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 Je te rend ton amour, le mien est trop lourd.

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▌Citation :
«Méfiez-vous de tous ceux en qui l'instinct de punir est puissant»
Nietzsche

▌Clan : Le pouvoir mène au succès.
▌Âge : 19 ans. (7 août)
▌Année : 9ème année
▌Maison : Slytherin
▌Sang : Mélé
▌Humeur : Solitaire
▌Poste au Quidditch : Poursuiveuse.

▌Crédit(s) : (c) fae

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MessageSujet: Je te rend ton amour, le mien est trop lourd.   Dim 5 Juin - 22:27

Je te rend ton amour, le mien est trop lourd.


Aaliyah E. C. Dangelo (pnj) && Andrew M. Dangelo
crédit - fae && rose


Premier post pour Andy-chou

Bonnet. Echarpe. Gants fins. Pull épais. Jeans. Baskets simples. C’était ainsi qu’elle s’était vêtue dans le but de passer un petit moment dehors. Dans cette tenue elle avait tout l’air d’une fille normale. Pourtant elle était une sorcière, pas forcément une sacrée sorcière, mais une sorcière tout de même. Seul élément pouvant la différencier d’un adolescent normal, c’était cette baguette magique qui dépassait de la poche arrière de son jeans. Pour en revenir à l’essentiel, c’est ainsi vêtue que notre charmante demoiselle parcourra l’ensemble de son dortoir à la recherche de l’être aimé. L’être aimé étant le mot exact. Qui était-il alors ? Monsieur Dangelo, Andrew de son prénom, Andy-chou de la bouche de sa cousine. Évidemment trouver Andrew aurait pu se faire plus rapidement mais c’était sans compter sur la maladresse légendaire d’Aa. Si bien qu’elle avait renversé une fille de son année qui tenait sur les bras une pile de papiers. Pour s’excuser de son geste incontrôlé, notre originaire d’Italie lui avait proposé de l’aider à tout ranger. Un quart d’heure plus tard, des gouttes de sueurs plus tard aussi, elle traversa doucement le dortoir des garçons. Sur la pointe des pieds même, histoire de ne pas se faire attraper en plein flagrant délit. Oh pas qu’elle soit une des ses personnes tenant absolument à respecter le règlement, c’est juste que la vue d’un garçon en petite tenue, pourrait très vite la mettre à l’aise, la faire perdre ses moyens, la faire se prendre les pieds dans le tapis invisible, et se casser le nez dans sa chute. Maladroite vous disait-on.

Son voyage en territoire ennemi -le dortoir des garçons toujours- se passa sans grands évènements, si on mettait de côté celui où elle s’était littéralement jetée entre deux lits pour éviter d’être vue par deux garçons qui parlaient d’entrainements de Quidditch. Ce qui lui fit d’ailleurs se rappeler qu’elle était remplaçante dans son équipe et qu’elle avait manqué les trois derniers entraînements. Oups. C’est en tentant de se contenir qu’elle vit l’adorable tignasse de son cousin sur son lit à lui. Ouf, elle n’avait pas fait tout cela pour rien. Lorsqu’elle se présenta devant lui, se fut pour s’assoir avec entrain sur le rebord du lit d’Andy. « Tu te souviens de ta promesse ? », dit-elle alors en guise d’entrée en matière, un sourire divinement pendues aux lèvres. « Patinoire ?! », hasarda-t-elle sur un ton similaire. Ils avaient tous deux parlé de la patinoire dès son élaboration. Il en avait parlé lors d’un déjeuner où elle était venue le trouver. Mine de rien c’était un sacré avantage que d’être dans la même maison que son cousin. Une malédiction aussi, surtout quand elle le voyait en compagnie d’autre fille. Comme cette Grace par exemple. Aaliyah n’était pas une fille mauvaise, c’est pourquoi elle ne pouvait définitivement pas en vouloir à cette fille, ni même aux autres qui étaient des amies. Ce serait totalement idiot, et peine perdue. Après tout, Andrew n’avait-il pas lui-même décidé de la remettre à sa place lorsqu’elle lui avait avoué ses sentiments. Parce que c’était de sentiments interdits qu’il s’agissait. Encore plus dans le type de famille dont tous deux venaient. La religion. Les mariages arrangés. Elle avait subi l’un mais échappé à l’autre. Cependant, il n’était pas dit que les parents d’Aa ne changent pas d’avis du fait de la pression familiale. D’autant qu’Aa n’avait jamais montré à ses parents un quelconque intérêt pour les garçons. Pour les bêtises, les maladresses, les blagues déplacées, pour toutes ces choses elle avait montré beaucoup d’intérêt. D’ailleurs à ce propos, elle avait clairement fait comprendre son avis à propos de la religion lors d’une messe dominicale, sa joue s’en était souvenue pendant deux jours entier. Mais pour les garçons jamais de la vie. De toutes façons, elle ne voyait que son cousin. Il n’y avait que Andrew qui faisait battre son cœur, et elle en souffrait beaucoup plus qu’il paraissait. Vraiment.

La promesse rappelée à la mémoire d’Andrew, ce dernier accepta de suivre sa cousine. Cousine qui le laissa d’ailleurs se préparer comme il le fallait, en se rendant d’abord seule dehors. Elle avait bafouillé tout un tas de mots qui devaient dire qu’elle voulait le laisser se changer au cas où, qu’elle ne voulait pas être là pendant ce moment, qu’elle se sentait assez bête sur le coup, et qu’il fallait qu’elle y aille. Au passage elle s’était cognée contre une barre du lit voisin et avait fini par partir en trombe la main sur son front en affirmant que tout allait très bien. Ce fut seulement lorsqu’elle mit le nez dehors que le rouge qui lui était monté aux joues avait commencé à se faire moins insistant. Elle sentait sa température baisser significativement. D’ailleurs pour éviter de garder encore les traces de son embarras soudain, elle tapota ses joues tout à faisant ses premiers pas sur la fine couche de neige qui avait recouvert Poudlard. Le décor était tout simplement magnifique. Et étant donné qu’elle n’était pas une personne frileuse, elle saurait comment en profiter.
Au fur et à mesure de ses respirations un brouillard sortait de sa bouche. Elle s’en amusa le temps de rejoindre le lac, les mains dans les poches. La patinoire, en soit c’était une excellente idée. Y aller aussi d’ailleurs, l’occasion de varier les plaisirs à Poudlard. Cependant savoir faire du patin à glace était tout de même un plus dans ce genre de cas. Il fallait savoir que notre Aa n’avait jamais mis les pieds dans des patins glaces. Jamais. Elle était peut-être une danseuse, mais cela ne voulait pas dire qu’elle allait réussir du premier coup. Voire réussir tout court. Vue sa propension aux maladresses… Mais rien n’était assez imposant pour l’empêcher de tenter une nouvelle expérience. Absolument rien. Sauf peut-être un lit d’infirmerie, et encore. Bref. Comme elle était déjà venue en repérage depuis la glaciation du lac, elle avait déjà pris connaissance du sortilège qui allait l’aider à tester son équilibre sur la glace. C’est pourquoi, elle s’empara de sa baguette magique, la pointa sur ses pieds et prononça distinctement la formule : « Glacies sandalium. » Et voilà maintenant qu’elle se retrouvait avec des lames de patinage aux pieds. Elle s’essaya à la marche pour rejoindre la glace qui n’était à pas même un mètre d’elle. Arriver sur la patinoire ne fut pas le problème, par contre la suite… Dès que ses lames entrèrent en contact avec la glace elle se mit à glisser sans pouvoir se contrôler. Si bien, que dans un premier temps, elle ne fit que aller tout droit. Comme elle tenait toujours sa baguette magique au creux de sa main, elle se mit à la serrer très fort, pour se donner le courage de faire des pas comme le faisait tout patineur. Étrangement, elle trouva la chose plus aisée qu’elle ne l’avait cru. Comme quoi, elle avait toujours tendance à dramatiser trop vite et pour rien.
Lorsqu’elle réussit son premier demi-tour, elle vit que Andrew avait fini par arriver. Son cœur s’emballa comme bien souvent lorsqu’elle le voyait pour tout dire, et elle parcourra les mètres qui les séparaient de lui. Tout allait bien. Equilibre stable. Glace régulière. Enfin presque parce qu’en fin de parcours un creux la fit perdre toute sa prestance. Elle manqua par un miracle inattendu de rencontrer la glace la tête la première, retardant la chute. Sauf que voilà, elle fonçait droit vers Andrew, ne savait même pas s’il avait les lames aux pieds, par contre ce qu’elle savait c’était que la collision était imminente. Elle qui voulait être au plus proche de son cousin, et bien disons qu’elle allait être servie.

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▌Crédit(s) : Ava by Babine

MessageSujet: Re: Je te rend ton amour, le mien est trop lourd.   Mar 9 Aoû - 20:24

    Andrew dormait. Il dormait depuis vingt-deux heures. Cela presque dix heures d’affilés de sommeil qu’il venait d’entamer. Dix heures. Voyez-vous à quel point il était un jeune homme paresseux ? Il paressait dans son lit à poudlard dans son dortoir. Il n’était point fatigué pour dormir autant, mais il avait déjà hâte que les cours reprennent. Il avait à peine débuté la fin de semaine. Il était un jeune fou pour aimer autant reprendre aussi vite les cours. Pourquoi ? Parce que sa vie était un ennui mortel où il ne se passait rien sans qu’un être « supérieur » à son être lui dicte quoique ce soit. Il était un pantin dans la famille Dangelo. Il sera marié sans son consentement avec une jolie fille – tout de même – qu’il n’aimait pas. Andrew n’était pas un tombeur. Andrew n’était pas un homme qui appréciait les nuits avec différente demoiselle. Son cœur n’aimait pas. Son cœur était seul sans amour. Oui, il aimait, mais il n’avait pas trouvé la bonne. Il avait la certitude qu’il ne devait pas faire les mêmes conneries que certains adolescents avec n’importe quelle fille, même s’il avait subi maintes tentations. Il ne comprenait pas toujours les désirs naissants qui le submergeaient par moment. Il ne comprenait pas, mais il savait que ses parents trouveraient une raison quelconque de lui faire rencontrer un prêtre en urgence. Le désir était un vil sentiment. Un désir d’un corps était une porte d’entrée vers les enfers. Andrew ne voulait pas être un adolescent damné, même s’il ne pensait pas que tous les adolescents en étaient. Il croyait que chacun avait le droit de choisir la voie qu’il voulait prendre. Pourquoi juger ? Il ne ferait pas ce que certains font par peur de se mériter une claque bien qu’il en ait parfois envie de connaître sous le désaccord même de sa famille. Il voulait voler de ses propres ailes. Loin de dire que des choses négatives sur sa religion, il avait appris quelques vertus qu’il gardait jalousement pour lui. Ce n’était pas pour rien qu’il attendait la bonne demoiselle dans sa vie. Il était un garçon très sage qui ne pouvait respirer par ses propres moyens. Andrew était un petit oisillon qui n’arrivait pas à voler de ses propres ailes, car on le maintenait d’une poigne de fer dans le nid familiale. Il était si fier de sa cousine qui semblait être une battante. Elle semblait être libérée de la pesanteur des regards des autres Dangelo. Elle était sûrement écartée du mariage avec son petit côté entêté. Bref, Andrew préférait dormir tout au long de sa fin de semaine pour ne jamais réfléchir. Ne jamais penser. Il ne devait pas penser à ce mariage ni à sa mère qui lui enverrait sous peu une beuglante pour avoir eu un A au lien d’un O. N’avait-il pas le droit à l’échec ? Jamais, il était l’héritier Dangelo.

    Andrew dormait paisiblement quand il entendit un bruit étrange. Une personne se jetait entre son lit et le lit voisin. Il ouvrit les yeux attendant ce que cela pouvait être. Les rideaux de son lit en baldaquin s’ouvrit pour se retrouver nez à nez avec sa fameuse cousine, Aaliyah. Elle avait toujours un grand sourire. C’était un phénomène. Comment faisait-elle ? Elle prit place sur son lit. Andrew se tassa légèrement pour ne pas avoir la tête collée contre son dos. Bah quoi ? Il n’était pas ce genre de garçon bon. C’était sa cousine en plus ! Elle semblait surexcitée de plus. « Tu te souviens de ta promesse ? » Il était encore légèrement très endormi. Son cerveau n’était pas encore en marche totalement. Son visage exprimait très bien ce qu’il ressentait : quelle promesse ? Il ne pensait plus aux promesses si tôt le matin. Voyons, Andrew ! Comment peut-on oublier la promesse pour Aaliyah ? « Patinoire ?! » Il se tapa intérieurement sur le front. La patinoire. C’était vrai. Le souvenir de sa promesse lui revint. Le souvenir du comment cette promesse avait abouti aussi. Malheureusement pour Andrew, il savait bien que sa cousine ne le lâcherait pas tant qu’il ne lui aurait fait ce si grand plaisir de patiner en sa compagnie. Il se souvint que cela avait été conclu le jour où la patinoire avait été fait et aussi à la table des Poufsouffles durant un des repas. Bref, il lui avait promis. Sa fin de semaine d’hibernation était alors terminée pour le jeune homme qui devait réaliser le désir de sa belle cousine souriante, mais si… troublante par moment. Il s’assit dans le lit en attendant qu’elle l’attende dans la salle commune pour lui laisser le temps de se vêtir convenablement pour sortir dehors dans la neige. Elle bredouilla quelques excuses et des phrases sans sens dû à la gêne quelconque avant de s’éclipser honteuse ce qui arracha un petit sourire compatissant à Andrew. Il se leva sans se hâter pour se vêtir d’un pantalon et d’un simple t-shirt pour se couvrir d’une couche de plus à l’aide d’un manteau qu’il avait acquis sachant que l’hiver en Grande-Bretagne n’était pas identique à l’hiver italienne si on pouvait se permettre d’appeler cela l’hiver.

    Le jeune homme monta sortit de son dortoir avec en tête qu’il devait arrêter de bouder intérieurement la fin de semaine pour en profiter au profit des personnes qui comptaient pour lui Aaliyah et Alice, au final. Il passait peu de temps avec Alice, mais il était incapable de lui en vouloir. Il était incapable de la croire totalement méchante quand elle était d’une gentillesse incroyable avec lui. Bref, il devait faire profiter des autres de sa personne puisque ces dites personnes le demandaient. Il monta les marches du cachot sans se presser. Il devait bien faire attention à ce qu’Aaliyah ne se blesse pas. Il la connaissait trop pour savoir qu’elle était une jeune femme manquant parfois de chance et de finesse dans quelques mouvements qui la conduisaient vers une tragédie certaine. Une quelconque blessure qui la clouerait au lit. Il ne se le pardonnerait jamais. Jamais. Jamais. Elle serait malheureuse. Il ne voulait pas la voir dans cet état. C’était une image ignoble et impitoyable. Il mit enfin pied dehors prêt à jouer le sauveur de ses dames. Prêt à sauver la vie de la douce demoiselle qui était sa cousine qui remontait tous les défis possibles. Cette cousine qui se retrouvait trop souvent dans des positions délicates. Cette cousine trop craquante dans son genre. Il vit au loin Aaliyah patinée. Finalement, elle avait l’air à bien se débrouiller. Bien, il fût soulagé de ne pas à devoir stresser au moindre dérapage de la demoiselle. Il ne voulait pas la ramasser au sol tandis qu’elle lui fait une crise. Une crise qu’il ne réussirait jamais à oublier. Par pitié, il ne voulait pas vivre un drame familial. Il s’approcha de la fameuse glace. Il était curieux. Curieux de savoir la sensation sur ses lames. Des lames ? Bah oui, c’était bien ce qu’était au pied de Aaliyah, non ? Il pointa sa baguette sur ses pieds pour formuler un « Glacies sandalium. » Il releva sa tête pour voir Aaliyah la catastrophe être en déséquilibre venir vers lui à une vitesse inouïe le choc fut douloureux. Heureusement qu’il y avait de la neige pour amortir sa chute. Aaliyah était sur lui ce qui le gênait grandement. Andrew était figé sur place à regarder avec d’énormes yeux ronds Aaliyah. « tu peux … descendre… sur moi… s’il te plait. Ça me rend mal à l’aise, Liyah. Si ma mère me verrait… j’aurais le droit à la pire raclée de ma vie. Je ne veux pas recevoir une beuglante… » sa peur de sa mère toujours aussi présente, même aussi âgée. Elle était une horrible bonne femme.
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MessageSujet: Re: Je te rend ton amour, le mien est trop lourd.   Mar 20 Déc - 23:19


Aaliyah Esmeralda Clara Dangelo
PNJ

Comme il fallait s’y attendre avec Aaliyah une maladresse était au rendez-vous. Les chutes elle en avait l’habitude, par contre concernant Andy il était fort possible que ce fut une toute autre histoire. Si bien que si au début elle s’apprêtait à s’excuser dans un rire sincère, ses saintes ardeurs furent bien vite refroidies par les propos que tinrent son cousin. Néanmoins, elle profita de quelques secondes de joie encore pour ricaner assez nerveusement. « Allez Andy-chou, détends toi un peu. » Mais elle cessa très rapidement, et pour dire vrai, elle en fut même intimement blessée mais tenta plus que possible de ne rien laisser paraître de prime abord sur son visage. Ce qui était peine perdu, Miss Dangelo était tout simplement incapable de mentir. C’était dans ses gènes, elle ne savait pas du tout jouer la comédie, obligée de jouer cartes sur table coûte que coûte. Si bien qu’au moins elle était une de ses personnes totalement capable d’assumer ses actes, quand bien même ils pouvaient s’avérer litigieux, ridicules ou encore inavouables. Ainsi donc, elle ne put retenir un soupir lorsqu’elle se redressa et croisa à peine le regard d’Andy en reprenant appui sur ses pieds, tant bien que mal. D’ailleurs, à cause de sa remarque elle s’en voulait maintenant de l’avoir mis mal à l’aise et tout ce dont à quoi elle pensait pendant qu’elle retentait la position debout c‘était à son équilibre car elle ne tenait tomber à nouveau sur lui et l‘entendre lui la malmener sentimentalement. Une fois sur ses deux jambes bien droites, elle lança doucement : « Ta mère n’est pas là Andy. Arrêtes de te museler sans cesse. ». Pour le coup, elle était plutôt bien placée pour dire ce genre de chose puisqu’elle avait su dire clairement à ses parents ce qu’elle voulait et ce qu’elle ne voulait surtout pas. Elle s’était échappée des filets de la religion et des mariages arrangés dès qu’elle en avait compris le principe. Visiblement ses parents voulaient bien respecter ses choix. De toute façon, en plus d’être maladroite, Aa avait tendance à être une enfant terrible à force de farces et de pitrerie. Elle n’était décidément pas faite pour les messes, les repas solennels et les prières du soir. Absolument pas. Et par les yeux de la Poufsouffle, Andy était fait dans le même moule qu’elle. Bien souvent elle se demandait pourquoi il n’osait pas. Et puis elle avait appris à connaître sa mère. Celle-là même dont l’ombre avait le pouvoir de venir planer au dessus de la tête de son cher cousin. Une institution à elle seule. Un danger pour la liberté d’Andy. Mais c’était sa mère et malheureusement, elle ne pouvait rien contre elle. Si seulement !

Le regard vaguement perdu sur la glace, elle continua sans réellement faire attention à ce que Andrew lui de son côté pouvait dire ou faire. « Je suis désolée si je t’ai mis mal à l’aise. », puis comme si quelque chose venait de faire tilt dans son esprit, sa voix morne et monocorde d’enfant que l’on vient de gronder, céda sa place à celle de l’enfant curieux et taquin, « Mal à l’aise ?! C’est-à-dire ? ». Et voilà qu’elle était partie dans de folles épopées où elle se voyait être un élément perturbateur pour son cousin parce que ce dernier n’osait pas lui avouer les sentiments. Qu’il subissait le joug d’une vilaine marâtre et qu’il ne demandait qu’à être libéré de sa cage doré. Pour le défaire de son mal elle n’avait plus qu’à lui tendre la main. Chose que dans la réalité elle ne fit pas, car si elle se mettait à vouloir l’aider à se relever, il y avait de fortes chances qu’elle tombe à nouveau et lui avec par la même occasion. Dans ce cas adieu la folle épopée. Même s’il fallait tout de même dire, que à peine l’aventure dessinée dans son esprit, elle en conclut qu’elle devait être bien bête à aller s’imaginer de telles choses, ce n’était finalement pas étonnant qu’elle n’intéresse pas son cousin. Ainsi, lui restait alors une terrible explication quant au fait que Andy puisse être mal à l’aise. C’était tout simplement à cause de ce qu’elle lui avait dit. Comme quoi, la franchise ne paye vraiment pas toujours. Pour elle, cela avait comme qui dirait signé la fin. Même s’il était vrai que par moments son esprit fantasque avait tendance à en rajouter un peu trop. Il n’empêchait qu’en plus de ne pas être assez bien pour lui, elle n’était pas assez lucide. Elle était donc condamnée à errer solitaire et à voir son Andrew, son cousin, son amour, heureux, mais sans elle à ses côtés. Enfin sans elle à ses côtés de la manière qu’elle aurait souhaité. Pourtant avec leur religion, elle avait appris un jour que Dieu avait un plan pour chacun de nous. Le plan c’était de tomber amoureuse de son cousin. D’accord mais la suite ? Fallait-il persévérer ? Le voir en aimer une autre ? Le laisse se marier avec celle qui lui était destinée, plutôt choisie par ses parents ? Devait-elle s’effacer quand il lui disait être mal à l’aise, ou bien alors aller plus loin pour tenter de lui faire comprendre que lui aussi pourrait très bien être dans le doute quant aux sentiments qu’il pourrait avoir pour elle ?
Dire qu’elle devait seulement aller patiner tranquillement avec son cousin. A la fois, c’était sans cesse la même chose dans la tête d’Aa. Si bien que parfois il lui arrivait de faire attention à ses moindres faits et gestes afin de ne pas perturber son cousin, de l’entendre lui dire de s’éloigner ou d’arrêter de parler comme ça car elle ne devait pas, elle n’avait pas le droit. Entendez-donc ça. Vous avouez vos sentiments, dites clairement que vous êtes amoureuse, elle avait fait une déclaration tout de même, elle avait pris son courage à deux mains pour aller dire ce qu’elle ressentait à l’égard de son meilleur ami et cousin, et tout ce qu’elle avait eu en retour c’était un : tu n’as pas le droit. Donc elle n’avait pas le droit. Dans ce cas elle était dans l’illégalité depuis un sacré bout de temps et ne comptait pas sortir puisqu’elle ne voyait que par lui et pour lui. Elle ne pouvait pas faire autrement. Alors elle soupirait, comme l’avait fait avant de lui dire de se laisser aller. Elle laissait soupirer son cœur refoulant ses désirs. Pourtant rien qu’une fois elle aimerait pouvoir le surprendre. Pouvoir lui prouver qu’elle avait peut-être le droit. Une fois, elle aimerait bien. L’embrasser par exemple. Pour lui prouver encore une fois, que le droit pour l’avoir il suffisait de le prendre. Qu’avec elle, il avait le droit. Que de sa mère, cela faisait bien longtemps qu’elle n’en avait plus peur. Et qu’être mal à l’aise avec lui c’était ce qu’elle souhaitait.

Mais non. Encore non. Toujours non. Elle laissait le temps faire les choses. Elle se faisait discrète par moment, rongeant son frein seule. Elle ne voulait pas perdre leur relation. Aa craignait qu’en allant contre ce qu’il considérait comme des droits, elle perdre le droit de le voir et d’être avec lui. Alors, elle tentait d’oublier au fur et à mesure. Juste pour profiter de l’instant présent, un peu comme elle l’avait prévu avec cette patinoire. Sauf que voilà, maladroite, elle l’était aussi dans ses pensées, et oublier devenait assez compliqué.


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