for.    Lun 16 Aoû - 17:18

Hum, toi tu plait à Miranda
Alors re-bienvenue ! Et l'avatar est réservé, parce que ça parle, ça parle mais ça ne réserve pas heiiiin =p

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MessageSujet: Re: EUGEN ▬ Fighting for nothing is what you were born for.    Mar 19 Oct - 9:22

Et on débouche le champ', je crois que j'ai -officiellement- fini :D j'ai pris finalement le modèle RP, ça me fatiguait à l'avance d'avoir à écrire le caractère, je pense l'avoir bien exploité dans le texte donc ça aurait été un brin redondant :) Désolée aussi pour les couleurs assez...flash des dialogues, mais euh...je vois très mal le texte depuis mon pc, faut que je m'habitue au nouveau design XD
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MessageSujet: Re: EUGEN ▬ Fighting for nothing is what you were born for.    Mar 19 Oct - 14:02

Whouais. Et bien écoute, j'aime bien ton histoire. Finalement, tu n'es pas tant que ça une psychopathe, c'est cool. Mais j'aime beaucoup, je me répète. C'est bon pour moi, tout bon même. Fiche validée. Le choixpeau ne saurait tarder =)
note ; le bleu utilisé pour les dialogues d'Eugen est dur à lire. Le reste, tutto va bene !

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      « Il me parait bien loin l'été
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      Mais j'ai perdu la raison
      Et le temps peut bien s'arrêter
      Peut bien me confisquer
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MessageSujet: Re: EUGEN ▬ Fighting for nothing is what you were born for.    Mar 19 Oct - 14:44

« Etrange gamin un peu paumé, un peu décalé
De maladresses en maladresses tu avances ;
chose étrange pour un petit bonhomme bien futé.
L'école Poudlard t'accueille à bras ouverts ,
c'est ton ouverture rêvé pour démarrer d'un nouveau pied.
Saches prendre confiance en toi et poursuivre ta voie.
Serdaigle est fait pour toi. »

Excellent jeu ;
merci d'avoir choisi les Serdaigles ♥
BEST 4 EVER
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MessageSujet: Re: EUGEN ▬ Fighting for nothing is what you were born for.    

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EUGEN ▬ Fighting for nothing is what you were born for.

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