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 |- L'espoir fait vivre ... -| Hope & Mercredi.

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    « Crève en silence, ce sera plus beau. »


▌Citation :
Entre la folie et l'intelligence.
▌Clan : Avec moi-même, ça en fait moins à trahir.
▌Âge : 16 ans (15 juillet)
▌Année : 6 eme
▌Maison : Serdaigle
▌Don(s) : : Loup-Garou
▌Sang : Mélé
▌Humeur : Dingue
▌Poste au Quidditch : Gardienne.


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MessageSujet: |- L'espoir fait vivre ... -| Hope & Mercredi.   Dim 1 Mai - 16:27

J’ai envie de sortir, aujourd’hui, j’en ais envie par nostalgie surement. Celle qui me murmurait tout doucement que ça faisait plus d’un an déjà que je suis ce que je suis et que je ne l’ai même pas vu passer cette année là. Celle où ma vie a changé, celle où je suis devenue un loup-garou confirmé, ou tout du moins quelque chose que j’ai moins de mal à accepter. Comme si cela était entrée en moi, bien ancré, la vérité, celle que je suis devenue une monstre presque de mon plein grès. J’aimerai que mes pensées se foutent le camp, que mon esprit s’arrête un instant.

Je secoue le visage alors que je marche dans le grand château de Poudlard, j’essaie de ne pas ressasser mes souvenirs douloureux ce qui me rappellent à quel point j’ai souffert lorsque j’ai été mordu, à quel point ma curiosité m’a faite changé. Un n’importe quoi bien mal orchestré. Un tout qui n’est rien, une Mercredi faite comme une fausse poupée. Devenue un cliché sans même avoir eu le temps de le calculer.

La folle de l’école s’est vue transformée en un monstre que même s’ils le croient, ne peuvent contrôler. C’est en soupirant que je bouge mes bras, toujours en marchant, mes pantins claquent sur mes cuisses, et je me rends compte que j’avais réellement un but, pour une fois. Un seul et unique but, aller faire quelque chose que je n’ai pas l’habitude de faire, mais pour laquelle je me sais déjà douée.

J’avance toujours et cette fois je souris, oublie qu’en Octobre dernier j’étais transformée. Oublie qu’un mois déjà s’est écoulé depuis cet anniversaire qui n’est pas vrai. Aujourd’hui, j’ai envie de ressembler à quelqu’un de normal, peut être même que je serai aimable, peut être oui, qui sait.

Je ne répliquerai pas, ne lancerai pas de phrases mauvaise j’essaierai de m’intégrer si quelqu’un ose me parler. Et c’est surement ça qui sera le plus difficile en réalité, qu’une personne tente de m’approcher, sans avoir peur d’être bouffée. On dit que Mercredi est une furie, que lorsqu’elle vous hait vous n’en avez jamais fini. Les rumeurs me boufferont aujourd’hui, promis, mais je ne dirai rien, je resterai stoïque face à cela.

Je le suis déjà après tout, puisque je les vois m’observer alors que je sors de Poudlard par la grande entrée. Je sors et cherche déjà à apercevoir le lac, celui qu’ils ont recouvert de glace, celui qui m’aidera à oublier qu’ici à part être crainte je ne sais pas faire autre chose. Qu’a part être douée, peut être plus qu’une simple Serdaigle, je suis toujours solitaire. Un jour je changerai, quand je serai nommée reine d’un monde qui n’existe plus, celui que j’ai inventé.

Mes pensées ne semblent plus s’accorder, et j’ai mal au ventre de me dire que peut être je n’arriverai pas à patiner. Il y a plusieurs élèves sur le lac, je les aperçois alors que j’arrive à petits pas. J’ai mal au ventre bordel, quoi. Je soupire alors que je m’assois sur l’herbe un peu blanchit par le froid et mouillée aussi. Je quitte mes chaussures, me dis que si quelqu’un voit que je les quitte ici, je ne les retrouverai peut être pas lorsque je reviendrai.

C’est bien ça le problème lorsqu’on est craint, il y a toujours quelqu’un pour faire semblant de se rebeller, quelqu’un qui se dit que dans tous les cas, il sera meilleur que moi. Je lui rirai grandement au visage s’il faisait cela devant moi. Meilleur, n’Est-ce pas ? Arrête de dire des conneries, s’il te plait, ce n’est pas possible ça.

Cette pensée fait fuir la « peur » de perdre mes chaussures, après tout, j’en ai des d’autres des godasses moi. Je souris, une nouvelle fois, comme ça, et puis j’enfile mes patins, le droit d’abord, et puis l’autre, dans une lenteur qui me semble presque fausse pour être vraie. Je déteste voir et constater les ralentis que moi-même je créer. Je me fous de tout ça, ma folie m’épuise je crois.

Alors je me lève, perchée sur des patins que je n’ai jamais utilisés. Ca fait du bien, je crois, de faire quelque chose que je ne connais pas. Sur laquelle je n’ai pas lu des centaines de livres, des choses qui sont carrément à l’encontre de celle que je suis habituellement. Ca fait du bien, et c’est excitant même je crois.

L’herbe craque sous les lames de mes chaussures faites pour glisser. Attention, je me lance … Un premier pas sur la glace, un second, troisième même … Je mentirai si je disais que je ne frissonne pas, mais c’est bien cela. Je me sens comme une nouvelle Mercredi, une qui pourrait s’aventurait à n’importe quoi. A une nouvelle vie, même, je crois.

Je glisse sans même m’en apercevoir, je me sens légère, capable de tout, de n’importe quoi. J’ai l’impression de revivre grâce à cela et ça m’étouffe presque d’avouer que c’est l’administration qui provoque ce changement

Et puis mon souffle se coupe, ma bonne humeur s’estompe, mes pieds me lâchent au moment où je percute quelqu’un de plein fouet, je ne sais pas qui est en tord, je ne sais pas un tas de choses à ce moment là, mais je hurle tout de même :

- Tu n’aurais pas pu regarder devant toi ? Ma phrase semble crachée plutôt qu’hurler, avec un mépris qui parait plus vrai que jamais. A croire que c’est dans mon sang, de n’être qu’une peste que personne ne veut regarder.

Et ma promesse d’être aimable aujourd’hui me semble plus loin que jamais. Comme si j’avais dis cela dans une autre vie. Celle où je n’étais pas juste Mercredi. Combien de monde ais-je inventé aujourd’hui ? Une centaine, pas vrai ? A la vérité, aujourd’hui, j’aurai aimé tombé sur n’importe qui, plutôt que sur une fille qui s’appelle espoir … Parce que le choc m’a rappelé que l’espoir il s’est foutu le camp il y a des années déjà, avant même que je sois transformée, dieu, croyez moi.
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    hope; let me play with words and your mind »



▌Citation :


    «L'un des pièges de l'enfance est qu'il n'est pas nécessaire de comprendre quelque chose pour le sentir. Et quand la raison devient capable de saisir ce qui se passe autour d'elle, les blessures du coeur sont déjà trop profondes.»

▌Clan : Vive le Ministère, ils vont peut-être nous produire un miracle.
▌Âge : 18 ans
▌Année : Huitième année
▌Maison : Serdaigle
▌Sang : Pur
▌Humeur : incertaine
▌Responsabilité : Préfète-en-chef des Aigles; redresseuse de tords; accessoirement gueularde.
▌Poste au Quidditch : Batteuse.

▌Crédit(s) : (c) zaw & Opium (gif)

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MessageSujet: Re: |- L'espoir fait vivre ... -| Hope & Mercredi.   Ven 6 Mai - 17:56

Flash back ;

- Spencer, Spencer ! Il a neigé toute la nuit ! Regarde, vite, regarde.
- Ne parle pas sur ce ton à ta sœur, ne lui parle simplement pas. Et elle ne s’appelle pas Spencer !
- Ouais mais elle n’aime pas s’appeler comme ça. Et puis, je l’appelle comme je veux. Tu viens, Spencer ?
- J’arrive !
Main dans la main, les deux enfants échappèrent au regard sévère de leur grand-mère. A la portée de sa voix, aussi ; ils ne voulaient former plus qu’un. Rester unis pour l’éternité, loin de ça, loin de tout, loin des autres. Ils voulaient juste rire, comme ça. Regarder les flocons de neige tomber les uns après les autres, dans une danse envoûtante. Les avaler, aussi, tête tournée vers les yeux, bouche grande ouverte. Et passer le plus de temps ensemble, surtout, car ils sentaient que quelque chose allait se produire, une chose dont ils ne pourraient avoir aucune emprise dessus, une chose qui allait les détruire. Même si c’était, supposément pour leur bien. Alors ils couraient, inconscients de leur entourage. Mais tellement conscients qu’il fallait qu’ils rattrapent le temps qu’ils allaient perdre. Comme deux gamins, qu’ils étaient vraiment, ils voulaient goûter aux délices de l’hiver. Et jouer ensemble comme si c’était la dernière fois.
- Dis moi Spence’. Promet-moi que tu ne m’oublieras jamais.
- Je te le promets., avait soupiré la jeune fille, embrassant son frère.

End Flash back ;

Accoudée au rebord de la fenêtre, je pensais. Je pensais à ce souvenir, ce souvenir-là, qui venait de me revenir. Je l’étudiais, ne le comprenais pas, me disais que c’était vrai, pourquoi pas. Et la seconde d’après, tout me paraissait flou, tout me paraissait irréel. Je me disais que c’était le fruit de mon imagination, celui d’un désir inassouvi, celui d’avoir une famille ; au sens propre du terme. Et pourtant, cette tête-là, la tête du garçon me disait quelque chose. Tout comme ce prénom-là, Spencer. J’avais la vague impression de m’être appelée comme ça, par le passé. Dans un passé lointain, surtout, parce que cela ne me disait pas grand-chose. Mais depuis quelque temps, j’avais du mal avec la réalité. Tout se mélangeait, se confondait. Mon présent me semblait vain, mon futur inimaginable et mon passé comme le reflet d’une lutte perdue. Peut être avais-je perdu, après tout, ce n’était pas exclu. Tout ce qui s’était déroulé auparavant mes neuf ans n’existait plus, du moins, je n’en avais plus aucun souvenir. C’était enfoui, profondément, et rien ne voulait transparaitre. Je ne pourrais même pas dire si mon enfance s’est bien déroulée, si j’ai bien été traité, non ; c’est une chose hors de ma portée. Et ma grand-mère, là, et mon père, refusent de m’en toucher quelques mots, n’en serait-ce qu’un. J’ai l’impression d’avoir mis le doigt sur un secret bien gardé, mais je ne comprends pas. Je ne comprends pas en quoi ils restent mystérieux sur ce sujet. A croire que quelque chose de grave s’est produit, que j’ai fait quelque chose de grave, je ne sais pas. Je ne sais plus. Et le prénom de ce petit garçon m’est toujours inconnu.

- Enfin, Hope, tu m’écoutes parfois ?
- Étais-je en train de dormir ?
Je pose cette question, simplement. Après tout, peut être étais-je en train de rêver, les yeux grand ouverts. Mais la Serdaigle ne veut pas répondre, préférant afficher une mine contrariée. Je la vois froncer les sourcils, marmonner deux trois mots et partir, en silence cette fois-ci. Je haussais les épaules, n’ayant cure de la demoiselle. Après tout, j’avais d’autres choses à faire que de me préoccuper de mon image et de faire en sorte de ne pas blesser les gens. Je l’avais contrariée ? Soit, ce n’était pas une nouveauté ; il paraitrait que je ne sois pas très aimable. Tant pis. Je suis comme je suis, n’en déplaise aux autres. Peut être un peu trop différente à leur goût, pas dans les normes. Et c’est cela même, ne s’inscrire dans aucune logique, qui déstabilise les gens. Au point de leur faire peur et de les faire fuir. Si ça se trouvait, dans le fond, j’étais comme eux et … Et cette unique pensée, là, me dégoutait immédiatement. Jamais je ne serais comme eux, jamais. Au pire, je me ferais arbre. Plante, fleur, tout ce que vous voulez. Mais jamais je ne serais un être humain, pas avec tous ses sentiments. Ces sentiments contradictoires, mielleux. Ces envies de faire plaisir, de se faire bien voir, d’aider. Je ne suis pas pour aider les autres, non. Je ne ressens que du mépris à cette main secourable qu’ils tendent, comme ça, dans le vent. Car cette main n’est tendue que par vanité ; et parce qu’elle attend quelque chose en retour. Je ne veux pas dépendre de quelqu’un, pas comme ça. Je ne veux avoir aucune dette ; j’accepte seulement les échanges.

Je relève alors la tête, regarde de nouveau dehors. Mais avec l’impression d’être plus « ici » que tantôt, je ne suis pas partie, de nouveau, me perdre dans mes pensées. Et, au loin j’aperçois le lac gelé. Et, encore plus loin, j’aperçois Spence’ y amener le garçon. Pas à ce lac-ci, non, à un autre. Mais gelé également. Absorbé par ce spectacle, je ne fais plus attention à ce qui m’entoure. Je fixe, l’horizon, sans ciller. Je ne prête plus attention aux regards qui se portent sur moi, rien ne m’atteint. Rien, sauf cette envie qui se profile peu à peu. Comme si on m’appelait, quelque part ; au plus profond de moi, aussi. J’abandonne tout, alors. Je laisse la vision du lac à un autre ; prenant dès lors une veste avant de descendre les escaliers à toute vitesse. J’étais attirée par le lac. Peut être le toucher allait me suffire, je n’en savais trop rien ; de le voir à la limite. J’espérais que cela allait m’aider, juste m’aider, je ne savais pas comment. J’espérais, oui, puisque j’étais née pour espérer. Ou faire espérer.

Je n’arrivais pas à m’arracher de ma contemplation. L’étendue glacée était belle, comme ça, couverte par cette couche de glace Ca me rappelait que … ça ne me rappelait rien, en réalité. Mon esprit était en stand by, lointain, très loin. Et moi, j’étais près, si près du but que je ne voulais pas l’atteindre. Finalement, je préférais rester dans le doute, je ne voulais pas savoir. L’inconnue était mon amie, j’avançais à tâtons. Pourquoi changer à présent ? Je ne voulais pas modifier mes habitudes, je l’avais fait une fois et où cela m’avait-il amené ? A aimer Grey, Grey mâle ; quelle stupide idée. Mais l’aimais-je vraiment dans le fond ? Ou l’aimais-je plutôt parce que j’appréciais nos engueulades, notre façon de nous battre, pour rien. Pour tout. Pour vivre. Je ne savais pas et cette « non connaissance » m’énervait. Je détestais être dans le doute, je détestais tout, à vrai dire. Et c’était tout aussi rageusement que j’enfilais mes patins, mécaniquement. Le gauche, le droit, d’un coup, comme ça. Pas le temps de réfléchir à ce que je faisais, que j’étais déjà partie, lancée à toute allure sur la surface gelée. C’est l’inconscient qui m’y poussait, sûrement, tant et si bien que je virevoltais, oui. Je tournais, tournais sur moi encore et encore. Pensant être seule à cette heure-ci. Et, surtout, guidée par je-ne-sais-trop-quoi. Je me demandais même d’où je savais patiner, moi. Il ne me semblait pas l’avoir déjà fait. A moins que cette pensée de tantôt ne soit vraie. Et à moi de tourner, encore. De tourner jusqu’à en avoir marre, en avoir mal, de tomber sur quelqu’un.

- Tu n’aurais pas pu regarder devant toi ?
- Non, vraiment pas.
Avais-je sorti sans vraiment le vouloir, pensant l’avoir dit tout bas. L’avais-je dit tout haut ? C’était fort probable, j’avais entendu ma voix résonner dans la froideur de l’hiver. A moins que ce ne soit qu’une hallucination, encore, une autre manière de m’égarer et de partir à la dérive. Instinctivement, je me frottais le bras, comme pour dissiper un malaise. Un coup d’œil en direction de ma rencontre, il me semblait que Mercredi allait bien. De toute manière, elle ne pouvait pas aller mal, non ? En auquel cas, elle n’aurait pas eu ce répondant ferme, ces mots que l’on prononce par réflexe lorsqu’on percute ou l’on est percuté. Tu percutes, Mercredi ? Parce ce que, personnellement, je ne me comprenais plus, là. J’étais ailleurs. Pas ici. Ailleurs. J’avais envie de tourner, de nouveau, et d’ouvrir la bouche. Dans l’espoir qu’il se mette à neiger. Veux-tu bien tomber pour moi, neige, j’ai quelque chose à vérifier. Veux-tu bien me faire plaisir, me rafraichir un peu la mémoire, me montrer quelque chose ? Et si c’était l’autre Serdaigle, là, qui avait quelque chose à me dire ? Je la regardais alors, sous un nouvel angle, le regard inquisiteur. Avec, pour fond de scène, le noir de la forêt. Un frisson me parcouru l’échine ; cette forêt faisait peur. Mais attirait dans le même temps. Il y avait tous ces arbres, là, qui appelaient. Devais-je écouter ? Ou fuir ? Fuir vers eux, les fuir eux ou me fuir moi-même ?

Flash back ;

- Hey, Spence’ ! Tu tournes avec moi, vient, vient !
- C’n’est pas une mauvaise idée ? Tu vas encore te faire punir.
- Tant pis. Je ferai tout pour te faire rire, tout.
- Pas trop longtemps, alors ?
Non, pas trop longtemps. Ils n’avaient pas eu le temps, comme toujours. Prévenu par l’autre, Conrad s’était pointé rapidement, prêt à réprimander. Depuis la naissance des enfants, lui d’ordinaire si aimant, il avait enfermé ses sentiments, quelque part. Il les avait avalé, ne voulait plus y toucher. Et répondait positivement à la moindre demande de sa mère. Pauvre marionnette ; il ne vivait que pour la servir. Il ne réfléchissait plus. Un sec claquement de cape, une sèche claque sur les joues des deux enfants ; et c’était terminé. Les jeux d’hiver n’avaient plus lieu d’être. Les jeux n’ont plus, d’ailleurs.

End Flash back ;

- Je me demande à quoi ils devaient ressembler, avant.
Avant. Dans le temps. Les arbres. Ils avaient bien été jeunes, eux aussi. Ils avaient vu des choses, des guerres, des réconciliations, des choses, quoi. Je regardais de nouveau Mercredi, cherchait ses yeux, cherchait ce qu’il pouvait s’y trouver. Tu me suis ? Je penche alors ma tête, fouille me poche, tourne un peu encore. Je regarde la trace laissée par me patins et me demande si tourner, tourner encore me fera traverser la glace. Et couler, rejoindre les sirènes, n’importe qui. Et là, je prends peur, tout à coup. Une peur panique. Je sais qu’il s’est passé quelque chose de mauvais, avec le lac. Pas lui, l’autre, celui de mes rêves, de mon enfance. C’est mauvais, un lac, c’est malicieux. Passer au travers, aller simple pour la mort. Pour la destruction. Je ne veux pas mourir, je ne veux pas avoir causé la mort – l’ai-je vraiment fait ? - , je ne veux pas ; tout simplement. Je veux simplement partir, patiner loin de là. Oublier tout, recommencer ailleurs. Je commence à avoir du mal à respirer ; je panique vraiment là. Ces patins me serrent, j’ai mal aux pieds. J’ai mal au cœur, j’ai mal partout. Je ne veux plus les voir, je ne veux plus les porter. Alors, je m’accroupis, fébrilement, je te tente de défaire les nœuds. Mes mains ripent sur les lacets ; j’ai du trop les serrer. J’en oublie même que Mercredi n’est plus là, rien n’a plus d’importance que te m’ôter ces choses-là. J’ai envie de crier, de lui demander de m’aider car je n’arrive pas à le faire. Je n’y arrive plus. Et, pourtant, j’insiste, je finirai bien par les avoir, ces patins. Si bien que, finalement, je me retrouve en chaussette sur le lac, l’équilibre précaire. Avec l’autre folle en face de moi. Cette folle de Mercredi. Dis, tu ne le répéteras pas ?

_____________________________________

      « Dès les premières lueurs
      Oh je sombre. »

      « Il me parait bien loin l'été
      Je n'l'ai pas oublié
      Mais j'ai perdu la raison
      Et le temps peut bien s'arrêter
      Peut bien me confisquer
      Toute notion de saison. »
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MessageSujet: Re: |- L'espoir fait vivre ... -| Hope & Mercredi.   Lun 9 Mai - 16:33

Je vomirai son prénom au vent, je crois, si seulement je le pouvais, à défaut de cracher, pour une fois. Je soupire d’un n’importe quoi, me fatigue déjà. N’est plus envie de lui parler, et me demande si en réalité j’avais envie avant de la percuter. De ma faire percuter ? Qui est entrer dans la vie de l’autre sans l’avoir demandé ?

J’ai mal au ventre, putain, Hope, crois moi j’ai mal au ventre, ça aussi je ne sais pas pourquoi. Juste comme ça, pour ressentir quelque chose. Prouver mon humanité à qui voudra l’entendre, l’écouter. Je ne sais pas pourquoi, je ne pars pas, j’attends quelque chose que je ne vois pas. Ne comprends surement pas … Non, n’importe quoi, Mercredi ne pas comprendre quelque chose, c’est impossible cela.

    - Non, vraiment pas. Rien que ça ?


Surprise de sa réponse, je m’arme de patience pour ne pas m’énerver de suite. Sinon, les excuses seront présentées à quel moment ? A l’évidence, je ne sais pas. J’incline le visage tandis qu’il frotte son bras. Et maintenant quoi ?

Rien, on se casse autant toi que moi. On évite les rires gênés et autres rires faussés. Pas les rires jaunes, par pitié. Et puis, elle me semble déconnectée. Dans un autre monde, un que je ne connais pas. Me prends l’envie de lui demander si c’est elle qui l’a inventé. Un point commun, tu crois ? Non, j’ai déjà précisé, pas de moqueries, on ne se ressemble pas. Loin de là.

Son regard se perd, dans la forêt et j’ose avouer que cela je ne comprends pas tant que ça. Me dis peut être que son attitude vient de ma folie, celle qui colle à ma vie, mes pensées, mon esprit. Un corps tout entier remplie de bestiole là pour le bouffer, quelque chose qui le rend toqué. J’accuse l’aigle, le gryffon, le serpent et le blaireau de m’avoir dévoré.

    - Je me demande à quoi ils devaient ressembler, avant.


J’écarquille les yeux, sans comprendre d’où elle sort, cette phrase là. Encore d’un autre monde ? Et moi qui pensais que j’en inventé des milliers à la seconde. C’est du n’importe quoi, tout ça. Même nous deux, là, on a rien à voir avec la réalité. Elle perdu dans sa contemplation des arbres, et moi dans la sienne.

Avant ? A la réalité, je ne sais pas si je sais d’où ça vient vraiment avant. On y faisait quoi, dans ce temps là ? La même chose qu’aujourd’hui, malheureusement je crois. Son avant, je le déteste autant que je le vois. Je l’imagine dans un travail que mon esprit connait par cœur. Comme son chemin préféré de toute une éternité.

Plus rien n’a de sens, et surtout pas mes pensées. Même cette patience de laquelle je m’étais armée semble s’être foutue le camp. La première qui s’en va, et moi avant-dernière dans la dernière ballade que mon monde a inventé.

Le temps s’arrête l’espace d’un laps de temps que je n’imagine même plus. Ses yeux s’enfuient, la vie aussi. Sa respiration se perd, et je crois que mon esprit aussi. Le vent n’est plus là, et mon envie de cracher n’existe pas. Je ne peux plus, avoue que je ne comprends pas.

Ses gestes sont rapides, fait avec un acharnement qui pourrait venir droit de moi. Dans un univers crée en mon honneur. Les mains s’affairent sans savoir pourquoi, l’esprit ne suit pas. Dans une autre vie, Hope, tu étais quoi ? Un n’importe quoi, cousine de moi.

Je secoue le visage, et m’accroupie devant elle, pour je ne sais pas quoi. Je ne suis pas gentille, loin de là. Je ne veux pas l’être, ne me comprends pas. Je la frapperai si je pouvais d’agir comme ça, je la frapperai si elle ne me faisait pas pitié. J’avale difficilement ma salive devant ma propre pensée, personne au monde ne peut me faire pitié.

Qu’on sauve cette fille esseulée.

    - Hope ! Que je hurle à son visage d’une voix que je ne me connais pas. Arrêtes ça !


A l’évidence, je ne sais même pas laquelle de nous deux est la plus esseulée, tu vois ? Si on se perd, dans un de nos mondes, on se retrouvera.
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MessageSujet: Re: |- L'espoir fait vivre ... -| Hope & Mercredi.   Mar 24 Mai - 14:19

Rien n’a plus de sens, tout s’envole, tout s’effrite. J’ai la vague impression de naviguer entre deux eaux, à vue. Avec la sensation de me perdre un peu plus chaque jour. De ne plus comprendre. De ne plus me comprendre, moi, et tout ça. Sans savoir ce que représente le ça, justement. C’est peut être tout, rien aussi ; je ne sais pas. Un soupçon de vie dilué dans des échecs consécutifs, dans des ratés que l’on pensait improbables. Pourtant, je n’ai pas forcément l’impression d’avoir raté quelque chose ; je me suis toujours contenter de vivre. De survivre. D’avancer. Que devais-je donc faire de plus, sinon renouer mes pensées avec mes actions. Mes certitudes avec mes doutes ; chose improbable quand le présent semble se mélanger avec le passé. J’aurais pu dire que la fiction rejoint la réalité mais je ne sais plus ce qu’est la fiction ; après tout, ma vie réelle est bien plus fictive qu’elle n’y parait. Tout est factice, tout est emprunté. Je ne suis pas vraiment ce que je suis, ou peut être, dans le fond. Vraiment dans le fond alors. Mais puis-je seulement prétendre l’être ? Ou me définir par rapport à un repère, quelconque ? J’avouerai ne pas détenir la réponse ; j’essaie pourtant de la trouver. Mais à cette question existentielle ; tout peut être la réponse. Comme rien. Les chemins sont multiples, des chemins déjà jalonnés par d’autres. Et je ne fais que de suivre leur pas, je ne fais que de m’égarer. A croire que c’est cela, le but de la vie, tenter de retrouver son chemin. Et toi, Mercredi, tu as réussi à trouver le tien ?

Je lève la tête vers elle, tente de m’y accrocher, comme ça. Pour oublier que je me tiens sur un lac meurtrier. Pour oublier que je frissonne ; il faut dire que je commence à avoir froid au pied. Je tente de me calmer, de respirer. De me changer les idées. Mais comme des souvenirs me reviennent en mémoire, des petits morceaux de film. Était-ce le fruit de mon imagination ? Ou quelque chose qui a déjà été pris en compte et qui tente de refaire surface, hein ? J’avais envie de pencher pour la première option même si tout cela me mettait mal à l’aise. Cette histoire, et la présence de Mercredi, les deux. Je ferme alors les yeux, me balançant d’avant en arrière comme pour me réchauffer. Je tente alors de modifier ce qui m’apparait, de modifier cette chute dans les eaux glacées. Mais l’enfant tombe, indéfiniment, il tombe. La glace se referme au dessus de lui, lentement. Des pas précipités se font entendre, au loin, pour l’aider. Et si c’était moi qui avait sombré ? J’hésite à ouvrir les yeux, de nouveau. Si je coule, qu’on me laisse en paix.

- Hope !
Cette voix se superpose à l’autre, là. Celle que j’ai dans la tête. Cette voix que j’assimile comme étant celle de mon père. J’arrête alors de me balancer ; j’ai franchement froid à présent. J’ai la sensation de perdre mes orteils, un à un. Quoique, ils me brûlent. Mais je brûle de les perdre. J’hésite à remettre les patins, à en invoquer d’autre, mais j’en suis incapable. Je suis incapable de bouger, préférant écouter les vents. Ou, du moins, écouter son action, au loin, dans les feuilles des arbres. Les arbres. Les plantes. Tout ça, j’ai toujours aimé ; du moins, je le pense. Je ne sais pas pourquoi, c’est au fond de moi. Certainement parce que, les arbres, ça ne parle pas.

- Arrêtes ça !
- Que j’arrête quoi, ça ?
Ce n’est pas une question de mauvaise foi, non. J’ai simplement besoin qu’elle m’explique ce qu’elle voit, ou ce qu’elle pense. Elle, qui n’aime pas parler, comme moi. Elle, qui met toujours une distance avec les autres. Elle, qui se pense différente. Je penche alors la tête, me demandant dès lors si nous étions plus proches que nous le pensions. Mais j’efface tout aussitôt, cette idée, d’un signe de tête. Je ne veux pas lui ressembler, je ne veux pas qu’elle me ressemble. Ca n’en vaut pas la peine. Quelque soit la personne. J’ai l’impression de voir Mercredi sous un nouvel angle, après ce cri. Ce cri qui venait d’où je ne sais trop où. J’ai l’impression de la voir en miette. Qu’elle se désagrège, comme ça, sous mes yeux – un abandon comme un autre. Elle aussi, elle était abîmée. Mais par son problème. Et par toutes ces autres choses qui faisaient ce qu’elle était. C’était sa personnalité ; rien ne devait le la lui prendre ou la modifier. J’ai envie de lui demander où est-ce qu’elle en est. Mais la question aurait été mal vue, je pense. J’ai envie de la faire sourire mais n’en ai pas le courage. De la faire voyager, mais je trouve ma pensée ridicule. Tout aussi ridicule que ce qui m’entoure, que moi. Qu’est-ce que je faisais là ?

Pourtant, je tente un sourire, perdu entre deux mondes. Je ne sais pas s’il lui est adressé, ou s’il est adressé à la vision de mon passé. Je tente même de faire un pas mais ma chaussette s’est ancrée dans la glace. A croire que je n’ai pas le droit de partir et que je devrais en finir ici, comme il l’avait fait. Même si je n’avais aucune idée de il. Ca pouvait être tout et n’importe quoi. Un inconnu. Ou même un esprit farceur, après tout, tout était permis. Je secoue alors la tête, espérant que ce geste me permettra de retrouver mes esprits. Mais rien n’est moins sûr. Les deux étendues gelées se confondent sous mes yeux ; je me vois même virevolter, au loin. Tenant la main de ce « il » qui n’a pas de prénom, à moins qu’il ne s’agisse d’une autre personne. J’entends des rires, étouffés. Et l’instant d’après, ces mêmes pas sourds et cette main sous la glace. Et ça recommence, encore et encore. Je me sens mal de nouveau, ne supporte pas cette pensée. J’inspire de nouveau profondément, sort ma baguette, finalement, pour me chausser de patins – laissant les vrais à côté.

- On tourne ?
Je n’attends pas de réponse de sa part, non. Je me contente juste d’agir pour oublier. D’agir pour fuir. Je lui attrape la main, comme pour l’aider à la lancer. Et la relâche aussitôt, je n’avais aucune envie de la forcer. Je commence à tourner, autour d’elle, comme je l’avais dit. Avec cette sensation de flotter entre deux eaux, cette sensation d’être un funambule, ne sachant pas de quel côté la chute se fera. Qu’importe, je verrais bien ce que tout cela allait bien pouvoir donner.

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MessageSujet: Re: |- L'espoir fait vivre ... -| Hope & Mercredi.   Sam 18 Juin - 10:55

L'esprit s'envole, je me sens seule et fière de cela. Je n'aime pas ce qu'elle est en train de faire. Je n'aime pas aussi l'idée de lui avoir parlé, d'avoir presque étais intéressée par ce qu'elle ressent. Non mais, je m'en fiche moi de tout ça. Voilà, la vérité elle est là, je m'en tape de ses cris, de ses mains qui s'agitent, de se que l'on peut raconter sur elle. Son passé, son présent et son avenir. Je peux partir, maintenant ? La B.A de la journée a été faite, pas la peine de disserter. C'est terminé.

Et puis je soupire, la regarde se calmer, me dis que la chose aurait pu durer un peu plus longtemps si elle ne m'avait pas effrayé après la première seconde. Son esprit aussi s'est envolé, complétement d'ailleurs. Je crois que je ne comprends plus, me demande même si j'ai déjà compris quelque chose, ou tout du moins l'esprit dérangé des autres personnes. La bonne question serait de se demander si je comprends le mien ? Oui, des fois, parfois, qui sait, je crois.

    - Que j’arrête quoi, ça ?


Mes yeux s'écarquillent sans que je ne le commande. C'est quoi ce délire ? Elle se fout ouvertement de ma gueule ou ce n'est juste qu'une impression ? Je passe lentement ma langue sur mes lèvres, pour ne pas de suite m'énerver pour ne pas hurler à son visage que je n'ai pas signé pour être prise pour une conne aujourd'hui.

Alors je retiens ma respiration parce que je ne peux insulter une fille encore plus perdue que moi. Non, ce ne serait pas correct, n'est ce pas ? Cette histoire de patin était une mauvaise idée, un grand n'importe quoi. Une envie dans le vent, de voir quelque chose, d'oublier un je-ne-sais-quoi, bon sang je ne sais pas.

Je me répète, oublie ce que je suis venue faire ici. Je m'insupporte et je pourrai m'énerver contre moi-même de ne toujours pas comprendre l'attitude pour le moins spéciale de ma compagne de Serdaigle. Serdaigle qui esquisse un sourire, qui tente de montrer qu'elle va bien. Mais non, pas la peine de faire semblant, je le sais à présent qu'elle est dérangée. Pourquoi est ce moi qui suis toujours accusé de folie et non pas le reste du monde entier ? Cracher au vent, qu'il aille raconter à l'univers complet que la folie n'appartient pas qu'à moi. Hope en possède une grande partie, croyez-moi.

Et puis la pantin s'anime enfin, esclave de ses pensées sa baguette permet à d'autres chaussures de remplacer celle qui ont été arraché. La poupée se lève, son esprit s'éveille à nouveau ? Dieu que c'est beau.

    - On tourne ?


Tourner ? Non, moi je ne fais pas ça. C'est bien trop amical pour moi. Alors cette fois mes sourcils se froncent, mes yeux n'ont plus rien qui se rapproche de l'écarquillement. Je ne comprends réellement pas, et je voudrai qu'elle tombe de ses jolis patins, juste pour me venger de ne pas la comprendre.

J'en ai déjà marre de tous ces changements d'humeur, ses ascenseurs émotifs sont pires que la miens, incontrôlés, perdus et loin d'être beau à regarder. Et puis s'installe en moi une drôle d'impression, une jalousie qui s'insinue toute seule dans mon sang. Sans même la voir arriver. Jalouse de quoi Mercredi ? De sa folie ? Bien oui, voilà ... Peut être qu'un jour elle me détrônera.

Je secoue le visage, les yeux toujours fixés sur elle. Me détrôner ? Il ne manquerait plus que ça. Non, cela n'arrivera pas. Et pourquoi ? Parce que sa folie vient de quelque part, provoqué par un problème d'enfance, par une mémoire qui flanche. Moi elle d'où, déjà ? Oui, d'un n'importe quoi. D'ailleurs, elle vient de moi. Là est toute la différence, je le crois.

    - Non ! A l'évidence, il faudrait que j'apprenne à arrêter de hurler. Je commence à m'effrayer.


Je respire rapidement, comme si je venais de courir des kilomètres à pieds. Comme si ma vie en dépendait. Comme si ma folie voulait prouver qu'elle est toujours la plus importante et ce depuis maintenant quelques années. Non, non, et non. C'est simple à assimiler, c'est fini, on ne deviendra pas amie. Dans cette vie et dans toutes les autres. C'est écrit.
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    «L'un des pièges de l'enfance est qu'il n'est pas nécessaire de comprendre quelque chose pour le sentir. Et quand la raison devient capable de saisir ce qui se passe autour d'elle, les blessures du coeur sont déjà trop profondes.»

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▌Responsabilité : Préfète-en-chef des Aigles; redresseuse de tords; accessoirement gueularde.
▌Poste au Quidditch : Batteuse.

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MessageSujet: Re: |- L'espoir fait vivre ... -| Hope & Mercredi.   Lun 7 Nov - 20:56

Couleurs diluées, couleurs dissipées. Couleurs d'un monde devenu terne sous la lueur blafarde des souvenirs. Ou des pensées, je ne sais pas. Je tente de différencier les deux, de m'affranchir du faux – mais les deux se superposent, s'échangent. Me piègent. Subsiste seulement une vague impression d'errer entre deux espaces disjoints, ces deux mondes, sans pouvoir y refaire surface. Et l'autre, encore plus lointaine, de ne pas être à ma place. Ou peut être que si, mais certainement pas au bon moment. Je suis arrivée trop tard.

Je suis passée à côté de quelque chose ; laissant la chance filer entre mes doigts. Laissant l'espoir, celui qu'on avait placé en moi, glisser sur ma peau, ailleurs. Et, lentement, je sens comme une peine étrange s'insinuer lentement dans mes veines, dans mon corps tout entier. Avec une certitude glaçante ; celle d'avoir échoué. Aucune entreprise ne s'est relevée être gagnante, loin de là. Ou alors, ce n'était qu'une illusion ; fugace. Les échecs se sont accumulés, les après les autres – sans que je ne m'en aperçoive, sans que je n'en tire parti. Ils se sont simplement enchaînés ; profitant de ce que j'avais le dos tourné, jouant de moi. De mes pensées, de mes actions. J'aurais pu m'en rendre compte, je crois. Mettre un terme à cet ensemble ; mais j'ai finalement laissé coulé ; fermant les yeux sur toute cette vie. Ma vie. Et, de cette cécité volontaire, j'ai accusé les autres. Mon esprit aussi. Je les ai accusé de m'avoir trompé, de m'avoir menti. Alors que, dans le fond, je connaissais le vrai coupable. En un mot. Et trois lettres : moi. Je m'avais menti, par omission. J'avais refusé de voir les choses, les avais cachées. A présent, je le regrettais ; sans forcément le savoir. Sentiment étrange, de ce fait. J'étais consciente de quelque chose mais je n'arrivais pas à mettre un mot, une phrase dessus. L'ensemble restait flou, se déliait dès lors que j'essayais de comprendre, se dispersait au gré de mes pensées. De mes pas. De tout cela. J'étais fautive d'un passé oublié, d'un avenir improbable, incertain. Mais subsistait encore des interrogations, beaucoup, relatives à ce manque. Dont la première était : « Qui est-Il ? ». Ce il inconnu, ce il sans visage. Qui ?

Finalement, je n'ai plus envie de sourire. Je n'en ai plus le courage, plus la volonté. Et puis, sourire pour qui ? Pour Mercredi ? Tant qu'à faire, je préfère éviter – le réserver pour une occasion plus importante. N'importe laquelle, mais pas celle-là. Sourire à une inconnue, à une rêverie ; il n'y a pas idée. C'est décidé, dès aujourd'hui, je ne le fais plus.

- Non !
Cette négation résonne dans mon esprit, sur cette étendue gelée. J'en sursaute, je ne m'y attendais pas. Au refus, certainement. Mais pas à cette puissance. J'ai l'impression de voir se graver les lettres dans les airs, tristes gouttelettes d'humidité figée. Je tend le bras, involontairement, pour les attraper. Attraper une vision de son esprit, pourquoi pas. Le fait est, je crois, que je suis repartie. Ce « non », dans la bouche de la Serdaigle, n'était pas le sien. Il ne venait pas d'elle, j'en suis certaine ; elle me l'a volé.

Flash back ;

- Non !
- Tout ira bien, tout ira bien.
- Non !
Négation répétée, affirmée. Confirmée. L'enfant, un des deux, est tiré par le bras. On l'emmène loin de là, pour le soustraire à la vue de l'autre. Autre qui se débat, quelques instants encore, dans l'eau glacée. Piège de verre, piège de froid. Piège mortel – pourtant, sous la glace, son cœur bat. En cadence avec le martèlement de ses poings sur sa prison. Il oscille entre la vie et la mort. Son corps, son cœur, ses poings. Son esprit aussi. Malgré tout, il vivra. Loin de tout, seul. Loin du premier enfant, celui nommé Spencer, qui ne sait rien de tout cela, de cette suite. De cette victoire contre la mort.
Ce n'est pas l'esprit de l'autre qui est mort, c'est celui de Spencer.

End Flash back ;

- Non,
avais-je fini par répéter, à moindre mesure. Comme un souvenir lointain, inaccessible. Comme le reflet d'un passé perdu, qu'on ne peut pas rattraper, qu'on a oublié. Car je l'ai oublié, ce passé, le mien. J'ai voulu le transformer, le modeler à mon image ; en faire quelque chose de bien. Regarder le résultat : il n'est rien, il n'y a rien. Il est rempli de failles, de mensonges. D'incompréhensions. Un pourquoi me brûle les lèvres, un pourquoi de cendres. J'y passe ma langue comme pour en atténuer une douleur, tout aussi fictive. Quand je disais que ma vie n'était qu'une succession d'erreurs …

- Je te déteste, Mercredi.
Voilà, c'est dit. Je pensais avoir gardé cette pensée pour moi-même, dans mon esprit. Mais je me surprends à l'entendre résonner, comme ça, dans les airs. C'est dit. Mais plus étonnant encore, je me surprend à esquisser un sourire, à toi, compagne de Serdaigle. Alors que j'avais promis, jamais plus.
Ne te méprend pas, cela dit. Je ne suis pas désolée.

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MessageSujet: Re: |- L'espoir fait vivre ... -| Hope & Mercredi.   Jeu 29 Déc - 18:44

Mes yeux sont surement totalement hallucinés. J'attends que quelque chose se passe, que ses mains s'arrêtent, qu'elle ne veuille plus rien de moi. Qu'elle ne décide plus que l'on doit tourner, rire ou faire semblant de s'amuser. Je ne suis pas à ma place et je voudrai n'être jamais venue ici. Je la regarde comme je ne la regarde pas. Je veux m'enfuir ne plus subir ses drôles d'états d'âmes.

Je respire lentement, je tente de me calmer parce que je voudrai qu'elle se calme. J'aurai presque l'envie de lui lancer un sort. Juste comme ça, parce que j'en ai ras le bol de tout ça. De toi, de moi. Je soupire, encore, je ne sais plus si je l'ai fais une ou deux fois. J'ai envie de crier au vent que j'ai pas demandé tout cela, moi. Mais tout le monde s'en tape, et le vent avec ça.

    - Non,


J'ai envie de l'insulter maintenant, d'y cracher au visage toute ma méchanceté. Absolument tout ce que je garde au fond de moi pour tout ceux qui un jour m'ont critiqué. Je ferme les yeux, plutôt que de lui répondre ; Sale conne. Je ferme les yeux pour ne pas avoir à lui hurler dessus une nouvelle fois, ne pas lui dire que je m'en tape totalement de toutes les peurs qu'elle cache dans son cœur.

Si elle avait d'une confidente, d'une amie, ou rien que d'une oreille pour écouter ses plaintes, elle n'a pas trouver la bonne personne, à l'évidence. Je ne suis pas de cela. Je m'en vais maintenant, je pars, je le jure, je crois. Je soupire, pour le plaisir de moi. Me dis que je divague à cause de ses yeux vides, sans expressions. J'aurai du le lancer, le sale conne, peut être qu'elle serait restée avec moi tout le long au lieu de partir dans un autre monde. Un endroit que je ne comprends pas, un lieu où je n'irai jamais avec elle, qu'elle ne partagera jamais avec moi.

    - Je te déteste, Mercredi.


J'ai envie de rire, tellement fort, tellement bien. Lui rire au visage, lui faire comprendre qu'une phrase comme ça, c'est pas quelque chose qui m'intimide. J'ai fini d'être intimidée, et ce depuis bien des années. Avant même d'être transformée, je crois bien. Je suis de glace plutôt que d'être de feu. J'inspire un monde à moi seule. Dégage, ça aurait été plus clair, plutôt qu'un Je te déteste lancé dans les airs.

Il est égal à son Non, je n'en démordrai pas. Con. Je secoue le visage plutôt que d'entrer dans une hilarité complète. C'est un choix, le mien, juste ça. Je me sens vulgaire aujourd'hui, ou plutôt d'un coup. Ce sont ses gestes qui me font ça, pour cela aussi mon avis ne changera pas. Tu connais ce jeu, c'est quoi, déjà ? Ah oui, c'est cela. On dit qu'on joue à chat. Je suis le chasseur et toi la proie.

Je divague, déraille, je n'aime pas cela. J'ai l'impression que c'est elle qui provoque ça en moi. Juste en avouant qu'elle ne m'aime pas. Pas que je voudrai être aimée de cette folle qui ne sait pas danser. Non, juste que là, d'un coup, comme ça, c'est juste pas justifié. Juste n'importe quoi. Une phrase qui pourrait presque sortir de moi. Je ne suis pas la plus demeurée, je le sais et j'y crois. J'ai dit que j'allais chasser, et bon dieu ce que ce serait bon que mon avenir se décide maintenant. L'attaquer ou pas. Rire et faire je-ne-sais-quoi.

    - T'es pas la première à me sortir ça.


Que je me contente de lui dire après ma valse infernale dans mon propre esprit. J'y comprends rien aujourd'hui. Et voilà qu'il arrive, plus fort que tout. Qu'elle, que moi. Comme un son qui résonne d'abord en moi, il s'annonce, je le sais, le ressent, c'est comme ça. J'y peux rien. Je me décide sans le voir pour cette solution là. Celle où j'oublie la méchanceté, celle où mon esprit semble encore plus embué qu'habituellement. Ne te pose pas de question, petit fleur, je suis folle, ça vient de l'intérieur de mon cœur.
Et je ris, comme ça, comme un coup de feu qui sort de moi. Un rire qui vient comme un chant de coq puissant. Digne d'un Peter Pan.
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