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 Where his eyes rest with pleasure, I want to still be...

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▌Clan : Neutre, ou presque...
▌Âge : 16 ans
▌Année : 6ème
▌Maison : Celle de la Justice
▌Don(s) : : Semi-vélane.
▌Sang : Pur
▌Humeur : Changeante
▌Poste au Quidditch : Poursuiveuse et pas des moindres!


MessageSujet: Where his eyes rest with pleasure, I want to still be...   Mar 22 Mar - 17:29


« Where his eyes rest with pleasure, I want to still be » M.M






    Samedi soir, le ciel se voile et les étoiles s’allument une à une. Belle vision d’un monde sans magie pourtant totalement extraordinaire. Sans bruit, sans vague, le jour tombe laissant irrémédiablement place à la nuit. Grace, a la fenêtre de la bibliothèque, regarde le jour mourir. Grace est jugée à tort comme une écervelée. Elle a grandit auprès d’une vélane qui avait un sens de l’art extrêmement poussé. Grace a appris à s’émerveiller devant de tels paysages. Comprendre la subtile beauté d’un coucher de soleil, le rêve d’une pluie torrentielle, ou comme ce soir, la magie d’un ciel étoilé. Bien sur, il est plus simple de ranger une jolie blonde aux grands yeux dans la case « sans second degré », mais les apparences sont trompeuses à Poudlard. S’y fier, c’est risquer parfois bien plus que sa vie. Rien de bien dangereux dans le cas de Grace, mais pour certaines personnes plus puissantes, croire ce qu’elles laissent voir et passablement risqué. Et se méprendre sur le fond des gens en ces temps de tension peut être fatal.

    C’est dans cette contemplation un peu hors du temps que soudain, apparait au loin une silhouette volante. La tache noire dans le ciel du couchant attire l’œil de Grace. Cette forme s’avère être un hibou. Plus les secondes passent, plus l’oiseau se rapproche. Grace est alors sortie de sa rêverie quand elle réalise que l’oiseau en question n’est autre que celui de sa grand-mère. Reconnaissable parmi tant d’autre, il a le corps blanc et les ailes noires. Un sourire apparait alors sur les lèvres de notre Poufsouffle. Une lettre de sa grand-mère. Des nouvelles. L’Irlande. Grace ne tient pas plus de deux secondes. Elle remballe ses affaires à une vitesse surprenante et file sans demander son reste. Dehors, le chemin est simple. La volière. La belle marche avec empressement dans les couloirs bousculant certaines personnes, saluant très rapidement d’autres, ou encore leur souriant juste.

    La volière, elle y est. Elle grimpe les marches d’un saut et ouvre la porte. L’oiseau a senti sa présence. Il est là, tranquille, l’air absent. Heureux d’avoir accomplie sa mission, il tend la patte à Grace. La belle se penche et détache le parchemin. Elle passe une main dans les plumes de l’animal et le remercie à haute voix. Elle sort ensuite sans demander son reste. Le couloir de la serre est plein de monde. Elle décide de se rendre dans la cour de l’école ressemblant à un cloitre. Elle n’en est pas loin et seulement cinq malheureuses minutes de marche l’y amènent. Elle s’assoit sur un banc. Dans le chemin sous les arcades, de nombreux professeurs discutent entre eux. Les élèves sont partis et elle est quasiment seule pour sa lire sa lettre. C’est là que le pressentiment la prend. Et si…

    Elle décachette l’enveloppe rapidement et sort le parchemin. L’écriture lui saute aux yeux comme de l’acide. Des pattes de mouches sans style et sans élégance ! Où sont les pleins et les déliés de sa chère grand-mère ?! Son père. L’homme ayant disparut pendant près de 14 années, et revenant pour lui apprendre qu’elle est mariée de force à Andrew Dangelo ! Cet homme qui n’a plus sa place dans le cœur de sa fille. Grace sent la colère s’infuser dans ses veines. Elle respire un bon coup. La lettre est courte, il viendra lui rendre visite à Pré-au-Lard avec sa grand-mère. Grace n’ose même pas se figurer la scène. Jamais elle ne pourrais faire face à quelqu’un qui non seulement de la vendre, l’a ensuite abandonnée. Grace n’a pas eu une enfance difficile. Très heureuse avec sa grand-mère, elle n’a pas eu à se plaindre, mais que les choses restent ainsi. Il a choisit de partir, alors qu’il ne revienne pas. Il veux sûrement enterrer le passé et reprendre tout depuis le début. Il en est hors de question ! Il a ruiné sa vie en revenant et même s’il n’était pas revenu, il avait réussit, par ce mariage odieux, à briser son existence. S’il était quelqu’un au monde pour qui Grace avait l’impression de ne pas exister c’était lui. Il la voyait comme une poupée mais jamais comme une femme. Maintenant, il était trop tard pour lui.

    Grace sentit que des larmes de colères et de tristesse la gagnaient. Elle mit sa tête dans ses mains et se retint de pleurer. Grace savait parfaitement se faire écouter de son corps. Cela ne fit que renforcer sa colère. Grace eu soudain chaud et sentit que sa peau émanait d’un halo. Le côté demi-vélane de Grace venait d’être réveillé par la colère. Petit à petit, elle arrivait à se raisonner et si la colère s’amenuisait, l’émotion était toujours là entretenant son pouvoir. Elle ne pensa pas à s’en aller de la petite coure. Tout bonnement, car elle était persuadée de ne pas attirer les regards. Elle était donc assise sur ce banc, fixant sa lettre, les yeux dans le vide, avec un charme insoutenable pour n’importe quel homme dans le périmètre. Grace tenait toujours la lettre et regardait à présent le sol. Elle n’irait pas à Pré-au-Lard le voir ! C’était décidé, rien ne la ferait changer d’avis, elle ne voulait plus le voir… Elle était en train de débattre avec elle-même de comment éviter la confrontation quand une ombre apparue près d’elle. Quelqu’un l’avait finalement vu… Elle allait devoir jouer encore la comédie…

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▌Clan : Neutre, ou presque...
▌Âge : 37 ans (10 mars 1995)
▌Maison : Poufsouffle
▌Ancienne maison : Poufsouffle
▌Sang : Mélé
▌Humeur : Motivé par le défi de l'enseignement
▌Emploi : Professeur de Soins aux Créatures Magiques
Directeur de la maison Poufsouffle
Responsable du club de Gobelbabil

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MessageSujet: Re: Where his eyes rest with pleasure, I want to still be...   Mer 30 Mar - 16:58

La nuit commençait. Melchior avait passé une agréable journée.
Après un copieux petit déjeuner, il s'était occupé de deux paquets de copies, appréciant la qualité du travail de nombreux élèves. Pour une fois, le message essentiel était bien passé. Lorsque les parchemins eurent fini de s'amonceler sur son bureau, il se redressa et s'étira, le sourire au lèvres. Il n'était que 13 heures et le reste de la journée serait de son choix.
En traversant les couloirs pour sortir, il salua gaiement le Moine Gras, en grande discussion avec la Dame Grise. Et dehors, il sentit l'air frais de cette belle journée de novembre. Trainant un peu sa patte folle, il marchait en balançant sa canne, dans toute l'élégance de la raideur de son genou. Il avait fait sien ce handicap et l'avait transformé en atout, bâtissant son style autour de sa douleur.
Cependant, cela l'empêcherait de faire une longue promenade. Il choisit donc de partir vers l'enclos des Sombrals. Il s'y retrouva tout seul et appela sa créature préférée. Dark serait excellent pour l'emporter au-dessus de la Forêt Interdite et dans les montagnes entourant le château.

Quelques heures plus tard, sentant sa monture fatiguante, Melchior retourna vers Poudlard, les mains et le visage glacés par la vitesse en cette fin de l'automne.
La nuit tombait tôt en cette saison et autour de l'enclos, les arbres créaient une ambiance sombre dans l'orée de la forêt. Profitant des derniers rayons, Melchior repartit vers le parc et le château où il retrouva quelques collègues dans la cour, ainsi que quelques élèves.
Il salua rapidement quelques uns d'entre eux, avant de s'intégrer naturellement au groupe de ses collègues. Echanges sur les cas particuliers de quelques élèves, derniers ragots de la vie sorcière, bons plans de Pré-au-Lard... De l'agacement parfois, des rires à d'autres moments. Rien de mieux qu'une discussion avec des collègues et amis pour bien poursuivre cette journée. Le sang remontant dans ses joues, Melchior se sentait de plus en plus réchauffé.

La nuit commençait donc. Melchior avait passé une agréable journée.
Alors que les échanges se poursuivent, le jeune professeur ne peut s'empêcher de remarquer la jeune Poufsouffle qui arrive. Il a beau ne jamais voir ses élèves que comme des enfants en devenir, il ne peut pas se mentir. Celle-là à quelque chose de particulier. Grace. Au début, il l'a soutenue, pour qu'elle devienne membre de l'équipe de Quidditch. Il espère toujours qu'elle devienne préfète. Il ne sait pas pourquoi, mais il est sûr de ses compétences. Drôle de préjugé, venant d'un Poufsouffle pur et dur, croyant dans les capacités de tous et cherchant la justice dans chacun de ses actes.
Mais elle...
De plus en plus, il n'écoute plus ses collègues. Elle s'est assise près d'eux et lit une lettre. Rapidement, son visage se fait colère. L'un après l'autre, ses collègues sont partis. Quand sont-ils partis? Il est le seul à être resté ici. Seul avec elle. Spontanément, il se recoiffe d'un geste, frotte d'un bras mal assuré sa veste pour la défroisser un peu et s'approche de la jeune femme.
Il s'en veut d'entendre sa canne taper d'un son métallique les dalles de la cour. Il sent que cela gâche cet instant. Brièvement, il se prend à douter. Doit-il aller la voir? Que doit-il faire? Partir? S'approcher? Pourquoi veut-il aller la voir?
Mais il est trop tard. Il est à côté d'elle et elle commence à tourner son visage vers lui. Il cherche à comprendre pourquoi il est venu s'immiscer dans la vie de son élève.
Bonsoir Grace, auriez-vous un soucis?
Il déglutit bruyamment et force un sourire idiot.
Mais qu'est ce qui lui prend?
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MessageSujet: Re: Where his eyes rest with pleasure, I want to still be...   Jeu 31 Mar - 16:15





    Levant donc les yeux, quelle ne fut pas sa surprise de voir le professeur Stoner. A la fois heureuse et triste, elle lui sourit faiblement. Heureuse car au moins, ce n’était pas un importun qui allait lui faire du gringue. Triste, car son pouvoir s’avérait très gênant dans cette situation. Stoner avait les yeux un peu étonnés et Garce devinait que ce n’était pas à cause d’elle mais à cause de lui. Il ne devait pas savoir ce qui lui arrivait. Grace, elle, savait très bien sous quel charme était le professeur et elle eu une sorte de peine pour lui. Il fallait qu’elle s’arrête et qu’elle le libère.
    « Bonsoir Grace, auriez-vous un souci? »
    La voix du professeur avait toujours eu un effet rassurant sur Grace. Directeur de la maison d’Helga, il était quelqu’un d’abordable et de prévenant en général. Un peu loufoque mais le type de personne que Grace apprécie. D’ailleurs, il le lui rend bien, il l’a poussée à faire partie de l’équipe de Quidditch et l’incite en ce moment à devenir préfète. Stoner est un professeur qui connait le nom des élèves et qui est impliqué. Grace le trouve vraiment compétent. Son sourire un peu idiot dérangea Grace, dans le sens, où, elle ne voulait pas qu’il se sente mal à l’aise. Elle se redressa doucement, se passa une main dans les cheveux, signe trahissant sa gêne et finit par dire d’une voix sympathique :
    « Non… Enfin… Si… Vous savez la famille… »
    Elle lui offrit un sourire gentil essayant de calmer son pouvoir. Elle lui aurait bien dit qu’il n’était pas obligé de rester là, mais cela aurait probablement mal perçu. Elle aurait aussi pu partir sans demander trop son reste mais, là pareil, elle n’aurait fait qu’aggraver la situation dans laquelle Stoner se trouvait. Vous devez la trouver très altruiste ? Détrompez-vous ! Ce n’est pas pour tout le monde… Mais Stoner, elle l’apprécie. Et puis, elle a toujours ressenti son pouvoir comme une espèce de fardeau donc elle essaye d’en soulager les gens. Forcer quelqu’un à faire quelque chose est une ignominie pour elle. Elle lutte donc contre cela. Elle cherchait quelque chose à dire pour détendre l’atmosphère mais elle n’avait pas trop d’imagination. Elle décida de rassurer Melchior dans un premier temps.
    « Rien de grave… Promis… »
    Plus les secondes passaient, plus Grace arrivait à se calmer. La présence de quelqu’un en qui elle avait confiance, lui permettait de retrouver le calme. Elle avait encore l’impression d’irradier et elle irradierait encore comme çà pour 15 minutes surement mais l’effet était amoindri. Grace se félicita de cela car melchior allait pouvoir respirer un peu. Imposer çà à un prof, elle ne trouvait pas ça très juste. Grace n’est pas de ces élèves qui refusent en bloc l’autorité, elle est capable de suivre un règlement à la lettre pour peu qu’il lui paraisse justifié. Elle se retrouve donc à la fois souvent et rarement dans le bureau de Stoner ou dans celui de la directrice. Grace se souvint, d’un coup, qu’elle avait à le remercier pour le livre qu’il lui avait prêté sur les chats. Le sien avait eu un petit problème et il avait accepté de l’aider.
    « Au fait, merci beaucoup pour le ivre. Psychée va beaucoup mieux ! Il vous remercie… »
    Psychée c’est son chat. Il est tout noir et assez gros mais il est gentil. Il ne miaule jamais, il dort sans bouger et ne viens pas jouer avec le nez de Grace la nuit et ne pratique aucune autres activités disons handicapantes quand il s’agit de dormir. Il s’était foulé une patte et ne sachant pas trop quoi faire, elle avait emmené son petit chat voir le docteur Stoner. Ce dernier avait bandé la patte et avait donné un livre à Grace pour lui expliquer ce qu’elle devait faire ensuite.



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MessageSujet: Re: Where his eyes rest with pleasure, I want to still be...   Jeu 31 Mar - 18:08

Quel plaisir de se trouver en compagnie de cette charmante jeune femme. Melchior ne peut s'empêcher de la regarder passer la main dans ses cheveux. Les reflets de la lune sur cette chevelure soyeuse, la teinte extraordinaire des mèches qui retombent si lentement... Il se prend à lever une main vers elle pour lui aussi les caresser. Mais à peine a-t-il esquissé un mouvement que déjà il se reprend. Elle est trop pure pour qu'il ose la toucher...
Encore une fois, il avale difficilement sa salive.
Elle a un problème avec sa famille? C'est bien cela? Il n'en est plus certain, dès que les mots sont prononcés par Grace. L'a-t-il écoutée? Il se prend à douter de sa valeur et de sa qualité. Pourquoi lui manque-t-il à ce point de respect?
Ouf, ça va, elle lui sourit quand même. Rien n'est encore perdu. Mais pourquoi lui parle-t-elle de son chat ensuite? Elle ne parlait pas de sa famille auparavant?
Il garde le silence, l'air ahuri pendant quelques secondes. Il doit trouver quelque chose à dire sur sa famille. Lui prouver qu'il s'intéresse à elle.
Il se remémore le dossier la concernant. Elevé par sa grand-mère. Comment s'appelle-t-elle déjà? Maryska MacDougal. Il se rappelle avoir aussi entendu ce nom prononcé au ministère. Mais dans quel cadre? Cela devra bien lui revenir un jour...Une mère morte. Il se prend d'un désir implacable de la serrer dans ses bras. Mais elle a l'air si forte et courageuse. Elle lui rirait au nez. Et un père qui a refait surface il y a quelques années et qui la surveille de près. Il est bien placé pour le savoir, même s'il ne le clame pas partout. Il connaît le personnage qui cherche à contrôler les relations de sa fille. Accepterait-il une idylle avec un professeur?
En pensant à la famille de Miss Woodsbury, il se prend à se questionner sur ses parents. Comment va ma grand-mère? Et mon père a-t-il toujours autant de problèmes avec la plomberie à Breacon? Il faudra que je me renseigne. Un hibou à envoyer...
Mais non, il faut que je m'occupe de Grace.
Pourquoi me regarde-t-elle comme ça? J'ai l'air si idiot? Suis-je ridicule? NON!!!

Et là, c'est la douche froide. L'angoisse me sort de ce rêve si doux. Je ne me suis pas comporté normalement. Est-ce de ma faute? Non... Ai-je bu une potion? Subi un enchantement? Pas le moindre souvenir. Je devrais le savoir...
Maryska MacDougal...
La chipie... Elle ne m'a pas prévenue. Je me souviens maintenant. C'est au Département de Régulation des Créatures Magiques qu'on en parlait. Steve. Un jour. Qui revenait agacé d'une visite chez elle. Il n'avait rien pu faire quand elle avait activé son pouvoir. Et il devrait y retourner. Il n'avait pas fait son travail. Qu'est ce qu'on avait ri de sa mésaventure. Tous. Sauf lui. Et Melchior s'en voulait maintenant. Il comprenait ce que le pauvre Steve avait dû vivre. Et avec une pure Vélane, en plus.
Grace a donc du sang de Vélane. La chipie.
Non. Les chipies! Et Maureen qui ne lui a rien dit. Elle doit évidemment être au courant. La directrice sait tout. Trop de choses d'ailleurs. Et elle ne m'en a pas parlé.

Elle a dit quelque chose. Une histoire de psychisme? Non, enfin, rien d'important, sûrement. Sa famille. C'est ça, le vrai sujet ce soir.

Il faut que je me recompose. Que je trouve une solution. Comment fait-on déjà pour se défaire de l'emprise d'une vélane? Melchior reprend son souffle. Va-t-il lui dire qu'il sait? Son regard doit le trahir. Il est déjà plus à même de lutter contre le charme surnaturelle de la jeune femme.
Il recule d'un pas. Il souffle lentement et se recompose.

Vous parliez de votre..."famille".
Le ton est un peu sec, inhabituel dans sa bouche. Que vous arrive-t-il? Et pour compenser, il lui fait un sourire. Votre père? Ne pas prononcé le mot de grand-mère, pour ne pas partir sur une pente glissante. Pas maintenant. Plus tard, peut être.
Vous savez que si je peux vous aider, ce sera avec plaisir. Est-il crédible après avoir été si ridicule?
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MessageSujet: Re: Where his eyes rest with pleasure, I want to still be...   Mer 4 Mai - 22:08





    Grace regardait son professeur avec attention. Elle imaginait l’enfer psychologique dans lequel il était. Il devait la trouver si séduisante et se mener un combat titanesque. Elle avait toujours eu de l’estime pour son professeur mais la façon avec laquelle il luttait, elle l’honorait encore plus.
    Son visage passait par des expressions différentes et, la fine observatrice qu’était Grace, ne savait pas trop quoi en conclure. Le combat intérieur de Stoner semblait être insurmontable. Elle le sentait, il voulait la toucher. Elle resta immobile sachant que la grâce du moins de ces mouvements pouvait porter un coup fatal. Elle resta là, les yeux dans ceux de son professeur à attendre un miracle.
    Plus les secondes passaient plus elle ne pouvait déceler ce qui le hantait. Pourtant, son visage était expressif et elle comprenait qu’il cherchait quelque chose. Comprendre pourquoi très sûrement… Jamais il ne trouverait, l’idée même de formuler le mot de « Vélane » était tellement improbable. Le gens sont cléments avec les femmes, elles peuvent être magnifiques sans pour autant que l’on ne soupçonne aucune magie. Devoir son pouvoir de séduction à des facultés magiques était une des hontes intimes de Grace.
    Puis soudain, il réagit. Grace pourrais presque dire qu’il se rend compte de ce qu’il a faillit faire. Pourtant, elle sent sa peau irradier encore. Comment se fait-il qu’il n’ai plus l’air d’être sous l’emprise de son charme ? Bientôt, le regard de Melchior rencontra celui de Grace. Elle rêve ou il a un sourire étrange ? Comment est-il possible qu’il reprenne sa contenance aussi rapidement ? Grace fronce les sourcils. Bien sûr, elle n’aimait pas infliger cela à son professeur mais l’idée que quelqu’un puisse lutter fit naître dans son esprit des craintes. S’il n’était plus sous le charme, alors il verrait que quelque chose cloche, combien de temps avant qu’il remarque que les garçons font les yeux doux à Grace quand elle est furax ? Mais d’abord pourquoi lui ? Il n’a rien de particulier. Il n’est même pas occlumens, même si elle ne savait pas du tout si cela pouvait aider…

    Elle baissa les yeux pour réfléchir. Elle n’avait jamais eu cette impression auparavant. Ce regard. Elle s’était sentie percée à jour. Bien sûr, elle avait toujours voulu que cela arrive plu ou moins mais là, elle ne voulait plus du tout que quelqu’un sache. Surtout pas Stoner…

    Elle eu très envie de prendre ses affaires et de s’en aller sans demander son reste. S’il savait et elle avait vraiment cette impression-là, malgré le fait que cela paraisse impossible, jamais elle ne pourrait affronter de nouveau son regard. Stoner était un professeur en qui elle avait confiance mais était-ce suffisant ? Grace avait très envie d’aller voir Maureen. Il fallait que la directrice la sauve encore une fois. Elle seule saurait quoi faire pour dissuader Melchior de tout dire… Maureen, vite, elle devait la trouver…
    « Vous parliez de votre..."famille". Que vous arrive-t-il? »
    Un ton un peu sec, quelque chose d’inhabituel. Tout renforçait l’idée de Grace. Elle ne savait pas quoi répondre. Sa famille était un foutoir sans nom, elle ne voulait pas vraiment en parler, elle avait dit cela comme ça. La peur prenait maintenant son ventre. Son pouvoir semblait revenir. Elle craignait tant d’être découverte.
    « Votre père? »
    Grace hocha la tête. La peur était toujours là mais elle devoir la faire attendre. Maureen, finalement ne pourrais rien. Elle ne se mettrait pas en travers de la route d’un de ses professeurs. Grace était une grande fille, elle devait s’en sortir seule. La panique avait remis un coup de fouet à son physique. Elle respira un bon coup, hésitante sur la démarche à suivre, elle hocha la tête.
    « Oui, mon père, il va venir à Pré-Au-Lard »
    Elle ne voulait rien dire de plus. Melchior avait peut-être trouvé mais elle n’abandonnerait pas la bataille sans être sûre qu’il était digne de confiance.
    « Vous savez que si je peux vous aider, ce sera avec plaisir. »
    Grace releva les yeux. Quelle cruche elle faisait… Elle ne savait pas trop quoi faire et elle devait bien avouer que l’idée de fuir lui faisait maintenant honte. Elle se redressa et affronta le regard de Stoner. Elle ne le regardait pas avec dureté juste, elle essayait de le sonder. Si jamais, il avait le moindre doute, elle était fichue. Stoner était quelqu’un de très intelligent et pour le berner, il fallait se lever tôt et être très créatif.
    La belle marqua une pause… Elle devait à présent ne pas laissait voir qu’elle avait été découverte.
    « Malheureusement, ma famille est comme cela… Chacun son lot sur cette Terre. Je ne pense pas que l’on puisse vraiment faire les choses. Elles sont ainsi, elles le resteront… »
    Stoner connaissait un peu l’histoire de Grace. Pour des raisons, qu’elle ignorait, elle avait continuellement l’impression qu’il savait bien plus de choses que ce qu’il voulait dire… Grace était dans une situation inhabituelle et très inconfortable. Si son père venait en plus, elle aurait vraiment passé une journée pourrie. Même elle savait que la directrice n’était pas encline à demander les faveurs de la directrice, elle nota de passer son bureau d’ici le lendemain pour informer Maureen de son soupçon. Elle ne pouvait laisser courir ce danger. Si cela venait à se savoir, la famille d’Andrew à qui elle était fiancée car elle était de sang pur, la chercherait pour la tuer. Elle risquait sa vie dans cette histoire. Si Melchior s’avérait être un homme que l’on pouvait acheter, bien qu’elle ne le pensa pas une seule seconde, elle serait vraiment dans les ennuis. Maureen aurait du mal à faire un miracle mais au moins, elle trouverait un moyen de retarder le problème ou d’en réduire l’impact. La directrice était la personne la plus intelligente que Grace ai jamais vu. Elle n’a pas vu grands nombres de grands esprits me direz vous mais elle tient quand même Maureen en haut de sa top-liste. Il fallait dans tout les cas qu’elle trouve une solution… Et vite si possible… Très vite même…





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MessageSujet: Re: Where his eyes rest with pleasure, I want to still be...   Sam 7 Mai - 10:20

Pendant quelques secondes, Melchior réfléchit à ce que la belle jeune femme lui disait. Encore une fois, il prit plus de temps que d'habitude. Son cerveau était toujours embrouillé. il devait encore se concentrer pour ne pas s'approcher davantage de Grace, pour ne pas se serrer contre elle et la prendre dans ses bras.
Malheureusement, ma famille est comme cela… Chacun son lot sur cette Terre. Je ne pense pas que l’on puisse vraiment faire les choses. Elles sont ainsi, elles le resteront…
Il souriait du mieux possible à Grace, cherchant ses mots, regardant pour cela le paysage, les arches de l'allée, les arbres aux branches nues dans le parc, tout sauf la jeune femme qu'il avait devant lui.
C'est dur d'avoir une famille quand on est adolescente. Très dur. Mais parfois on se rend compte que nos parents ne souhaite que le meilleur pour nous. Ils n'ont pas toujours raison, cependant. Les parents font aussi des erreurs. Mais s'ils pensent beaucoup à eux, quand ils pensent à nous, c'est pour l'honneur de la famille. Et les sorciers ont parfois un honneur tordu. Il est encore plus difficile de faire parti d'une famille de sang...pur. Comme vous, Grace.
Le mot venait difficilement dans sa bouche. Mais il lui associa un sourire. Il avait parlé tout ce temps, en évitant de croiser le regard de Grace, ce qui était très inhabituel chez lui. Il en était mal à l'aise. Il avait gardé la tête basse. Il devait trouver un autre moyen de continuer la discussion, sans être en face d'elle, pour qu'elle ne s'inquiète pas de son attitude.
Puis-je m'asseoir à vos côtés? Ma jambe me fait légèrement mal ce soir. L'hiver arrive et mon tendon souffre de l'humidité.
Il n'attendit pas particulièrement de réponse, assuré de la politesse de son élève. Mais pour la forme, il n'acheva son mouvement qu'après un geste ou un mot positif.
Il s'installa donc près de Grace, sur le banc, d'un geste, il glissa sa cape sous ses fesses, pour s'isoler du froid et il étendit sa jambe raide devant lui, laissant l'autre fléchie. Ainsi installé près de l'objet de son désir du moment, il avait envie de passer son bras autour des épaules de Grace et de lui permettre de se lover au creux de son épaule. Pour éviter cela, il glissa ses mains dans les poches de son jeans, où elles se retrouvaient coincées par l'étroitesse de la coupe du pantalon. Il suivit un instant des yeux des pinsons qui voletaient à la recherche de quelques reliefs de pain, tombés du goûter d'élèves, plus tôt dans la journée. Sa voix se fit plus franche lorsqu'il reprit:
Je vous parlais de la difficulté de maintenir une pureté de sang. Votre père a été éduqué dans cette tradition. Les Woodsbury ont une très vieille histoire. J'ai lu énormément d'ouvrages où vos aïeuls sont cités. Pour de grandes choses, généralement. Votre père a forgé son esprit dans cette obligation. Elle est ancrée en lui. Il doit déjà être malheureux de vous voir ailleurs que chez les Serpentards... Vous côtoyez bien trop de sang mêlé, voire pire, des nés-moldus parmi les Poufsouffles... Pourquoi ne pouvons-nous pas juste nous sentir humains? Mais l'obligation de veiller au lignage est sûrement digne de respect, d'assurer une certaine noblesse dans le choix d'un époux ou d'une femme. Les critères de pureté peuvent cependant être réévalués, c'est tout. Couarge, honneur, justice, bonté...
Un temps d'arrêt, pour permettre à son message de passer.
Votre père se sent sûrement de grands devoirs à sa généalogie. Il doit donc être parfois plus obtus que d'autres. Mais c'est et ce sera toujours votre père. Vous n'en changerez pas... Plus il sera fier et sûr de vous et plus il vous accordera de libertés.
L'envie de se tourner vers elle, de suivre sa réaction à ses mots. Il oublia de ne pas la voir. Il tourna la tête et recroisa ses yeux si profonds, doux et beaux. Non, ils n'étaient plus doux, mais brûlants et Melchior ne sût de nouveau plus ce qu'il faisait. Son sourire forcé disparut et il eut peur à l'idée de se pencher vers elle et d'appuyer ses lèvres contre les siennes. Il s'arrêta donc à quelques dizaines de centimètres de Grace, la bouche pateuse, la gorge sèche, terrorisé à l'idée d'être repoussé, mais encore plus inquiet à l'idée d'être l'élu de son coeur.
Elle n'avait pas pu ne pas remarquer son geste, il s'était penché vers elle, de l'espoir et de la peur plein les yeux, les lèvres légèrement entrouvertes. Un adolescent inquiet de donner son premier baiser.
Mais il s'était contrôlé. Dans sa tête, sa conscience lui disait de s'arrêter. Elle n'était qu'une enfant comparée à lui. Elle était son élève et lui son professeur. Pourquoi ne s'étaient-ils pas rencontrés ailleurs. Une larme coula sur sa joue, aux muscles crispés par l'effort de concentration.
Il se savait en danger. Il espérait que personne ne les voyaient, ici, sur ce banc. Dans la pénombre du soir. Bien sûr, de loin, on ne pouvait pas se douter de ce qui s'était jouer entre les deux personnes. La réputation d'intégrité de Melchior le protégeait sûrement.
Mais il se savait en danger vis à vis de Grace également. Sa main se posa sur sa cuisse. Ses mots se firent rapide, ne lui accordant pas l'occasion de l'interrompre.
Ne partez pas. Je dois comprendre. Je dois m'assurer de ce qui se passe... Sa voix était suppliante. Gênante peut être pour la jeune fille, un retournement de hiérarchie déstabilisant.
Je crois savoir, mais je dois être sûr. Vous êtes bien... la petite fille de Madame McDougal? C'est cela? N'est ce pas?
Rassurez moi. Et nous n'en parlerons ensuite qu'à votre initiative. Mais je dois savoir si je suis en train de faire une bêtise ou si je ne suis qu'un homme.
Le sous-entendu suffisait-il? Il n'avait aucune envie d'être insistant.
La larme avait séchée sur sa joue. Ou gelée. Il ne s'en souciait pas. Il devait juste redevenir le professeur honorable, l'adulte respectueux de ses élèves, qu'il se croyait être. Et si Grace pouvait lui faire confiance en retour, ce serait le merveilleux cadeau de cette journée.
Répondez moi Grace. Rendez moi ma dignité. Et s'il vous plait, entendez mon désir de rester le garant de votre don, de votre secret. Ces pensées se lisaient-elles dans ses yeux?

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▌Âge : 16 ans
▌Année : 6ème
▌Maison : Celle de la Justice
▌Don(s) : : Semi-vélane.
▌Sang : Pur
▌Humeur : Changeante
▌Poste au Quidditch : Poursuiveuse et pas des moindres!


MessageSujet: Re: Where his eyes rest with pleasure, I want to still be...   Mar 17 Mai - 17:31





    « C'est dur d'avoir une famille quand on est adolescente. Très dur. Mais parfois on se rend compte que nos parents ne souhaitent que le meilleur pour nous. Ils n'ont pas toujours raison, cependant. Les parents font aussi des erreurs. Mais s'ils pensent beaucoup à eux, quand ils pensent à nous, c'est pour l'honneur de la famille. Et les sorciers ont parfois un honneur tordu. Il est encore plus difficile de faire parti d'une famille de sang...pur. Comme vous, Grace. »
    Le sang « pur » de sa famille était sa perte. Si seulement, elle était née dans une famille au sang mêlé, elle aurait eu une vie plus calme et plus douce. Son mariage était une ignominie au XXIème siècle. Mais qui pouvait-elle ? Elle pouvait s’en prendre à Andrew ? Il n’était pas plus coupable qu’elle… Elle pouvait s’en prendre à sa grand-mère ? Cette dernière était déjà bien rejetée dans la famille car elle n’était pas une sorcière. Elle pouvait s’en prendre à son père ? Ha ça oui, elle pouvait mais comme il était constamment ailleurs et qu’il fuyait en permanence, elle ne pouvait pas non plus… Alors la faute à qui ?
    « Puis-je m'asseoir à vos côtés? Ma jambe me fait légèrement mal ce soir. L'hiver arrive et mon tendon souffre de l'humidité. »
    Grace se décala pour lui laisser de la place et pris bien garde à se déplacer largement. Elle ne voulait qu’un contact inopiné aggrave la situation du professeur. Elle n’était pas sadique loin de là. Un silence s’en suivi. A quoi pensait-il ? Grace n’osa pas imaginer. Elle ne savait pas ce qu’il y avait dans la tête des hommes pendant qu’elle était « irrésistible », et elle ne préférait pas le savoir. Elle s’imaginait des trucs bien pires que ce qui passait dans les pensées de Melchior. Si elle avait su qu’il ne désirait que l’embrasser, elle se serait sûrement détendue mais elle n’en savait rien et il fallait qu’elle garde la face.
    « Je vous parlais de la difficulté de maintenir une pureté de sang. Votre père a été éduqué dans cette tradition. Les Woodsbury ont une très vieille histoire. J'ai lu énormément d'ouvrages où vos aïeuls sont cités. Pour de grandes choses, généralement. Votre père a forgé son esprit dans cette obligation. Elle est ancrée en lui. Il doit déjà être malheureux de vous voir ailleurs que chez les Serpentards... Vous côtoyez bien trop de sang mêlé, voire pire, des nés-moldus parmi les Poufsouffles... Pourquoi ne pouvons-nous pas juste nous sentir humains? Mais l'obligation de veiller au lignage est sûrement digne de respect, d'assurer une certaine noblesse dans le choix d'un époux ou d'une femme. Les critères de pureté peuvent cependant être réévalués, c'est tout. Couarge, honneur, justice, bonté... »
    Il savait, elle en était persuadée. Sinon pourquoi aborder le sujet de la pureté du sang. Le secret de son mariage avec Andrew était encore sauf et elle savait qu’il ne serait pas dévoilé avant bien longtemps. Pourquoi tournait-il autour du pot ? Ce n’était pas son genre. Normalement, Melchior était quelqu’un de droit, de franc, de juste… Pourquoi la faisait-il languir avant de lui dire qu’il savait ?
    « Le besoin de la pureté du sang n’excuse pas l’horreur humaine. Jamais rien n’excusera ce que l’homme pour des tas de conneries pareilles. La pureté du sang, on dirait presque une formule satanique tiens ! »
    « Votre père se sent sûrement de grands devoirs à sa généalogie. Il doit donc être parfois plus obtus que d'autres. Mais c'est et ce sera toujours votre père. Vous n'en changerez pas... Plus il sera fier et sûr de vous et plus il vous accordera de libertés. »
    Elle regarda Melchior dans les yeux. Il se méprenait. Son père n’avait pas du tout l’intention de faire de sa fille, une personne libre. Elle ne savait pas encore parler qu’il l’avait déjà liée pieds et poings à un autre.
    « Non… Quoi que je fasse, rien ne changera… Il ne me laissera jamais vivre ma vie… »
    Elle était presque en train de passer eux confessions. Melchior était vraiment un de ses professeurs préférés. Il était compréhensif et essayait de se mettre à la place des gens. Mais elle ne pouvait pas concevoir que son père ai des excuses pour ses actes, haa ça non ! Grace était en délibération avec elle-même sur les choses qu’elle pouvait dire et celles qu’elle devait taire quand Melchior posa une main sur sa jambe. Son pouvoir était insupportable. C’était tellement horrible de faire vivre ça à quelqu’un. Pire un professeur. Grace ferma les yeux pour essayer d’oublier.
    « Ne partez pas. Je dois comprendre. Je dois m'assurer de ce qui se passe... » Sa phrase venait de la couper dans un élan pour partir et elle se faisait suppliante donc elle resta. Toujours le regard baissé. Elle patienta.
    « Je crois savoir, mais je dois être sûr. Vous êtes bien... la petite fille de Madame McDougal? C'est cela? N'est ce pas? Rassurez-moi. Et nous n'en parlerons ensuite qu'à votre initiative. Mais je dois savoir si je suis en train de faire une bêtise ou si je ne suis qu'un homme. »
    Grace était devant le dilemme le plus prenant qu’elle avait eu depuis son entrée ici. Avouer et soulager la conscience de Melchior, ou se taire et l’envoyer dans les tréfonds du dégout de soit. Grace était perdue. Elle voulait juste vivre une vie normale et pouvoir s’épanouir sans avoir à s’en prendre aux autres. Elle ne supportait pas les combats intérieurs. Elle était trop fragile pour se battre avec elle-même. Une larme coula sur sa joue. Sa vie était un bordel monstre. Jamais elle n’arriverait à en sortir quelque chose de concluant. Faute de l’annihiler, elle avait tout fait pour cacher ses failles mais voilà qu’elle allait devoir les dévoiler. Car oui, elle ne pouvait pas laisser Melchior dans cet état.
    « Je suis bien la petite fille de Mrs McDougal. Avec tout ce que cela implique. Et je suis profondément désolée… »
    Elle se prit la tête dans les mains. Voila, c’était dit. Peut-être qu’elle venait de signer son arrêt de mort. Si la famille d’Andrew l’apprenait, elle était bonne pour fuir à tout jamais. Elle pensait pouvoir faire confiance à Melchior mais seul l’avenir lui dirait si ce choix avait été fatal pour elle, ou si elle avait eu raison… Les larmes roulaient sur ses joues. Le soulagement attendu n’était pas au rendez-vous. Le dire n’avait rien fait de plus que de développer une peur incommensurable…






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Directeur de la maison Poufsouffle
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MessageSujet: Re: Where his eyes rest with pleasure, I want to still be...   Dim 29 Mai - 9:58

Melchior était encore et toujours pris dans ce flot de sensations contradictoires. Il avait plus que jamais envie d'embrasser Grace. Elle pleurait devant lui. Son pouvoir était sur le point de briser le pauvre professeur. Il était également au désespoir de voir l'objet de son amour malheureux.
Elle lui répondit. « Je suis bien la petite fille de Mrs McDougal. Avec tout ce que cela implique. Et je suis profondément désolée… »
Il était soulagé de ce qu'il venait de percevoir. Il n'était pas sur d'avoir bien entendu. Mais il semblerait qu'il avait raison. Il commençait à comprendre pourquoi il était à ce point attiré par la jeune femme. Cependant, son esprit avançait toujours trop lentement, comme anesthésié par les émotions.
Enfin, il était énervé de désirer une élève. Il sentait au fond de lui même que ça lui était interdit.
Il avait envie de fuir en courant, de se serrer contre elle, de la regarder, de la toucher, de respirer le parfum de sa peau et de ses cheveux. Il voulait lui échapper, quitte à en mourir.


Il fallut donc un long moment à Melchior pour retrouver son calme. Lentement, l'idée qu'il subissait le pouvoir de la Semi-Vélane faisait son chemin dans son esprit. Et avec elle, la force de résister à son charme. Comment pouvait-elle comprendre ce qui se passait en lui. Avait-elle peur qu'il réagisse mal à ce qu'il venait d'apprendre?
Lorsque le professeur Stoner se sentit capable de s'exprimer convenablement, il se redressa.
Ne soyez surtout pas désolée. Vous devez être fière de votre nature. C'est un grand pouvoir qui doit donc couler dans vos veines. J'en suis la preuve survivante, je crois. Une grande responsabilité aussi. Un fardeau sûrement. Avec le pouvoir vient toujours la responsabilité.
C'est la première fois que je me retrouve en face d'une personne telle que vous, à subir cela. Ce n'est pas très plaisant, je dois bien l'avouer. Mais c'est probablement identique pour vous. J'aurais beaucoup de mal à oublier la force de ces sentiments. Je retrouve ce que je n'ai plus éprouvé depuis des années... Depuis mon adolescence, pour tout dire.

Melchior tendit ses mains vers Grace. Il écarta lentement celles de son élève et la poussa à redresser la tête. D'un geste du poignet, il essuya les joues de la jeune femme. Sa peau était si douce et ses yeux si tristes, noyés de larmes. Il lui fit un sourire pour la rassurer. Lorsqu'il reposa sa main sur l'épaule de la demoiselle, il ne sentit plus ses doigts trembler à l'idée de caresser la peau de la jeune femme. Mais sa main était ferme et rassurante. De sa bouche ne sortait qu'un murmure. Il s'interrogeait à voix haute.Comment se fait-il que je n'aie rien su de ton "don"? Il n'y a rien du tout dans ton dossier à ce propos. Maureen m'aurait-elle fait des cachoteries, ou ne lui as-tu rien dit non plus? La question ne demandait pas de réponse. Elle était posée à voix haute, mais n'était que la traduction des pensées de Melchior. Il n'était pas encore capable de tout gérer, dans ce flot d'émotions. Je saurais le comprendre. Certains pourraient te voir comme un monstre. Et il rajouta immédiatement. Mais pas moi, rassures-toi. Je te vois comme la chance de découvrir quelque chose d'extraordinaire, d'être proche d'une femme encore plus particulière qu'une autre. Et notre inquiétante directrice réagirait vraisemblablement encore mieux que moi.

Il regardait Grace avec des yeux nouveaux. Elle n'était plus cette simple élève, cette adolescente typique. Elle était devenue plus que cela en quelques minutes. Il existait maintenant entre les deux personnes assises sur ce banc une relation plus forte que toutes les autres. La confiance. Une confiance nécessaire. Grace comme Melchior pourraient se détruire l'un comme l'autre facilement. Il avait essayé d'embrasser son élève. Elle serait "une créature" pour la majorité des sorciers, si son secret venait à être connu.
Il pensa à Mercredi, à ce moment. Il ne devait pas laisser Grace lui échapper comme la Serdaigle. Avec elle aussi, il avait un lien fort. Mais leur dernière rencontre avait été un désastre.
Miss Woodsbury... Ses yeux se faisaient malicieux. Je suis heureux d'être ton professeur, ton directeur et un homme qui vivra quelques mois encore à tes côtés. Il s'était mis à la tutoyer. C'était naturel pour lui. Il existait un lien invisible entre eux, maintenant. Tu peux aussi me tutoyer, je crois. J'ai failli t'embrasser, après tout.
Je tacherais de garder pour moi ton petit secret, je te le promets. Si tu me le demandes, nous pouvons seller ce pacte magiquement.

Allait-elle accepter de le tutoyer aussi? Un peu plus de perturbations dans leur relation ne ferait plus beaucoup de mal, non? Aurait-elle besoin d'une assurance magique ou aurait-elle suffisamment confiance en lui? Il croisa mentalement les doigts.
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