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 Trouver ses informations à la source. {Eleanore

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▌Clan : Avec moi-même, ça en fait moins à trahir.
▌Âge : 20 ans
▌Année : 10e
▌Maison : Ravenclaw
▌Ancienne maison : ancien élève de Beauxbâtons
▌Sang : Impur
▌Crédit(s) : (c) Elyon

MessageSujet: Trouver ses informations à la source. {Eleanore    Ven 5 Aoû - 14:31

Ce jour là, j’avais donné rendez-vous à Eleanore peu après cinq heures de l’après-midi. Je l’avais convoquée sitôt après la fin des cours pour lui confier une mission de la plus haute importance. Les quelques jours que j’avais passés avec Miranda dans le cadre de mon stage m’avaient laissé comme un goût amer sur le bout de la langue. Qu’on ne se méprenne pas, je désirais toujours autant accéder à ce métier après mes études, rien ne pouvait se mettre en travers de mon chemin, ni même anéantir ma détermination. Mais mon sujet d’études m’avait laissé perplexe. Je m’étais attendu à tout, sauf à ça. J’aurais presque préféré travailler sur une sordide histoire de meurtre, quitte à aller interroger les présumés coupables à Azkaban, mais apparemment, ce n’était pas dans les cordes des débutants dans mon genre, aussi j’allais devoir travailler sur une affaire à ma hauteur, ayant eu lieu dans un environnement qui m’était désormais familier: Poudlard. Poudlard, qui avait subi de plein fouet les affres de la malédiction de Pandore. Les décrets à répétition, farfelus pour la plupart, donnant l’impression que les élèves étaient pris au piège. Mais surtout, Poudlard avait été témoin de choses plus horribles encore. L’infirmerie avait été le théâtre d’évènements particulièrement atroces. Un élève avait été tué, et un autre enlevé. La victime de l’enlèvement était probablement morte à l’heure qu’il est. Dans un premier temps, j’avais prévu d’interroger Lilian Bleichert, alors infirmière à l’époque, mais elle était partie, remplacée par Eileen Wembley. Miss Wembley était à l’époque médicomage à Ste Mangouste, mais elle ne s’était pas occupée du cas Ewing. Le médecin alors en charge de la patiente était Gavin Harris, qui occupait aujourd’hui le poste de professeur de potions. Je m’étais mis en tête d’aller interroger le fameux docteur, toujours dans le cadre de la rédaction de mon article, mais la réputation de cet homme, qui le précédait de très près, m’en avait dissuadé. La déontologie des médicomage exigeait de ne pas révéler des détails cruciaux sur les patients reçus en soins. Harris n’était peut-être pas droit comme la justice, mais il avait tout de même quelques principes, aussi était-il risqué de l’interroger. Néanmoins, il figurait toujours sur la liste des témoins à interroger. Tout comme l’étaient Eileen Wembley et Lilian Bleichert, mais cette dernière était introuvable. Peut-être avait-elle été victime d’un des complices du criminel Sezuan Raven, éliminée parce qu’elle en savait trop. L’hypothèse, en soi, n’était pas bonne à jeter, il fallait simplement la creuser. Et l’infirmer au besoin.

D’autres personnes étaient aussi à interroger. La directrice de Poudlard en personne, qui avait permis la réhabilitation de la criminelle en ces lieux. Une certaine Auror répondant au nom d’Anne-Sophie Eden Grey était également sur ma liste. Mais le nom le plus important de tous était sans doute celui de la principale concernée, à savoir Alice Ewing. Huitième année à Serpentard. On parlait beaucoup d’elle par ici, mais elle-même ne faisait rien qui puisse alimenter les ragots. Je savais juste qu’elle avait gagné un duel récemment, contre Mercredi March, une camarade de maison. Je n’avais pas assisté au duel, mais je m’étais tout de même interrogé sur la façon dont il s’était déroulé. Quelle avait été la technique employée par Ewing pour déjouer les sorts lancés par son adversaire. Ce jour là, Poudlard avait été secoué par une vague de déception. À en croire les racontars, le duel en lui-même n’avait pas cassé de briques, les sorts employés avaient été simples, sans prétention aucune, sans rien qui puisse garantir le spectacle. Le maléfice le plus terrible, paraissait-il, avait fait apparaître des furoncles sur le visage de Mercredi March. Ce qui m’avait amené à penser que tout ce qui se disait sur Ewing servait tout simplement à alimenter la légende, la gamine, elle, n’avait rien d’exceptionnel. C’était juste une fille qui avait servi de larbin à l’ex-homme le plus recherché du territoire, pas de quoi y accorder une importance telle. Mais Miranda avait insisté pour que je continue à creuser l’affaire. J’ignorais pourquoi elle s’entêtait autant à vouloir déterrer cette histoire vieille de un an, mais qu’importe, je devais le faire. Elle attendait un article dense et bien fourni sur le sujet, avec tant qu’à faire des informations qui n’avaient pas été citées par les journaux de l’époque. Elle voulait du lourd, de l’exclusif. Du sordide, tant qu’à faire. N’importe quoi qui puisse faire vendre un peu plus la gazette. Tout n’était qu’une question d’audience, finalement. Il fallait appâter le lecteur, en publiant des articles intéressants. Puis, il fallait le fidéliser. Ne pas perdre en qualité, sinon ils iraient voir ailleurs. Surtout, s’assurer de la fiabilité des informations contenue dans les articles. Ne rien divulguer de trop confidentiel, pour ne pas risquer un procès et faire perdre de l’argent au journal qui se déclinerait en dommages et intérêts. La Gazette du Sorcier était un journal sérieux, et il serait dommage qu’il devienne un tabloïd tel que le Chicaneur.

Je consulte ma montre. Cinq heures dix. Eleanore ne devrait plus trop tarder. Je ne savais pas encore comment j’allais m’organiser -comment nous allions nous organiser. Sans doute le saurais-je au fur et à mesure. L’improvisation faisait aussi partie du travail de journaliste. En attendant, je décidai d’allumer une cigarette, et de la fumer en contemplant les nuages, tout en surveillant les alentours de temps à autres. Je lui avais donné rendez-vous dans le parc de Poudlard, devant la statue en forme de cerf, pour garantir la confidentialité de notre échange. Parler affaires à Poudlard était un pari risquer, il y aurait toujours deux ou trois fouineurs pour écouter ce que nous étions en train de dire, et surtout, les tableaux étaient présents, accrochés au mur. Et souvent, les autres n’y prêtaient guère attention, parce qu’ils faisaient partie du décor. Ce qu’ils ne pensaient pas, en revanche, c’est qu’ils pouvaient parler, être interrogés au même titre que les êtres humains…Soudain, ça me fit tilt. Je sus EXACTEMENT qui nous allions interroger. Dans l’infirmerie, il y avait bien un ou deux tableaux qui avaient été témoins de la scène. Voilà où nous devions chercher en premier lieu. Il fallait aller directement à la source. Alors, par réflexe, je consultai à nouveau ma montre. Mon impatience grandissait de seconde en seconde. Eleanore allait sûrement être en retard, mais j’avais décidé d’être clément à son égard. Après tout, le professeur qui assurait le dernier cours de la journée aurait très bien pu les retenir cinq minutes de plus, pour donner les devoirs à faire, par exemple. Finalement, je n’eus pas trop longtemps à attendre, puisque la jeune fille venait de faire irruption dans le patio. Je me lève précipitamment, et écrase au sol ma cigarette totalement consumée. Sans préambule, je m’adresse alors à la nouvelle arrivante. « Eleanore, j’ai réfléchi aux éventuels témoins que nous pouvons interroger dans le cadre de notre enquête, et j’ai trouvé qui nous devions interroger en priorité. » Je ne lui laissai même pas le temps de souffler un peu, ni même de reprendre ses esprits, déjà je m’apprêtais à l’entraîner sur les lieux du drame. « J’espère que tu es en conditions pour enquêter, parce que nous allons immédiatement à l’infirmerie, là où a eu lieu ce meurtre l’an dernier. Si tu as des questions, tu les poseras en chemin, maintenant on y va! » Déjà, je m’étais mis en route, porté par mon trop grand enthousiasme. Mais dans ces cas là, dites moi quel est l’intérêt de lui avoir donné rendez-vous, ici, dans le parc, si c’est pour en partir aussitôt? Je n’étais parfois pas très logique dans ma façon de faire les choses.
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▌Citation : « They will not force us
They will stop degrading us
They will not control us
We will be victorious »
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MessageSujet: Re: Trouver ses informations à la source. {Eleanore    Lun 8 Aoû - 15:59

Le cours de sortilège semblait vouloir ne jamais prendre fin. Eleanore qui adorait pourtant cette matière tellement nécessaire si l'on voulait être un sorcier digne de ce nom, n'arrivait plus à se concentrer après avoir vu qu'il ne restait que cinq minutes. Celles-ci furent les cinq minutes les plus longues de sa vie. C'était son dernier cours de la journée et elle avait quelque chose de prévu juste après. Quelque chose qui promettait d'être très intéressant. En fait elle ne savait pas exactement ce qu'elle allait faire ni même combien de temps cela lui prendrait. Elle savait juste qu'elle avait rendez-vous avec celui grâce auquel elle pouvait s'initier à l'un des métiers de ses rêves, journaliste. Eugen Heppenheimer, serdaigle comme elle était en stage avec la fameuse Miranda Skeeter journaliste à la Gazette des sorciers. La jeune femme était ravie d'avoir trouvé quelqu'un comme ça qui pourrait lui faire découvrir le métier. Elle prenait ça très au sérieux c'était une parfaite occasion pour enfin se décider quant à son futur métier. Elle jeta un coup d'œil à sa montre, quatre heures cinquante-sept, plus que trois minutes. En fait elle avait une vague idée du sujet de la conversation qu'elle allait avoir avec le jeune homme, ça avait sûrement avoir avec l'espèce de mission qu'il lui avait donné. Ca lui plaisait bien d'avoir quelque chose à appeler « mission » et le fait d'agir réellement pour donner forme à un article qui serait très certainement publié, mais la tâche en elle même n'était pas des plus simple. Surtout pour quelqu'un comme Eleanore. Elle devait tenter de rentrer dans les bonnes grâces d'une Serpentard avec qui elle n'avait auparavant jamais adressé la parole et essayer de lui soutirer des informations. Très facile pour quelqu'un de distant comme Eleanore, pour qui se mettre à faire connaissance avec quelqu'un n'était absolument pas naturel. Mais elle avait accepté sans la moindre hésitation, hors de question de reculer c'était une vraie mission, qu'elle accomplirait pour qu'un vrais journal puisse publier un article sur une vraie affaire. Peu importait aussi que l'affaire l'intéresse ou non. Tant qu'il y aurait des gens pour lire l'article dessus...Et puis à vrais dire si au début elle avait été sceptique quant à l'importance de l'affaire elle avait vite réussit à faire le lien entre cette banale affaire de meurtre et le complot qu'elle avait découvert. De toute évidence Alice avait été contrôlée par les hautes sphères dirigeantes, ou mieux encore elle travaillait en fait pour eux et c'était pour ça qu'elle avait réussit à s'échapper de Sainte-Mangouste. D'ailleurs cette théorie ne faisait désormais plus aucun doute dans son esprit.

Elle regarda autours d'elle et vit que tout le monde s'était levé et rangeait ses affaires. Précipitamment elle les imita et sortit presque en courant de la salle. Elle regarda sa montre et réalisa que le professeur les avait – une fois de plus – fait sortir en retard. Elle fut cependant prise d'un élan de culpabilité pour n'avoir suivit qu'à moitié le cours et se promit de le rattraper plus tard. Elle accéléra le rythme et atteint enfin le bas de escaliers de marbre, se retrouvant dans le hall. Eugen lui avait donné rendez-vous à cinq heure dans le parc, elle espérait qu'il serait visible dès qu'elle sortirait parce que vu son retard elle n'avait pas envie de perdre encore plus de temps à le chercher. C'est en sortant qu'elle se rappela qu'elle devait en réalité se rendre devant la statue en forme de cerf elle s'y précipita et trouva le jeune homme évidemment déjà là, mais surtout assit et une cigarette dont il ne restait que le filtre à la mains. Eugen se leva en vitesse et écrasa celle-ci tandis que Eleanore reprenait son souffle. « Eleanore, j’ai réfléchi aux éventuels témoins que nous pouvons interroger dans le cadre de notre enquête, et j’ai trouvé qui nous devions interroger en priorité. » Elle ne fut que légèrement surprise de cet accueil après tout elle ne considérait pas exactement Eugen comme un ami mais plutôt comme un collègue de travail – un supérieur hiérarchique peut-être pour le moment – et donc le fait qu'il ne la salue même pas n'était pas si étonnant que ça, bien qu'irrémédiablement impoli. « J’espère que tu es en conditions pour enquêter, parce que nous allons immédiatement à l’infirmerie, là où a eu lieu ce meurtre l’an dernier. Si tu as des questions, tu les poseras en chemin, maintenant on y va! » Elle hocha la tête pour faire comprendre que c'était bon, elle suivit donc le serdaigle un peu confuse, mais excitée. Il marchait d'un pas rapide et elle le suivit aussi bien que le put et puis répétant les parole du jeune homme dans sa tête elle pris finalement la parole. « Attends, des témoins à l'infirmerie ? Mais l'infirmière...» Et puis en projetant l'image de l'infirmerie dans sa tête et en analysant rapidement toutes les informations qu'elle avait dans sa tête chose qu'elle avait déjà plusieurs fois fait elle cru avoir une idée. « Tu veux...tu veux dire les tableaux ? » Elle n'était pas sûr d'elle mais plus elle y pensait plus ça lui paraissait plausible, personne n'y faisait jamais attention, mais dans le monde magique, les portraits au même titre que les être humains écoutaient, voyaient et parlaient ils pouvaient donc témoigner. Et puis ils arrivèrent enfin au troisième étage après une montée éprouvante pour la jeune fille fatiguée d'avoir du descendre jusqu'au parc depuis ce même étage. D'ailleurs ça l'énervait même un peu qu'Eugen lui ai demandé d'aller au parc quand s'il avait prévu d'aller à l'infirmerie il aurait pu lui dire et elle n'aurait eu qu'à traverser l'étage. Ils poussèrent les portes de la salle entièrement blanche sauf en ce qui concernait les quelques tableaux qui étaient accrochés sur les murs. Ne sachant pas vers lequel s'approcher en premier, Eleanore laissa son mentor commencer à poser les questions. Après tout on apprend aussi beaucoup en observant.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Trouver ses informations à la source. {Eleanore    Dim 25 Sep - 11:31

Pourquoi l’avais-je prise sous mon aile, me diriez vous? À dire vrai, moi-même je n’en savais rien. Le fait est que nous avions tous deux l’amour de la profession, mais cela suffisait-il? Et puis, pourquoi aurais-je besoin de justifier mon choix, l’important est que quelqu’un m’aide dans la lourde tâche qui m’avait été attribuée, n’est-ce pas? Cela étant, cette mission, si on peut dire, comportait des éléments pouvant heurter la moralité de n’importe lequel d’entre nous, la mienne en tête de ligne. En effet, je n’aimais pas l’idée de devoir fouiller dans la vie privée d’une élève, que je connaissais de près ou de moins. J’avais toujours des scrupules à déterrer des histoires qui auraient mieux fait de rester enfouies. Mais auprès de Miss Skeeter, j’avais appris une chose: qu’il fallait laisser ses scrupules de côté et se concentrer sur les faits, rien que sur les faits. C’était le prix à payer pour accéder aux dessous de l’information, à tout ce qu’on nous cache, pour que lumière soit enfin faite. Bien entendu, il fallait cultiver son jardin de paranoïa, pour oser dépasser les postulats communément admis, sans pour autant partir du principe que tout ce qu’on nous dit est faux. Tout, dans l’information, n’est pas bon à jeter, et cela peut même servir de point de départ à une enquête. Même si tout devait s’avérer complètement erroné par la suite. Après tout, nous n’étions jamais sûrs de rien, et mieux valait revérifier, pour que l’article résultant de tout cela ne contiennent pas de coquilles. Tout en me laissant aller à mes pensées, le regard fixé sur le lointain, j’attendais ma coéquipière, l’impatience se faisant légèrement ressentir. Comment en étions nous venus à découvrir cette passion commune pour le journalisme? Simplement en parlant, à la sortie d’un cour ou à la salle commune, ou encore attablés dans la Grande Salle, devant un repas. Je n’étais pas du genre à être très sociable il faut dire, les personnes à qui je parlais au château pouvaient se compter sur les doigts d’une main, mais apparemment, pour les besoins de la profession, il fallait remédier à cela, il fallait se sociabiliser un tant soit peu. Ne serait-ce que pour disposer de quelques contacts. Ah, ça, j’avais encore des progrès à faire avant de me débarrasser de mon côté asocial qui, chaque jour, semblait gagner un peu plus de terrain.

Puis, enfin, elle arriva, après un moment qui me sembla durer une éternité. Elle était là, devant moi, quelque peu essoufflée -elle avait dû courir. Ah! Enfin! Pris dans mon élan, je n’avais pas pris la peine de la saluer, et heureusement, elle ne sembla pas s’en offusquer, à mon grand étonnement. Certaines personnes m’auraient balancé une réplique bien sentie, du genre le bonjour, ce n’est pas fait pour les chiens, et là, je me serais senti très con, au point de me confondre en excuses, et de réparer mon erreur en accordant le bonjour litigieux. Néanmoins, vu qu’elle ne s’en formalisa pas, je ne perdis donc pas mon temps. J’avais tellement de choses à lui dire, mes pensées et conclusions, plus ou moins logiques, se bousculaient dans ma tête, mais par où commencer? Peut-être par le commencement, ce serait bien…Alors, je lui exposai mon topo, évoquant l’infirmerie, et donc, les tableaux. J’en étais convaincu, il fallait commencer par interroger les tableaux, avant tout le reste. Les sorciers les habitant n’étaient pas affectés par les aléas auxquels était sujette la mémoire humaine, aussi j’étais persuadé qu’ils se rappelaient de tout ce qu’ils voyaient, de tout ce qu’ils entendaient. Maintenant que les témoins idéaux avaient été identifiés, qu’allaient-ils lui demander à présent? À tout hasard, il interrogerait Eleanore là-dessus, ne serait-ce que pour voir si elle avait déjà une petite idée. En mon for intérieur, je me disais qu’avec tout ce qu’on avait à leur demander, nous en avions pour la soirée, au moins jusqu’au couvre-feu. J’envisageais même de sauter le repas, pour continuer mon enquête. Il fallait parfois faire des sacrifices. Et ces sacrifices, j’étais prêt à les consentir. Mais peut-être ne serait-ce pas le cas pour Eleanore. Dans ce cas, je n’insisterai guère plus, je la libérerai si elle voulait aller manger. Elle pourra revenir après si elle le veut, et surtout, si elle n’a rien de mieux à faire. Au pire, je lui ferai un topo au prochain rendez-vous, pour l’informer de ce qu’elle avait manqué. Oui, c’était ce qu’il y avait de mieux à faire. Aussi, je ne perdis pas un seul instant, je l’avais saisie par le bras pour l’emmener plus loin, vers notre destination à dire vrai. Et, alors que nous étions en train de cheminer, elle se risqua à une réponse. « Attends, des témoins à l'infirmerie ? Mais l'infirmière...» Oui, l’infirmière…L’ancienne était partie, sans doute traumatisée par ce qui s’est passé ce soir là. Mais, la nouvelle pourrait peut-être nous aider, dans le sens où elle tenait un registre des élèves et membres du personnel admis chaque jour. Avec un peu de chance, peut-être y avait-il quelques patients ce soir là. Il n’y aurait plus qu’à retrouver leurs noms, et à les interroger. Néanmoins, cela s’avèrerait plus compliqué s’ils avaient quitté l’école. Mais il y avait toujours un moyen de les contacter. Bon. J’avais une nouvelle piste, là, mais il fallait se concentrer sur la première, sur celle énoncée auparavant…Et qu’Eleanore ne tarda pas à nommer. « Tu veux...tu veux dire les tableaux ? » J’opinais en silence, satisfait qu’elle ait trouvé la réponse toute seule.Et la raison pour laquelle je l’avais prise sous mon aile était tellement plus évidente. Cette fille était dotée d’une grande vivacité d’esprit, cela n’était guère étonnant pour une Serdaigle. Après tout, nous n’étions pas réputés pour cela?

Puis, finalement, nous entrâmes à l’infirmerie. J’allongeai le cou afin de voir si l’infirmière était là. Nous n’aurions juste qu’à lui demander le registre de l’année dernière, et de consulter la page du jour du meurtre. Je me tournai finalement vers Eleanore. « Les tableaux ne sont pas les seuls témoins que nous pouvons interroger. J’ai d’ailleurs dressé une liste de toutes les personnes susceptibles de nous aider. Je sais que Miranda n’est pas forcément appréciée de tous, et que certains sont réticents à lui délivrer quelques informations, mais je compte sur le fait qu’ils vont pas forcément nous relier à elle alors peut-être parleront-ils plus facilement. Et si vraiment ça ne va pas, on trouvera le moyen de baratiner. Genre que…on doit faire un exposé, un mémoire, ou quelque chose dans le même goût. Tu me suis? » Oui, bien sûr qu’elle suivait, puisqu’elle était là. En fait, il s’agissait plus d’une question pour la forme. Ou d’un tic de langage, du même acabit que ceux qui mettaient quoi à chaque fin de phrase. Je commençai à prospecter dans la pièce, avant de revenir vers ma camarade. « à première vue, l’infirmière n’est pas là. Mais elle est souvent absente, je crois bien, il me semble que c’est à la base une médicomage travaillant à Ste Mangouste. Elle serait un témoin intéressant parce que Ste Mangouste a été le théâtre de l’évasion d’Ewing, et de Raven. Le cas échéant, on peut toujours interroger Harris, vu qu’il avait pris en charge la patiente. Mais, vu le secret médical, le serment d’Hippocrate et tout ce qui s’ensuit, ça m’étonnerait qu’il consente à nous donner quelques informations, tout du moins, en plus de celles dont nous disposons déjà. Aussi corrompu soit-il. » Je pris une pause, et j’inspirai profondément. J’avais déjà en mains mon carnet, et un crayon, prêt à prendre des notes. J’espérais vraiment qu’il en était de même pour Eleanore. Puis, lassé de monologuer, je décidai de la prendre directement à parti. «  à ton avis, quelles questions peut-on leur poser? Des questions utiles, tant qu’à faire. Je ne sais pas moi. Le nombre de personnes présentes, un résumé plus ou moins bref des faits. D’autres suggestions? » Bien sûr que je savais quelles questions on devait leur poser. Il s’agissait tout de même des éléments de base d’un article. Mais Eleanore le savait-elle? Parce que dans ce cas, de tels rappels seraient forcément utiles. Et puis, il s’agissait aussi de la faire participer un peu.
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MessageSujet: Re: Trouver ses informations à la source. {Eleanore    

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