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 Les Lubies de Lubis

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    « The prodigal daughter » muse



▌Citation :

«Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur.»

▌Clan : Plus de libertés, moins de contraintes.
▌Âge : 18 ans (25 avr.)
▌Année : 9ème année.
▌Maison : Serdaigle.
▌Sang : Mélé
▌Humeur : Les 7 nains tu connais ? Imagine le mélange entre prof et joyeux, ça t'aideras.
▌Responsabilité : Cela fait 3 ans qu'elle refuse le poste de préfète.
▌Poste au Quidditch : A choisi d'être remplaçante.

▌Crédit(s) : (c) fae

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▌Relations:

MessageSujet: Les Lubies de Lubis   Mer 4 Mai - 17:00


Au début, elle avait cru à une mauvaise farce. Son Lubis qui ne revenait plus régulièrement. Lubis qui disparaissait. Lubis qui n’était plus là pour s’en prendre au chat. Plus de Lubis dans chacun de ses pas. Si le retrait de l’animal lui avait d’abord parut comme une excellente initiative, au bout de deux jours complets c’était passé de excellent à inquiétant. D’où l’idée de la blague de mauvais goût. Allez donc savoir pourquoi, en pensant à farce qui ne fait pas forcément rire, ses pensées s’étaient unanimement vers son très cher Alphaïce. Suite à cette hypothèse, une journée durant, elle avait harcelé son camarade Gryffondor, usant même de chantage pour le faire avouer. Résultat, un chantage qu’elle-même n’avait pas su tenir, à croire que le génie avait une emprise certaine sur elle, et en plus elle avait été persuadée que ce n’était pas lui qui avait commis le vol de son fléreur. C’est au bout du quatrième jour d’absence que toute la lumière se fit sur l’histoire. Le besoin et l’envie de confier ses craintes à sa meilleure amie Riley se faisant sentir (oui parce que pour information Alphaïce n’avait rien trouvé de mieux à dire que celui avait fait ça était un génie), elle se rendit donc devant la salle commune des jaunes canaris. Et il était là. Assis devant l’entrée à leur repaire. Pas Alphaïce, mais le fléreur. Les yeux fixant le dite entrée. Une retrouvaille qui la laissa aussi heureuse que perplexe. Les fléreurs étaient connus pour leur sixième sens extrêmement développé, et notamment le fait qu’il puisse sentir si une personne cachait quelque chose ou non. Des bêtes très intelligentes, et dès qu’il avait vu Muse au bout du couloir rapidement il l’avait rejoint. C’est ainsi que Muse comprit que Lubis avait flérer quelqu’un. Pourquoi maintenant et pas plus tôt ? C’était là tout le mystère de ces petites bêtes.

Les jours suivants notre prodigue avait été guidée par son animal. Ce dernier semblait vouloir lui faire découvrir la personne qu’il avait repéré. Pour la protéger qui sait. Pour lui faire comprendre qu’elle se devait se méfier. Muse avait beau chercher une réponse au fond des pupilles effilées du félin, c’était sans grand succès. Mais au travers de toutes ces expéditions qu’elle faisait dès la sortie de ses cours, elle finit par mettre un visage sur la raison du comportement étrange du félin. Il s’agissait d’une fille plus jeune qu’elle, et qui bien évidemment appartenait à la maison d’Helga Poufsouffle. Le prénom de la demoiselle lui revint à l’esprit lorsqu’elle se rappela l’avoir vu aux sélections de Quidditch, c’était si sa mémoire ne lui faisait pas défaut une poursuiveuse. D’accord. Donc qu’est-ce que pouvait bien cacher une fille qui selon toute vraisemblances n’avait rien à cacher. Elle paraissait normale cette sixième année. C’est donc là que se plaça toute l’intrigue et la curiosité de Muse. Cette fille avait un secret bien gardé. A la fois, si elle avait secret, ce n’était non plus le moment d’aller la trouver et lui dire de but en blanc, oh excuse moi mais tu n’aurais pas fait une chose inavouable ces derniers jours, par hasard ? Niveau entrée en matière elle était capable de beaucoup mieux, et puis ce n’était absolument pas le style de la jeune fille que de rentrer dans le tas de la sorte. D’ailleurs, le fait qu’elle sache que Grace, puisque c’était le prénom de la mystérieuse demoiselle, ait un secret, ne lui donnait pas le droit d’aller lui en parler. A elle ou a d’autres d’ailleurs. Ce fut pour cette raison que Muse ne partagea pas son sentiment avec Riley. Ni même avec Alphaïce. A la fois, ce dernier ne cessait d’exprimer sa déception quant à la fausse disparition du maudit fléreur de sa compagne. Le comportement idéal pour qu’elle ne s’en veuille pas de partager ses soupçons avec lui.

Ce fut donc seule qu’elle tenta de mener sa petite enquête. Mais force avait été de constater que le remord l’avait bien vite gagné. Elle avait beau s’y prendre avec toute la discrétion qu’il était possible d’imaginer en ne l’approchant pas à plus de vingt mètres, et ayant constamment un livre sous le nez (ce qui en soit ne changeait pas de d’habitude), procéder ainsi la faisait se sentir mal. Elle avait l’impression de pas respecter Grace. Alors que l’on se rassure, elle ne faisait que l’observer du coin de l’œil quand elle se trouvait dans les mêmes endroits qu’elle. Elle ne la suivait pas constamment, juste quand elle voulait retrouver son animal. Mais visiblement pour la Miss Steadworthy, le fait de lui jeter un coup d’œil durant le repas était déjà trop. Surtout qu’elle ne la connaissait ni d’Eve, ni d’Adam. Ce fut pour cette capitale raison qu’elle décida de faire le grand pas. Allez à la rencontre de la Poufsouffle. Ne serait-ce que pour entendre le son de sa voix et se rassurer qu’elle ne lui volait pas son intimité. Oui, oui, quand elle avait une idée dans la tête elle l’avait jusqu’au bout. Cependant, il lui fallait l’aborder sans que cela ne paraisse étrange et sur ce point, elle avait encore matière à réfléchir. Ce n’était donc pas encore gagné cette histoire !
C’est donc en ce début d’après-midi où il faisait relativement froid dehors, que la Serdaigle s’engouffra dans le hall d’entrée, Lubis dans les bras. Elle venait de le récupérer non loin du Saule Cogneur, visiblement il avait suivi une nouvelle trace qui ne l’avait pas mis dans la situation la plus sereine qu’il soit. Elle déposa l’animal sur le sol afin d’espérer se réchauffer les mains. Lubis était à peine libéré de la prison humaine de sa maîtresse qu’il détala droit vers la grande salle. Le tout sous les yeux de Muse qui se demandait quand la course allait-elle cesser ? C’est en trottinant qu’elle suivi le félin, un « reviens ici » entre les dents. Puis elle se stoppa nette entre les deux portes, un soupir comme guise de conclusion. Ne restait plus qu’à savoir où il se trouvait, d’autant plus qu’elle avait un devoir de Soins Aux Créatures Magiques a effectuer avec lui. Alors s’il pouvait juste éviter de lui faire faux bond toutes les cinq minutes elle lui serait extrêmement reconnaissante. Les mains sur les hanches elle détaillait la salle. Il n’était guère étonnant d’y voir des groupes d’élèves en train de discuter, d’autres de jouer, d’autres encore de travailler. Et pour certains, ils dormaient. Elle balaya la table des Gryffondor, pas d’Alphaïce en vue, il devait être en train d’hiberner dans un coin plus tranquille. Les toilettes par exemple. Il lui en avait fait l’apologie il y avait de cela quelque temps pour lui expliquer que c’était là un lieu à l’abri des regards indiscrets et très pratique quand il voulait de l’intimité avec Damian. Elle avait arrêté de l’écouter à ce moment là. Attendez qu’il revienne le Turner, elle voulait sa version des faits à lui, parce quand c’était Beta qui racontait il fallait toujours se méfier. Ou bien alors elle pouvait toujours lui envoyer un hibou. Elle décida d’y réfléchir plus tard lorsqu’elle vit son fléreur assis sur un des bancs à la table des blaireaux. A côté d’une jeune blonde. « Mince, mince, mince. », murmura-t-elle tout en s’avança vers la fille et Lubis.

« Je suis complètement navrée. », dit-elle avec plein de sincérité lorsqu’elle arriva à la hauteur de Grace. Pour être navrée, elle l’était, ça c’était un fait. « J’espère juste que mon fléreur ne t’as pas trop embêté. Il est un peu collant. » Une phrase qu’elle jugea idiote à peine l’eut-elle terminée. Mais il fallait bien qu’elle s’excuse pour le comportement de son animal. D’autant plus que l’animal en question était un fléreur, et qu’avec un peu de jugeote il était aisé de comprendre que Muse avait des doutes sérieux sur Grace. Maintenant pour aller faire comprendre à Grace que notre Serdaigle ne voulait en savoir plus c’était autre chose, quoiqu‘il y avait une nuance à porter à ce propos tout de même. « Je sais que cela fait une semaine qu’il te suit. », finit-elle néanmoins par lâcher dans un soucis de transparence absolu en agitant sa main, et dans un sourire comme elle seule savait les faire. Un sourire vrai.
Et voilà comment commença l’histoire.

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      « Courrons dans les forêts d'or et de lumière
      Partageons-nous les fruits mûrs de la vie
      La terre nous offre ses trésors, ses mystères
      Le bonheur, ici-bas, n'a pas de prix. »

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▌Âge : 16 ans
▌Année : 6ème
▌Maison : Celle de la Justice
▌Don(s) : : Semi-vélane.
▌Sang : Pur
▌Humeur : Changeante
▌Poste au Quidditch : Poursuiveuse et pas des moindres!


MessageSujet: Re: Les Lubies de Lubis   Mar 10 Mai - 23:29

    Un fléreur ? C’est une boule de poils qui ressemble étrangement à un chat. Il a en général un pelage noir, ou tout du moins sombre. Ce ne sont pas des animaux courant en général. Rien à voir avec les chats que l’on croise à tous les coins de rues. Ha ça, non, c’est un animal rare. Comment savait-elle tout cela ? Et bien, il se trouve que le professeur de soins aux créatures magiques , le très cher Melchior Stoner n’est autre que le directeur des charmants blaireaux. D’où le fait que la jolie jaune et noir soit si bien informée sur le sujet. Tournons autour du pot mais venons-en finalement au fait, un fléreur à une faculté que n’a pas un chat, il est capable de déceler si quelqu’un cache quelque chose. Il débusque le secret avec un acharnement que Grace pensait légendaire. Mais voila, ces derniers jours, elle a eu à faire à un chat étrange (un fléreur sans doute)…

    Remontons il y a deux semaines, avant-dernier cours de la journée, la belle canari sort sans précipitation de son cours et aperçoit un chat qui la regarde. Oui, il la regarde. Et fixement en plus ! Autant dire qu’elle n’a pas relevé plus que ça. Passant à côté de lui, elle se rendit compte qu’il la suivait des yeux. Etrange. Pourtant, elle apercevait déjà son « fiancé » le très cher Andrew et il n’allait pas très bien en ce moment, elle se précipita donc pour essayer de lui redonner le sourire et oublia bien vite l’animal.

    Quelques jours plus tard, alors qu’elle croulait sous le travail dans la salle commune des blaireaux, elle aperçut le chat sur le rebord de la fenêtre. Comment était-il arrivé là ? Elle commença vraiment à se demander ce qu’il se passait. Mais bien sûr, elle était à des kilomètres d’imaginer ce qui se tramait.

    Au bout de sa troisième rencontre avec l’animal, elle avait finit par perdre patience et s’était ruée à la bibliothèque. Elle ne trouva rien au départ, mais elle faisait preuve d’un tel acharnement que son travail finit par porter ses fruits. La patience rendait justice aux élèves qui voulait vraiment quelque chose. Il s’agissait d’un livre de soins aux créatures magiques, il parlait d’un type d’animal ressemblant comme deux gouttes d’eau à un chat et pouvant détecter le mensonge.

    Grace se figea sur place. Il n’y avait donc aucune justice dans ce monde ? Comment pouvait-elle avoir un fléreur aux fesses ? Ce n’était pas de chance tout de même. Elle réalisa bien vite qu’elle était un met de choix pour une bestiole pareille. Avec tous ses mensonges, elle devait puer le secret à des kilomètres… Elle secoua la tête. Le vrai souci c’était que le livre ne disait absolument pas comment se débarrasser d’un fléreur. Surtout que ce genre d’animal avait souvent un maître. Peut-être quelqu’un de la maison d’Helga ? Qui cela pouvait-il être ? Il fallait quelqu’un d’un peu spécial… Vesper Winnfield ? Bof… Andrew le lui aurait probablement dit… Peut-être cette fille aux cheveux roses… Ashley Johnson… Bof non plus… Peut-être pas chez les blaireaux alors… Elle essaya de sonder les autres maisons mais elle ne connaissait pas trop les élèves. Elle abandonna et s’en retourna vers son dortoir.

    Les jours suivants, elle fit plusieurs fois la rencontre du fléreur. L’air de rien, elle cherchait qui était souvent dans les parages en même temps que l’animal. Mais ce ne fut pas concluant. Comment était-ce possible ?! Le problème c’est que son maître va donc savoir que Grace cache quelque chose. Elle appréhendait de plus en plus la rencontre qui devait arriver tôt ou tard. Tout sauf un Serpentard ! Par pitié !

    Et elle fut exaucée… Un matin dans la grande salle, quand le fléreur sauta sur le banc. Elle le regardait avec intérêt. Elle allait passer sa main sur la fourrure de l’animal quand…

    « Mince, mince, mince. Je suis complètement navrée. J’espère juste que mon fléreur ne t’a pas trop embêté. Il est un peu collant.»

    La jeune demoiselle arrivant avec un air embêté était une serdaigle que Grace avait déjà vu. Ouf, ce n’était pas une serpentarde qui allait la faire chanter. Grace regarda avec intensité la jeune femme. Si elle avait un fléreur, elle devait savoir ses facultés et là, elle devait donc avoir sous le nez que Grace cachait des choses. Comment ce sortir avec dignité de cela ? Pas facile ! Allez Grace réfléchis !

    « Je sais que cela fait une semaine qu’il te suit. »

    En fait, en toute honnêteté, voila deux semaines qu’il avait mis le grappin sur la belle jaune et noir. Grace fit un sourire un peu maladroit mais elle essaya de ne pas paraître prise au dépourvu. C’est à ce moment que la jeune fille en face d’elle lui afficha un sourire. Mais pas n’importe quel sourire. Un vrai sourire. Sans aucune once de soupçons ou de méchanceté, un sourire purement sympathique et gentil. Grace fut désarçonnée. Elle s’attendait à tomber sur quelqu’un qui n’aurait aucune loyauté et aucune justice et elle tombait sur cette serdaigle au sourire communicatif et à l’attitude plus que joviale. Il faut l’avouer, Grace avait dans l’idée de détester la personne qui lui collait son fléreur sur le dos, mais elle ne pouvait pas en vouloir à cette jeune fille qui ne semblait même pas être au courant.

    Sourire pour sourire, celui de Grace devint plus serein et plus détendu. Elle se proposa de laisser une chance à cette serdaigle qui lui faisait une si bonne impression.

    « En effet, on a passé une semaine à se croiser souvent n’est-ce pas… Comment il s’appelle d’ailleurs ? Que je sache le nom de mon espion personnel ? »


    Grace ajouta sa phrase avec amusement. Elle aurait préféré que le fléreur ne mette pas le nez dans ses secrets, ainsi elle aurait put aborder cette fille avec décontraction. Au lieu de ça, elle était là, prise au dépourvu, à essayer de sauver les meubles. Beau travail Grace ! Encore un autre masque… Et toi qui parle de loyauté… La belle reporta son regard sur Muse. La jolie Serdaigle se tenait toujours devant elle. Avec ce genre de personne, inutile de jouer aux plus c**. Elle n’allait pas mettre le sujet sur le tapis mais elle allait attende de savoir ce que lui voulait vraiment Muse. S’il s’avérait qu’elle n’essayait pas de lui tirer les vers du nez, elle pourrait peut-être s’entendre… Pour ça, il allait falloir que la belle aigle face preuve de talent mais ça, les serdaigles n’en manquent pas et Grace ne s’adressait pas à la plus stupide des Aigles, loin de là…

    « Je ne sais pas si tu te souviens de moi, je suis Grace, je t’ai vu plusieurs fois à la bibliothèque, tu dois être Muse c’est ça ? »

    Ne pas braquer la jeune femme était probablement la meilleure façon de la dissuader de chercher. Ne pas confirmer les soupçons était crucial. Il fallait que son secret passe pour anodin et inintéressant sinon elle irait chercher et croyez-moi, si Muse Steadworthy cherche, Muse Steadworthy trouve ! Et c’était là, la dernière chose que voulais la Poufsouffle.

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«Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur.»

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▌Âge : 18 ans (25 avr.)
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MessageSujet: Re: Les Lubies de Lubis   Mer 1 Juin - 14:11

Sourire était un moyen de se détendre. Se détendre soi-même ainsi que les autres. C’était peut-être pour cela que Muse avait développé cet automatisme merveilleux, parce qu’elle ne supportait les ambiances où la gène était maîtresse. Ainsi son inconscient avait-il réussi son coup en attendrissant Grace comme il le fallait. Les conditions nécessaires à une conversation sans anicroches étaient désormais réunies. Cependant Muse savait par expérience que rien n’était jamais aussi simple avec l’être humain. Les faux semblants étaient nombreux en cette terre et elle n’était pas naïve contrairement à tout ce qui pouvait se penser. Le sourire de la bronze et azur se fut moins insistant lorsque la Poufsouffle prit la parole à son tour, mais il demeurait présent en filigrane accroché à ses lèvres, comme irrémédiablement collé. Même lorsqu’elle pinça ses lèvres doucement il était présent. Aux propos de Grace notre prodigue hochait subtilement la tête, sans pour autant faire en sorte que cela soit virulent. En fait, le ton de Grace était communicatif, si bien que l’amusement finit par la gagner à sa tour. Un espion personnel. Oui en quelques sortes. Valait mieux le voir sous cet angle après tout. Et oublier que l’espion avait une maîtresse à laquelle il était vendu corps et âme. Complètement à sa cause acquise, quand bien même elle ne lui ait jamais rien demandé. Il l’avait choisi dès leur première rencontre. Il paraissait que ces bêtes n’avaient qu’un seul maître. Des sortes de félins fascinants. Grace avait d’ailleurs dû s’en rendre compte depuis que Lubis l’avait « fléré ».
Et puis vint le moment des présentations dans le discours de la jaune et ébène. Si elle savait qu’elle s’appelait Grace ? Evidemment puisque d’une certaine manière elle aussi cela faisait plusieurs jours qu’elle la suivait. En tout bien tout honneur bien sûr. C’était juste pour découvrir ce que mijotait le fléreur. Rien d’autre. Et puis elle n’allait pas non plus le lui dire de but en blanc. Ca non plus ça ne faisait pas. Inutile donc de lui révéler qu’elle savait parfaitement qui elle était parce qu’elle avait creusé en superficie sur son compte. Là encore en tout bien tout honneur. Juste pour vérifier ses souvenirs. Il s’était avéré qu’elle avait visé juste. Pour le reste elle n’était pas allée trop loin. Intimité oblige. Elle ne voulait se sentir mal de violer ainsi sa cadette. C’était des pratiques qu’elle supportait difficilement. Sauf cas de forces majeures peut-être. L’histoire de Lubis et de Grace ne le dira pas, une autre peut-être.

Quand Grace lui demanda dans une question quasi rhétorique sur son identité, cette dernière passa une jambe par-dessus le banc pour s’assoir à côté d’elle, tout en faisant oui de la tête. « Démasquée. », dit-elle d’un ton enjoué, naturel, « Oui… Grace… je, j’ai finis m’en souvenir, à force. » avoua-t-elle encore une fois. Ce n’est pas, qu’elle était incapable de mentir, c’est juste que dans le cas présent c’était beaucoup plus simple de jouer sur la corde de la vérité. Un mensonge entrainait trop de conséquences, même un aussi petit mensonge à vrai dire. A la fois, elle avait un minimum masqué la vérité dans sa phrase, ne lui ayant pas révélé ses recherches anodines. Mais rien en ce qui concernait l’hypothétique secret de Grace. Absolument pas. Pourtant ce n’était pas l’envie qui lui manquait. Muse était une fine observatrice. Même si elle ne tenait pas y faire attention sa mémoire visuelle était une véritable banque d’images, voire une ciné thèque. Assurément. Son cerveau était tellement performant qu’il pouvait se remémorer des scènes entières. Et puis il fallait dire qu’elle avait aussi un allié, un ami, un confident de taille dans sa proche. Son livre des Souvenirs. Il lui suffisait de l’effleurer pour que tout ce qui c’était passé depuis sa dernière visite soit écrit noir sur blanc. Ainsi Muse était-elle en mesure de pouvoir se remémorer tout ce qu’elle désirait, sur qui elle désirait et quand elle le voulait. Sauf quand son livre décidait de jouer les têtes mules pour forcer Muse à décrocher des pages de sa propre vie. On pourrait croire à une tendance légèrement narcissique de la part de la demoiselle. Mais ce n’était pas le cas. C’était juste comme un rêve. Tenir entre ses mains le livre de sa vie dans les main. Avoir un livre qui vous représente. On dit que les livres ont une âme. Pour celui-là il n’y avait aucun doute à voir concernant ce vieil adage. L’âme c’était Muse. « Et lui, c’est Lubis. Il répond parfaitement à son prénom, mais il fait aussi très bien la sourde oreille. », dit-elle en abaissant la voix vers la fin de sa phrase, comme une confidence qui se voulait futile. C’était ça aussi Muse. Un peu de légèreté qui n’avait jamais fait de mal à personne. De la même manière que le sourire, c’était pour se détendre. Pendant qu’elle avait présenté son fléreur la jeune fille avait encadré ce dernier des paumes de ses mains qui s’accrochaient aux rebords du banc. Comme ça elle pouvait éventuellement lui passer l’envie d’aller voir ailleurs. La grande salle n’était certes pas très remplie, mais c’était suffisant pour que Monsieur le fléreur réussisse à capter un des sentiments qu’il affectionnait tant et détale comme il savait si bien le faire.

« Oh mais d’ailleurs tu dois être dans la même année que ma sœur il me semble. Edwina, elle est chez les Gryffondor, tu l’as très certainement croisé. Ses cheveux virent sur le roux. », elle faisait la conversation comme les informations lui revenaient à l’esprit. Et parler de sa petite sœur était un moyen de parler de choses « neutres ». Même si parler de sa sœur à d’autres avait parfois le don de la rendre mal à l’aise. C’est qu’il n’était de toutes évidences pas facile d’être la petite sœur de Muse April Steadworthy, prodigue de Poudlard appréciée la plupart du temps. Absolument pas. Le complexe que nourrissait Ed’ à ce propos en étant une preuve. Cela faisait d’ailleurs un sacré bout de temps qu’elle n’avait pas pris du temps pour elle justement. Avec toute cette histoire concernant Grace, elle avait un peu mis de côté toutes ses autres relations. Sauf celle avec Alphaïce. Comme s’il était obligatoire qu’il soit présent dans chacun de ses pas. Elle se sentait coupable d’avoir délaissé sa sœur ainsi. Il fallait qu’elle se rattrape. Comment ? Ce n’était pas encore le moment d’y penser. Pour le moment Grace. Grace d’ailleurs qu’il fallait peut-être qu’elle rassure non ? Ou bien alors était-ce exagéré ? La vérité Muse. La vérité. Tout à l’heure la vérité alors. Mais sans faute.

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