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 On a le droit d'avoir faim?

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MessageSujet: On a le droit d'avoir faim?   Jeu 3 Avr - 17:11

{First post: Synthia Grey.}


C'était devenu une habitude chez Jonathan Ickle-Dawes de sauter des repas lorsqu'il réfléchissait à quelque chose d'important. Sa soeur le lui faisait remarquer à chaque occurence, et il était surpris chaque fois. Visiblement, il ne se rendait même pas compte d'avoir oublié.
Ce soir-là ne faisait pas exception, alors qu'il traversait à grands pas les couloirs froids du sous-sol du château quand il aurait du être dans la salle commune. Le préfet-en-chef avait passé énormément de temps à réfléchir ces derniers jours, ce qui avait résulté en bon nombre de repas manqués, le rendant particulièrement affamé en ce vendredi autrement sans histoires.

Être manipulateur était épuisant et prenait beaucoup de temps, voyez-vous. Étudier les moindres gestes de l'un et l'autre pour savoir qui lui serait utile et sur qui il pourrait compter comme distraction était aussi compliqué, particulièrement pour quelqu'un qui avait autre chose à faire de ses journées; Tant officiellement qu'officieusement.
Il avait passé la journée à passer en revue Serpentard de cinquième à septième année, chercher qui était authentique, qui cachait ses origines ou une véritable personnalité, qui pouvait être utile à connaître pour un avenir semi-rapproché... et s'il y avait quelqu'un à qui il pouvait faire confiance dans le lot.
Évidemment, c'était la dernière partie qui était la plus complexe pour quelqu'un qui se méfiait de presque tout le monde. Il aurait pu demander de l'aide à Harleen, dont une des amies savait tout sur tout le monde, mais la Gryffondor avait passé tout l'après-midi dehors à voler... rien d'étonnant en soi, mais définitivement embêtant pour le moment.

Il n'était donc pas étonnant de dire que, affamé comme il l'était, Jonathan se retrouvait actuellement à défier les règlements qu'il faisait respecter (et ignorait le moment d'après) en traversant la moitié du sous-sol de Poudlard pour rejoindre les cuisines. D'ailleurs, il se demandait parfois pourquoi l'interdiction de visiter les cuisines tenait toujours, quand il ne connaissait pas un élève qui n'y avait jamais mis les pieds...
C'était probablement l'un de ces mystères de Poudlard, le genre de mystères qui en étaient devenus seulement parce que personne ne voulait trouver le pourquoi du comment.

Si entrer n'était en rien difficile — avec le mot de passe le plus stupide (et c'était dire) du château — se retrouver au milieu des elfes de maisons qui se bousculaient pour le servir avait quelque chose d'à la fois déboussolant et très plaisant — une telle servitude impressionnait toujours le jeune irlandais, qui entendait bien avoir un jour un elfe ou deux à son service.


"Y a des restes du repas de ce soir?" demanda-t-il d'une voix fatiguée, se permettant des phrases moins soignées qu'à son habitude étant donné que, évidemment, personne ici n'allait l'entendre.

Quelques instants plus tard, on lui présentait une série de plats différents qui avaient apparemment fait partie du menu du dîner dans la Grande Salle. Remerciant les elfes d'un geste de la tête, il s'installa au coin de la table qui servait habituellement à préparer les repas et entreprit de se servir une énorme assiette de steak. (S'il y avait une chose qu'on pouvait dire de Jonathan, c'est qu'il ne faisait jamais les choses à moitié!)
Maintenant... Il ne restait qu'à espérer que personne ne se présente, il n'était pas trop tenté de remettre le masque que tout le monde lui connaissant. Et puis il avait vraiment l'air délicieux, ce steak, ce serait dommage de devoir s'en détourner pour adresser la parole à quelqu'un d'autre!


{C'est pas génial, j'espère que tu me pardonnes...
Je me reprendrai quand viendra le temps de répondre, promis! ;)}
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«Méfiez-vous de tous ceux en qui l'instinct de punir est puissant»
Nietzsche

▌Clan : Le pouvoir mène au succès.
▌Âge : 19 ans. (7 août)
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MessageSujet: Re: On a le droit d'avoir faim?   Ven 4 Avr - 23:29

T'es tout pardonné puisque je trouve ça très bien ;)

    Elle avait manqué le repas du soir. Mais comment avait-elle fait pour oublier ce genre de détail, c’était important de manger, surtout qu’il fallait bien avouer qu’elle était gourmande de la cuisine elfique, un véritable régal ! Sauf que voilà, autre chose l’avait occupé toute la journée, non espèces de pervers, elle n’avait pas passé son après midi à s’amuser avec un jeune homme, pour cela il faudrait déjà qu’elle trouve le moyen de le voir celui là. Elle avait été perturbée par autre chose… Une lettre, et pas n’importe qui je vous pris, son très cher oncle. Ce qui était plus que surprenant, cet idiot avait daigné perdre du temps à écrire à sa vermine de nièce… Forcément c’est qu’il avait quelque chose d’important à lui révéler, sinon il se serait contenter de lui dire ce qu’il avait à dire quand elle rentrerait au manoir et la rabaissant pour la énième fois, en lui faisant croire qu’elle ne valait pas mieux, qu’une misérable moldue, et surtout en lui flanquant une frousse majestueuse. Car oui, si il y avait bien une chose, ou plutôt une personne dans l’entourage qui arrivait lui faire dresser les poils sur la tête c’était bien cet homme, son oncle qui la détestait et elle lui rendait bien, à se manière certes… Mais revenons plutôt à cette lettre, son contenu, la raison de son écriture, et à la raison de la mine à moitié déconfite qui s’affichait sur son visage pendant qu’elle rejoignait Poudlard, alors qu’elle venait juste de quitter la volière qui avait était son lieu de résidence depuis la réception de la lettre.

    Il avait osé lui écrire pour lui demander une nouvelle fois de cesser d’être aussi « bonne amie », pour reprendre les maigres mots qu’il avait écrit, avec son fils, c'est-à-dire Owen le cousin de la Miss. C’était tout simplement aberrant, incroyablement et complètement immature. C’était presque à croire que l’ânerie n’avait pas de limites puisqu’elle touchait également les personnes telles que son oncle. Oncle, qu’elle ne comprenait toujours pas, elle n’arrivait pas à le cerner, et elle se doutait que ça devait le faire jubiler intérieurement. Le mieux dans tout ça, c’est qu’il la menaçait ouvertement, quoique ça encore elle avait l’habitude, mais au point qu’il est besoin de lui écrire pour lui dire ça, c’est qu’il ne devait pas avoir grand monde sur qui s’énerver ces derniers temps… Bref. Elle avait déjà froissée la lettre, et elle dirait soit qu’elle n’avait jamais reçu, ou alors peut être prendrait-elle son courage à deux mains quand l’occasion se présentera. En tout cas, sur le moment elle avait un immense besoin de se sentir entourer, mais vu l’heure ça risquait d’être compliqué puisque les personnes qu’elles auraient voulu voir devaient être dans leurs dortoirs respectifs… Oui, Synthia devait faire partie de ses rares serpentards qui faisaient amis-amis avec les autres maisons, notamment les lions, et qui se mettaient à dos les siens.

    Elle était maintenant dans le hall, et comme son ventre lui rappela son jeûne forcé elle prit donc l’escalier menant aux cuisines et accessoirement au lieu de vie des poussins, mais ça, ça restait un détail. Elle se présenta face au la célèbre coupe de fruits, et passa alors sa main sur la poire du tableau, poire qui ne mit pas trop de temps à rire, ce qui valut à notre Miss Grey le droit d’accès à la poignée de la porte menant à la caverne des elfes. Elle entra dans l’immense pièce, aux milles et uns parfums. Les elfes de maisons étaient entrain de s’affairer à la vaisselle et rangement de la cuisine, elle avait toujours été fascinée par leur organisation. Autant de monde dans une pièce, et pas une seule dispute qui éclatait, et dire que pour des êtres humains c’était complètement impossible… Oh tiens donc un élève. Mince, elle était préfète et n’avait rien à faire ici… Mais cet élève non plus, elle pouvait donc toujours essayer de tourner la situation à son avantage, mais il fallait bien qu’elle sache qui lui tournant le dos semblait être venu pour la même raison que elle. C’est pourquoi elle se déplaça furtivement face à la personne, et le visage de marbre reconnaissant alors le préfet en chef de sa maison, elle dit d’une voix morne, pas très expressive il fallait l’avouer:

    « - Bon appétit. »


    Simple courtoisie de sa part. Et puis de toutes façons elle n’avait pas envie de se perdre dans une quelconque dispute à la Serpentard, mais bon, si ce cher Jonathan partait dans cette direction elle répondrait rapidement. Un elfe, se doutant certainement du pourquoi de la venue de la jeune femme vint déposer près d’elle une assiette, geste que la blondinette remercia d’un sourire sincère et fatigué. Puis dans un soupir à peine inaudible, elle se servit quelques légumes, tout en disant à son voisin :

    « - Tu m’en voudras pas de te tenir compagnie. »

    De toutes façons il n’avait pas le choix, elle resterait même si sa présence pouvait la déranger. Elle ne partirait pas sans avoir mangé.


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MessageSujet: Re: On a le droit d'avoir faim?   Sam 5 Avr - 2:10

Jonathan s'attendait à beaucoup de choses ce soir là — voir débarquer un prof et s'attirer une retenue, prendre sur le fait des premières années en exploration qui étaient venus voler des pâtisseries ou même sortir pour tomber nez à nez avec un fantôme de mauvaise augure — mais certainement pas de voir entrer une préfète.
Un peu moins étonnant, c'était la préfète de Serpentard, Synthia Grey. Quelle coïncidence, il pensait justement à la jeune femme... ou plutôt à combien il était difficile de la catégoriser quand il ne connaissait presque rien à son sujet.

Eh bien, voilà qui terminait son moment de tranquilité...
Se redressant pour reprendre l'air contrôlé qu'il arborait la plupart du temps, il adressa un léger signe de tête à la Serpentard.


« - Bon appétit. »

Voilà qui était intéressant; Miss Grey n'avait pas l'air de bien bonne humeur. Pas qu'il puisse le lui reprocher (être à Serpentard en tant que tel avait de quoi faire oublier comment sourire, de son expérience personnelle), mais la sorcière devait bien avoir quelque chose sur la conscience pour parler d'une voix si dénuée d'intonnation.
Néanmoins, l'irlandais répondit de même, laissant de côté son repas le temps d'appliquer au moins une politesse élémentaire.


"Bonsoir, Synthia. Bon apétit aussi, j'imagine. À moins que tu sois là juste pour moi, ce qui m'étonnerait."

Simple, inexpressif, un peu blagueur, pas encore complètement fermé... Et juste assez pour ne pas laisser paraître qu'il voulait savoir ce qu'elle avait en tête.
De toute façon s'il voulait vraiment en savoir plus, il demandrait à sa comparse journaliste de Gryffondor, qui mènerait une investigation avec une de ses contacts dont il avait oublié le nom... Joey, Joan, Josiane... Enfin, une Serdaigle de l'année d'Alex qui savait tellement tout sur tout le monde que c'en était effrayant — à cette pensée, il se fit une note mentale d'essayer de mieux connaître personnellement cette 'Jo-quelque chose' qui pourrait très certainement lui être utile. Et même si ce n'était pas le cas, on n'avait jamais assez de connaissances!
En attendant, il tenait seulement à ne pas entraîner de conversation désagréable. Il connaissait
très mal Synthia — en fait, il ne la connaissait que de par leurs statuts respectifs — et le peu qu'il en savait était principalement qu'elle semblait éviter de fréquenter les Serpentards.
Encore une fois, il ne pouvait pas le lui reprocher, préférant lui-même choisir ses amis dans les autres maisons.

Le jeune homme avait recommencé à manger lorsqu'il remarqua l'elfe qui avait apporté une assiette à Synthia, et celle-ci qui le rejoignait à la table.
Eh bien, lui qui espérait être seul ce soir, c'était raté.


« - Tu m’en voudras pas de te tenir compagnie, » avait commenté la blonde, cette fois avec ce qui n'était peut-être que l'illusion de plus d'expression dans sa voix.
Jonathan aurait peut-être souri, s'il n'avait pas été en compagnie d'une Serpentard — même si elle ne semblait pas être du genre à mal réagir à une marque d'humanité, valait toujours mieux ne pas prendre de chance. À la place, il dévisagea sa voisine et ses yeux convoyèrent aussi bien l'expression que mille sourires narquois.


"Tu partirais si je disais que oui?" demanda-t-il, faignant l'innocence, avant de remarquer "Pas que je trouve à redire à la compagnie d'une collègue aussi agréable."

La flatterie, catégorie la plus simple mais aussi la plus flagrante de manipulation, à utiliser avec modération. Donc évidemment, pas de regards apréciateurs, pas de ton amusé, juste une voix inexpressive et un visage fermé, faisant passer la remarque comme des platitudes qui n'avaient pas d'autre but que de remplir le silence.
Son idée d'une blague, auraient dit ceux qui croyaient qu'il n'avait aucun humour. Certaines filles auraient rougi, croyant que c'était un compliment. Il ne s'attendait certainement pas à une pareille réaction de Synthia — elle était à Serpentard depuis assez longtemps pour voir au travers, non? C'était évidemment ce qu'il espérait. La laisser croire qu'elle avait remarqué sa tentative d'initier une conversation confidente, qu'il avait fait une erreur absolument basique, et tenter de se racheter en démarrant une conversation plus normale si elle le lui reprochait.

Après tout, peut-être qu'à la fin de ce dîner retardé il aurait enfin une idée d'où placer la sixième année sur sa liste mentale des Serpentard. Pourquoi laisser passer une occasion pareille?
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MessageSujet: Re: On a le droit d'avoir faim?   Sam 12 Avr - 20:44

    « Bonsoir Synthia. Bon appétit aussi j'imagine. A moins que tu sois là juste pour moi, ce m'étonnerais. »

    Cette phrase lui fit tout de même arquer légèrement un sourcil, et un semblant d'expression passa sur son visage. Elle avait durant ce cours instant affiché une mine songeuse, qui bien évidemment se voulait taquine et joueuse... Et d'ailleurs elle décrocha cette phrase, mais toujours sur un ton monotone, ce qui ne collait pas réellement avec ce qu'elle comptait dire:

    « - Il y a bien plus attractif comme lieu pour chercher à voir quelqu'un, donc tu ne n'auras pas à être étonné, pour le moment. »

    C'était toujours plus fort que elle, il fallait qu'elle s'amuse dans ses propos, dans ses petites phrases anodines. Elle avait ce besoin irrésistible d'endosser mille et un rôles quand elle se mettait à converser avec quelqu'un. Et c'était sans nul doute, grâce à ses talents d'actrices que bien peu de personnes réussissaient à mettre une seule et unique personnalité sur la personne de Synthia Grey. En fait, Synthia Grey, dans Poudlard n'existait pas vraiment, voir pas du tout, sauf dans quelques cas d'une rareté extrême, cas qui semblaient justement vouloir être de moins en moins cachés, peut être que finalement elle en avait marre de toujours se perdre dans des réactions qui ne lui appartenaient pas tellement. Enfin, c'était sans nul doute la meilleure solution qu'elle avait trouvé afin de ne pas se faire déchirer en morceau, comme le ferai un élève avec la feuille de ses résultats où l'on verrait inscrit un peu partout, Troll… Mais parlons un peu de son interlocuteur. Il fallait bien avouer que à part savoir qu’il s’appelait Jonathan Ickle-Dawes, qu’il était préfet des Serpy, et qu’il était extrêmement discret dans ses faits et gestes, elle ne savait pas grand-chose sur lui. Ah et aussi, un nouveau détail, c’est qu’il avait un visage d’ange pour lui, ben quoi elle ne pouvait pas nier que le jeune homme était plutôt beau gosse non ? Bon d’accord, il était aussi très charmant, charme qui s’accentuait avec le fait qu’il était toujours silencieux quand il était seul, comment le savait-elle ? Bah ce n’était pas bien compliqué à deviner, la solitude était peinte sur son visage… Enfin ça n’était que l’impression qu’elle avait, peut être se trompait-elle et que tout son jugement était à revoir… C’était assez amusant de voir que en quelques secondes notre blondinette avait déjà en quelques coups d’œil plus que discret, regardait en large en long et en travers son interlocuteur. Hum hum, nous dirons qu’elle avait de l’expérience dans le domaine de la gente masculine.

    Puis elle avait enchaîné avec le fait qu’elle lui faisait comprendre qu’elle comptait bien rester ici. Et là elle eut le droit de se faire dévisager d’un regard sans équivoque de la part de Jonathan. Il aurait très bien pu sourire de manière narquoise ça aurait été la même chose. De son côté elle son visage, reste de marbre et inexpressif, elle ne savait pas comment il allait réagir, mieux valait rester neutre.

    « Tu partirais si je disais que oui?.... Pas que je trouve à redire à la compagnie d'une collègue aussi agréable. »

    Ainsi il lui apprenait qu’elle était d’une compagnie agréable… Elle l’avait tellement entendu, que ce genre de compliment était bien loin de lui faire un quelconque effet. Enfin là encore une fois tout dépendait de la personne qui lui disait cela, certains avaient le don de la mettre mal à l’aise, ou bien de la rendre bien plus sentimentale qu’elle ne l’avait été jusqu’à maintenant. Mais passons et cessons de nous attarder sur ce genre de détails appartenant à notre demoiselle Grey.
    Son assiette dans la main droite, elle se hissa à l’aide de l’autre qui était libre, sur une des tables. Elle se trouvait maintenant assise sur l’une des quatre grandes tables, faisant face à celle où se trouvait le charmant jeune homme. Et posant l’assiette à côté d’elle, et en croisant machinalement ses jambes elle finit par lui répondre empruntant un air tout aussi ignorant que le sien :

    « - Encore moins si tu me disais oui. Je m’amuserai certainement à rester, simplement histoire que tu ais le droit à une compagnie qui se trouve être agréable. »


    Pour être honnête elle ne savait si elle aurait réagit de la sorte, mais aurait pu l’être. Il faut dire que avec le fait qu’elle soit beaucoup moins avenante envers ces chers messieurs depuis un moment, elle avait toute une gamme de réaction à trouver. Ben oui, c’est que c’est fatiguant à force de toujours jouer un rôle, et de chercher à être ce que l’on pas. Enfin, le résultat était excellent, puisque ça faisait six ans, qu’on la prenait pour digne Serpentarde. Bon c’est pas qu’elle n’était pas intéressée par la conversation mais son ventre avait lui aussi son mot à dire, c’est pourquoi elle finit par prendre une bouchée de légumes qu’elle expédia bien vite un peu plus bas, pour finalement dire, cette fois avec un visage expressif, chose qui montrait très bien qu’elle était capable de passer des larmes au rire avec une facilité déconcertante :

    « - Tu me vois sincèrement désolée de devoir te gâcher la magnifique soirée en tête à tête avec le bruit mélodieux de la vaisselle que l’on range, vraiment. »

    Elle n’en pensait bien évidemment pas une seule miette, c’était tout simple de l’ironie. Pour certains sensibles ce serait un sarcasme, de la méchanceté, mais elle en avait complètement rien à faire. Quoique elle préférerait largement si il s’avérait que la Serpentard ne prenne pas cette phrase pour de la pure méchanceté de sa part, puisque ça n’était que… à moitié le cas ?

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MessageSujet: Re: On a le droit d'avoir faim?   Mer 16 Avr - 2:05

{Désolée du retard! Avec trois comptes, les cours me bouffent mon temps de RP!
Et en plus mon message est horriblement nul...}


Si un mot décrivait bien les Ickle-Dawes (sinon 'famille' et 'yeux bleus'), c'était sans doute 'silencieux'. Jonathan suivait bien ce traît de caractère qu'il partageait avec sa soeur en continuant de savourer son steak en compagnie de la préfète. Bien sûr, s'il ne lui avait pas répondu depuis un moment déjà, il ne l'ignorait pas pour autant. Au contraire, il l'observait attentivement et n'aurait pas été surpris si elle avait mal réagi à son regard constant.
Synthia l'avait impressionné, il devait l'admettre. Elle jouait bien, cachait très bien ce qu'elle pensait sous des émotions prédéfinies, plus habile à changer de masques que Jonathan lui-même l'était à conserver le sien. Ç'aurait du être bien, non?
Eh bien en fait, non. Pas du tout. Il ne la connaissait toujours pas, n'avait donc aucune idée si elle représentait une menace ou pas. Plus jeune ou non, elle était une Grey, donc une sorcière de Sang Pur, donc potentiellement encore une à se croire supérieure. Autant éviter ça en admettant qu'elle l'impressionnait, même juste un peu.

Le presque silence — avec comme seul bruit de fond, tel que l'avait fait remarquer Synthia, le son de la vaisselle qu'on rangeait — ne dérangeait pas du tout le préfet-en-chef, qui attendait en fait de voir combien de temps s'écoulerait avant que sa consoeur de maison ne passe une nouvelle remarque... pas sarcastique — on apprend bien à reconnaître le sarcasme quand on est à Serpentard — mais très proche de l'être. Oui, Grey était douée, mais elle ne se doutait certainement pas d'être l'objet d'une analyse intensive, n'est-ce pas?
Eh oui, Jonathan avait ce côté un peu trop scientifique, un peu trop observateur, qui le poussait à traîter les gens comme des rats de laboratoires ou des molécules sous microscope (ce dernier parallèle pouvant être accentué par l'effet du regard bleu-gris de l'irlandais sur quiconque il considérait comme son sujet d'observation). C'était peut-être pour cette raison que très rares étaient les élèves qui soutenaient son regard longtemps et que nombre d'entre eux évitaient de croiser son chemin alors qu'il n'avait pourtant jamais rien fait à qui que ce soit.

Synthia était sa nouvelle cobaye, le temps d'un souper. Et comme elle était intelligente (contrairement à bon nombre des filles qu'il avait appris à connaître par coeur simplement en voyant leurs réactions ou en les laissant parler), elle s'en rendrait bientôt compte. C'était probablement aussi risqué que de lui laisser le contrôle, mais d'autant plus amusant. Et si Synthia maîtrisait les nuances qui séparaient l'ironie du sarcasme, peut-être comprendrait-elle l'ironie du silence qu'il laissait planer entre eux. Ça n'avait rien d'une coïncidence qu'il ait choisi de garder le silence après son allusion à la solitude de la soirée qu'il avait d'abord prévu.

Engouffrant une nouvelle bouchée (il n'avait personne à impressionner par des manières sauf une Serpentard aussi fausse que lui, ça n'en valait pas la peine. Pas ce soir-là, du moins), il s'arrêta un moment, contemplateur.


"On te voit rarement avec des gens de la maison," fit-il finalement remarquer, empruntant une voix volontairement détachée pour briser le silence. "Pour quelqu'un qui joue aussi bien à la parfaite Serpentard, c'est étonnant."

Ça n'avait rien d'accusateur, et si sa voix ne le démontrait pas, l'ombre de sourire qu'il n'avait pas encore remarqué achevait le travail. Chaque mot était calculé; il cherchait une réaction spécifique. À l'instant où il réalisa qu'il souriait presque, il rattrappa son erreur en reportant son attention sur son assiette, attendant une réaction de son interlocutrice.
Le pire qui pouvait arriver serait qu'elle pique une crise. Ce ne serait pas la première à qui il avait affaire qui réagissait mal soit à ce qu'il disait, soit à ce qu'il ne disait pas. S'il cherchait autant que possible à l'éviter — tel que mentionné plus tôt, Jonathan craignait de perdre sa crédibilité durement acquise aux mains des Purs Sangs de la maison — la curiosité avait apparemment une mauvaise habitude de prendre le dessus sur le bon sens.
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MessageSujet: Re: On a le droit d'avoir faim?   Mar 6 Mai - 23:17

A mon tour d'être désolée pour l'attente
>.<


    Le silence, quel merveilleux ami que le silence. Le silence vous permet d’en apprendre sur les gens, et oui pas besoin de mots pour comprendre certaines choses. A quoi bon s’embêter dans de vaines discussions quand un simple et non coûteux silence peut vous servir… Mais encore fallait il comprendre ce détail, il passait bien trop souvent inaperçus, ce qui rendait le personnage bien moins intéressant. En tous cas, elle ne mit pas longtemps à comprendre le fait que Jonathan était un observateur, et certainement un excellent calculateur. Il avait se regard inquisiteur, un regard perçant qui pouvait être difficile à soutenir. En d’autres termes le genre de regard que notre Miss Grey aimait par-dessus croiser, car là elle savait qu’elle avait peut être la chance de se trouver face à quelqu’un qui se révèlerait moins barbant que les autres garçons Serpentards, ou bien que les autres tous cours. Parce qu’il fallait bien avouer que en règle générale quand on parlait pour la première fois avec la Miss, ce n’était pas pour son intelligence que l’on cherchait à passer un moment avec elle. C’était plutôt pour des détails bien plus terre à terre et physique, et puis dès que l’on voyait la blondeur de ses cheveux on lui lançait des blagues douteuses sur les blondes. Mais elle n’était pas n’importe qu’elle blonde, niark niark, elle était une blonde finement manipulatrice, et si par moment elle paraissait complètement potiche c’est qu’elle avait l’envie ou plutôt le besoin de jouer ce rôle. Tout le monde dans le petit théâtre de la vie joue son premier rôle.

    « - On te vois rarement avec les gens de ta maison. Pour quelqu’un qui joue aussi bien à la parfaite Serpentarde c’est étonnant. »

    Une voix détachée, voilà ce qu’il avait utilisé pour parler, du détachement. Lui aussi jouait un rôle, elle en était persuadée, elle se reconnaissait que trop bien dans ce genre de réaction qui se voulait lointaine et pourtant qui devait provoquer la gène chez l’interlocuteur. D’ailleurs un minime sourire apparut à la commissure des lèvres du jeune homme, sourire qui disparut aussi vite qu’il était né. En tout il n’y avait pas à dire, la question avait fait son effet dans l’esprit de la demoiselle. C’était telle une rafale de vent, tout ce qui était préconstruit venait de disparaître, et l’espace d’un instant, elle imagina comment elle aurait réagit si elle ne tenait pas absolument à garder le masque de rigueur. Le problème était là, elle ne savait pas, à force d’emprunter milles et unes caquette elle s’était perdue, ce qui pouvait avoir de grande conséquences quand on y pensait. Cela voulait dire, qu’elle ne se connaissait pas réellement, elle Synthia Grey, elle qui cherchait à analyse le comportement de chacun ne connaissait pas sa vrai nature, elle ne connaissait pas ses limites émotionnelles. Enorme talon d’Achille que voilà, mais pour le moment il n’y avait pas s’inquiéter puisque ce n’était personne ne connaissait cette faiblesse dans l’enceinte de Poudlard. Ah si une peut être aurait pu la deviner, son frère, enfin disons plutôt son cousin… Mais là encore ce n’était qu’une supposition, car même avec lui elle n’avait pas toujours été vraie… Ce moment de réflexion intense où elle prit conscience de cette faiblesse, ne dura qu’un court instant, court instant durant lequel elle afficha une mine neutre, comme si la remarque ne l’avait pas l’effleurer. Ah ça oui, quand il s’agissait d’être fausse elle était excellente.

    Son regard qui c’était perdu vers un point inconnu derrière le préfet en chef, vient se reposer sur le préfet en question. Et là c’est en empruntant exactement le ton de voix que lui, mais en version féminine entendons nous qu’elle lui dit choisissant bien ses mots, simples et précis :

    « - Parce que tous n’ont pas la même présence d’esprit que toi » Elle laissa un court silence, histoire de marquer une pause pour ensuite ajouter, toujours de la même voix détachée. « Généralement les discussions ne volent pas bien haut, quand elles se donnent la peine de commencer bien sûr... On ne peut pas demander aux serpents d’être machiavélique et intelligent à la fois… »


    Elle finit sa dernière phrase avec un sourire au coin des lèvres. C’était le genre de sourire acide, pas un sourire qui vous veut du bien mais pas un non plus qui vous veut du mal. Un sourire mauvais dire nous, un sourire qui traduisait très bien l’opinion qu’elle avait pu se forger auprès des siens. Les serpentards, les grands méchants, les parfaits idiots imbus d’eux même en serait une définition plus complète et qui correspondrait beaucoup mieux en fait. Non elle n’aimait pas cette espèce de personne, elle les trouvait trop prévisible, avec eux tout était joué d’avance, il n’y avait même pas de suspens, elle savait déjà comme ça finirait. Soit elle avait le droit à des menaces irréelles, soit si la seconde personne s’avérait appartenir à la gente masculine, elle se retrouvait bien vite plaquée contre un mur, à quelques centimètres d’un visage portant un sourire pervers.

    Elle repris une bouchée de légumes, hum finalement elle n’avait pas si faim qu’elle ne l’avait cru. Enfin, elle s’en fichait un peu sur le coup. Disons qu’elle aurait pu ne pas manger de la journée, elle aurait très bien tenir, après tout ne dit-on pas que l’on peut se nourrir de pensées ?

    « - Il est vraiment dommage que tu ne sembles pas assez sûr de toi dans ton jeu… »

    C’était une remarque comme une autre, mais qui aurait certainement son effet, peut être pas celui qu’elle espérait, elle verrait bien ce à quoi elle aurait…. Il fallait qu’elle se fasse une opinion plus précise du jeune homme, et pour cela il fallait qu’elle voit jusqu’où il pouvait aller.


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MessageSujet: Re: On a le droit d'avoir faim?   Mer 14 Mai - 22:43

{Sorry, à la fois pour le délai et le message nul... Panne d'inspiration.}


Jonathan n’était pas en contrôle — une bien étrange affirmation, qui aurait du être une évidence et ne porter aucune importance, qui dans cette situation bien précise expliquait beaucoup de détails. Le jeune homme détestait qu’une situation lui échappe, que quelqu’un puisse décider de la tournure des événements à part lui. Et comme vous vous en doutez, il n’avait pas la situation en mains pour le moment.
Comment c’était arrivé, il ne pourrait pas dire. Un moment il ne faisait qu’observer, cherchant à prendre l’avantage, et l’instant d’après tout était à refaire. Un détail aussi minuscule que l’ombre d’un sourire pouvait être à l’origine de bien des désastres chez le Serpentard qui ne jurait que par le maintient de son contrôle et cette soirée, bien que plutôt courte, comptait déjà de bien trop nombreux incidents.
C’était perdu d’avance pour les apparences, mais il pouvait toujours jouer sur l’idée d’un plan supérieur. Ça avait marché à quelques reprises durant les années précédentes, et souvent contre des Serpentards plus vieux que lui, donc pourquoi pas contre Synthia? Pour le moment, toutefois, le mieux restait d’attendre. La patience était l’une de ces quelques vertus que l’on ne pouvait dénier à Jonathan et il savait l’utiliser à son avantage… habituellement.

Du moins, c’était ce qu’il pensait jusqu’à ce qu’il voit l’ombre d’un doute dans les yeux de Synthia, qui avait détourné très légèrement le regard — difficile à remarquer de là où il était, surtout que sa vision était loin d’être parfaite et que le visage de la préfète était resté parfaitement impassible, mais tout de même là. Il avait peut-être halluciné, d’ailleurs, mais s’il prenait chaque ombre d’émotion dans le regard d’un Serpentard pour une hallucination, il serait forcé d’admettre être délusoire. Et il était bien certain de ne pas l’être.
Assumant donc qu’il avait raison (comme toujours), l’irlandais resta de marbre et prit plutôt une note mentale de ce qui venait de se passer, pour y revenir plus tard. Observant toujours silencieusement la sixième année, il attendit une réponse (ou une réplique cinglantes… peut-être même simplement le claquement de la porte et le coup de vent qui suivrait le départ de miss Grey) à sa question.
Clairement, il ne fut pas déçu.


« Parce que tous n’ont pas la même présence d’esprit que toi, » répondit Synthia sur un ton qu’on aurait pu dire calqué sur celui qu’il avait utilisé plus tôt. « Généralement les conversations ne volent pas bien haut, quand elles se donnent la peine de commencer bien sûr… On ne peut pas demander aux serpents d’être machiavéliques et intelligents à la fois… »

Il n’aurait probablement pas pu mieux dire lui-même, quoiqu’il aurait probablement remplacé ‘machiavéliques’ par ‘venimeux’ pour plus d’effet et un peu moins de contradiction — Si Synthia se considérait intelligente, elle ne pouvait être machiavélique et donc pas à Serpentard, selon son affirmation. L’idée générale était simple à comprendre, toutefois, et malgré le réflexe d’analyser la phrase pour en déterrer des sous-entendus, Jonathan se résolut finalement à l’accepter pour ce qu’elle était et à prendre le commentaire comme un compliment à son endroit.
Même si ce n’en était certainement pas un.

Un hochement de tête et un instant de réflexion plus tard, il répondit toujours de la même voix impassible qui marquait l’échange depuis le départ :

« Il vaut toujours mieux tenir sa langue que parler dans le vide, Synthia. S’ils ont au moins appris à ne pas avoir l’air aussi idiots qu’ils le sont vraiment, c’est tout à leur avantage… et qu’on le veuille ou non, au nôtre, » dit-il, prétendant ignorer ce que les paroles de la blonde signifiaient vraiment pour ne pas s’étendre sur le sujet. « Mais effectivement, il y a de sérieux désavantages à être dans ce nid de vipères quand on recherche une compagnie supportable. »

Le jeune homme ne s’attendait pas à une suite à la conversation. Pas immédiatement, du moins. Il avait délaissé son assiette depuis un moment déjà, l’ayant à moitié vidée dans les premières minutes, et un elfe était venu chercher les restes. Jonathan porta son attention sur la petite créature, en profitant pour réfléchir sur d’autres sujets que la sorcière blonde.
Ses réflexions avaient à peine commencé à prendre une autre direction qu’il en fut tiré par un nouveau commentaire de l’adolescente.


« Il est vraiment dommage que tu ne sembles pas assez sûr de toi dans ton jeu… »

Une phrase assez anodine, une remarque à peine critique, mais qui fut suffisante pour que notre Serpentard se referme complètement sur lui-même. Reportant son regard toujours aussi scrutateur mais plus froid qu’à l’habitude sur Synthia, il resta silencieux durant un moment, cherchant la réponse qui convenait le plus.
Il n’était pas surpris — il avait effectivement été incertain, surtout ce soir-là. Et qu’une aussi bonne joueuse que Synthia (décente observatrice de surcroît, nota-t-il) l’ait remarqué n’était que normal. Seulement l’incertitude était une faiblesse, et Jonathan, comme tout Serpentard, luttait pour cacher ses faiblesses. Il détestait évidemment en être rappelé… et s’il ne s’emporterait jamais pour si peu, l’étrange impression de… était-ce une certaine camaraderie? Une simple entente? Peu importe, l’ambiance s’était dissipée pour laisser place à un froid qui aurait pu être inconfortable.


« Il est effectivement dommage que ceux qui ont la moindre importance ne reçoivent pas toujours l’instruction des maîtres. Contrairement à vous Sang Purs, incluant ceux qui n’ont pas la moitié d’un cerveau fonctionnel, on ne m’a pas appris à être un parfait Serpentard. »

Plus de détachement dans sa voix cette fois, mais ses intonations étaient vides d’émotions. Loin d’être aussi affecté que son regard le laissait croire (ou peut-être était-ce justement parce qu’il était plus affecté qu’il ne voulait le laisser paraître), il contrôlait ses paroles sans la moindre difficulté, utilisant son accent irlandais qu’il tentait normalement de réduire au minimum pour mieux mettre l’emphase sur ses mots.
Il aurait pu se lever et partir, mais il préférait attendre de voir ce que Grey aurait à dire sur le sujet. Si elle en profiterait pour laisser une remarque sur combien elle était supérieure ou au contraire elle le prendrait en pitié… Jonathan ne savait pas ce qui serait pire. Mais la sorcière avait su le surprendre depuis le début, et peut-être qu’elle continuerait encore.
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MessageSujet: Re: On a le droit d'avoir faim?   Lun 2 Juin - 14:08

Enfin -__-
On va passer notre temps à s'excuse pour ce sujet =p

    « Il vaut mieux tenir sa langue que de parler dans le vide Synthia. S’ils ont au moins appris à ne pas avoir l’air aussi idiots qu’ils le sont vraiment, c’est tout à leur avantage… et qu’on le veuille ou non, au nôtre. Mais effectivement il y a de sérieux désavantages à être dans ce nid de vipères quand on recherche une compagnie supportable »

    Hum il n’avait pas tord c’était un fait mais à vrai dire Syn’ se fichait bien du fait que ce qu’il pouvait dire conviendrait ou pas à sa propre opinion, ce qui l’intéressait été plutôt ce qu’il ne disait, sa manière de parler, sa manière d’être en général. Oh oui elle se fichait même du thème de la discussion, thème O combien incroyable et stimulant hautement les esprits, ces stupides êtres que sont les Serpentards. Il n’y avait vraiment pas de doute à avoir, elle n’aimait pas ceux de sa maison, et pourtant il ne fallait pas se voiler la face elle leur ressemblait beaucoup, beaucoup trop. Son rêve de marcher dans les pas de sa mère était bien loin de se réaliser, mais dans tous trous noirs il existe une porte de sortie non ? Alors où était donc la sienne à elle ? Roooh mais voyons ce n’est pas bien compliqué à comprendre pourtant. L’entrée d’une nouvelle personne dans votre vie peut bien vous faire changer, et même si notre blondinette ne s’en rendait pas tellement compte, du moins pour le moment, la personne dont je parle en ce moment allait avoir un effet plus que considérable sur Miss Grey. Mais comment ne pas s’étendre sur lui, rien de le fait de penser à lui la faisait se perdre dans des souvenirs et elle semblait comme transportée ailleurs, rêveuse serait le mot idéale…

    Mais revenons aux paroles du Serpentards, qui se voulaient sans nul doute anodines, du moins c’était ainsi qu’elle le voyait. Elle n’était pas la seule à ne pas pouvoir supporter bien longtemps ses congénères de toutes évidences. D’un côté qui pouvait dire supporter une bande de jeunes cherchant à tout prix à jouer au grand méchant et à effrayer le premier venu avec des formules de magies noires piochées dans un bouquin ? Magie noire soit dit en passant qui si ils la mettaient en pratique se retournerait contre eux, parce que vu leur désir d’ambition et de montrer qu’ils sont les plus forts ils en oublieraient de prendre les précautions nécessaires. Et cette fin, il fallait bien l’avouer plaisait à notre Miss Grey ? Sournoise et moqueuse du malheur des autres, et alors ça vous pose un quelconque problème ? Bref en tout cas avec la phrase, ou plutôt l’avis qu’il avait émis, il avait coupé court à cette discussion, ce qui d’un côté n’était pas pour déplaire à la sixième année, et qui d’un autre côté pouvait lui en apprendre un peu plus sur son interlocuteur au jeu présentant quelques imperfections… C’est d’ailleurs ce qu’elle lui fit remarquer par la suite, oubliant déjà tout ce qu’ils avaient bien dire avant, et puis comme mentionné plus haut elle se fichait bien du thème que pouvait prendre la conversation la seule qui importait c’était de cerner ce cher préfet en chef.

    A la suite de la phrase de la blondinette, l’ambiance s’était comme qui dirait refroidie, et c’était peu dire. C’est ça qui est bien quand deux serpents se rencontrent c’est qu’il est rare de savoir comment va pouvoir se terminer la rencontre. Ce sont des êtres tellement complexes et cherchant à tout prix à se cacher que les évènements prennent bien vite une tournure différente en l’espace de quelques secondes… Le visage de son aîné c’était d’une certaine manière renfermée, chose qui le rendait encore plus sombre parce qu’il faut quand même dire qu’il n’était pas des plus souriants. Une impression de malaise aurait pu naître chez Syn’, mais ce n’était aucunement le cas, elle attendait une réaction, chose qu’elle eut d’ailleurs.

    « - Il est effectivement dommage que ceux qui ont la moindre importance ne reçoivent pas toujours l’instructions des maîtres. Contrairement à vous Sang purs, incluant ceux qui n’ont pas la moitié d’un cerveau fonctionnel, on ne m’a pas apprit à être un parfait Serpentard. »

    Une voix remplie d’un détachement lointain, une voix qui faisait sa première apparition depuis le début de la conversation, une voix qui sans les paroles révéla bien vite à notre joueuse que Jonathan n’avait pas réellement bien pris sa remarque, et quand elle eut la suite de sa réplique son impression ne fit que se confirmer. Elle aurait presque crut que en finissant sa tirade si bien travaillée, il serait sorti la laissant là à méditer sur les Sang purs, leur supériorité et tout ce qui va avec. Et bien au regret de vous déplaire, cette phrase ne la touchait émotionnellement pas. Pourquoi donc ? Pour simple et bonne raison, que malgré ce qu’elle s’évertuait à dire, afin de ne pas subir une nouvelle fois les foudres son diable d’oncle, Miss Synthia Grey n’était pas de ce cercle élitiste des Sang purs… Et d’ailleurs ça lui avait été plus que reproché, une fille de mauvaise naissance chez les Greys, pas besoin de vous faire la liste des surnoms O combien sans affection qu’elle avait bien pu recevoir depuis que c’est chez son oncle qu’elle réside.

    La réaction que eut Syn’ ? Un fin sourire narquois, oh mais pas narquois de supériorité, même si c’était à cela que ça ressemblait, il fallait entendre ce qu’elle avait à dire pour comprendre son sourire.

    « - Ah les sang purs heureusement qu’ils sont là pour que tu puisse te dire que seuls eux peuvent être de parfaites vipères… Et pourtant, les cachots n’abritent pas que des Sang purs… Certains n’étant pas des leurs savent aussi très bien jouer leur rôle à la perfection… Le Sang, n’est à mon avis, pas un argument valable.»

    Elle avait choisi ses mots, ses tournures, faire des allusions mais ne rien révéler, ne JAMAIS rien révéler sur soi. Ne pas dire ce qu’elle n’était pas, et continuer avec ce que tout le monde croyait, même Jonathan puisqu’il l’avait mise dans le même sac que les Sang purs, ce qui soit dit en passant été un bon point pour notre Serpentarde cela voulait dire que pour le moment elle avait réussit à manipuler pas mal d’esprits sur l’origine de son sang. Enfin bon, il ne fallait pas croire non plus, toutes les bonnes choses ont un jour ou l’autre une fin, et il faudra qu’elle prenne son courage à deux mains pour oser bafouer l’honneur du nom qu’elle portait. Elle y avait pensé maintes fois, après tout elle ne perdrait que sa crédibilité auprès des verts et argents, ce qui n’était même pas le cadet de ses soucis, hum mais il y avait un problème plus conséquent cette fois. Avez-vous déjà essayé de vous mettre une famille de sorcier plutôt dirigée vers la magie noire sur le dos ? Je me disais aussi… C’était pour cette raison que ce n’était pas le genre de décision qu’elle devait prendre à la légère, oh ça non.

    Ne lui laissant pas même pas le temps d’émettre une quelconque réponse elle continua, toujours d’une voix aux airs taquines, le genre de voix à vous énerver et vous donner envie de jeter un sort à la personne qui vous parle :

    « - Si tu n’es pas aussi parfait que tu voudrais l’être c’est que tu veux pas être ainsi, tu cherches simplement à te protéger. Te protéger parce que finalement tu n’es pas aussi insensible que veut paraître. »

    Etait-elle allée trop loin ? Hum fort possible, ça restait à voir.


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MessageSujet: Re: On a le droit d'avoir faim?   Lun 23 Mar - 10:41


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